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Full text of "Annales de la Société d'émulation pour l'étude de l'histoire et des antiquités de la Flandre"

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THE  LIBRARY 

OF  THE 


CLASS  905 
BOOK  S O | 3 | 


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ANNALES 


DE  LA 


i 


POUR  L’ÉTUDE 


DE  L’HISTOIRE  & DES  ANTIQUITÉS 

DE  LA  FLANDRE. 


5'  SÉRIE 

TOME  II,  XXXIXe  VOLUME  DE  LA  COLLECTION 
LIVRAISONS  1-2. 


1889 


BRUGES 

IMPRIMERIE  DE  PLANCKE,  FRÈRES 

1890. 


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NUHOFF 


LISTE  DES  MEMBRES 

DE  LA 

SOCIÉTÉ  D’ÉMULATION 

pour  l’étude  de 

L’HISTOIRE  ET  DES  ANTIQUITÉS 

DE  LA  FLANDRE. 



Membres  Effectifs. 

Messieurs  : 

1.  Auguste  DE  MAERE-LIMNANDER,  ingénieur-hydrographe,  à G and. 

2.  Alfred  RONSE,  membre  de  la  Chambre  des  Représentants,  échevin 
de  la  ville  de  Bruges,  membre  du  Comité. 

3.  L’abbé  CLAERHOUT,  vicaire  à St.  Génois. 

4 

5.  Jules  BROUCKAERT,  bibliophile,  à Courtrai. 

6.  L’abbé  A.  C.  E.  J.  DE  SCHREVEL,  licencié  en  théologie,  directeur  du 
séminaire,  à Bruges,  membre  du  Comité. 

7.  Godefroid  KURTH,  professeur  à l’Université,  à Liège. 

8.  Monseigneur  H.  LAM BRECHT,  docteur  en  théologie,  évêque  de 
Gand. 

9.  Le  baron  Arthur  SURMONT  DE  VOLSBERGHE,  sénateur,  à son 
château,  à Voormezeele-lez-Ypres. 

10.  Jean  VAN  RUYMBEKE,  bibliophile,  membre  correspondant  de 
la  Commission  royale  des  monuments,  à Courtrai. 

11.  Le  baron  Ernest  VAN  CALOEN,  docteur  en  droit,  décoré  de  la  croix 
de  Léon  XIII  “ Pro  ecclesia  et  Pontifice  ”,  secrétaire  particulier 
de  M.  le  Gouverneur  de  la  Flandre  occidentale,  à Bruges. 

12.  Le  baron  BETHUNE-D’YDEWALLE,  membre  correspondant  de  la 
Commission  royale  des  monuments,  président  de  la  Gilde  de 
S.  Thomas  et  S.  Luc,  à Gand. 

13.  Le  chevalier  Gustave  VAN  HAVRE,  ancien  sénateur,  bourgmestre 
de  Wyneghem,  près  d’Anvers. 

<0  14.  Jules  VANDENPEEREBOOM,  Ministre  des  Chemins  de  fer,  postes 

g et  télégraphes  de  Belgique,  à Bruxelles. 

"*  15.  Ernest  LEFÈVRE- VAN  DEN  BERGHE,  archéologue,  à Gand. 


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Messieurs  : 


16.  J.  VAN  CALOEN  DE  BASSEGHEM,  conseiller  provincial,  membre 
de  la  Commission  administrative  des  Hospices  civils,  à Brnges. 

17*  Désiré  VAN  DE  CASTEELE,  conservateur  des  archives  de  l’État 
à Liège,  chevalier  de  l’Ordre  de  Charles  III  d'Espagne,  secrétaire 
de  l'Institut  archéologique  liégeois, membre  de  rAoadémie  d’arché- 
ologie d’Anvers,  de  la  Sooiété  historique,  archéologique  et  littéraire 
de  la  ville  d’Ypreset  de  l’ancienne  West-Flandre,  de  la  Société 
de  littérature  néerlandaise  de  Leide,  de  la  Société  zélandaise  des 
sciences  etc.  membre  du  Comité. 

18.  Le  chanoine  Ad.  DUCLOS,  curé  à Pervyse,  membre  de  la  Gilde  de 

Ste-Lutgarde  pour  l’étude  de  la  langue  et  des  antiquités  flamandes, 
rédacteur  du  Rond  den  Heerd , membre  du  comité  directeur  de  la 
Société  archéologique  et  du  Musée  de  Bruges. 

19.  A.  DIEGERICK,  conservateur-adjoint  des  archives  de  l’État,  à G and. 

20.  Mgr.  le  baron  F.  BETHUNE,  chanoine  de  la  cathédrale  de  Bruges  , 

décoré  de  la  croix  do  Léon  XIII  “ Pro  ecclesia  et  Pontifioe  ”, 
membre  correspondant  de  la  Commission  royale  des  monuments 
président  de  la  Société  archéologique,  à Bruges. 

21 

22.  L’abbé  FERRANT,  curé  de  St  François,  à Menin. 

23.  Gustave  CARTON,  chevalier  de  l’Ordre  de  Léopold,  docteur  en  méde- 

cine, à Wynghene. 

24.  Monseigneur  Jean- Joseph  FAICT,  docteur  en  théologie,  en  philosophie 

et  lettres,  officier  de  l’Ordre  de  Léopold,  évêque  de  Bruges,  prélat 
domestique  de  S.  S.  et  évêque  assistant  au  trône  pontifical. 

25.  Le  vicomte  Albéric  DE  MONTBLANC,  membre  de  la  Chambre  des 

Représentants,  chevalier  de  l’Ordre  de  Léopold,  à Ingelmnnster. 

26.  Le  baron  KERVYN  DE  LETTENHOVE,  docteur  en  philosophie  et 

lettres,  membre  de  la  Chambre  des  Représentants,  commandeur 
de  l'Ordre  de  Léopold,  chevalier  des  Ordres  de  François-Joseph 
d’Autriche  et  de  l’Étoile  Polaire,  membre  de  l’Académie  royale 
de  Belgique,  président  de  la  Commission  royale  d’Histoire  eto., 
à St.  Michel  lez-Bruges,  Président. 

27.  Jules  LAMMENS,  sénateur,  à Gand. 

28.  Léon  DE  FOERE,  docteur  en  droit,  membre  correspondant  de  la 

Société  paléontologique  et  archéologique  de  Charleroi,  à Bruges, 
Secrétaire-Trésorier. 

29.  Le  comte  Amédée  VISART  DE  BOCARMÉ,  membre  de  la  Chambre 

des  Représentants,  bourgmestre  de  la  ville  de  Bruges,  chevalier 
de  l’Ordre  de  Léopold. 

80.  Le  comte  Thierry  DE  LIMBÜRG  STIRUM-DE  THIBNNES,  séna- 
teur, membre  de  la  Commission  royale  pour  la  publication  des 
anciennes  lois  et  ordonnances  etc.,  à Gand,  memb&b  du  Comité. 


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Messieurs  : 


81.  Édouard  NEELEMANS,  chevalier  de  l'Ordre  de  la  Couronne  de 

Chêne  et  ancien  bourgmestre  d’Eecloo,  membre  du  Comité. 

82.  Le  Père  Supérieur  de  la  résidence  des  BR.  PP.  Jésuites,  à Bruges. 

83.  L'abbé  J.  D.  M.  ROMMEL,  principal  du  collège  St-Louis,  décoré  de 

la  croix  de  Léon  XIII  “ Pro  eoclesia  et  Pontifice  ",  à Bruges, 
MEMBRE  DU  COMITÉ. 

84.  René  CHALON,  commandeur  de  l'Ordre  de  Léopold  et  de  l'Ordre 

du  Christ  de  Portugal,  etc.  président  dé  la  Société  des  Bibliophiles 
belges,  membre  de  l'Académie  royale  de  Belgique,  vice-président 
de  la  Commission  royale  des  monuments  etc.,  à Bruxelles. 

85.  Le  chanoine  Alphonse  DE  LEYN,  docteur  en  droit,  membre  dd 

Comité. 

9&  J.  M.  E.  FEYS,  chevalier  de  l'Ordre  de  Léopold,  membre  correspon. 
dant  de  l'Académie  héraldique  italienne  de  Pise,  professeur  hono- 
raire d'athénée,  à Bruges,  Vice-Président. 

37.  Le  Docteur  Aimé  REMBRY-BARTH,  chevalier  de  l’Ordre  de  Léopold^ 
membre  correspondant  de  la  Société  historique  et  littéraire  du 
Tournai,  du  Cercle  archéologique  de  Mons,  de  la  Société  paléon- 
tologiqne  et  archéologique  de  Charleroi,  de  la  Commission  historique 
du  département  du  Nord,  de  la  Société  académique  d’agriculture, 
sciences  et  arts  de  Douai,  de  la  Société  des  antiquaire»  de  la 
Morinie,  de  la  Société  littéraire,  historique  et  archéologique  de 
Lyon,  membre  du  Conseil  provincial  de  la  Flandre  occidentale, 
archiviste  de  la  ville  de  Menin. 

88 

39.  Ignace  DE  COUSSEMAKER,  archéologue,  membre  de  plusieurs 

sociétés  savantes,  à Bailleul. 

40.  Ferdinand  VAN  DER  HAEGHEN,  chevalier  des  Ordres  de  Léopold 

de  Belgique,  de  l’Étoile  Polaire  et  de  la  Couronne  royale  de 
Prusse  etc.,  membre  correspondant  de  la  Commission  royale  des 
monuments,  bibliothécaire  de  l’Université,  à G and. 

41.  L'abbé  Aug.  VAN  SPEYBROUCK,  décoré  de  la  croix  de  Léon  XIII 

“ Pro  ecclesia  et  Pontifice  ",  membre  correspondant  de  la  Société 
littéraire  et  historique  u De  Vriendschap  ” de  Roulers,  membre 
du  Comité  flamand  de  France,  membre  de  l'académie  pontificale 
“ Gli  Arcadi"  de  Rome,  à Bruges,  bibliothécaire. 

42.  L'abbé  A.  VAN  DER  MEERSCH,  directeur  des  Hospices  civils  à 

Wervicq,  membre  du  Comité  flamand  de  France  etc., 

43 

44.  Adile  MULLE  DE  TERSCHUEREN,  sénateur,  à Thielt. 

45.  Alphonse  ROELS,  bibliophile,  à Bruges. 

46.  WITTERYCK,  instituteur,  à Ste  Croix.lez-Bruges. 


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Messieurs  : 


47.  Le  baron  DE  CONINCK  DE  MERCKEM,  sénateur,  à son  château, 

à Merokem. 

48.  Arthub  MERGHELYNCK,  membre  tîtnlaire  dn  Comité  flamand  de 

France,  de  la  Société  historique,  archéologique  et  littéraire  de  la 
ville  d’Ypres,  membre  suppléant  du  conseil  héraldique  de  Belgique, 
à Ypres. 

49.  L.  J.  MESSIAEN,  curé,  à Reckem. 

60. . 

51.  Le  Baron  Jean  BETHUNE-DE  VILLERS,  membre  du  conseil  pro- 

vincial de  la  Flandre  occidentale,  bourgmestre  d’Oost-Roosebeke, 
membre  du  Comité  de  la  Gilde  de  S.  Thomas  et  S.  Lnc. 

52.  Le  Baron  Albert  VAN  CALOEN-VAN  OCKERHOUT,  docteur  en 

droit,  conseiller  provincial  de  la  Flandre  occidentale,  à Lophem, 
MEMBRE  DU  COMITÉ. 

68.  Wilfrid  C.  ROBINSON,  ancien  zouave  pontifical,  homme  de  lettres, 
à Bruges. 

54.  Victor  MAELFAIT,  littérateur,  membre  de  la  Société  “ De  Vriend- 
schap  ",  à Roulers. 

55 

56.  Le  chevalier  Amàüry-Joseph-Charles  DE  GHELLINCK  D’ELSE- 
GHEM,  membre  de  la  Société  des  Bibliophiles  flamands  à Gand, 
de  la  Société  des  Bibliophiles  belges,  de  la  Société  archéologique 
de  Mous  et  du  Cerole  archéologique  d’Enghien,  à Bruxelles. 


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Membres  honoraires. 


1.  Mgr.  A.  NAMÈCHE,  recteur  émérite  de  l’université  catholique  de 

Louvain,  prélat  domestique  de  S.  S.,  docteur  en  théologie,  chanoine 
honoraire  de  l’église  métropolitaine  de  Malines,  officier  de  l’Ordre 
de  Léopold,  professeur  émérite  à la  faculté  de  philosophie  et  lettres, 
à Parck-lez-Louvain. 

2.  Louis  DE  BACKER,  inspecteur  des  monuments  historiques,  chevalier 

des  Ordres  de  la  Couronne  de  Chêne  et  de  Henri-le-Lion  de  Bruns* 
wick,  officier  d’Académie,  membre  de  la  Commission  historique 
du  département  du  Nord,  de  la  Société  des  Arts  et  des  Sciences 
de  Douai,  des  antiquaires  de  la  Morinie,  de  la  Société  d’ Émulation 
de  Cambrai,  etc.,  à Noordpeene. 

3.  Le  R.  Père  Henri-Marie  IWEINS,  de  l’ordre  des  Frères-Prêoheurs, 

membre  de  l’Académie  d’archéologie  de  Belgique,  membre  cor- 
respondant de  la  Société  des  antiquaires  de  la  Morinie  et  du 
Comité  flamand  de  France,  à Louvain. 

4.  Édouard  VAN  CAUWENERGHE,  littérateur,  échevin  de  la  ville 

d’Audenarde. 

5.  Alphonse-Philippe -Ghisl  a in  Comte  VAN  DE  WALLE,  homme  de 

lettres,  chevalier  de  l’Ordre  de  St  Grégoire- le- Grand,  comman- 
deur et  chevalier  de  divers  autres  Ordres,  décoré  de  la  croix  de 
Léon  XIII  “ Pro  ecclesia  et  Pontifice  ”,  administrateur  de  la 
Banque  de  la  Flandre  Occidentale,  membre  de  l’Académie  d’ar- 
chéologie de  Belgique,  du  Comité  flamand  de  France,  de  la  Société 
des  antiquaires  de  la  Morinie,  etc.,  à Bruges. 

6.  Ch.  PIOT.  officier  de  l’Ordre  de  Léopold,  chevalier  de  l’Ordre  de 

François-Joseph  d’Autriche,  archiviste-général  du  Royaume,  mem- 
bre de  l’Académie  royale  de  Belgique,  et  de  la  Commission  royale 
d’Histoire,  etc.,  à Bruxelles. 

7.  N.  DE  PAUW,  avocat  général  à la  Cour  d’appel  de  Gand,  chevalier 

de  l’Ordre  de  Léopold,  membre  de  l’Académie  royale  flamande, 
membre  de  la  Commission  des  archives  et  de  celle  des  monuments 
de  la  ville  de  Gand,  du  Cercle  archéologique  de  Termonde  etc., 
à Gand. 

8.  Mgr.  le  chanoine  Chrétien  DE  HAISNES,  secrétaire-général  des 

Facultés  catholiques  de  Lille,  ancien  archiviste- général  du  dépar- 
tement du  Nord,  à Lille. 


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Messieurs 


9.  Le  B.  P.  Hüb.*  Prosper  VAN  DEB  SPEETEN,  de  la  Compagnie  de 
Jésus,  à Bruxelles. 

10.  Alphonse  DE  SCHODT,  directeur-général  de  l'enregistrement  et 

des  domaines,  officier  de  l’Ordre  de  Léopold,  président  de  la 
Société  royale  belge  de  numismatique,  membre  de  la  Société  des 
antiquaires  de  Suède,  à Bruxelles. 

11.  Alb.  MATTHIEU,  juge  au  tribunal  de  première  instance,  à Bruxelles. 

12.  Le  B.  P.  J.  VAN  DEN  GHEYN,  de  la  compagnie  de  Jésus,  membre 

de  la  Société  d'anthropologie  et  de  la  Sooiété  de  géographie 
d'AuyerS|  à Bruxelles. 


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LES  DÉPUTÉS 


DE  LA 

FLANDRE  A MADRID 

en  1572. 


Les  nombreux  travaux  historiques  et  les  volu- 
mineux documents  publiés,  surtout  depuis  quelques 
années,  concernant  la  Belgique  pendant  le  règne 
de  Philippe  II,  mentionnent  à plusieurs  reprises 
des  députations  envoyées  de  notre  pays  au  roi  d’Es- 
pagne, afin  de  lui  présenter  des  remontrances  et 
de  porter  jusqu’à  lui  les  doléances  de  ses  sujets.  Il 
y est  question  principalement  de  celles  que  les 
Etats  du  Hainaut,  du  Brabant,  de  la  Flandre,  de 
l’Artois  et  des  villes  de  Lille,  Douai  et  Orchies 
firent  partir  pour  Madrid  en  1572,  l’une  des 
années  les  plus  tourmentées  du  gouvernement  du 
duc  d’Albe.  Ces  députations  étaient  chargées 
spécialement  de  réclamer  la  suppression  du  10e  et 
du  20e  denier,  cet  impôt  odieux  aux  populations, 
qu’il  ruinait,  et  aux  États,  qu’il  privait  du  droit 
d’accorder  ou  de  refuser  les  subsides,  mais  néces- 
saire au  duc  d’Albe,  qui  en  tirait  les  ressources 

î 


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2 


indispensables  à l’entretien  des  troupes  qu’il 
maintenait  dans  les  Pays-Bas  (1). 

L’envoi  de  ces  mandataires,  décidé  sinon  contre 
la  défense  du  moins  contre  le  gré  du  gouverneur, 
lui  fut  particulièrement  désagréable.  Aussi  s’em- 
pressa-t-il  d’écrire  à Philippe  II  avant  leur  arrivée 
en  Espagne,  le  priant  de  leur  montrer  mauvais 
visage  et  de  les  renvoyer  au  plus  vite  sans  les 
entendre,  ou  même  de  les  faire  arrêter  (2).  Il  fallait 
donc  un  certain  courage  pour  se  décider  à accepter 
une  telle  mission,  pour  oser  braver  la  colère  du 
gouverneur  et  le  mécontentement  du  souverain. 
Heureusement  l’influence  du  duc  d’Albe  sur 
Philippe  II  était  contre-balancée  par  des  influences 
contraires. 

Les  députés  partirent  successivement  pour 
Madrid  : deux  envoyés  du  Hainaut  y étaient  déjà 
le  28  mars.  Ceux  de  Lille,  Douai  et  Orchies  y 
arrivèrent  le  17  avril,  ceux  du  Brabant  et  de  l’Artois 
le  13  ou  le  14  mai,  et  ceux  de  la  Flandre  le  16  et  le 
18  juin. 

A mesure  qu’ils  se  présentèrent,  le  Roi  se 
conformant  au  désir  du  duc  d’Albe  leur  fit  aussitôt 
donner  uno  verte  semonce,  “ une  bonne  frater- 
ne  ” (3),  parce  qu’ils  venaient  sans  son  congé  et 


(')  Voir  dans  Kervyn  de  Letteniiove,  Les  TInguenots  et  les  Gueux , 
t.  II,  p.  392,  le  chapitre  intitulé  Le  divieme  denier. 

(2)  Gacüard,  Con'espondance  de  Philippe  TT,  t.  Il,  lettre  du  duc 
d’Albe  à Philippe  II,  2 février  1572,  p.  224.  — Comparer  la  lettre 
du  11  mars,  p.  230,  dans  laquelle  le  duc  ne  pousse  plus  aussi  loin 
ses  exigences. 

(3)  Piot,  Correspondance  de  Granvelle , t.  IV.  Lettre  de  Morillon, 
du  3 juin,  p.  234. 


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3 


sans  l’autorisation  du  gouverneur  général.  Mais 
bientôt  les  événements  modifièrent  ses  dispositions, 
et  finalement  le  Roi  supporta  sans  trop  de  peine 
la  venue  et  le  séjour  à Madrid  des  députés.  Il 
comprit  que  l’on  pourrait  tirer  d’eux  des  rensei- 
gnements utiles  sur  les  dispositions  des  esprits  aux 
Pays-Bas,  et  sur  les  subsides  que  les  États  consen- 
tiraient à fournir.  Aussi  accepta-t-il  avec  empres- 
sement une  idée  qui  lui  fut  soumise  par  son  fidèle 
conseiller  Hopperus.  Celui-ci  devait,  dans  des 
entretiens  intimes  n’ayant  rien  d’officiel,  question- 
ner, comme  en  son  propre  nom,  chaque  députation 
séparément  sur  les  divers  points  que  le  Roi 
désirait  connaître,  et  transmettre  les  réponses  à 
son  maître  (1).  Le  Roi  du  reste  leur  accorda  à tous 
“ fort  bénigne  audience  ” (2);  il  entendit  la  lecture 
de  leurs  remontrances,  promit  de  les  examiner  et 
de  leur  donner  bonne  et  prompte  réponse.  Cette  ré- 
ponse leur  fut  lue  dans  une  audience  finale  accordée 
à toutes  les  députations  réunies,  et  fut  accompagnée 
“ d’un  fort  bon  adieu  avec  de  bien  amiables  paroles 
et  asseurances”(3).  Puis  on  la  leur  délivra  par  écrit 


(')  Piot,  o.  c.  Lettre  de  Hopperus  au  Roi,  17  juin  1572,  p.  631. 
(*)  Piot,  o.  c.  Lettre  de  Morillon,  3 juin  1572,  p.  234. 

(s)  Piot,  o.  c.  Lettre  de  Morillon,  10  août  1572,  p.  352.  Les  dépu- 
tez des  Estatz  ont  heu  assez  bénigne  réponse  de  Sa  Majesté,  etung 
fort  bon  adieu  avec  des  bien  amiables  paroles  et  asseurance.  Mais 
ceulx  qui  sont  icy  plus  agutz  notent  que  icelles  sont  seullement 
esté  dictes  en  présence  de  Sa  Majesté  par  Monsr  Hopperus,  sans 
en  avoir  donné  aulcun  escript.  Ce  que  Ton  at  faict  touchant  ladicte 
réponce  que  porte  surcéance  soubz  aulcunes  conditions  du  xe  et 
xxe,  de  laquelle  il  apperrera  tousiours  par  escript,  mais  non  pas 
dudict  adieu  et  asséurances. 


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4 


avec  la  signature  de  Philippe  II,  de  sorte  que  les 
députés  s’en  retournèrent  à peu  près  satisfaits.  Tou- 
tefois ils  avaient  obtenu  seulement  surséance  mais 
non  abolition  du  10e  et  du  20e  denier,  de  sorte  que 
cet  impôt,  comme  une  épée  de  Damoclès,  resta 
suspendu  sur  les  États,  pour  le  cas  où  ils  n’accor- 
deraient pas  les  subsides  exigés  par  la  situation. 

Il  existe  sans  doute  assez  de  documents  concer- 
nant ces  députations  ; mais  la  plupart  dorment 
dans  les  archives.  Quelques-uns  cependant  ont  été 
imprimés  par  la  Commission  royale  de  l’Académie 
de  Belgique.  Nous  citerons  en  particulier  la  Rela- 
tion de  ce  qui  s’est  passé  depuis  l’arrivée  des 
députés  du  Hainaut,  et  de  Lille,  Douai  et  Orchies, 
à partir  du  25  mars  jusqu’au  20  avril  1572,  relation 
envoyée  au  duc  d’Albe  par  Philippe  II  (*);  le 
Rapport  des  députés  des  États  de  Lille,  Douai  et 
Orchies  sur  leur  mission  en  Espagne,  rapport  qui  va 
du  20  avril  au  20  juin  1572  (2);  une  Lettre  du  Roi 
au  duc  d’Albe,  écrite  de  Madrid  le  29  juin  1572, 
et  rendant  compte  de  l’audience  accordée  aux 
députés  de  la  Flandre,  des  délibérations  à la  suite 
desquelles  le  Roi  suspendit  la  levée  du  10e,  et  de  la 
séance  dans  laquelle  il  fit  connaître  sa  décision  à 
tous  les  députés  réunis  puis  les  congédia  (3). 

On  trouvera  dans  Hoynck  van  Papendreoht  (4) 

0)  Gachard,  Gorresp.  de  Philippe  II,  t.  II,  p.  241. 

(2)  Piot,  Corresp.  de  Granvelle , t.  IY,  p.  607. 

(s)  Gachard,  Corresp.  de  Philippe  IJ,  t.  II,  p.  264. 

(4)  Analecta  Belgica , 1. 1,  p.  334  et  suiv.  Oet  ouvrage  ainsi  que  la 
correspondance  de  Philippe  II  et  celle  de  Granvelle  renferment 
quantité  de  détails  épars  dans  différentes  lettres  ; nous  y avons 


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5 


les  lettres  royales  remises,  en  réponse  aux  remon- 
trances des  députés,  par  Philippe  II,  en  date  du 
26  juin  1572,  et  les  recommandations  verbales 
qu’y  joignit  Hopperus  au  nom  du  Roi. 

Nous  pouvons  aujourd’hui  ajouter  à ces  rensei- 
gnements, en  publiant  ici  quelques  documents 
inédits  qui  les  confirment  ou  les  complètent  ou  en 
font  mieux  saisir  l’esprit  et  le  caractère. 

M.  Jules  Cordonnier,  archiviste  de  la  ville 
d’Ypres,  nous  a signalé  récemment  dans  son  dépôt 
plusieurs  pièces  émanant  de  la  députation  envoyée 
à Madrid,  en  1572,  par  les  quatre  Membres  de 
Flandre,  avec  mission  de  présenter  à Philippe  II 
la  remontrance  des  États  ainsi  qu’une  lettre  des 
évêques  de  Flandre^),  relativement  à l’impôt  du  10e 
et  <lu  20e  denier.  La  députation  était  composée  de 
six  personnes,  savoir  : Gaspard  de  Bovincourt,  abbé 
d’Oudenbourg,  Jean  de  la  Thieuloye,  curé  de  Saint- 
Jacques  à Douai,  Jean  Pardo,  premier  échevin  de 
la  ville  de  Bruges,  François  Y an  der  Haeghe,  pen- 
sionnaire de  la  ville  de  Gand,  Guillaume  Keignaert, 
pensionnaire  de  la  ville  d’Ypres,  et  Laurent  de 
Aula,  pensionnaire  du  pays  et  terroir  du  Franc. 
Partis  de  la  Flandre  vers  le  25  avril,  ceux-ci 

pris  ceux  qui  convenaient  à notre  travail.  Au  lecteur  qui  désire  se 
faire  une  idée  exacte  des  hommes  et  de  faits  de  cette  époque,  nous 
recommandons  le  beau  livre  de  Mr.  Kervyn  de  Lettenhove,  Les 
Huguenots  et  les  Gueux ; les  tomes  II  et  III  se  rapportent  particu- 
lièrement à notre  sujet. 

(*)  Il  s’agit,  pensons-nous,  de  la  lettre  adressée  à Philippe  II 
par  les  évêques  d’Ypres,  de  Gand  et  de  Bruges.  Elle  est  datée  du 
24  mars  1572  (Gachard,  Corr.  de  Philippe  J/,  t.  II,  p.  236),  et  fut 
remise  au  Boi  par  l’abbé  d’Oudenbourg,  dans  l’audience  du  21  juin. 


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prirent  leur  route  par  Paris,  Bordeaux,  Burgos,  et 
le  18  juin  ils  étaient  tous  à Madrid.  Assez  mal 
accueillis  d’abord,  comme  l’avaient  été  avant  eux 
les  autres  députés,  ils  n’en  firent  pas  moins  dans 
la  capitale  un  séjour  de  plus  de  trois  semaines, 
s’acquittant  le  mieux  possible  de  la  mission  dont 
on  les  avait  chargés.  Ils  quittèrent  Madrid  vers  le 
12  juillet,  et  sur  le  désir  du  Roi,  auquel  la  situation 
en  France  causait  des  appréhensions,  ils  revinrent 
par  Gênes  et  rentrèrent  en  Flandre  vers  le  milieu 
d’octobre.  Leur  absence  avait  été  d’environ  six 
mois. 

Les  pièces  que  nous  publions,  offrent  beaucoup 
d’intérêt  : outre  qu’elles  ajoutent  quelques  traits  à 
la  biographie  de  l’un  des  chefs  de  la  députation, 
l’abbé  Gaspard  de  Bovincourt,  dont  nous  avons 
esquissé  la  vie  dans  notre  Histoire  de  la  ville 
d’Oudenbourg  (*),  elles  fournissent  des  renseigne- 
ments précis  et  parfois  très  détaillés  sur  les  dépu- 
tations envoyées  en  Espagne  et  sur  la  manière  dont 
elles  remplissaient  leur  mandat,  ou  surmontaient 
les  difficultés  qu’elles  rencontraient  à la  cour. 

Nos  documents  sont  de  deux  sortes.  La  pièce 
principale  est  le  rapport  ou  procès-verbal  rédigé 
partie  en  français,  partie  en  flamand,  dans  lequel 
les  députés  ont  noté  à peu  près  jour  par  jour  tout  ce 
qu’ils  ont  fait  ou  dit  ou  entendu  dans  les  sphères 
officielles,  pendant  leur  séjour  à Madrid.  Ils  y racon- 
tent leur  arrivée,  la  manière  dont  ils  furent  reçus, 
leurs  entretiens  préliminaires  avec  Hopperus  et  la 

(')  Feys  et  Van  de  Oasteele,  Histoire  d'Oudenbourg , t.  I,  p.  397. 


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réprimande  que  celui-ci  leur  adressa,  au  nom  de 
Philippe  II,  l’audience  particulière  dans  laquelle 
ils  remirent  au  Roi  la  remontrance  des  États  de 
Flandre  et  les  lettres  épiscopales,  l’audience  finale 
accordée  par  le  souverain  à toutes  les  députations 
présentes  à Madrid,  la  discussion  avec  Hopperus 
de  la  réponse  écrite  du  Roi  et  les  explications 
données  par  lui  à ce  sujet,  la  remise  aux  députés 
des  lettres  royales,  enfin  les  adresses  présentées 
au  Roi  et  à la  Reine  par  la  députation  de  la  Flandre 
au  moment  de  prendre  congé.  On  y voit  assez 
souvent  le  bon  sens,  la  franchise  et  la  ténacité 
propres  aux  Flamands  en  conflit  avec  les  finesses 
et  les  sous-entendus  de  la  chancellerie  espagnole. 

A tout  prendre,  nos  députés  furent  accueillis 
beaucoup  mieux  qu’ils  n’eussent  osé  l’espérer;  le 
duc  d’Albe,  aux  prises  avec  des  difficultés  de  plus 
d’un  genre,  avait  rabattu  de  ses  prétentions,  et  les 
remontrances  des  autres  États  avaient  fait  de 
l’impression  sur  Philippe  II.  D’un  autre  côté  ils 
furent  presque  toujours  en  rapport  avec  Hopperus, 
qui  était  conseiller  et  garde  des  sceaux,  et  avait 
dans  ses  attributions  toutes  les  affaires  con- 
cernant les  Pays-Bas.  Au  fond,  Hopperus  ne  pou- 
vait que  leur  être  sympathique;  originaire  de 
Sneek  en  Frise,  il  avait  fait  à Louvain  de  longues 
et  brillantes  études,  il  avait  rempli  à Malines  et  à 
Bruxelles,  sous  Marguerite  de  Parme,  les  charges 
les  plus  importantes  et  n’avait  pas  oublié  ses 
compatriotes  (1).  Si,  pour  remplir  son  rôle  dans 

(*)  Hoynck  van  Papbndrecht,  Anàlecta  Belgica,  Vita  Joachimi 
Hopperi , t.  II,  2e  partie,  p.  5 et  suiv. 


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cette  espèce  de  comédie  que  le  Roi  lui  fait  jouer 
par  condescendance  pour  le  duc  d’Albe,  il  doit 
réprimander  les  députés  parce  qu’ils  se  présentent 
sans  autorisation,  le  reproche,  on  le  sent,  est  devenu 
dans  sa  bouche  une  pure  formalité,  l’exécution 
machinale  d’un  ordre  donné  antérieurement,  et  dans 
toute  autre  circonstance,  il  se  montre  à leur  égard 
bienveillant  et  serviable.  Il  va  même  jusqu’à  les 
recevoir  et  les  traiter  chez  lui(1).  Et  comme,  dans 
leur  rapport,  la  partie  rédigée  en  flamand  contient 
spécialement  leurs  entretiens  avec  Hopperus,  tout 
porte  à croire  qu’il  se  servit,  dans  ses  relations  avec 
eux,  de  l’idiome  national. 

Les  députés  auraient  beaucoup  désiré  baiser  les 
mains  à la  jeune  reine.  En  les  voyant  elle  se  serait 
sans  doute  rappelé  la  brillante  réception  qui  lui  fut 
faite,  l’admiration  universelle  et  l’amour  qu’elle 
excita  (2),  lorsque,  moins  de  deux  ans  auparavant, 
elle  traversa  les  Pays-Bas  pour  aller  en  Espagne 

0)  C’est  sans  doute  à cette  bonne  réception  qu’il  faut  attribuer 
le  don  de  mille  livres  de  Flandre  fait  à Madame  la  Présidente,  fem- 
me de  Hopperus,  par  les  députés.  Hopperus  avait  épousé  à Louvain 
Christine  Bertholff,  une  flamande  comme  lui,  dont  le  père,  Grégoire 
Bertholff,  s’était  distingué  à Bruxelles  par  ses  plaidoiries,  ce  qui 
l’avait  fait  nommer  par  Charles-Quint  président  des  États  provin- 
ciaux en  Frise.  Le  cuisinier  lui-même,  un  autre  flamand  sans 
doute,  ne  fut  pas  oublié  ; il  reçut  18  fb  11  s.  “ pour  une  chaîne  d’or 
avec  les  armes  de  Flandre.  ” Il  est  fait  mention  également  d’une 
somme  de  35  & donnée  au  Fou  du  Roi.  Hopperus  l’a-t-il  par  hasard 
fait  venir  chez  lui  pour  divertir  les  députés? — Voir  ci-après  le 
compte  de  Jean  de  la  Thieuloye. 

(2)  Hoynck  van  Papendrecht,  Anal.  Belg.  t.  I,  p.  580,  lettre  de 
Yiglius  à Hopperus,  datée  d’Anvers,  le  28  août  1570:  Regina  ante 
biduum  hue  advenit , quae  modestia  ac  Majestate  quadam  omnes  in 
admtraUonem  amoremque  eui  jpertraxif. 


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épouser  Philippe  II,  et  s’enfermer  dans  le  sombre 
palais  d’Aranjuez  (').  D’abord  Hopperus  s’était 
chargé  de  leur  faire  obtenir  une  audience,  et  même 
il  avait  fixé  le  jour;  mais  finalement  il  retira  ses 
offres  de  service,  de  sorte  que  les  députés  quittè- 
rent Madrid  sans  avoir  vu  leur  souveraine.  Appa- 
remment la  volonté  de  Philippe  II  était  intervenue: 
deux  fois  déjà  les  députations  précédentes  avaient 
manqué  gravement  à l’étiquette,  et  le  Roi  ne  voulait 
plus  exposer  la  Reine  et  son  fils  aux  élans  par  trop 
naïfs  de  l’affection  de  ses  sujets  des  Pays-Bas  (a). 

Au  rapport  que  nous  venons  d’analyser,  sont 
annexés  les  comptes  présentés  aux  quatre  Membres 
de  Flandre  par  les  députés,  avec  l’énonciation  des 
recettes  et  des  dépenses  faites  par  eux  dans  cette 
mission.  On  y trouve  des  renseignements  assez 
curieux  sur  ce  que  coûtaient  alors  les  voyages,  sur 
la  manière  de  voyager,  à cheval,  par  étapes,  sur 
le  prix  des  costumes  exigés  par  l’étiquette  pour  se 


O M.  Kervyn  de  Lettenhove,  les  Huguenots  et  les  Queux , t.  II, 
p.  232,  expose  dans  un  récit  fort  gracieux  le  passage  d’Anne  d’Au- 
triche à travers  les  Pays-Bas. 

(*) Plusieurs  députés  étaient  venus  précédemment  à Madrid,  pour 
réclamer  contre  le  10e  et  le  20e  denier.  “ Comme  ces  députés,  dit 
Hopperus  dans  un  rapport  au  Roi  du  20  mars,  seroient  allés  vers 
la  Royne,  le  prince  et  les  infantes  sans  congé  de  Y.  M.  dont  elle 
estoit  fort  esbahie,  et  est  en  vérité  très  grande  raison,  je  m’en  suis 
informé  et  trouve  que  c’est  advenu  par  pure  simplesse  et  inadver- 
tance... Et  m’a  dict  l’abbé  de  Gembloux  que,  venant  vers  le  prince, 
lecœurluy  attendrit  d’amour  et  joye  de  telle  sorte  que  les  larmes 
lui  vindrent  aux  yeux,  et  qu’après  avoir  baissé  les  mains,  il  ne 
povoit  laisser  de  luy  donner  la  bénédiction  et  baisser  au  visage,  ce 
qufil  prie  luy  estre  pardonné,  comme  advenu  par  pur  amour,  comme 
dict  est,  ” Piot,  Oorresp . de  Qranvelle , t.  IY,  p.  618,  note  2. 


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10 


présenter  à la  cour,  sur  la  valeur  et  le  cours  des 
monnaies,  sur  les  banquiers  etleurs  correspondants, 
enfin  sur  les  présents  qu’il  était  d’usage  d’offrir  à 
certaines  personnes  de  l’entourage  du  Roi. 

Les  députés  rendent  des  comptes  fort  sommaires. 
Toutefois  quelques-uns  d’entre  eux  ont  tenu, 
disent-ils,  une  note  détaillée  de  leurs  recettes  et  de 
leurs  dépenses,  et  sont  prêts  à la  fournir,  si  on  le 
demande.  Une  note  de  ce  genre,  si  on  pouvait  la 
retrouver,  éclaircirait  davantage  plusieurs  des 
points  indiqués  ci-dessus. 

Les  manuscrits  des  pièces  que  nous  donnons, 
sont  en  écriture  de  l’époque,  ils  ne  portent  pas  de 
signature.  Celui  du  rapport  est  en  fort  mauvais 
état  et  n’a  pas  de  titre.  Les  comptes  sont  bien 
conservés.  Tous  ces  documents,  paraissent  être  des 
copies  plus  ou  moins  soignées,  remises  à chaque 
député  pour  être  présentées  à ses  mandants.  Nous 
aurions  donc  ici  les  pièces  destinées  à la  ville 
d’Ypres. 

Avant  d’aller  plus  loin,  il  sera  bon,  pour  l’intel- 
ligence de  ce  qui  va  suivre,  de  revenir  un  peu  sur 
les  membres  de  la  députation,  choisis,  on  peut  le 
croire,  parmi  les  plus  capables  de  mener  à bonne  fin 
les  négociations. 

Dom  Gaspard  de  Bovincourt,  abbé  ou,  comme 
on  disait  alors,  prélat  du  monastère  d’Oudenbourg, 
jouissait  d’une  grande  considération.  Issu  d’une 
famille  noble,  à Bapaume  en  Artois,  chevalier 
de  Saint- Jean  de  Jérusalem,  il  était  fort  aimé 
de  la  noblesse  belge,  avec  laquelle  il  entretenait 


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11 


des  relations  suivies.  Ses  biographes  lui  attribuent 
de  la  sagesse,  une  piété  sincère,  beaucoup  d’érudi- 
tion, une  figure  remarquable,  le  talent  de  la  parole, 
une  grande  habileté  dans  les  négociations,  des 
manières  distinguées,  un  goût  prononcé  pour  la 
magnificence.  Il  avait  été  nommé  à Oudenbourg  en 
1569,  et  avait  environ  quarante-trois  ans  lorsqu’il 
se  rendit  en  Espagne.  Au  moment  de  partir,  il 
prit  congé  des  magistrats  d’Oudenbourg,  qui  lui 
offrirent  le  vin  d’honneur  et  lui  soumirent  leurs 
doléances  (*).  Il  quitta  sa  résidence  le  12  avril, 
mais  s’occupa  encore  apparemment  de  différentes 
affaires  avant  de  s’éloigner  du  pays. 

Maître  Jean  de  la  Thieuloye,  licencié  en  théolo- 
gie, curé  de  Saint-Jacques  en  la  ville  et  université 
de  Douai,  appartenait  aussi,  son  nom  l’indique,  à la 
noblesse  de  l’Artois.  Il  fut  nommé  delà  députation 
seulement  le  14  avril,  à la  demande  peut-être  de 
Gaspard  de  Bovincourt,  qui  désirait  s’en  faire 
accompagner  et  l’avoir  pour  chapelain. 

Jean  Pardo,  seigneur  de  Frémicourt,  Bencourt, 
Bilandrie,  bourgmestre  des  échevins  de  Bruges, 
membre  de  la  société  de  Saint-Georges,  descendait 
d’une  très  noble  famille  espagnole.  Son  aïeul  Sil- 
vestre  Pardo  vint  de  Burgos  s’établir  à Bruges  en 
1480.  Jean  épousa  en  1565  Anne  Ingenieulant,  et 


0)  Histoire  d' Oudenbourg,  t.  I,  pp.  397  et  293.  Gaspard  de  Bovin- 
conrt  était  instruit  et  composa  plusieurs  ouvrages  qui  n’ont  pas 
été  publiés,  voir  p.  449.  Il  mourut  le  11  février  1577. 


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12 

pouvait  avoir  trente-six  ans  quand  il  fut  nommé 
député  0). 

Maître  François  Yan  der  Haeghe,  pensionnaire 
de  la  ville  de  Gand,  était  licencié  ès  droictz.  C’est 
lui  qui  fut  chargé  de  lire  la  remontrance  à Philippe 

11  <*). 

Maître  Guillaume  Keignaert,  pensionnaire  de 
la  ville  d’Ypres,  était  également  licencié  ès  droictz. 
Avant  d’être  pensionnaire,  il  avait  fait  partie,  au 
mois  d’avril  1567,  d’une  députation  onvoyée  par 
la  ville  d’Ypres  à Marguerite  de  Parme,  et  d’une 
autre  députation  chargée  d’avoir  une  entrevue  avec 
les  gens  du  conseil  de  Flandre  (3). 

Maître  Laurent  de  Aula,  premier  pensionnaire 
du  pays  et  terroir  du  Franc,  aussi  licencié  ès 
droictz,  était,  croyons-nous,  le  fils  de  Laurent  de 
Aula,  conseiller  pensionnaire  de  la  ville  de  Bruges, 
et  d’Antoinette  de  la  Costa  (4). 

Ces  députés,  en  supposant  qu’ils  soient  partis 
tous  ensemble,  ne  purent  guère  se  mettre  en  voya- 

0)  Gailuard,  Bruges  et  le  Franc , t.  II,  p.  30.  Après  son  retour 
de  l’Espagne,  Jean  Pardo  remplit  encore  huit  fois  à Bruges  les 
fonctions  de  bourgmestre  des  échevins  ou  d’échevin.  Après  la 
mort  de  sa  femme,  en  1581,  il  épousa  Marie  Anchemant,  qui  tré- 
passa en  1595.  Lui-même  mourut  le  8 mai  de  l’année  suivante,  plus 
que  sexagénaire.  Il  fut  enterré  à Saint-Donat,  dans  la  dernière 
chapelle  de  la  nef  du  Nord.  Gailliard  donne  son  épitaphe  et  ses 
armoiries. 

(*)  Après  avoir  été  pensionnaire,  Van  der  Haeghe  fut  à Gand 
échevin  de  la  keure  en  1575  et  1576.  Ph.  de  Kempenare,  Vlaemsche 
Krontfh , pp.  143  et  156. 

(8)  Diegerick,  Documents  du  XVIe  siècle , t.  II,  pp.  297,  299. 

(4)  En  1580,  Laurent  de  Aula  obtint  la  place  de  greffier  du 
Franc.  Il  mourut  le  4 juillet  1582. 


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13 


ge  avant  le  25  avril.  Le  17,  Pardo  est  encore  à 
Bruges,  et  le  23,  Yan  der  Haeghe  n’a  pas  quitté 
Gand.  Quoi  qu’il  en  soit,  le  5 mai  ils  sont  à Paris 
et  partent  pour  Bordeaux,  où  nous  les  retrouvons 
le  18.  Enfin  le  4 juin,  veille  de  la  fête  du  Saint- 
Sacrement,  ils  sont  arrivés  à Burgos,  où  ils  firent 
un  séjour  d’une  semaine  au  moins,  soit  pour  se 
remettre  de  la  fatigue  et  de  la  maladie,  soit  pour  se 
faire  confectionner  des  costumes  de  cour,  soit  pour 
permettre  à Jean  Pardo  de  voir  ceux  auxquels  il 
était  lié  par  la  parenté.  C’est  là  qu’ils  sont,  le  jour 
où  commence  le  rapport.  Il  leur  reste  à faire  54 
lieues  pour  être  à Madrid. 


Rapport  des  députés  de  Flandre. 

De  ghedeputeerde  yan  de  vier  Leden  wesende  tsamen 
te  Bargos,  ende  verstaen  hebbende  de  nieumaren  van 
Berghen  in  Henegauwe  ende  der  stede  van  Valen- 
cijne  P),  hadden  gbeadvijseert  drije  ende  drije  te 
commen  in  Madrid  verscbeeden.  Ende  alzoo  zommighe 
van  hemlieden,  te  wetene  mijn  heere  den  prelaet  van 
Oudenburch,  La  Thieuloye  ende  Pardo  vertrocken,  ende 
dat  de  andere  ghedeputeerde  een  halfven  dach  verschee- 
den  volchden,  onderwegbe  belet  zijnde  zoo  duer  ziecte 
als  anderssins,  zommigbe  ghedeputeerde  zijn  ghearriveert 
te  Madrid  den  xvjtn  junij.  TVelcke  ghecommen  zijnde  ter 
kennesse  van  mijn  heere  den  president  Hopperus  ende 
ooc  van  zijne  M1.,  dewelcke  tsondaechs  den  xven  der  zelver 
maent  van  Escurial  te  Madrid  ghecommen  was,  heeft  den 


(‘)  Valenciennes  fut  prise  le  23  mai,  et  Mons  le  24  mai. 


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n 

zelven  president  twee  mael  ghezonden,  om  te  wetene  of 
de  ghedeputeerde  al  commen  waren.  Ten  welcken  fijne 
de  voornoemde  prelaet  ende  La  Thieuloye  zijn  ghegaen 
groeten  den  voornoemde  president  Hopperus  (l),  dewelcke 
hemliedon  ghezeijb  heeft  dat  meu  debvoir  doen  zoude  ten 
fijne  de  andere  ghedeputeerde  commen  zouden,  ende  te 
Madrid  zijn  swoensdaechs  den  xviijen  junij,  ten  zeven 
haeren  voor  de  noene.  Midswelcken  alzoo  de  pensionaris 
van  den  Yrijen  de  Aula,  die  met  de  anderen  noch  achter 
was,  bij  ghemeenen  advijse  te  Aranda  (2)  liet  den 
pensionaris  Yan  der  Haeghe  onghedisponeert,  ende  ooc 
den  pensionaris  Keignaert  met  hem,  wiens  knecht  ooc 
zieck  was.  Reijsende  alleene  vooren  met  de  munimenten 
ende  papieren,  heeft  de  voornoemde  de  Aula  ontmoet  den 
messagier  dien  de  voornoemde  prelaet  ende  Pardo  om  de 
andere  ghedeputeerde  zonden,  vier  mijlen  van  Madrid 
in  den  avontstont,  den  zelven  voorts  noch  zendende  aen 
de  voornoemde  pensionarissen,  om  van  huerlieden 
indispositie  gheadverteert  te  wesen  ende  doen  debvoir 
van  hem  te  vindene  tsanderdaechs  in  den  morghenstont 
tusschen  den  zes  ende  zeven  hueren  te  Madrid.  Ende 


(*)  Hopperus  écrit  au  Roi  le  17  juin:  “ Des  depputez  de  Flandres 
arriva  hyer  au  soir  l’abbé  d’Audembourg  avec  Jan  Pardo,  et  a ce  matin 
esté  vers  moy,  disant  que  ce  soir  doibveut  venir  les  pensionnaires  de 
Gand,  Ypre  et  du  Francq;  ce  qu’a  esté  cause  que  m’a  samblé  mieulx 
de  différer  la  répréhention  jnsques  à demain,  quant  ilz  seront  icy  tous 
ensemble.  Et  néantmoins  ay  demandé  audict  abbé  par  charge  de  quy 
il  vient,  et  s’il  a commission  à part.  Sur  quoy  il  m’a  respondu  qu’il 
vient  de  la  part  de  tous  les  quatre  membres,  et  anssy  des  évesqnes  ; 
disant  que  retournant  demain  avec  les  aultres,  ilz  apporteront  leurs 
pouvoirs,  lesquelz  veuz  pourra  alhors  Vostre  Majesté  regarder  ce  qu’elle 
sera  servye  de  faire  pour  aultant  que  luy  touche.  ” (Piot,  Corresp.  de 
Qranvelle,  t.  IV,  p,  632). 

(2)  Aranda,  ville  située  entre  Bnrgos  et  Madrid,  à environ  20  lieues 
de  Burgos,  et  34  lieues  de  Madrid. 


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15 


naer  dien  Hopperus  bij  den  secretaris  Denaitiers  (2) 
gheadverteert  was  van  zijader  compste,  heeft  de  ghede- 
puteerde  ghenoot  jeghens  snoens  tzijuen  huuse,  ende 
hebben  ooc  advertencie  ghehadt  ten  aclib  hueren  van  den 
zelven  morghenstont,  duer  bet  zenden  bij  nachte,  dat  de 
voornoemde  pensionarissen  altoos  voorts  ghecommen 
waren  ; dat  zij  ten  zelven  daghe  te  wetene  swoendaechs 
savonts  te  Madrid  zijn  zouden.  Commende  de  voornoemde 
ghedeputeerde  bij  den  voorseit  Hopperus,  heeft  bli jdelijck 
wellecomme  gheheeten  ende  tzelve  ooc  ghetoocht.  Ende 
naer  maeltijt,  sprekende  met  den  voornoemden  prelaet 
a part,  ende  vermanende  dat  de  andere  staten  huerlieden 
commissie  ghetoocht  hadden  ende  meer  dierghelijcke 
propoosten,  riep  den  voornoemden  pensionaris  de  Aula 
bij  hemlieden,  vraghende  of  de  commissie  hier  was,  ende 
of  hij  de  zelve  hem  niet  en  zoude  cunnen  tooghen  eer  hij 
bij  zijne  M*.  gaen  zoude,  om  daer  of  rapport  te  doene 
ende  de  zake  tadvanchieren.  Daerup  hij  hem  inandwoorde 
gaf  dat  ja,  ende  halende  ende  exhiberende  de  voornoemde 
commissie,  vertreckende  de  zelve  Hopperus  in  zijn  comp- 
toir ende  de  zelve  lesende,  zeijde  dat  se  goet  was,  vra- 
ghende of  zij  gheen  copie  authentijeque  en  hadden. 
Zeijde  dat  neen,  nemaer  datter  nog  andere  waeren,  ende 
dat  die  commissie  voor  hem  de  Aula  diende,  daer  hij 
hem  mede  contenteerde.  Ende  oirlof  van  de  ghedepu- 
teerde nemende,  behielt  de  voornoemde  commissie  om 
tvoornoemde  rapport  te  doene,  begheerende  dat  zoo 
wanneer  de  andere  ghedeputeerde  commen  waeren,  men 

(*)  Arnouldt  Dennetières,  “ Secrétaire  da  Roy  auprès  le  Garde  des 
Seaulz  et  Conseiller  de  sa  Majesté  Messire  Joachim  Hopperus.  ” But- 
kens  le  nomme  “ Seigneur  de  la  Plaigne,  pourvu  de  l’État  de  Secrétaire 
du  Roy  en  ses  Conseils  d’État  et  Privé.  ” (Hoynck  van  Papendrecht, 
Anal.  Belgica,  t.  I,  p.  354). 


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hem  tzelve  zonde  adverteren,  wanfc  hij  van  zijne  M4.  weghe 
hemlieden  zommige  zaken  in  laste  hadde  te  segghen,  eer 
anderstont  zij  audientie  hebben  zouden. 

Ende  tsavonts  sendende  omme  tzelve  te  vernemen,  ende 
wesende  dandere  ghedeputeerde  ghearriveert,  bescheede 
hemlieden  huere  tsanderdaechs  den  xix.  junij,  ten  thien 
hueren  voor  middach.  Alwaer  commende,  naer  dien  zij 
ledewijs  den  voornoemde  president  ghesalueert  hadden, 
hem  in  genere  te  kennen  ghegheven  de  cause  van  huer- 
liden  compste,  ende  biddende  dat  hij  de  affairen  van  den 
lande  zonde  willen  houden  voor  gherecommaçdeert, 
wierdt  hemlieden  bij  den  voornoemde  president  vertoocht, 
dat  ten  eersten  commende  de  ghedeputeerde  van  den 
andere  staten  zonder  tconsent  van  zijne  M*.  ofte  van  zijnen 
gouverneur  staetwijs,  tzelve  zijne  M4.  niet  aenghenaem  en 
was  nochte  goet  en  vant,  om  niet  te  commen  in  treine 
telcken  an  zijne  M4.,  te  commene  zoo  wanneer  een  ijeghe- 
lijck  goet  dochte,  daer  hij  zijnen  gouverneur  ghestelt 
hadde,  ende  dat  daer  duere  de  bevelen  van  zijne  M4.  ver- 
achtert  waeren  ende  niet  gheobediert,  zegghende  ooc 
tzelve  bij  rechte  verboden  te  zijne,  hoewel  zijne  M4.  naer- 
maels  de  zake  int  beste  ghekeert  heeft  (1).  Yerstaende  de 
redenen  van  de  voornoemde  ghedeputeerde,  vraghende 
de  voorn.  Hopperus  of  de  ghedeputeerde  eenich  consent 
hadden  van  den  voorn.  gouverneur,  daerup  zij  zeijden  dat 
de  Leden  zijne  Sge.  gheadverteert  hadden  vau  intentie  te 
zijne  huerlieden  ghedeputeerde  te  zendene  an  zijne  M4. 
van  voor  paesschen  laetstleden,  zonder  dat  up  tzelve 
advertissement  de  voorn.  gouverneur  hemlieden  ijet  heeft 

(*)  Le  même  jour,  19  juin,  Hopperus  tient  un  langage  à peu  près 
identique  aux  députés  de  Lille,  Douai  et  Orchies.  Voir  leur  Rapport, 
Piot,  Corresp.  de  Granvelle>  t.  IV,  p.  610. 


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laten  wefcen  ; hebbende  ooo  in  septembre  te  vooren  hem 
ghenouch  te  kennen  ghegheven,  dab  zij  zulcx  begheerden 
te  doene.  Zeijde  ooc  de  voorn.  president  dat  zijne  Mfc. 
begheerde  te  wetene  de  cause  van  de  compste  van  de 
voorn.  ghedeputeerde.  Daerup  hem  gheandwoort  wiert  dat 
alzoo  zijne  Sgie.  gheproponeert  hadde  den  xen  ende  xxen 
penn.,  ende  dat  hem  diveerssche  inconvenienten  ghealle- 
giert  ende  gheproponeert  waeren,  ende  ooc  diveerssche 
debvoiren  ghedaen,  om  de  executie  van  dien  te  belettene, 
te  dien  fijne  ooc  an  hem  ghezonden  hebbende  de  drie 
busschoppen  van  Vlaendren,  ende  dat  zijne  Sgie.  tôt  gheen 
van  allen  en  wilde  verstaen,  was  bij  den  leden  gheadviseert 
gheweest  daar  over  an  zijne  Mfc.  te  zendene.  Zeijde  oock 
de  voorn.  president  dat  zijne  Ml.  verstaen  hebbende 
de  quade  nieumaren  uut  de  Nederlanden,  de  zelve  zeere 
ter  herte  nam,  ja,  dat  hij  zijn  slapen  daeromme  ghelaten 
hadde,  duer  de  affectie  die  hij  den  landen  draghende  was; 
duer  de  welck,  hij  van  gheen  intentie  en  was  het  minste 
dorp  van  den  zelven  lande  te  laten  verliesen,  al  zoude  hij 
de  halfve  stadb  van  Se  ville,  ja,  van  Spaigne  moeten 
vercoopen;  zegghende  dat  zichten  het  ^ertrecken  van 
den  hertoghe  uut  Spaigne,  ghesonden  waeren  ter  bewa- 
renesse  van  den  lande  wel  acht  millionen  gulden,  willende 
eenighe  wel  zegghen  wel  acht  miliioenen  ducaten;  beghee- 
rende  de  voorn.  Hopperus  dab  alzoo  zijne  Mfc.  ooc  betraude 
zijne  ondersaten,  ende  dat  wetende  ende  kennende  de 
nature  van  den  landen,  zij  wel  zouden  weten  eenighe 
middele  van  pacificatie  van  den  zelven  landen;  dat  zij 
daerup  zouden  willen  peinsen,  ende  alsmorghen,  ten 
thien  hueren,  hem  andwoordt  gheven,  alwaert  bij  ghe- 
scrifte.  Ende  naer  andere  pabiculiere  divisen  van  dher- 
toghe  van  Médina,  van  zijn  zoeticheijt,  ende  voorts  van 

2 


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zijn  reijsen  ende  waer  hij  zoude  moghen  arriveren,  zoo 
uuijt  cause  van  Vlissinghen  als  ooo  dat  die  van  Enck- 
huusen  hem  ghekeert  hadden,  waerduere  beede  de  porten 
van  oostwaert  ende  westwaert  benomen  waeren,  ende  dat 
hij  wel  zoude  moghen  landt  nemen  in  Vlaendren,  te  Nieu- 
poort,  Dunckercke  ofte  Sluus,  ende  dat  men  nieumaren 
hadde  dat  hij  in  Bretaigne  was,  ende  niet  wel  dispost 
ende  dierghelijck,  zijn  van  hem  vertrocken. 

Ende  tsvrijdaechs  den  xxen  junij,  met  elcanderen  advi- 
serende  up  dandwoorde  de  welcke  men  hem  zoude  moghen 
gheven,  dochte  de  voorn.  ghedeputeerde  dat  zij  niet  en 
behoorde  bij  ghescrifte  te  gheven,  ende  dat  huerlieder 
commissie  tôt  zulcke  vraghe  haer  niet  en  bestrect, 
alleenelijck  ghezonden  wesende  omme  zij  ne  Mfc.  zeker 
ghescrifte  te  presenterene,  t welcke  bij  zij  ne  Mfc.  ghezien 
zijnde,  daer uuijt  eenighe  middelen  ende  redenen  ghemerct 
zouden  mueghen  werden.  Ende  dien  volghende,  hebben 
de  voorn.  ghedeputeerde  hemlieden  ten  voorseit  daghe 
ghevonden  ten  huuse  van  den  voorn.  Hopperus,  ende 
gheseijt  tpoinct  bij  hem  ghoproponeert  te  wesen  buuten 
huerlieden  laste,  ende  dat  zij  als  ghedeputeerde  van  den 
lande  niet  en  hadden  om  daerup  te  proponeren  ende 
verandwoorden,  maer  dat  men  als  particulière  daerup  wel 
zoude  mueghen  spreken.  Ghelijck  de  zelve  Hopperus 
zeijde  warachtich  te  zijne,  ende  dat  zijn  intentie  anders 
niet  en  was  dan  ons  an  te  spreken  als  goede  ondersaten 
ende  vasallen  van  zijne  MK;  volghende  welcken,  zeijden 
de  voorn.  ghedeputeerde  dat  totter  pacificatie  bij  hem 
gheproponeert  vele  doen  zoude,  indien  zijne  M*.  hem  liete 
dienen  bij  andere  middelen  dan  bij  den  xcn  ende  xxen  penn. 
ter  cause  van  welcke  xett  ende  xxen  penn.  tvolck  alomme 
zeere  ghedecorageert  was,  duer  de  inconvenienten  die 


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eenijeghelijck  uuijt  de  executie  van  dien  vreesende  was, 
ende  zonder  faulte  een  groot  appaisement  zijn  zoude, 
indien  zij  danof  ontsleghen  werden,  deducerende  over 
een  ende  andere  zijden  diveerssche  redenen  van  huerlieden 
vertooch,  ooc  allegierende  ende  deducerende  de  foulen 
ende  oncosten  van  de  spaensschen  soldaten,  annegaende 
de  servicies  (*)  ende  anderssins,  de  contrerolle  van  ceupenn., 
ende  tdefault  van  justitie  in  den  criminelen  Raedt,  nopende 
derenten  ende  schulden  upde  gheconfisquierde  goederen. 
Ende  up  elck  discourerende  zeijde  onder  andere  de 
voorn.  Hopperus,  dat  van  de  15000  processen  daer 
hanghende,  zij  maer  ghedepeschiert  en  hadden  300(2),  ende 
dat  over  zulcx  ghecommen  zijnde  diveerssche  clachten 
an  zij  ne  M4.  ende  ooc  ghezien  hebbende  de  copie  van  de 
briefven  bij  den  busschop  van  Ruremonde  ghesonden  an 
Vargas,  bijde  welcke  hem  dochte  dat  uuijt  oirsake  dat  de 
goddelicke  dienst  bezet  ende  ghefundeert  up  ende  bij 
ghelijcke  renten,  niet  betaelt  en  wierd  ende  alzoo  niet 
vulcommen  of  ghedaen,  Yargas  niet  en  zoude  connen 
ontgaen  de  excoinmunicatie  ende  ban,  welcke  brieven  bij 
den  Cardinael  ande  Co.  Mfc.  ghezonden  waeren  ; ende  ooc 
dat  de  Keysere  dies  an  den  Coninck  ghescreven  hadde, 
zoo  hadde  de  Coninck  an  den  Hertoghe  geschreven,  ende 
naermaels  niet  gheschiedende  zonderlinghe,  zoo  verre  alst 

(')  (Le  duc  d’Albe)  outre  le  logement,  ordonna  estre  furny  aux  sol- 
dats licts,  linges,  estaing,  table,  feu,  luminaire,  sel,  buille,  vinaigre, 
lavement  de  chemises  et  eaue,  affranchissement  de  la  maltotte  et  imposts 
des  vins  et  bière,  outre  pour  la  cavallerie  establez,  fourraiges,  foing  et 
avoisne  à bas  pris  : lequel  furnissement  at  depuis  esté  appelle  Service 
et  mis  à la  charge  de  la  ville  et  communaultez  où  les  garnisons  ont  esté 
envoyées.  Renon,  t.  I,  p.  308. 

(2)  C’est  ce  que  Hopperus  avait  appris  par  une  lettre  de  Viglius,  du 
2 avril  1572.  Analecta  Belgica,  t.  I,  p.  677.  Viglius  ajoute  d’autres  détails 
Ù ce  sujet. 


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de  kerckelicke  goederen  aenghi  jnck,  ende  dab  de  president 
zeijde  jeghens  den  Co.  dat  zijne  Mt8.  conscientie  daermede 
ghelasb  was,  heefb  de  Co.  an  den  Hertoglie  gbescreven  dat 
men  aile  de  processen  de  kercken  aengaende  zenden  zoude 
an  den  provincialen  Raden,  scheedende  alzoo  naer  vrien- 
delijcke  communicatie  van  elcanderen.  Naer  dien  de  vooru. 
Hopperus  de  ghedeputeerde  bedanct  van  huerlieden 
andwoorde,  hemlieden  te  kennen  ghevende  dat  zommighe 
van  de  andere  staten  van  eenighe  van  de  voorn.  poincten 
gheclaecht  badden  bij  huerlieden  Remonstrautien. 

' Le  xxjc  de  juing  1572,  eurent  les  dessusdictz  députez 
audience  vers  sa  Ma^  environ  les  quatre  heures  après 
disner;  et  après  la  Remonstrance  faicte  par  la  bouche  du 
pensionnaire  Yan  der  Haghe,  sa  Maté  fist  respondre  par  le 
président  Hopperus,  qui  seul  avoit  esté  présent  à la  dicte 
Remonstrance,  ce  que  s’ensuyb  en  substance  : Sa  Ma1*5 
ayant  entendu  ce  que  de  la  part  des  quatre  Membres  de 
Flandres  luy  avez  remonstré,  m’a  commandé  vous  res- 
pondre en  la  mesme  sorte  et  manière  qu’elle  a faict 
respondre  aux  députez  de  tous  les  aultres  estatz  estans 
icy  venuz  pour  le  mesme  faict  : Assçavoir,  que  luy  desplaist 
fort  vostre  venue,  non  que  l’affection  qu’il  porte  au  pays 
soit  moindre,  mais  à cause  que  estes  icy  venuz  sans  son 
commandement  ou  congié  de  son  gouverneur;  néant- 
moings  fera  visiter  et  visitera  mesmes  voz  escriptz,  et 
enaprès  vous  fera  doner  bone  et  briefve  response,  telle 
quil  conviendra,  affin  que  bien  tost  eussiez  à retourner  au 
pays,  car  telle  est  son  intention.  Avant  laquelle  response, 
fusrent  par  Monsr  le  prélat  d’Oudenbourg  présentez  à sa 
Ma^  lettres  closes  des  évesques  de  Flandres,  après  avoir 
luy  de  bouche  remonstré  la  perplexité  et  scrupule  de 


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conscience  auxquelz  se  retrouvoient  lesdicfcz  évesques, 
pour  les  périlz  et  dangiers  qu'ilz  prévoyoent  aux  âmes 
à eulx  soubzmises,  en  cas  que  lesdictz  xe  et  xxe  denier 
se  misissent  en  exécution,  avecq  aultres  propos  tendans 
à ce  que  sa  Maté  se  voulsist  laisser  contenter  d'aultres 
moyens.  Sur  quoy  sa  Maw  respondist  qu'il  feroit  visiter 
lesdictes  lettres  (1). 

Le  susdict  xxj  au  soir,  Monsr  le  président  Hopperus 
mandist  aux  députez  que  s'ilz  vouloient  baiser  les  mains 
à la  Royne,  que  il  leur  signifieroit  le  temps  à ce  conve- 
nable ; et  depuis  mandist  que  le  temps  pouroit  estre  mardy 
prochain,  jour  de  S1  Jehan. 

Dimenche  au  soir  mandist  ausdictz  députez  que  le 
lendemain,  sur  les  neuf  heures,  auroient  à venir  vers  luy 
deux  ou  trois  desdictz  députez,  et  suyvant  ce,  y sommes 
allés,  Monsr  d'Oudenbourg,  la  Thienloÿe,  Van  der  Haghe, 
Pardo  et  de  Aula.  Entrant  dist  ausd.  députez  que  le  Roy 
luy  avoit  commandé  de  conférer  les  escripts  parensemble, 
ce  qu'il  avoit  faict,  et  les  trouvoit  quasi  tous  semblables, 
usans  des  mesmes  raisons  : premier,  qu'il  n'avoit  accord 


(*)  Après  avoir  donné  audience  aux  députés  de  Flandre  le  21  juin, 
le  Roi  ayant  bien  réfléchi  et  bien  pesé  les  raisons  alléguées  dans  les 
Remontrances,  résolut  d’accepter,  au  lieu  du  10e  denier,  les  deux  mil- 
lions proposés  par  tous  les  États.  Le  24  juin,  jour  de  la  Saint- Jean,  il 
réunit  son  conseil  d’État.  Hopperus  assista  à la  séance  sur  l’ordre  du 
Roi,  et  y fit  rapport  de  ce  que  contenaient  les  requêtes  et  écrits  des 
députés.  Comme  on  lui  demandait  son  avis,  il  répondit  qu’il  convenait 
de  suspendre  la  levée  du  10e,  et  d’accepter  les  deux  millions,  en  attendant 
d’autres  arrangements.  Le  conseil  instruit  des  intentions  du  Roi  fut 
bientôt  d’accord  avec  Hopperus.  Le  Roi  donna  son  approbation,  puis  il 
ordonna  que  la  réponse  à faire  aux  députés  fut  rédigée  d’abord  en 
espagnol,  ensuite  en  français.  Après  avoir  examiné  les  deux  rédac- 
tions, il  fit  convoquer,  le  26  juin,  à quatre  heures  de  l’après-dinée,  tous 
les  députés  présents  à Madrid.  Gachard,  ouvr.  c.  Lettre  du  Roi  au 
duo  d’Albe,  du  29  juin  1672,  p.  261. 


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vaillable,  ains  faict  par  menaces,  inductions  et  promesses; 
secondement,  et  encoires  qu'il  y eust  accord,  toutesfois 
les  conditions  n'estoient  purifiéez;  tiercement,  que  le 
moyen  n'estoit  convenable  pour  le  service  de  sa  Maté  et 
bien  du  pays  ny  des  subiectz;  quartement,  que  tous 
abhorroyent  ce  moyen,  mais  se  trou  voit  quelque  différent 
en  la  présentation,  sur  laquelle  il  désiroit  entendre  l'in- 
tention des  Membres,  puis  que  les  aultres  ont  faict 
semblablement  leurs  présentations,  aulcuns  de  trouver  les 
deux  millions  pour  quatre  ans,  aultres  pour  deux  ans,  par 
cotisation,  et  ceulx  de  Brabant  par  moyens  généraulx. 
Surquoy  disoyent  lesdictz  députez  estre  l'intention  de 
ceulx  de  Flandres  d'accorder  par  an  vjc  lm  Ib  p.  et  ce  peur 
le  terme  de  quatre  ans,  payables  en  six  ans,  en  la  forme 
et  manière  et  soubz  conditions  contenues  en  leur  Remon- 
strance, à trouver  par  telz  moyens  qu'ilz  trouveroient 
convenir,  par  communication  de  notables  et  aggréation  de 
sa  Ma^.  Surquoy  venant  en  propos  de  la  communication 
générale,  sembloit  audict  Hopperus  que  icelle  communi- 
cation se  polroit  faire  en  présence  de  quelque  commis  de 
sa  Matô  comme  du  passé,  et  demandoit  si  les  estatz 
n'avoient  jamais  sur  ce  parlé  parensemble.  Surquoy  fust 
respondu  que  non.  Et  venant  aussy  à parler  comme  l'ung 
pays  estoit  plus  chargé  que  l'aultre,  et  que  toutes  villes 
estoientplus  chargéez  que  leur  revenu  ne  portoit,  sembloit 
le  mesme  audict  Hopperus  ; mais  bien  quant  au  pays  en 
général,  soustenoient  lesdictz  députez  que  le  pays  de 
Flandres  estoit  plus  chargé  que  celluy  de  Brabant. 

Le  xxvje  de  juing  1572  du  matyn,  sont  Van  der 
Haghe  et  de  Àula  allé  vers  Monsr  le  président  Hopperus, 
affîn  de  lui  requérir  et  entendre  quant  les  députez  des 


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quatre  Membres  pouroient  avoir  opportunité  et  accès 
pour  baiser  les  mains  à la  Maté  de  la  Royne.  Sur  quoy  il 
dist  que  sa  Maté  avoit  dict  que  après  disner  iceulx  députez 
pouroient  avoir  audience  et  response  de  sa  Ma^,  après 
laquelle  se  polroit  présenter  l'occasion  de  baiser  les  mains 
à la  dicte  Maté  de  la  Royne;  à quoy  luy  Hopperus  polroit 
vacquer,  n'ayant  jusques  à présent  eu  aulcun  loysier  pour 
les  grands  empescbemens  qu'il  avoit. 

Ledict  aprèsdisner,  sont  les  députez  de  tous  les  estatz 
ensemble  esté  mandez  pour  les  quatie  heures  vers  sa 
Maté,  où  comparans,  pour  ceulx  de  Braband,  Sr  Loys 
Van  der  Linde,  frère  au  prélat  de  Parcq,  Sr  Erard  de 
Schorre,  Mre  Cornille  Welemans,  licentié  ès  droictz  et 
greffier  desdictz  estatz,  Mre  Bartholomé  Keyffel,  docteur 
ès  loix  (7);  — pour  ceulx  de  Flandres,  le  Révérend  père  en 
Dieu  le  prélat  d'Oudenbourg,  Mre  Jehan  de  la  Thieuloye, 
licentié  en  théologie,  Mre  François  Van  der  Haghe,  licentié 
ès  droictz,  pensionaire  de  la  ville  de  Gand,  Sr  Jehan 
Pardo,  premier  eschevin  de  la  ville  de  Bruges,  Mre  Guil- 
laume Keignaert,  licentié  ès  droictz,  pensionaire  de  la 
ville  d'Ypre,  et  Mre  Leurens  de  Aula,  aussy  licentié  ès 
droictz,  premier  pensionaire  du  pays  et  teroir  du  Francq; 
— pour  ceulx  d’Arthois,  Mre  Nicole  Lengaigne,  licentié 
en  théologie  et  ès  droictz,  grand  doyen  de  Notre  Dame 
d'Aras,  Mre  Philippe  le  Provost,  licentié  ès  droictz,  Sr  de 

P)  Étaient  absents  Charles  Van  der  Linden,  abbé  de  Parc,  pour  les 
prélats,  et  Lambert  Hinckaert,  abbé  de  Gembloux,  pour  l’état  noble. 
Tous  les  deux  étaient  atteints  de  la  fièvre  et  ne  purent  s’en  retourner 
avec  les  autres  députés.  — Louis  Van  der  Linden,  écuyer.  — Érard  de 
Schore,  seigneur  de  Zuerbempde,  Kerbeke  et  Wvneghem,  créé  chevalier 
par  lettres  patentes  du  7 juillet  1572,  bourgmestre  de  Louvain  de 
1592  à 1597»  (Piot,  Çorreap.  de  Qranv p.  221). 


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Souleye,  mayeur  de  la  ville  d’Aras;  — pour  ceulx 
d’Haynault,  Révérend  père  en  Dieu  l’abbé  de  Sfc  Ghylainf1), 
Loys  de  Bloys,  escuir,  Sr  de  Tourlon,  Jehan  de  Pottes, 
escuir,  Sr  d’Avroint,  Estienne  Massien,  pensionaire  de 
Mous;  — et  pour  ceulx  de  Lille,  Douay  et  Orchies, 
Mie  Jehan  Rubus,  docteur  en  théologie,  provost  de  Sainct 
Pierre  à Douay,  François  de  Hennyn,  escuir,  SrdeBruecq, 
Augustin  des  Prez,  escuir,  eschevin  de  la  ville  de  Douay, 
Mm  Jehan  Mussart,  licentié  ès  droictz,  pensionaire  de 

Lille,  et  Mre Fontaine,  procureur  de  ladicte  ville, 

lesquelz  dessusdictz  entrans  selon  leur  ordre  en  la  chambre 
de  sa  May,  où  estoient  présens  ledict  Hopperus,  ung 
chevalier  de  la  croix  blance,  viellart  nommé  don  Antonio 
de  Toledo,  grand  prieur  d’Espaigne  et  grand  escuir  de  sa 
Maté,  ung  aultre  à croix  rouge  potencée,  nommé  don 
Rodrigo  de  Mendoza,  après  la  révérence  faicte,  sa  Mfcë 
parlant  secrètement  au  dict  Hopperus,  l’enchargea  de  ce 
que  lui  convenoit  dire.  Suyvant  quoy,  ledict  Hopperus 
commença  en  ceste  sorte  : Ayant  sa  Maté  entendu  la 
Remonstrance  faicte  par  vous,  qui  estez  députez  an  nom 
des  estatz  lesquelz  représentez,  et  aussy  examiné  les 
escriptz  joinctz,  et  sur  le  tout  meurement  délibéré  pour 
la  bonne  affection  qu’il  porte  au  pays,  m’a  enchargé  de 
vous  douer  response  conforme  à ce  que  vous  sera  leu  par 
escript,  en  faisant  lecture.  Laquelle  achevée,  et  que  le 
greffier  des  estatz  Wellemans  parloit  desià  aux  députez 
desdictz  estatz  de  Brabant  et  de  Flandres,  pour  sçavoir 
quelle  response  ilz  donneroient,  sa  Maté  parloit  aultresfois 


(!)  Don  Mathieu  Monlart  on  Monillart,  abbé  de  Saint- Ghislain,  venait 
d’arriver  de  Eome  à Madrid,  et  avait  eu  audience  du  Roi  le  21  juin.  — 
Un  des  députés  du  Hainaut  est  absent,  Eustache  de  la  Salle,  chanoine 
de  Soignies. 


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25 


audict  Hopperus,  lequel  avant  la  response  des  estatz 
adjoustoit  que  sa  May  recommandoit  en  espécial  que  les 
députez  et  ceulx  qui  les  avoient  envoyez,  tiendroient 
la  bone  main  affin  que  la  sainote  foy  catholicque  romaine 
fust  entretenue  et  oonservée.  Sur  quoy  ledict  Wellemaus 
respondist,  ayant  premièrement  communicqué  avecq  tous 
les  députez,  que  les  commis  des  estatz  y assemblez 
remerchioient  sa  Maté  de  la  response  qu'il  leur  avait 
doné,  et  de  la  bonne  dépesche,  ensemble  du  soing  et 
sollicitude  qu'elle  portoit  pour  le  bien  du  pays;  dont  et 
de  la  response  de  sa  Maté  ilz  ne  fauldroient  de  faire  bon 
et  loyal  rapport,  et  porteroient  soin  que  sa  Maw  seroit 
servie  et  obéye  comme  appertient,  et  que  la  saincte  foy 
catholicque  seroit  entretenue  et  maintenue.  Surquoy  sa 
Ma^  fist  autresfois  réplycquer  et  dire  qu’il  recommandoit 
aultrefois  la  saincte  foy  catholicque,  enehargeant  à ce 
les  députez  et  aussy  adjoustant  qu'elle  donneroit  tel 
ordre  à ses  affaires,  qu'elle  polroit  venir  veoir  et  visiter 
ses  pays  de  pardelà,  comme  ses  prédécesseurs  avoient 
faict  (1). 

Vendredy  27  de  juing  1572.  Ainsy  que  Monsr  le 
président  Hopperus  mandist  aux  députez  de  Flandres 
que  deux  ou  trois  d'eux  vinsent  parler  à luypour  l'après- 
disner,  y ail  ans  tous,  leur  dist  qu'il  n'estoit  besoing  qu'ilz 
y fussent  venuz,  et  que  c'estoit  seullement  pour  leur 
signifier  que  le  soir,  environ  les  dix  heures,  sa  Maw 
dépeschoit  ung  courier  vers  Flandres,  si  d'adventure  ifo 
vouloient  escripvre  quelque  chose  et  advertir  cenlx  qui 


(*)  Snr  cette  séance  comparez  an  rapport  des  députés  de  Flandre 
celai  que  le  Boi  envoya  ao  doc  d’Albe  le  29  jnin.  (Gàchàbd,  o.  e.  t.  IJ, 
p.  264.) 


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26 


les  ont  député  icy,  de  la  response  de  sa  Ma^.  Surquoy 
estant  respondu  par  lesdictz  députez  qu'ilz  ne  sça voient 
riens  escripre  d'asseuré,  sans  avoir  la  response  par  escript, 
fust  diet  par  ledict  Hopperus  que,  estans  les  escripts  tous 
prestz,  endedens  ung  jour  ou  deux  on  les  livreroit  à 
chascun,  signez  par  sa  Maté,  et  qu'ilz  pouroient  tousiours 
bien  escripvre  que  sa  Mw  avoit  ordonné  que  on  ne 
prooéderoit  oultre  aveo  l'exécution  du  x®  et  xxe  denier  ; 
et  que,  ayant  ledict  esoript,  ilz  pouroient  aultresfois 
escripvre  avecq  ung  aultre  courier,  qui  parteroit  dedens 
ung  jour  ou  deux,  le  remectant  toutesfois  à la  discrétion 
desdictz  députez.  Et  comme  lesdictz  députez  venant  en 
propos  dudict  escript,  dont  ilz  eussent  voluntiers  eu 
copie,  disoient  qu'il  leur  sembloit  qu'il  n'estoit  si  ample 
qu'ilz  avoient  espéré,  ni  conforme  à la  Requeste  des 
Membres,  par  laquelle  ilz  supplioient  que  lesdictz  xe  et  xx® 
fussent  entièrement  annichilez,  ledict  Hopperus  respondist 
que,  quant  iceulx  députez  auroient  bien  regardé  et  estu- 
dié  ledict  escript,  qu'ilz  le  trouveroient  plus  substantiel 
et  plus  ample  qu'ilz  ne  pensoient  ; disant  aussy  que  sa 
Mté  avoit  advisé  sur  leur  retour  après  qu'ilz  auroient 
prins  congié  de  luy,  et  qu'il  ne  trouvoit  expédient  qu'ilz 
retournassent  par  la  France,  en  ceste  diversité  du  temps, 
mais  qu'ilz  prinsent  leur  chemin  par  Italie  sur  Genua  ou 
Nice  ; qu'il  lesseroit  addrescher  à Carthagena  quatre 
galères,  et  que  ceulx  qui  vouldroient  prendre  la  poste, 
qu'ilz  pouroient  aller  par  Barcelona,  et  qu'il  leur  donne- 
rait lettres  d'addresche  au  gouverneur  de  Milan  et  au 
duc  de  Savoye  (l).  Entendirent  aussy  lesdictz  députez 

(*)  Comme  il  y aurait  de  l'inconvénient  à ce  que  les  députés  retour- 
nassent par  la  France,  et  que  le  passage  par  la  mer  d’Occident  leur 
serait  incommode,  quatre  galères  destinées  pour  l’Italie  étant  à Cartha* 


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27 


dudict  Hopperus  que  sa  Maté  avoit  receu  certaines 
nouvelles  du  Pays  Bas  : que  le  duc  de  Médina  Cœli  estoit 
arrivé  en  Flandres  et  descendu  à PEscluse  le  xe  de 
ce  mois. 

Lundy  le  dernier  de  juing  sont  allez  Monsr  d’Ouden- 
bourg,  Yan  der  Haeghe,  Pardo  et  de  Aula  doner  le  bon 
jour  audict  Hopperus,  luy  recommandant  P expédition  des 
dessusdictz  escriptz.  Sur  quoy  il  leur  respondist  qu’ilz 
seroient  tous  prestz  pour  ce  soir  et  que  demain  il  déli- 
vreroit  à chascun  des  estatz  le  sien,  pour  le  visiter  et 
examiner  pour  jeudy,  auquel  jour  ilz  polroient  prendre 
congié  de  sa  Ma^  et  partir  vendredy  ou  sabmedy. 

Martis  le  premier  jour  de  juillet,  les  susdictz  députez 
de  Flandres  estantz  mandez  par  Monsr  le  président 
Hopperus  pour  les  neuf  heures  du  devant  disner,  et  y 
comparans  tous  ensemble,  leur  fust  remonstré  par  ledict 
Hopperus  que  sa  Maté  lui  avoit  commandé  de  leur 
délivrer  Pacte  de  la  response  de  sa  Maté,  et  déclairé, 
en  tout  ce  que  par  icelle  sa  Ma16  avoit  esté  faict, 
il  n’avoit  prétendu  ny  prétendoit  aultre  chose  que  le 
bien  du  pays  et  la  conservation  de  la  saincte  foy 
catholycque,  sans  respecter  son  intérest,  se  confiant  que 
ses  subiectz  considérantz  sa  bénignité  et  l’affection  qu’il 
porte  au  pays,  ne  fauldroient  de  leur  costé  de  luy  faire 
toute  assistence  requise  pour  Pentretenement  de  Pestât 
dudict  pays,  comme  ilz  ont  faict  jusques  à présent.  Et 
comme  il  y a plusieurs  qui  pouroient  entendre  les  choses 

gène,  le  Boi  a donné  des  ordres  pour  qu'ils  puissent  s'y  embarquer  : ce 
dont  ils  ont  témoigné  beaucoup  de  reconnaissance  (Gachard,  o.  c.  p.  265). 
Déjà  Morillon  écrivait  à Granvelle,  le  2L  avril,  que  le  mieux  serait  de 
faire  retourner  leB  députés  par  Barcelone,  Gênes,  la  Savoie  et  la  Bour* 
gogne  (Pïot,  o.  e.  p.  189). 


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aultremeni,  sa  Mw  se  confie  que  ferez  bon  rapport.  Et 
quant  à ce  que  Pacte  ne  contient  expresse  abolition 
dudict  x®  et  xxe,  qu’on  ne  trouvait  convenable  pour 
Pauthorité  de  sa  Maté  d’user  de  telz  termes  préciz,  mais 
que  Pintention  d’icelle  estoit  entièrement  qu’on  ne  procé- 
deroit  point  à l’exécution  d’iceulx.  Et  venant  à parler  de 
la  communication  dont  est  faicte  mention  par*ledict  acte, 
disoit  que  les  estatz  polroient  dénommer  jusques  à dix 
ou  douze  persones  ; desquelz  sa  Maté  pourroit  députer  de 
sa  part,  pour  icelle  communication,  telz  et  en  tel  nombre 
que  bon  luy  sembleroit  ; et  que,  si  en  ladicte  communi- 
cation survenoit  quelque  difficulté,  à cause  que  le  Gou- 
verneur n’a  puissance  absolute,  que  les  estatz  luy  en 
polroient  faire  l’advertence  et  tenir  bone  correspondence 
avecq  luy,  et  que  luy,  qui  estoit  tousiours  prez  de  sa  Mté, 
en  toutes  choses  mectroit  le  bien;  avecq  ce,  délivrant  ès 
mains  de  MonsT  d’Oudenburg  ledict  acte  en  parchemin, 
signé  Philippe,  paraphé  H.  v1.  et  plus  bas  signé  Dannen- 
tieres,  et  plus  bas  “ Pour  ceulx  de  Flandres.  ” 

Mercurij  ijcn  julij,  alzoo  de  ghedeputeerde  van  den 
vier  Leden  van  Vlaendren  overzien  hadden  de  acte  van 
den  andwoorde  van  zijne  Ml.  ghepresenteert  de  generale 
ghedeputeerde  van  den  vier  Leden  bijzondere  examine- 
rende  de  zelve  acte,  ghevonden  hadden  diveerssche 
zwaricheden;  ende  de  zelve  met  elcanderen  handelende, 
al  wast  bij  al  dien  dat  hemlieden  wel  dochte  dat  zijne  Ml. 
niet  veranderen  en  zoude  inde  zelve  acte,  hct  heeft 
nochtans  hemlieden  goet  ghedocht  de  zelve  te  proponeren 
den  voorn.  president  Hopperus,  omme  te  tooghene  het 
debvoir  by  hemlieden  ghedaen.  Ende  alvooren  alzoo  zij 
de  voorn.  Hopperus  zeijde  dat  zij  niet  gheauthoriseert  en 


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29 


waeren  omme  de  voors.  acte  te  debaterene  ofte  accep- 
terez nochtans  om  dat  int  beghinsel  van  den  zelve  acte 
stonden  zeker  woorden:  Remectans  etc . jusques  au  der- 
nier denier  et  goûte  de  leur  sang  (1)J  by  de  welcke 
scheen  dat  de  voors.  vier  Leden  hemlieden  geheel  ghe- 
submitteert  zouden  bebben  ende  zulcke  presentatie 
gedaen,  daer  nochtans  danof  noch  int  ghescrifte  nochte 
int  mondelinghe  vertooch  gheen  mentie  ghemaect  en  was, 
hoewel  de  affectie  van  die  van  Vlaendren  totten  dienste 
van  zijne  M*.  ende  donderdanicheijt  die  zij  hem  begheer- 
den  te  betooghene,  niet  minder  en  was,  dochte  de  voorn. 
ghedeputeerde  dat  men,  thuerlieder  ontlastinghe,  als  zulcx 
niet  vertoocht  hebbende,  wel  hadde  moghen  de  voorn. 
clausule  achter  laten  ; zulcx  als  gheschiet  hadde,  indien 
men  eenighe  particulière  acte  ghegheven  hadde.  And- 
woorde  de  voorn.  Hopperus  dat  alzoo  zijne  M*.  delibere- 
rende  omme  andwoorde  te  gheven,  ghedisputeert  wierd 
of  de  zelve  generael  zijn  zoude  of  particulier,  men  ghere- 
solveert  hadde  ende  beter  ghevonden  de  zelve  te  gheven 
int  generale,  nemende  de  premissen  uut  deen  ende 
dandere  van  de  Remonstrantien;  ende  want  zommighe  van 
den  anderen  staten  znlcke  presentatie  ghedaen  hadden, 
was  tzelve  alzoo  gheinsereert,  ende  niet  omme  dandere 
te  verbijndene.  Commende  oick  te  zegghene,  que  sa  Md u 


(’)  On  lit  dans  la  réponse  du  Roi  : lesEstats...  remectanfc  neantmoings 
le  tout,  comme  bons  et  loyaulx  Vassaulx,  à la  bonne  volonté  et  ordon- 
nance de  sa  Majesté,  et  se  monstrantz  promptz  et  prestz,  ponr  y satis- 
faire, et  d'employer  aa  service  d’icelle,  corps  et  biens,  jusqu’au  dernier 
denier  et  goutte  de  leur  sang  (Hoynck  van  Papendrecht,  Anal.  Belg. 
t.  I,  p.  334).  — Lettre  d’Hopperus  au  Roi,  17  juin  1572  : “ Lesdictz 
députez  ont  tousionrs  en  bouche  qne  lesdictz  pays  désirent  servir  à 
Vostre  Majesté  avec  la  dernière  maille  de  leur  bien  et  dernière  goutte  dç 
leorsang.  ” (Piot,  o.  c.  p.  631.) 


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30 


auroit  à députer  persones  0),  wierd  ghevraecht  of  de 
zelve  commissarissen  zouden  eenighe  authoriteijt  hebben 
om  te  concluderen  of  decideren.  Zeijde  dat  neen,  maer 
présent  zijo,  ende  dat  men  met  hemlieden  zoude  mogben 
adviseren.  Aengaende  van  te  adviserene  up  den  xen  ende 
xxtn  pen.  of  andere  generale  middelen,  daarbij  dat 
schijnct  dat  zijne  M*.  noch  persisteren  wilt  bij  den  zelven 
xcn  pen.,  bij  den  welcken  de  ghemeenten  vreese  bebbende 
dat  men  de  zelve  middele  naermaels  zoude  mueghen  erne- 
men,  niet  zoo  vrijelijck  ende  openelijck  en  zullen  durfven 
advijseren,  zeijde  dat  stont  in  de  wille  van  den  staten 
omme  zulcx  te  proponeren  als  zij  goet  vijnden  zouden, 
ende  dat  de  M*.  niet  en  verstont  de  zelve  middele  te 
ghebruuckene,  ten  ware  dat  de  staten  den  zelven  goet 
vonden  ende  zelve  amplecteerden  ; ende  indien  de  zelve 
staten,  advijserende  up  de  generale  middelen,  niet  en 
consten  accorderen,  dat  zij  zijne  M*.  mochten  dieuen  bij 
particulière  middelen,  te  wetene  elck  bij  zijne  quote 
particulierelijck  up  te  brijnghen.  Ende  alzoo  ghevraecht 
wierdt  of  eenighe  van  de  staten  niet  en  accorderen 
eenighe  middelen  ofte  somme  tôt  twee  millioenen  eude 
den  tweeden  hondersten  pen.,  zijne  M1.  verstont  voorts 
te  procederene  met  den  xen  ende  xxeu  pen.,  zeijde  dat 
dierghelijcke  zwaricheden  ghetracteert  zouden  werden 
wesende  inde  communicatie,  ende  ooc  dat  zommighe 
van  den  staten  hier  wesende  hadden  ghepresenteert  tcourt 
van  den  ghuenen  die  niet  en  zouden  connen  furuieren 


(l)  On  lit  dans  la  lettre  royale  : Sa  Majesté...  a eu  et  a pour  agréable 
que  avecq  les  personnes  et  Comissaires,  qne  de  sa  part  seront  nommez, 
se  joignent  les  Députez  desdits  Estats,  et  des  aultres  ausquels  ceste 
matière  concerne,  pour  traicter  et  communicquer  sur  ledit  moyen  et 
aultres  generaulx  et  particuliers  (Analecta  Belg .,  t.  I,  p.  335). 


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31 


huerlieder  quote,  ghelijck  die  van  Brabant  altijts  susti- 
neerden  dat  zij  huerlieder  quote  niet  en  cunnen  furnie- 
ren,  nemaer  altijts  zochten  de  generale  middelen.  Ende 
voorfcs  ghevraecht  zijnde  of  midts  den  Herfcoghe  nu 
gheadverfceert  was  vander  intentie  ende  andwoorde  van 
zijne  M\,  hij  de  staten  convoceren  zoude  ende  procederen 
in  de  communiçatie,  ende  heesschen  somme  ofte  obliga- 
tion, zeijde  dat  neen,  nemaer  dat  hij  verbeijden  zoude  de 
compste  van  den  ghedeputeerde  hier  wesende.  Noch  ghe- 
yraechtup  de  somme  die  men  zijne  M*.  accord eren  zoude, 
ende  ooc  den  tijt  omme  tzelve  niet  eeuwelijck  te  makene, 
zeijde  dat  men  al  tzelve  handelen  zoude  inde  commu- 
nicatie,  ende  dat  de  staten  zouden  mueghen  aîlesins 
conditioneren  zoo  up  de  somme  als  up  den  tijt.  Aengaende 
of  die  van  Geldren,  Vrijeslant  ende  andere  zijn  zouden 
inde  communicatie,  zeijde  dat  men  verstont  alleene  de 
ghuene  die  ghecontribueert  hebben  in  de  twee  millioenen, 
ende  die  pleghen  met  elckanderen  te  contribueren.  Aen- 
gaende wat  men  verstont  met  armée  formele  (1),  zeijde 
dat  men  tzelve  disputeren  zoude,  niet  verstaende  dat  de 
surprinsen  van  de  stedèn  ende  tghuene  tôt  noch  toe 
geschiet,  zoude  te  verstaen  zijn  voor  armée  formele  ; 
sluutende  aile  zijn  andwoorden  dat  zoo  wanneer  zij,  in 
eenighe  zaken,  zwarichede  vijnden  zouden,  dat  men 
zoude  corresponde» tie  bij  brieven  met  hem  Hopperus 
houdfen,  ende  zoude  in  als  goet  debvoir  doen. 


(l)  Nous  ne  trouvons  pas  l’expression  armée  formelle  dans  la  réponse 
du  Roi.  Il  y a seulement  qne  les  États  doivent  fournir  “ l’impôt  du 
centiesme  en  cas  d’invasion  (selen  qne  ja  a esté  promi  et  consenty).  ” — 
Hopperus  écrivant  au  Roi  le  17  juin  emploie  le  terme  de  camp  formé: 
“ oultre  l’obligation  qu’il  y a désià  d’ung  aultre  centiesme  eu  cas  d’inva- 
sion avec  camp  formé ...”  (Piot,  Ouvr.  c.  p.  631.) 


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32 


Le  vij  july  1572. 

Sire,  Les  députez  des  quatre  Membres  de  vostre  pays 
et  conté  de  Flandres  ayantz  veu  l'escript  de  la  response 
de  vostre  Ma^  sur  la  Remonstrance  desdictz  Membres, 
remerchient  très  humblement  vostre  May  premièrement 
de  ce  qu'il  a pieu  à icelle,  selon  sa  singulière  clémence 
et  bénignité,  patiemment  entendre  et  ouyr  ce  que  de 
la  part  desdictz  Membres  luy  a esté  remonstré,  ensemble 
de  la  briefve  expédition  et  dépesche,  enaprès  de  la 
bone  affection  que  vostre  Maté  a tousiours  monstré  et 
monstre  journelement  audict  pays,  et  du  soing  et  solli- 
citude que  icelle  prend  journelement  pour  le  repos,  paix 
et  tranquillité  d'icelluy,  avecq  la  conservation  et  entretè- 
nement  de  la  religion  cathoücque;  dont  lesdictz  députez 
ne  fauldront  faire  bon  rapport  à ceulx  qui  les  ont  icy 
envoyé,  et  tiendront  en  leur  endroict  la  main  tant  à la 
conservation  de  la  dicte  religion  que  le  service  de  vostre 
Maté  et  le  repos  dudict  pays;  supplians  très  humblement 
qu'il  plaise  à vostre  Maté  d'avoir  ceste  opinion  de  ceulx 
de  Flandres  qu'ilz  ne  désirent  riens  plus  que  demeurer 
tousiours  et  continuer  au  service  et  en  l'obéyssance  de 
vostre  Maté,  leur  prince  et  Sr  naturel,  comme  bons  et 
loyaulx  subiectz,  et  assister  icelle  en  tous  sas  nécessitez 
selon  leur  possibilité,  s'asseurant  que  vostre  Ma^  aura 
lesdictz  pays  réciproquement  en  favorable  recommen- 
dation. Et  avecq  ce,  lesdictz  députez  prenant  congié 
de  vostre  Maté  prient  qu'il  plaise  à Dieu  tout  puissant 
conserver  ung  tel  si  bénin  et  honoré  prince  pour  longues 
années,  luy  donant  l'accomplissement  de  ses  haultes 
et  vertueuses  emprinses,  et  à ceulx  de  Flandres  l'heur 
et  foelicité  de  pouvoir  bien  tost  joyr  de  sa  présence. 


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33 


Surquoy  le  Roy  fist  respondre  par  Hopperüs  qu'il  âvoit 
pour  aggréable  le  remerchiement  des  députez,  et  qu'il 
se  confioit  entièrement  que  eulx  et  leurs  principaulx 
tiendroient  la  main  à ce  qu'ilz  avoient  récité,  les  enchar- 
geant  trèsacertes  de  ainsy  le  faire  tant  alendroict  l'obser- 
vance de  Tanchienne  religion  catholycque  romaine,  que 
le  repos,  paix  et  tranquillité  du  pays. 

Madame  (1),  Comme  les  quatre  Membres  du  pays  et 
conté  de  Flandres  ont  envoyé  vers  le  Roy,  nostre  Sire, 
leurs  députez  pour  aulcuns  urgens  affaires  et  négoces 
du  pays,  dont  il  a pieu  à sa  Ma1*5,  selon  sa  royale  ét 
naturele  clémence,  leur  faire  briefve  expédition  et  leur 
doner  congié  pour  retourner  pardelà,  iceulx  députez 
n'ayantz  jusques  orez  eu  Inopportunité  pour  se  présenter 
à vostre  Ma1*5  Réginale,  se  retrennent  présentement  vers 
icelle,  pour  en  toutte  révérence  luy  baiser  les  mains  de 
congratuler  à voz  Ma1*58  le  grand  bénéfice  qu'il  a pieu 
à nostre  Seigr  faire  à icelles,  pour  le  premier  fruict  de  la 
bénédiction  du  mariage,  les  douer  d'ung  filz,  dont  ceux 
de  FJandres  ont  grandement  esté  réjouyz  ; supplians 
lesdictz  députez  Dieu  le  Créateur  qu’il  le  veulle  faire 
croistre  en  toutes  vertus  royalles,  et  pryans  à vous, 
Madame,  que  le  plaisir  de  vostre  Maté  soit,  selon  sa 
singulière  et  naturele  bénignité,  d’avoir  ledict  pays  de 
Flandres  tousiours  en  favorable  recommendation. 


(’)  Anne-Marie  d’Autriche,  fille  aînée  de  l’empereur  Maximilien  II, 
quatrième  femme  de  Philippe  II.  Leur  mariage  fut  célébré  à Madrid,  le 
12  novembre  1570.  Elle  avait  alors  21  ans.  Elle  mit  au  monde,  le 
4 décembre  1571,  don  Ferdinand,  qui  mourut  le  9 juillet  1574.  Ses  autres 
enfants  moururent  aussi  en  bas  âge  ; un  seul  survécut,  Philippe  IV,  né 
le  14  avril  15Ÿ8.  La  reine  décéda  en  1580. 

3 


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Surquoy  la  Reyne  par  Hopperus  fisfc  respondre  qu’elle 
remerchioit  les  députez  de  leur  congratulation,  et  qu’elle 
ne  lairoit  de  tousiours  avoir  en  favorable  recommendation 
ledict  pays  de  Flandres. 

Den  xen  van  julius  1572,  hebben  de  ghedeputeerde,  voor 
huerlieden  vertrecken,  gheweest  salueren  mijn  heere  de 
Cardinael  van  Siguença  f1)  en  de  den  socre  taris  Sayas  (2), 
oirlof  an  hemlieden  nemende  ende  biddende  dat  zij  bet 
lant  van  Ylaendren  zouden  willen  houden  over  ghere- 
commandeert.  Daerup  deen  ende  dander  makende  dis- 
cours van  de  goede  affectie  die  de  Coninck  draghende 
was  totten  zelven  lande,  beloofden  van  huerlieden  weghe 
aile  jonste  ende  faveur  inde  affectie  van  dien  te  bewijsene. 

Den  xjen  van  julius,  hebben  de  zelve  ghedeputeerde 
insghelijcx  oirlof  gheweest  nemen  aen  mijn  heere  de 
president  Hopperus,  hem  bedanckende  van  zij  ne  addre- 
sche  ende  de  goede  affectie  die  hij  betoocht  hadde  den 
lande  te  draghene,  biddende  dat  hem  zoude  believen 
daerin  te  continuerene  ende  tzelve  lant  altijts  te  houdene 
over  gherecommandeert.  Daertoe  hij  beloofd  insghelijcx 
te  verstaene. 


La  mission  des  députés  flamands  était  terminée. 
Dès  lors  ils  ne  songèrent  plus  qu’à  faire  leurs  pré- 
paratifs de  départ.  Le  seigneur  Jean  Pardo  paraît 


(1)  Diego  Spinosa,  espagnol,  président  du  conseil  de  Castille  et  évêque 
de  Signença,  prêtre  cardinal  de  Saint-Étienne  in  Cœlio  Monte,  de  la 
seconde  promotion  en  mars  1568.  Il  faisait  partie  du  conseil  d’État  et 
mourut  le  5 septembre  1572. 

(2)  Gabriel  de  Çayas,  secrétaire  de  Philippe  II. 


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avoir  pris  la  voie  de  terre  et  être  revenu  par  la 
poste;  sans  doute  afin  d’annoncer  plus  vite,  selon 
le  désir  du  Roi,  les  concessions  qu’on  avait  obte- 
nues. Pardo  en  effet  est  le  premier  dont  Yiglius 
signale  le  retour,  dans  une  lettre  à Hopperus 
datée  de  Bruxelles  le  10  novembre  (').  Les  autres 
députés  s’embarquèrent  sur  une  galère  royale,  qui 
les  transporta  à Gênes.  Là,  munis  des  lettres  que 
Jean  Pardo  leur  avait  données  sur  des  banquiers 
de  la  localité,  ils  prirent  des  fonds  pour  continuer 
leur  voyage.  Nous  n’avons  aucune  indication  rela- 
tivement à la  route  qu’ils  ont  suivie.  Yiglius 
annonce  à Hopperus  leur  arrivée  en  Flandre  neuf 
jours  après  avoir  annoncé  celle  de  Pardo  (a).  Ses 
informations  paraissent  tardives:  le  compte  de 
Gaspard  de  Bovincourt  indique  clairement,  ce 
semble,  qu’ils  étaient  rentrés  chez  eux  vers  le 
milieu  d’octobre.  Le  pensionnaire  d’Ypres  seul  ne 
revint,  d’après  son  compte,  que  le  23  novembre. 

A la  nouvelle  de  leur  retour,  trois  échevins 
d’Oudenbourg  accoururent  à Bruges  pour  appren- 
dre de  Gaspard  de  Bovincourt  le  résultat  de  son 
voyage.  Puis  lorsqu’il  rentra  dans  son  abbaye, 
les  magistrats  lui  firent  fête,  au  nom  de  la  ville, 
et  lui  offrirent  un  tonneau  de  vin  coûtant  30 


(1)  Deputati , qui  apud  vos  fuerunt,  nondum  rediere , praeter  Bru • 
gensem  Senatorem  et  Decanum  Atrebatensem  (Nicolas  Lengaigne), 
sed  antequamreliqui  advenerint,  frustra  eorum  relationem  exposcemus . 
Hoynck  van  Papendrecht,  Anal  Belgica , t.  I,  p.  711. 

(2)  Legatorum  qui  in  Hispania  fuere  aliquot  rediere , Abbas  vide - 
licet  SancU  Gisleni  ac  Oudenburgensi s,  Pensionariique  Flandriae , 
sed  caeteri  adhuc  expectantur.  Ibid.  p.  715.  Lettre  datée  de  Bruxelles, 
19  nov.  1572. 


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36 


livres  (*).  Il  est  à supposer  que  les  autres  députés 
furent  également  bien  reçus.  Les  hautes  fonctions 
auxquelles  plusieurs  d’entre  eux  ont  été  élevés 
dans  la  suite,  ou  les  emplois  honorables  qu’ils 
continuèrent  à remplir,  montrent  assez  qu’ils 
avaient  bien  mérité  de  la  patrie,  au  jugement  de 
leurs  concitoyens. 

Nous  passons  maintenant  aux  déclarations  de 
recette  et  de  dépense  présentées  par  les  députés 
aux  quatre  Membres  de  Flandre.  Ces  comptes 
rédigés  les  uns  en  français,  les  autres  en  flamand, 
se  trouvent  tous  sur  des  feuilles  distinctes  et  sont 
d’écritures  différentes.  Jean  de  la  Thieuloye  accom- 
pagne le  sien  d’une  requête,  à l’effet  d’obtenir  une 
indemnité  d’environ  deux  cents  florins,  en  compen- 
sation des  pertes  qu’une  longue  absence  de  sa  cure 
lui  a occasionnées. 

Les  recettes  et  les  dépenses  ne  sont  pas  calculées 
par  tous  de  la  même  manière:  Jean  Pardo  et 
François  Yan  der  Haeghe  ramènent  tout  à la  livre 
de  gros  ou  livre  de  Flandre;  les  quatre  autres 
prennent  pour  unité  la  livre  de  quarante  gros, 
d’une  valeur  six  fois  moindre  que  la  précédente. 


(*)  Histoire  cTOudenbourg,  t.  I,  p.  293.  Gaspard  de  Bovincourt 
reprit  aussitôt  son  train  de  vie  et  ses  travaux  habituels.  Son  traité 
de  la  Prédestination  se  termine  par  les  vers  suivants,  dont 
on  remarquera  la  date  (Ibid.  p.  450)  : 

Au  cabinet  d’Oudenbourg  bien  estroit 
En  cet  an  mil  cincq  cent  septante  trois 
Ce  discours  (lors  que  febvrier  en  fin  court) 

Faisoit  Vàhbê  JàspaRt  de  Bovincourt. 


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37 

Comptes  présentés  par  les  Députés. 

I. 

Estât  de  Vàbbé  d’Âudenburg  au  voiage  d’Espaigne  tant 
des  deniers  par  luy  receuz  de  la  part  des  quatre  Membres 
de  Flandres , que  de  mises  et  despens  sur  ce  faictz , le  tout 
en  monoye  de  xl  gr . chascun  livre . 

PREMIERS. 

Ledict  abbé  a reeeu  de  Mre.  Josse  de  Yedeghem,  son 
recepveur,  à son  partement  pour  ledict  voyage,  la  somme 
de  vjc.  ïb.  p. 

Item  a reeeu  du  Sr.  Jehan  Pardo  dix  ducatz  pistoletz, 
de  xx  ÏÏ5.  p. 

Item  encoires  dudict  cent  demy  réaux  d'or,  de  xxxvj  s. 
chascun,  faisantz  c.  iiijxx  H>. 

Item  encoires  dudict  reeeu  le  nombre  de  xvj*.  huict 
cens  trente  quatre  réaux,  de  vij  gr.  chascun,  faisants 

ijm.  ixc.  xlv  Ib.  xix  s. 

Item,  en  la  ville  de  Grenua,  reeeu  de  ceulx  de  la  maison 
et  compaignie  de  Paul...  (*)  quinze  cens  ducatz  pistoletz, 
faisantz  iijm.  Ib. 

Sa  de  la  recepte  vjm.  vijc.  xlv  Ib.  xix  s.  p. 

Allencontre  de  laquelle  somme,  sont  esté  faictes  les 
mises  qui  s'ensuyvent. 

PREMIERS. 

Délivré  à Mre.  Jehan  de  la  Thieuloye,  prebstre  et  curé 
de  Sfc.  Jacques  en  Douay,  pour  furnir  à ses  provisions  pour 
se  joindre  audict  voyage,  le  nombre  de  iiijxx,  demy  réaux 
d'or,  de  xxxvj  s.  chascun,  faisantz  c.  xliiij  Ib. 

(!)  Paul  de  Griinaldo.  Voir  le  compte  de  Jean  Pardo. 


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38 


Item  payé  pour  ung  cheval,  pour  la  monture  dudict  de 
la  Thieuloye,  xxxvij  escuz,  comprins  ung  escu  donné  au 
coultier,  faisantz  lxxiiij  Ib. 

Item  encoires  délivré  audict,  pour  furnir  aux  mises  et 
despens  de  bouche,  depuis  le  xij  de  juillet  1572  jusques 
au  xvij  d’octobre  ensuyvant,  ijra.  iijc.  lxviij  Ib.  xviij  s. 

Item  encoires  délivré  audict,  en  la  ville  de  Genua,  cent 
lxvij  ducatz  pistoletz,  faisantz  iijc.  xxxiiij  Ib. 

Item  délivré  illecq  au  pensionaire  de  Gand,  Mre.  Fran- 
çois Van  der  Haeghe,  cent  ducatz  semblables  de  ijc.  Ib. 

Item  au  pensionaire  d’ Ypre,  Mre.  Guillaume  Keignaert, 
délivré  illecq  cent  et  vingt  cincq  ducatz  de  ijc.  1 Ib.  p. 

Item  au  pensionaire  du  pays  et  terroir  du  Francq, 
Mre.  Leurens  de  Aula,  délivré  illecq  aultres  cent  ducatz 

ijc.  Ib.  p. 

Et  ledict  abbé  a despendu,  tant  depuis  sa  maison 
jusques  à son  département  de  Paris,  depuis  le  xij  d’avril 
jusques  au  cincquiesme  de  may,  accompaigné  dudict  de 
la  Thieuloye  et  de  son  train,  et  depuis  ledict  Genua 
jusques  en  sa  maison,  que  par  ledict  voyaige,  change  et 
vente  de  chevaulx  etc.  sans  toucher  à ce  qu’il  polroit 
avoir  frayé  à ses  particuliers  affaires,  la  somme  de 

jm.  vc.  xxxiiij  Ib. 

Sa.  tol®.  desd.  mises  porte  à 

vm.  iiijc.  iiij  Ib.  xviij  s.  (1). 

Et  la  recepte  porte  vjm.  vijc.  xlv  H>.  xix  s. 

Partant  doibt  la  somme,  tant  en  deniers  que  baghues  (2) 
par  lui  achetez  et  en  despens  faietz  pour  ses  particuliers 
affaires,  la  somme  de  jm.  vjc.  xij  Ib.  j s. 


(*)  Erreur  de  copie*  Lisez  5104  livres  18  sons. 

(8)  Baghues , paquets,  bagages,  tout  ce  qu’on  peut  porter. 


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39 

Sur  laquelle  somme  il  doibt  à sou  recepveur  les 
susdictes  vjc.  Ib. 

Et  pour  deux  cbevaulx  grisons  et  un  du  poil  de  castaine, 
qui  jà  longtemps  estoient  audict  abbé,  et  lesquelz  sont 
esté  venduz  et  l'argent  dispensé  audict  voyage,  sont  deuz 
audict  abbé,  pour  l'estime  desd.  cbevaulx,  iiijc.  Ib.  p. 

Partant  debvroit  ledict  abbé  encoires  vjc  xlj  Ib.  j s. 

Et  au  regard  des  six  cents  livrez  que  sondict  recepveur 
auroit  receu  en  son  nom  et  absence  de  mesdictz  Srs.,  ledict 
recepveur  luy  a porté  en  mises  en  ses  comptes,  pour  toutes 
préparations  par  luy  faictes  pour  ledict  voyage,  comprins 
l'achapt  de  deux  cbevaulx  l'ung  rouen,  acbapté  à Gand, 
et  ung  grison,  acbapté  du  Sr.  de  Provene,  la  somme  de 
iiijxx.  xviij  Ib.  xvij  s.  et  xij  d.  faisantz,  à la  monnoye 
susdicte,  vc.  iiijxx.  xiij  Ib.  ij  s.  iij  d. 

Parquoy  ledict  abbé  debvroit  de  ceste  somme 

vj  Ib.  xvij  s.  ix  d. 

Partant  debvroit  ensemble  la  somme  de 

vjc.  xlvij  Ib.  xviij  s.  ix  d. 

Sur  laquelle  somme  il  plaira  à Mess”,  considérer  qu'il 
s’est  résolu  doner  à sondict  recepveur,  en  mercède  et 
recognoissance  de  ses  vacations  et  services  qu'il  a faict 
aux  affaires  de  sa  maison  oultre  ses  services  ordinaires, 
la  somme  de  c.  Ib.  p. 

Et  il  a délivré  au  susdict  de  la  Thieuloye,  pour  son 
voyaige  et  retour  de  Bruges  à Douay,  xvj  Ib. 

Et  de  plus  ledict  abbé  donne  certification  que  ledict 
Sr.  Pardo  a desboursé  et  payé  pour  ses  vestemens,  en  la 
ville  de  Burgos,  la  somme  de  sept  cens  quatre  vingtz 
quatre  réaulx,  faisantz  c»  xxxvij  Ib  iiij  s* 


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De  laquelle  somme  il  ne  faict  mention  par  ce  rensei- 
gnement, pour  non  avoir  passé  par  ses  mains,  mais  ceste 
certification  doibt  seullement  servir  pour  la  décharge 
dudict  Pardo. 

Et  encoires  ledict  abbé  donne  advertence  à mesdictz 
S”,  les  quatre  Membres,  que  de  la  Thieuloye,  entre  ses 
mises  depuis  Grenua  jusques  en  Bruges,  couche  Fachapt  de 
deux  chevaulx,  qui  ont  cousté  ensemble  trente  sept  escuz, 
faisant  lxxiiij  îb.,  lesquelz  deux  chevaulx  ledict  abbé  rend 
à mesdictz  Srs.  les  quatre  Membres,  pour  en  faire  leur  bon 
plaisir. 

II. 

Briefve  déclaration  des  recettes  et  mises  f aides  par  maistre 

Jehan  de  la  Thieuloye , prebstre,  pour  les  despens  de 

Messrs.  les  députez  de  Flandres  au  voyaige  d’Espaigne, 

le  tout  reduict  à monoye  de  xl  gr . 

PREMIERS. 

Receu  à plusieurs  fois  de  Monsr.  Pardo,  en  tout  la 
somme  de  trois  mil  six  cens  soixante  trois  livres  dix  sept 
solz,  partant  icy  en  recepte  ladicte  somme  de 

iijm.  vjc.  lxiij  B),  xvij  s. 

Item  receu  de  Révérend  père  en  Dieu  Monsr.  F abbé 
d'Audenbourg,  à plusieurs  fois,  la  somme  de  deux  mil 
six  cens  quatre  vingtz  neuf  livres  quatorze  solz,  partant 
icy  en  recepte  ladicte  somme  de  ijm.  vjc.  iijxx.  ix  Ib.  xiiij  s. 

Somme  totale  desdictes  deux  receptes  est  six  mil 
trois  cens  cincquante  trois  livres  unze  solz. 

Allencontre  desquelles  receptes  les  mises  contenues 
par  le  menu  aux  (l)  et  estans  rendus  par  icelluy  maistre 

P)  Laissé  en  blanc  par  le  copiste. 


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Jehan  de  la  Thieuloye  audict  Sp.  abbé  et  réduites  à 
mesme  monoye,  portant  en  tout  la  somme  de  six  mil  trois 
cens  soixante  et  six  livres  quinze  solz,  partant  icy  en 
tontes  mises  ladicte  somme  de  vjm.  iijc.  lxvj  îb.  xv  s. 

Et  la  recepte  est  de  vjm.  iijc.  liij  Ib.  xj  s. 

Par  ainsy  est  deu  audict  compteur  la  somme  de  treize 
livres  quatre  solz,  quy  luy  ont  esté  satisfaictz  par  ledict 
Sr.  abbé.  Et  ce  sans  touchier  aux  despens  dudict  de  la 
Thieuloye  depuis  Bruges  jusques  à Douay,  pour  son  retour. 


Esquelles  mises  sont  comprins  les  dons  que  l’on  a faict 
aux  personnes  que  sensuy  vent. 

A scavoir  : 

A Madame  la  Présidente,  la  somme  de  jm.  Ib. 

Au  secrétaire  Denentieres  c.  Jxxv  Ib. 

Aux  huissiers  du  Boy  xxvj  Ib.  v s. 

Aux  huissieurs  du  Président  xxvj  Ib.  v s. 

Au  cuisinier  dudict  Président,  pour  ung  chaîne  d’or 
avecq  les  armes  de  Flandres,  xviij  H).  xj  s. 

Au  fol  du  Roy  xxxv  Ib. 

Au  patron  de  nostre  galère  xl  IB. 

Aux  officiers  d’icelle  viij  Ib. 

Aux  serviteurs  d’icelle  aussy  viij  Ib. 

Somme  desdictz  dons  mil  trois  cens  trente  six 
livres  xij  deniers  (*). 


Toutes  les  mises  receptes  c y dessus  par  les  mains  de 
Monsr.  Pardo,  sont  sans  touchier  à trois  cens  soixante 
huict  réaulx  d’Espaigne  et  xij  malvedyz,  qui  ont  cousté 
mes  accoustremens,  qui  depuis  ont  esté  revenduz  à fort 
petit  prys  à Gênes. 


(*)  En  additionnant  on  trouve  1337  livres  12  deniers. 


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A Mess M.  les  quatre  Membres  de  Flandres . 

Remonsfcre  humblement  Mre.  Jehan  de  la  Thieuloye, 
prebstre  et  pasteur  de  S1.  Jacques  eh  la  ville  et  université 
de  Douay,  comme  il  ait  esté  par  vous,  mesditz  Sr8.,  évoqué 
et  dénomé  avecq  et  au  nombre  de  mes  honorables  Sre.  voz 
députez  vers  la  Réale  Ma^.  en  Espaigne,  le  xiiije  jour  d’avril 
dernier  passé;  pour  lequel  voyaige  par  luy  accomplir 
selon  vostre  désir  et  pour  faire  service  à la  patrie,  luy 
auroit  convenu  commectre  et  dénommer  à Monsr.  le 
Révérendissime  évesque  d’Arras,  son  prélat,  chapelain 
idoine  pour  deservir  sadicte  cure  durant  son  absence, 
avecq  lequel  il  auroit  accordé  lever  la  pluspart  des  profictz 
et  émolumens  procédez  en  icelle  cure,  parquoy  n’auroit, 
durant  le  temps  de  son  absence,  profficté  peu  ou  rien 
dudict  bénéfice,  mesmes  que  les  xxiiij  rasières  de  bled  de 
cense  annuele,  qui  appertiennent  à icelle  cure,  il  soit 
apparant  n’en  pouoir,  pour  ceste  année,  avoir  proufict, 
attendu  qne  le  donateur  et  fondateur,  par  môtz  exprès, 
les  a donné  à l’usaige  du  curé  propriétaire  lors  qu’il  sera 
résident  sur  le  lieu  et  non  aultrement,  substituant  en  son 
lieu,  au  proufict  et  à la  collection  dudict  bled,  en  cas 
d’absence  du  curé  propriétaire,  la  fabricquè  dudict  S*. 
Jacques;  partant  icelluy  remonstrant  est  en  apparence, 
à raison  des  choses  dictes,  pour  cause  de  son  absence, 
porter  perte  et  dommaige  plus  de  deux  cens  florins.  A 
quoy  il  vous  plaira  avoir  regard.  Si  ferez  bien. 


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XII. 

Relceninghe  ende  bewijs  van  al  tghelt  dat  Jan  Pardo 
ontfaen  ende  ghelicht  heift , in  tvoyage  dat  hij9  in 
compaignie  van  den  Eerweerdighen  vadere  damp  Gaspar 
de  Bovincourt , abt  van  Oudenburgh,  meester  Jan  de  la 
Thicaloye , pasteur  te  Buay , meester  Franchois  Yan  der 
Haghe,  pensionaris  van  Ohendt,  meester  Willem  Keig - 
naert,  pensionaris  van  Ypre , ende  meester  Laureins  de 
Aula,  pensionaris  van  tVrije,  bij  last  van  de  vier 
Ledenvan  Vlaendren , al  te  saemen  ghedaen  hebben  ande 
persoone  van  onsen  gheduchte  heeren  den  Goninck  van 
Spaigne,  wesende  als  doen  in  zijne  stadt  van  Madril, 
in  trijcke  van  Castille , in  de • maendt  van  april  ævc. 
tweentseventich . 

Ende  eerst. 

Ontfaen. 

Den  zevenfehiensten  april,  van  dheer  Jan  Peras,  per 
ordonnantie  van  mijn  heeren  van  tcollegie  van  Brugghe, 
jc.  îb.  grooten  jc.  îb.  gr. 

Den  vierden  meije,  par  een  zijn  cedulle  van  Parijs 
gheaddresseirt  an  Sor.  Adriaen  de  Boodt,  om  betaelt  te 
worden  tAndwerpen  an  Jacques  Coste  Blanche,  de  somme 
van  jc.  vijfenvijftich  ponden  x s.  gr.  jc.  lv  Ib.  x s.  gr. 

Den  18  maij,  par  een  zijn  cedulle  van  Burdeus  ghad- 
dresseirt  an  den  zelven  de  Boodt,  om  betaelt  te  werden 
tAndwerpen  an  Jacques  Coste  Blanche,  de  somme  van 
drientachtentich  ponden  zes  scell.  acht  penninghen 
grooten  lxxxiij  Ib.  vj  s.  viij  gr. 

Den  vijen  junij,  par  een  zijn  cedulle  van  de  stadt  van 
Burgos,  in  Spaigne,  gheaddresseirt  an  Sor  Christoffels 
Pasqueres,  van  600  croonen  van  zes  scell.  gr.  tstick,  om 
betaelt  te  werdene  tAndwerpen  an  Jan  Ortega  de  la 


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44 

Torre  ende  Gregorio  Ruijz  Veramendy,  de  somme  van 
180  ÏÏ>.  gr.  jc.  lxxx  Ib. 

Den  10  junij,  par  een  zijn  cedulle  van  de  zelve  stadt, 
gheaddreschiert  an  den  zelven  Pasquer,  van  305  croonen, 
te  vj  s.  gr.,  te  betalene  tAndwerpen  an  Ferdinando  de 
Foias  Zenallos,  de  somme  van  eenentneghentich  ponden 
x s.  gr.  xcj  îb.  x s.  gr. 

Den  20  junij,  par  een  zijn  cedulle  van  de  zelve  stadt  van 
Burgos,  gheaddresscheirt  an  den  zelven  Pasquer,  van  450 
croonen,  te  vj  s.  gr.  tstick,  te  betaelene  tAndwerpen  an  Jan 
Ortega  de  la  Torre  ende  Gregorio  Ruyz  de  Yeramendy, 
makende  135  Ib.  s.  g.  jc.  xxxv  Ib.  gr. 

De  27  junij,  par  een  zijn  cedulle  van  MadriJ,  ghead- 
dresscheirt an  den  zelven  Pasquier,  van  1011  croonen  te 
vj  s.  gr.  tstick,  te  betaelene  tAndwerpen  an  Hieronimus 
de  Cunnenas,  makende  303  Ib.  6 s.  gr.  iijc.  iij  Ib.  vj  s.  gr. 

Den  8 julij,  par  een  zijn  cedulle  van  de  stadt  van 
Madril,  gheaddresscheirt  an  den  zelven  Pasquer,  van 
1500  croonen  te  vj  s.  gr.  tstick,  te  betaelene  tAndwerpen 
an  Jan  de  Cuniel  de  la  Torre  ende  Alonso  Diez  d'Aguila, 
compt  ter  somme  van  450  Ib.  iiijc.  1 Ib. 

Den  9 julij,  par  een  zijn  cedulle  gheaddresscheirt 
an  den  zelven  Pasquer,  van  1000  croonen  te  vj  s.  gr. 
tstick,  te  betaelene  tAndtwerpen  an  Jan  de  Cuniel  de  la 
Torre  ende  Alonso  Diez  de  Guitar,  compt  ter  somme  van 
300  Ib.  gr.  iijc.  Ib.  gr. 

Den  16  jullij,  par  een  zijn  cedulle  gheaddresscheirt 
an  den  zelven  Pasquer,  van  300  croonen  te  vj  s.  gr.  tstick, 
te  betaelene  tAndwerpen  an  Jan  Ortega  de  la  Torre  ende 
Gregorio  Ruyz  de  Yerramendy,  compt  ter  somme  van 
90  1b.  gr.  xc  Ib.  gr. 

Somme  van  al  desen  ontfanck 

xviijc.  lxxxviij  ib.  xij  s.  viij  gr. 


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45 


Item  den  zelven  Pardo  heift  ghegheven  an  mijn  heere 
den  abt  van  Oudenburgh  briefven  gbeaddresseirt  an 
Jacome  Lercaro,  Paulo  de  Grimaldo  ende  Augustin 
Palamsin  te  Genona,  om  aldaer  hem  ghetelt  te  worden 
tôt  xvc  goude  croonen  in  specie,  zoo  zij  hem  die  ghetelt 
hebben,  ende  daervooren  ghedepeschert  wisselbrieven 
van  1505  croonen  te  lxxxj  g r.  tstick,  an  Jan  Pardo,  te 
betalene  tAndwerpen  an  Babtista  Lommelyn,  bedrae- 
ghende  ter  somme  van  vc.  vij  Ib.  xviij  s.  xj  gr.,  hier 
alleene  par  memorie  m. 

UüTGHEVEN  ENDE  BETALINGHE  JEGHENS  DEN 
VOORGAENDEN  ONTFANCK. 

Jeghens  den  voorgaenden  ontfanck 

Betaelt  in  handen  van  mijn  heere  den  abt  van  Ouden- 
burgh, in  Yranckrijck,  ten  twee  stonden,  247  Ib.  tournois, 
makende  xxxiij  Ib.  vj  s.  iij  gr.  xxxiij  Ib.  vj  s.  iij  gr. 

Item  in  handen  van  meester  Willem  Keingnaert,  te 
Paris,  280  Ib.  tournois,  makende  achtendertich  ponden 
xvij  s.  x gr.  xxxviij  Ib.  xvij  s.  x gr. 

Item  in  handen  van  meester  Jan  de  la  Thieuloye,  te 
thien  diveersche  stonden,  van  tgelt  van  Vranckerijcke, 
1105  1b.  10  s.  tornois,  makende  jc.  liij  Ib.  x s.  x gr. 

jc.  liij  Ib.  x s.  x gr. 

Item  in  handen  van  meester  Franchois  Van  der  Haeghe, 
te  Burdeus,  ghetelt  135  1b.  tournois,  makende 

xviij  1b.  xv  s.  gr. 

Item  in  handen  van  meester  Laureins  de  Aula,  32  îb. 
8 s.  tournois,  makende  iiij  1b.  x s.  gr.  iiij  1b.  x s.  gr. 

Item  ghetelt  in  Spaigne,  in  handen  van  mijn  heere 
den  abt  van  Oudenburgh,  te  zeve  stonden,  17628  realen 
vaü  7 gr.  tstick  ende  twee  grooten,  makende  tsamen 
514  Ib.  3 s.  2 gr.  vc.  xiiij  îb.  iij  â.  ij  gr. 


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46 


Item  ghetelt  in  Spaegne,  in  handen  van  Mer  Jan  de  la 
Thieuloye,  te  fcwaelf  stonden,  16140  realen  te  7 gr.  tatick 
ende  ij  gr.,  makende  470  R).  15  s.  2 gr. 

iiijc.  lxx  ïb.  xv  s.  ij  gr. 

Item  ghetelt  in  Spaigne,  in  handen  van  raeester 
Pranchois  Yan  der  Haeghe,  te  zes  stonden,  2617  realen 
ende  4 gr.  makende  Ixxvj  Rj.  vj  s.  xj  gr. 

Item  ghetelt  in  Hispaignen,  in  hauden  van  meester 
Willem  Keignaert,  te  zes  stonden,  3091  (realen)  van 
vij  gr.  tatick  ende  een  groote,  makende  90  îb.  3 s.  2 gr. 

xc  R).  iij  s.  ij  gr. 

Item  ghetelt  in  Spaignen,  in  hauden  van  meester 
Laureins  de  Aula,  te  zove  stonden,  3387  realen  van  7 gr. 
tatick  ende  zes  grooten,  makende  98  1b.  16  s.  3 gr. 

xcviij  ÏÏ).  xvj  s.  iij  gr. 

Item  bij  zeker  erreur  in  tellen,  tusschen  de  caissiers 
van  den  banquier  te  Madril  ende  dese  rekenaers  dienaers, 
midsgaders  noch  een  Courier  es  bevonden  thienhondert 
reaelen  van  zeve  groote  stick  te  cort  ontfaen  inde 
penultiesme  somme  vanden  ontfanck,  makende  de  somme 
van  xxix  ïô.  iij  s.  iiij  gr.  xxix  1b.  iij  s.  iiij  gr. 

Somme  van  dit  uutgheven 

xvc.  xxix  îb.  vij  s.  xj  grooten. 

Item  de  zelve  Pardo  bevijndt  iu  tparticulier  verteert 
te  hebben,  daerin  begrepen  tverlies  an  vier  peerden,  ende 
te  poste  eerst  wederomme  ghecommen  de  somme  van 
ijc.  xlij  R.  j s.  vj  gr.  ijc.  xlij  îb.  j s.  vj  gr. 

Totalis  somme  van  uutgheven 

xvijc.  lxxj  Ib.  ix  s.  v gr. 

Ende  den  ontfanck  hiervooren  bedraeght 

xviijc.  lxxxviij  Ib.  xij  s.  viij  gr. 

Dus  rest  meer  bij  den  zelven  Pardo  ontfaen  dan 
uutghegheven  de  some  je.  xvij  Ib.  iij  s.  iij  gr. 


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47 

IV\ 


Ontfanck  ende  uutgheven  van  mij  François  Van  der  Haeghe, 
pensionaris  van  der  stede  van  Ghend , ende  een  van  de 
ghedeputeerde  bij  commissie  van  den  vier  Leden  slandts 
van  Vlaendren  gheweest  hebbende  bij  zijne  M\  in  Spaigne, 
omme  te  vercryghene  abolitie  van  den  xtn  ende  xæen  penn. 

Berst  ontfaen,  xxiij  aprilis  1572  naer  paesschen,  uut 
handen  van  mijn  heere  van  Oomberghe,  aldaer  voorsce- 
pene  van  der  voors.  stede  van  Ghend,  de  somme  van 

c.  j ïb.  viij  gr. 

Item  ontfaen,  xviij  meije  1572,  binnen  der  stede  van 
Bordeaux,  midts  dat  de  angeloten  ende  realen  die  ic  te 
Ghend  ontfaen  hadde,  niet  voorder  ganckbaer  en  waeren, 
uuyt  handen  van  dheer  Jan  Pardo,  voorscepene  van  der 
stede  vanBrugghe  ende  een  van  de  voorn.  ghedeputeerde, 
vijftich  pistoletten,  ten  advenant  van  jc.  xxxv  francquen, 
makende  xviij  ïb.  xv  s.  gr. 

Item  noch  ontfaen  van  den  voorn.  Jan  Pardo,  binnen 
der  stede  van  Burgos,  up  Sacraménts  avont  wesende  den 
iiij  juny,  iiijc.  zelvere  realen  van  vij  gr.,  makende  xj  H), 
xiij  s.  iiij  gr.,  dus  hier  xj  ïb.  xiij  s.  iiij  gr. 

Item  noch  ontfaen  van  den  voorn.  Pardo,  binnen  de 
voorn.  stede,  den  xen  der  voors.  maent,  ghelijcke  iiije. 
realen,  bedraghende  ghelijcke  xj  ïb.  xiij  s.  iiij  gr. 

Item  noch  heeft  de  voorn.  Pardo,  binnen  de  voors. 
stede,  verschoten  ende  ghedebourseert,  voor  de  stoffe  van 
mijn  accoustrementen,  vc.  xxiij  realen,  makende  xv  Ïb.  v s. 
iiij  gr.,  dus  hier  voor  memorie 

Noch  ontfaen  van  den  voorn.  Jan  Pardo,  biunen  der 
stede  van  Madrid,  den  xxvij  van  junius,  iiijc.  realen  als 
boven,  bedraghende  xj  ïb.  xiij  s.  iiij  gr. 


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43 


Item  noch  ontfaen  van  den  voorn.  Pardo,  binnen  der 
voor.  stede,  den  viijen  van  julius,  vjc.  realen  van  vij  gr., 
makende  xvij  ÏÏ>.  x s.  gr. 

Item  noch  ontfaen  uut  handen  alsvooren,  binnen  der 
voors.  stede,  den  ix  der  voors.  maent,  xxv  pistoletten  ten 
prijse  van  viij  ib.  xj  s.  vij  gr. 

Item  ontfaen,  binnen  der  stede  van  Genua,  uut  handen 
van  mijn  hoere  den  prelaet  van  Oudenburch,  naer  den 
ganck  aldaer  ten  prijse  van  xxxiij  1b.  vj  s.  viij  gr. 

Somma  van  den  voorn.  onfanck,  boven  de  vc. 
xxiij  realen  en  half  van  den  accoustrementen 
ijc.  xiiij  1b.  iij  s.  xj  gr. 

Jeghens  welcken  voorn.  ontfanck,  bij  mij  pensionaris 
voorn.  uutghegheven  es,  zoo  van  verlies  van  peerden, 
bedraghende  ij  Ib.  xviij  s.  xj  gr.,  als  verteerde  costen  ter 
cause  van  tvoors.  voyage,  volghende  de  particulière 
notitie  ende  rekeninghe  danof  bij  mij  ghehouden,  ende 
dies  ic  bereet  bem  exhibitie  te  doene,  de  somme  van 

c.  j ib.  vij  s.  ij  gr. 

Dus  meer  ontfaen  dan  uutghegheven  de  somme 
van  c.  xij  ib.  xiij  s.  ix  d.  gr.  (*) 


(l)  Il  faut  lire  sans  doute  112  livres  16  s.  9 d.  gr. 


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49 


■v. 

Verclaers  van  aile  de  penninghen  ontfaen  bij  Guillaume 
Kaignaert,  pensionaris  der  stede  van  Ipre,  thulpe  van 
den  voyaige  naer  Spaignen,  zoo  wel  binnen  den  lande 
van  Vlaendren  als  daerbuuten , metgaders  vanden  onco - 
sten  ende  theeringhen  daeruppe  ghedaen , twelcke  hij 
overgheeft  mijnen  heeren  de  ghedeputeerde  vande  vier 
Leden  vanden  lande  ende  graefscepe  van  Vlaendren . 

Ontfaen  van  Jan  van  Dixmude,  commis  van  den  XXe11 
ende  xlen  penn.  in  tquartier  van  Ipre,  par  quictance  de 
somme  van  iiijc.  Ib.  p. 

Item  ontfaen  van  Sr  Jan  Pardo,  binnen  der  stede  van 
Paris,  de  somme  van  hondert  franssche  croonen,  makende 

ijc.  xxxiij  B.  vj  s.  viij  d.  p. 

Item  noch  ontfaen  vanden  voorn.  Sr  Jan  Pardo,  in 
Spaignen,  te  diveersschen  stonden,  de  somme  van  iijm. 
iiijxx.  xj  realen  van  vij  gr.  tstick  ende  een  gr.,  daerinne 
begrepen  znlcx  als  de  voorn.  Pardo  voor  mij  verschoten 
heeft,  ter  cause  vande  cleederen  ghemaect  te  Burgos  in 
Castillien,  bedraghende  in  Ib.  s.  ende  d.  p.  ter  somme 
van  vc.  xl  Ib.  xix  s.  p. 

Item  noeb  ontfaen,  binnen  der  stede  van  Genoa,  van 
mijn  heere  den  prelaet  van  Oudenburch,  de  somme  van 

ije.  1 Ib.  p. 

Noch  heeft  de  voorn.  pensionaris  ontfaen,  over  tver- 
coopen  van  zijn  peerden  in  Spaignen  ende  tYpre,  de 
somme  van  c.  lxv  Ib.  ij  s.  p. 

Noch  heeft  de  voors.  pensionaris  twee  peerden  ghecocht 
te  Genoa'  die  alsnoch  niet  vercocht  en  zijn,  dus  hier 

me. 

4 


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50 


Somma  totale  van  den  ontfanck  bedreecht 

xvc.  iiijxx.  ix  Rj.  vij  s.  viij  d.  p. 

Up  welcken  ontfanck  de  voors.  pensionaris  bevijndt 
bij  slote  van  rekeninghe,  dat  de  costen  bij  hem  ghedaen 
hanghende  tvoorseijde  voyaige  tôt  zijnder  compste  binnen 
Ipre,  wesende  den  xxiij  novembris  1572,  zouden  bedra- 
ghen  ter  somme  van  xc.  x ïb.  iiij  s.  vj  d.  p. 

Dns  zoude  resten  onder  den  zelfven  pensionaris 
de  somme  van  vc.  lxxix  R>.  iij  s.  ij  d.  p. 

YI. 

Sommier  receul  de  la  recepte  et  mise  faicte  par  Leurens  do 

Aula,  pensionaire  du  pays  et  terroir  du  Francq,  député 

avecq  aultres  au  voyaige  vers  la  Ma en  Espaigne . 

Receu  en  la  ville  de  Bruges,  en  deux  chevaulx,  la 
somme  de  c.  lxix  R).  x s.  p. 

Receu  en  argent  comptant  ijc.  Iiij  R),  xix  s.  p. 

ja  Somma  iiijc.  xxiij  R>.  ix  s. 

Item  receu  en  Espaigne,  à Bourgos,  au  regard  que 
l'argent  receu  à Bruges  n'y  avoit  cours,  et  aussy  à 
Madrid  pour  parfaire  le  reste  du  voyaige,  tant  pour  le 
séjour  que  le  retour,  en  argent  comptant  en  diverses 
fois  iiijc.  Ixiij  R>.  ix  s.  vj  d. 

Item  receu  en  valeur  d'accoustremens  pour  se  présenter 
vers  sa  Maw  c.  lvij  R>.  xvj  s.  viij  d. 

ija  Sa  vjc.  xxj  R>.  vj  s.  ij  d. 

Item  receu  en  la  ville  de  Genua,  tant  pour  l'achapt  des 
chevaulx  que  aultres  nécessitez  qui  se  pouroient  présenter 


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51 

au  chemin,  cent  escuz  pistolez,  revient  à la  somme  de 

ijc.  Ib. 

iija  Sa  par  soy. 

Extraordinaire  recepte  procédant  de  la  vendition  tant 
des  chevaulx  que  aultres  nécessitez  achaptez  de  l'argent 
susdict,  venduz  tant  en  Espaigne  que  au  retour  de 
pardeçà  c.  lxxviij  Ib.  xvj  s.  vj  d. 

iiija  Sa  par  soy. 

Totalis  de  la  recepte,  tant  en  valeur  que  espèce 
d'argent  xiiijc.  xxiij  Ib.  xj  s.  viij  d.  p. 

Sur  ce  a déboursé  en  chevaulx,  tant  à Bruges  que  à 
Genua  ijc.  lvij  Ib. 

En  accoustremens  comme  dessus,  en  Bourgos  et  Madrid 

c.  lvij  Ib.  xvj  s.  viij  d. 

En  aultres  despenses,  tant  de  bouche  en  cheminant  que 
estant  en  attente,  item  de  chevaulx  et  ce  qui  faloit  pour 
leur  équipaige  et  aultrement  iijc.  lxxxj  Ib.  xxij  s.  ij  d. 

Item  remect  icy  de  ce  qu'il  a eu  à son  service  et  prins 
à cest  effect  tant  seulement  Pierre  Wauerans,  au  respect 
duquel  service  chiet  quelque  récompense,  sicomme  les 
anltres  le  peuvent  avoir  porté  en  despense  de  leurs 
comptes,  partant  icy  Mémoire 

Somme  de  la  mise  vijc.  iiijxx  xvj  Ib.  xviij  s.  x d.  p. 

Et  la  susdicte  recepte,  y comprins  ledict  extraor- 
dinaire xiiijc.  xxiij  Ib.  xj  s.  viij  d. 

Ainsy  plus  receu  vjc.  xxvj  Ib.  xij  s,  x d.  p. 

Ledict  Laureins  de  Aula  présente  exhiber  en  particulier 
les  particuliers  comptes  de  recepte  et  mise,  contenant  la 
spécification. 

E.  Feys. 


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GoogI 


■VEI^Z^^ÆEXjIIT  œ 

VAN 

WESTYLAAMSCHE  VOLKSSPREUKEN. 


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57 


Volksspreuken. 

’t  la  zoo  effen  als  een  ijs. 

Hij  heeffc  hem  ’ne  krak  gegeven:  hem  gekwetst ; — zijn 
zeiven  beschadigd. 

De  dood  heeffc  alfcijd  een  oorzake  : men  vindt  altijd 
redens, 

’t  Sohitterfc  lijk  de  Zunne. 

Hij  zal  koelen  zonder  blazen:  beteren  uit  zijn  eigen . 

Hij  is  zoo  verduldig  als  Job  : zeer  verduldig. 

Hij  heeffc  de  schole  geblaud  : is  uit  de  schole  gebleven. 

Men  moefc  van  aile  honfc  pijlen  wefcen  te  maken  : uit 
ailes  weten  voordeel  te  trekken. 

't  Zal  al  om  zeepe  gaan  : al  te  kwiste  gaan . 

Er  op  gebekfc  zijn  : er  goeste  naar  hebben  ; — er  op 
gevierd , gemunt y verluimd,  verlekkerd  zijn . 

De  steenen  vragen  er  geld  : H is  er  zeer  kostelijk. 

Het  rosfceel  ( alias  kribbe,  spinde)  hangfc  er  nog  al 
hooge  : *t  is  er  slecht  van  de  kost. 

Dat  en  zal  naar  de  rook  niefc  smaken  : niet  slecht 
bevallen . 

Hij  ziet  aile  dingen  deur  een  vergrootglas  : hij  overdnjft 
ailes • 

Al  op  den  arm,  en  niets  in  den  darm  : hij  is  schoone 
gckleed,  maar  heeft  weinig  te  eten. 

Hij  zal  te  korfc  schiefcen  ( alias  bollen)  : hij  en  zal  er  niet 
toe  geraken. 

Hij  stond  te  bloênlijk  een  zwijn:  geweldig. 

Hij  weet  wel  de  groote  appels  uit  de  kleene  te  rapen  : 
goed  de  zalten  scheiden  voor  zijn  projijt . 

Ik  hoor  hem  al  komen  op  zijn  zokken  : gevoel  al  wat 
hij  wilt. 


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58 


Hij  is  zoo  krom  als  'ne  zikkel  : zeer  hrom. 

Hij  peisfc  dat  hij  'nen  arend  is  : dat  hij  wijs  is. 

Ze  loopen  er  zoo  dikke  als  de  blaue  honden:  ze  zijn  zeer 
zeldzaam. 

Apen  doen  alfcijd  apewerken  : dwaze  doen  altijd  dwaze 
werhen. 

Hij  piept  lijk  'ne  muis:  schreeut  geweldig  en  fijn. 

Ge  en  moogt  er  den  aap  niet  meê  houden  : niet  meê 
spotten . 

Hij  is  lijk  van  den  dunder  geslegen  : hij  is  zeer 
verwonderd . 

'Nen  appel  voor  een  ei  geven  : weinig  geven  voor  vele . 

't  Is  zoo  zachte  als  zijde. 

't  Is  'ne  man  met  twee  aanzichfcen:  yne  valschaard. 

'k  Hebbe  hem  wat  op  zijn  kneukels  geklopt:  een 
berispinge  gegeven. 

't  Zal  uitkomen,  al  moesten't  de  kraaien  uitbrengen  : 
H zal  alleszins  bekend  worden . 

Met  beloften  en  vorte  appels  en  kwetst  men  niemand  : 
met  te  beloven  en  beschadigt  men  niemand . 

Zijn  ooren  en  staan  op  zijne  rugge  niet  : hij  hoort  geheel 
weL 

Hij  zal  van  't  zelfste  laken  een  broek  krijgen  : hij  zal 
ook  alzoo  varen. 

't  Is  zoo  dunne  als  papier. 

Die  voor  de  blanke  geboren  is,  en  zal  tôt  de  stuiver  niet 
geraken  : die  niet  fortuinig  en  is,  en  zal  nooit  rijke  worden . 

Hij  heeft  u blaue  doekskes  opgehangen  : u valschheid 
wijs  gemaakt. 

Hij  peist  dat  de  keizers  katte  zijn  nichte  is,  en  hij  en 
is  geen  familie  van  de  steert:  hij  is  zeer  hooveerdig . 

Hij  kan  loopen  lijk  'nen  hert. 


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59 


Aile  dingen  zijn  maar  een  wete:  doen  is  gemakkelijk , ah 
men  weet  hoe  te  werke  gegaan . 

9t  Is  zoo  scherp  als  'nen  elsen. 

Den  boge  en  kan  niet  altijd  gespannen  zijn  : men  en  kan 
niet  altijd  werken. 

9t  Is  zoo  waar  als  twee  en  twee  is  viere. 

Hij  heeft  u daar  bij  *t  vier  gezet:  bedrogen . 

Men  kent  den  boom  aan  zijn  vracbten  : men  kent  9 ne 
mensch  aan  9t  gene  dat  hij  voortbrengt . 

Men  zou  zeggen  9t  is  den  duivel  en  zijn  moere  : 9t  zijn 
moeilijke  menschen. 

Zijn  redens en daken  niet:  zijn  redens  en  bewijzen  niets. 

Ik  heb  er  kort  spel  meê  gemaakt  : 9k  heb  het  haastig 
ejjen  gemaakt. 

Men  hangt  de  kleene  dieven  op,  en  de  groote  laat  men 
loopen. 

Brugge  en  G-ent  en  zijn  niet  op  éénen  dag  gemaakt  : 
dat  en  kan  al  zoo  haastig  niet  gaan. 

Ge  voelt  dat  met  uwen  elleboge  : dat  is  gemakkelijk  om 
verstaan. 

Op  den  doove  man  zijn  deure  kloppen  : niet  verhoord 
worden. 

Hij  was  zoo  wit  als  de  meur. 

Die  doet  dat  bij  kan,  is  eerlijk  man. 

Hij  is  zoo  koppig  als  'nen  ezel. 

Hij  boudt  zijn  duimke  in  zijn  band:  hij  houdt  hem 
verzekerd,  en  is  gierig. 

Hij  is  opgeblazen  lijk  een  padde. 

Wiens  brood  men  eet,  wiens  woord  men  spreekt:  men 
doet  met  deze  waarvan  men  betaald  wordt. 

Hij  maakt  van  Jne  wind  'nen  dunderslag,  — van  een 
wiege  een  scbip,  — van  een  bieze  een  balko  : hij  maakt 
van  een  kleenigheid  een  groote  zake. 


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60 


Hij  tiert  lijk  een  die  vermoord  wordt  : geweldig. 

Hij  zou  'ne  cent  in  tweeën  bijten  : hij  is  zeer  gierig . 

't  Is  zoo  zwarfc  als  'ne  moor. 

Ik  heb  bem  liever  verloren  ale  gevonden:  }k  helbe 
liever  in  zijn  gezelschap  niet  te  zijn. 

Hij  slaat  ernaar,  lijk  'nen  blenden  naar  een  ei:  hij  raadt 
er  verkeerd  naar . 

Hij  komt  uit  met  de  vleêremuizen  : hij  gaat  'a  navonds 
uit . 

Een  kwâ  jaar  en  is  geen  kwâ  eeue  : *t  ongeluk  en  blijft 
niet  deuren. 

Hij  is  opgestaan  met  zijne  rugge  vooren  : hij  is  slecht 
van  gemoed. 

Nood  en  kent  geen  wetten. 

't  Is  zoo  drooge  als  'nen  hoorn. 

Hij  spreekt  ervan  lijk  'nen  blenden  van  de  kleuren  : 
zonder  kennisse . 

Hij  is  zoo  onnoozel  als  een  schaap:  gansch  onnoozel. 

Hij  slaat  ernevens  : is  mis . 

Hij  heeft  een  blau  peerd  : hij  en  heeft  geen  peerd. 

't  Is  een  spie  in  't  water  slaan  : ’t  is  verloren  moeite . 

Hij  en  verdient  het  zout  niet  dat  hij  in  zijne  pap  doet: 
hij  en  verdient  niets . 

Hij  ziet  af  lijk  een  peerd  : hij  lijdt  vele . 

't  Staat  lijk  een  tange  op  een  zwijn  : yt  misstaat  leelijk . 

Broodvrienden  zijn  zelden  noodvrienden. 

't  Is  lijk  een  van  driemaal  zeven  : hij  ziet  er  jong  uit. 

Hij  zoekt  hoeken  en  kanten  : tracht  de  zake  te  ontwijken. 

Ze  enzullen  u niet  opetea  : ge  en  moet  niet  benaud  zijn. 

Ik  heb  er  mijaen  buik  van  vol  : }t  veroeelt  mij. 

Van  verzet  komt  er  belet  : een  zake  die  uitgesteld  is,  moet 
dikwijls  achtergelaten  worden . 


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61 


Hij  heeft  hem  op  de  strate  geboerd  : hij  heeft  hem  arm 
gemaaht  ; — hij  heeft  hem  doen  wegzenden. 

Hij  zal  er  komen  met  tijd  en  boterhammen  : met  geduld 
zal  het  gaan. 

Het  was  hoog  water  bij  hem  : hij  hreesch . 

Hij  stond  te  blazen  lijk  een  oud  peerd  : hij  was  buiten 
asem . 

Men  zou  dat  naar  de  mane  zenden  : dat  steekt  tegen. 

Die  zake  staat  op  goê  voet  : die  zake  staat  om  wel  te 
lukken . 

Hij  is  zoo  kloek  als  'nen  beer: 

Hij  heeft  oogen  lijk  lanteerns:  hij  heeft  groote  (of 
glinsterendej  oogen. 

Men  is  maar  geleerd,  als  me  van  schole  komt  : men  kent 
maar  hoe  de  zake  is,  als  men  ze  ondervonden  heeft. 

Hij  heeft  tanden  lijk  een  peerd:  hij  heeft  een  fel  gebit. 

De  veugel  zingt  lijk  dat  hij  gebekt  is:  de  mensch 
spreekt  volgens  dat  hij  gezind  is. 

’t  Is  zoo  zeur  als  azijn. 

Hij  is  er  met  schande  van  t'huis  gekomen  : hij  heeft  er 
schande  van  gehaald. 

’t  ls  zoo  zwart  als  inkte. 

Hij  is  altijd  den  eersten  aan  de  teele  : den  haastigsten 
naar  ’t  eten . 

Hoe  nader  de  kerke,  hoe  grooter  geuzen  : die  tegen  de 
kerke  weunen,  gaan  er  minât  naartoe. 

Dat  is  entwat  van  ’t  patersvatje  : zeer  goed. 

Hij  heeft  de  kappe  over  d'hage  gesmeten:  de  geestelijke 
staat  verlaten. 

Hij  heeft  in  de  schole  ( alias  de  schaliën)  gelegen  : hij 
heeft  in  ’t  gevang  gezeten. 

’t  Is  lijk  ’t  vijfde  wiel  aau  'ne  wagen  ; dat  is  er  te  vele. 


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62 

Het  zal  wel  aan  den  dag  komen:  dat  zal  wel  geweten 
worden . 

Zijnen  gang  gaan  : voortgaan. 

Hij  drinkt  lijk  'ne  snoek:  drinkt  gretig. 

Hij  naait  met  blauen  twijn  : yt  is  ’nen  bedrieger . 

Hij  heeft  zooveel  honger  als  de  zee  dorst  : geen  honger. 

't  Is  'n en  engel  op  strate,  en  'nen  duivel  in  huis  : hij  is 
brave  als  hij  gezien  wordt,  maar  anders  is  hij  boos . 

't  Is  lijk  'ne  verhongerde  wulf  : eet  geweldig . 

Hij  is  deur  aile  waters  gewasschen  : heeft  van  ailes 
tegengekomen, 

Hij  ligt  lijk  een  zwijn:  op  een  onbeschofte  wijze. 

Hij  steekt  overal  zijnen  neuze  in  : moeit  hem  met  ailes . 

Hij  is  zoo  rost  als  'ne  vos  ( alias  koe). 

't  Zal  er  spannen  : moeilijk  gaan . 

Hij  is  zoo  vet  als  een  molleke. 

Zijn  fortuine  springt  op  krukken  : hij  is  op  het  punt  van 
arm  te  worden . 

Het  haar  zou  ervan  deur  zijn  mutse  groeien  : men  zou 
ervan  arm  worden . 

't  Is  'ne  pekbroek  : waar  dat  hij  zit3  geraalct  hij  moeilijk 
weg. 

Hij  staat  scherp:  hij  heeft  grooten  honger;  of  : hij  is  wel 
bereid. 

Hij  zal  er  zijn  katte  van  spreken  : hij  en  zal  het  niet 
doen. 

't  Is  zoo  wit  als  de  sneeu. 

Zijn  garen  is  vernesteld  : hij  zit  in  moeilijke  omstan - 
digheden. 

Hij  geeft  lijk  een  verwe  koei  : geeft  vele. 

't  Is  'ne  kerel  van  zijn  eerste  broek:  hij  en  is  nog  maar 
in  dienst  gegaan . 


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63 


*t  Klinkfc  lijk  een  belle. 

Men  mag  geen  doorns  handelen  zonder  handschoen  : 

men  moet  voorzorgen  nemen  met  aardige  menschen. 

Hij  is  zoo  nuchter  als  een  kalf  : hij  en  heeft  nog  geen 
voedsel  genomen . 

Niet  en  weefc  niefc  en  deert  : men  zal  geen  verdriet 
hebben  in  iets  dat  men  niet  en  weet. 

Hij  is  zoo  stijf  als  ’ne  stok. 

Hij  slaat  overal  zi jnen  haak  in  : hij  moeit  hem  met  ailes . 

’t  Is  zoo  zoete  als  zeem. 

’b  Is  beter  geëfcen  als  ’t  bedde  versleten  : H is  beter  tcel 
eten  als  ziek  worden . 

Loontje  komt  om  zijn  boontje  : men  ontvangt  loon  naar 
werk. 

Hij  wierd  den  ni j per  op  de  steert  gezet  : hij  wierd 
gedwongen. 

Hij  heeft  u van  Caïphas  naar  Pilatus  gezonden  : hij 
heeft  u van  den  eenen  naar  den  anderen  gezonden . 

Me  zou  }b  naar  de  weêrlicht  zenden  : dat  verveelt . 

Noord,  Oost,  Zuid,  West,  Phuis  best. 

Hij  is  zoo  hooveerdig  als  ;ne  pau:  zeer  hooveerdig. 

Yan  den  osse  op  den  ezel  springen  ; plotselmgs  van 
onderwerp  veranderen . 

't  ls  zoo  juiste  als  goud  : zeer  juiste. 

Zulk  *nen  tronk  ( alias  ei),  zulk  een  jong:  zulke  ouders , 
zulke  kinders. 

Hij  luistert  lijk  eën  vinke  : aandachtig . 

Hij  heeft  de  kost  voor  }t  knabbelen  : hij  eet  en  drinkt 
kosteloos . 

Hij  schreeut  lijk  me  zou  zeggen  hij  wordt  het  vel 
afgedaan  : schreeut  geweldig . 

Zoo  verre  als  dat  zijn  oogen  dragen  kunnen  : zoo  verre 
als  dat  men  kan  zien. 


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64 


Mefc  het  fluitje  gewonnen,  en  met  het  trommelke  ver- 
teerd:  gemakkelijk  gewonnen,  is  gaue  verteerd . 

Het  is  tôt  op  den  draad  versleten  : naar  versleten . 

Aile  bout  en  is  geen  timmerhout:  niet  iedereen , of:  niet 
ailes  en  dient  voor  die  zake. 

Hij  zit  bachten  de  grendel  : in  ’t  gevang . 

Hij  wilt  vele  op  zijn  hoofd  zetten  : vele  te  zeggen  hebben. 

’t  Is  een  van  'fc  rechter  bedde:  ne  rechtschapene  mensch. 

Eigen  lof  stinkt. 

Hooge  van  gemoed,  maar  leege  van  goed:  hooveerdig 
zijn  y en  niets  bezitten. 

Hij  stond  te  beven  lijk  een  jufvroubondje  : hij  beefde 
geweldig. 

Veel  handen  maken  licht  werk  : als  er  veel  arbeiders 
zijn , }t  werk  wordt  gemakkelijk . 

Hij  heeft  vingers  lijk  spellewerkstokskes:  dunne  vingers. 

Haast  en  spoed  zijn  zelden  goed. 

’t  Brandde  lijk  vlas  : geweldig. 

Goê  ware  prijst  heur  zelven  : goê  ware  en  moet  niet 
geprezen  worden. 

’t  Is  zoo  groene  als  gras. 

*t  Is  musschegoed  : ’t  zijn  kwâ  gasten. 

Groote  huizen  zijne  groote  kruisen  : in  de  grootste 
huizeny  is  er  dikwijls  meest  tegenspoed. 

Hij  krinkelt  hem  lijk  een  slange. 

Aangeboden  goed  en  is  maar  half  geld  weerd. 

’t  Is  zoo  plat  als  een  zeske. 

Hij  is  er  van  t'huis  gekomen  : hij  is  ervan  uitgescheiden . 

Hij  heeft  een  stemme  lijk  *nen  dunder:  een  zware 
stemme . 

Twee  honden  aan  een  been,  komen  zelden  overeen  : 
twee  persoonen  die  op  de  zelfste  zalce  begocst  zijn,  komen 
dikwijls  in  twist f 


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65 

Een  goed  peerd  wordt  op  stal  bezocht  : goê  zaken,  of 
per80onen  komt  men  vragen. 

Dat  is  een  ander  paar  mouen  : dat  is  iets  anders. 

Hij  is  zoo  frisch  als  *nen  bliek  : hij  is  zeer  fnsch. 

Hij  gaat  lijk  op  eiers  : voorzichtig. 

Hij  is  zoo  hooveerdig  als  een  katte  die  derms  sleept  : 
zeer  hooveerdig . 

Ze  komen  overeen  lijk  honden  en  katten  : slecht  overeen. 

Hij  is  zoo  gelukkig  als  ’nen  engel  : zeer  gelnkkig. 

Een  beetje  geven  en  een  beetje  beloven  : iets  maar 
half  doen . 

Iemand  den  duivel  aandoen:  tergen. 

Hij  speelt  kaarte  op  tafel  : hij  toont  de  zahe  lijk  dat 
ze  is . 

Een  kermesse  is  een  geeselinge  weerd  : men  mag  wel 
iets  lijden  voor  wat  vermaak. 

}t  Snijdt  lijk  een  vliem  : ’t  snijdt  geheel  wel . 

Hij  krijgt  zooveel  slagen  als  dat  hij  haren  op  zijn 
hoofd  heeffc:  geweldig  veel  slagen . 

Ge  mengt  op  aile  twee  uw  ooren  slapen  : gerast  slapen. 

’fc  Is  zoo  waar  als  dat  ik  het  z egge  : zeer  waar. 

Iemand  het  mes  op  de  kele  zetten:  iemand  dwingen . 

Hij  heeft  laten  in  zijnen  nekke  schippen  : met  hem 
laten  spotten . 

Ik  heb  hem  vaste  : ik  versta  wat  hij  wilt  ; of  : ik  heh 
hem  bedrogen . 

Hij  stond  te  kijken  lijk  *nen  uil  vôor  een  ankergat  : 
dom  te  zien. 

Hij  is  deur  de  mande  gevallen  : hij  en  heeft  niet  gelukt . 

*t  Is  zoo  diepe  àls  de  zee  : zeer  diepe. 

Ik  zie  liever  zijn  hielen  als  zijn  teên  : }k  zie  hem  liever 
vertrekken  als  komen . 

5 


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66 


Hij  is  zoo  guizig  als  een  zwijn  : zeer  guhig. 

Hij  is  zoo  lang  als  'nen  boom  : zeer  lang. 

Zoo  rap  als  tellen  : seffens  ; — zeer  rap. 

’k  Zal  hem  spreken  tusschen  vier  oogen  : hem  aleene 
spreken. 

Hij  zit  lijk  'ne  kater  op  een  werkene  sargie  : zit  sterh . 

Hij  heeft  zijnen  tijd  gehad  lijk  de  braambeziën  : hij 
heeft  zijnen  tijd  gehad  van  werken  en  genieten. 

Zijne  wagen  is  in  't  slijk  gezonken  : hij  zit  in  groote 
moeilijkheden. 

Hij  zwelt  lijk  een  padde. 

Drinken  lijk  'nen  tempelier  : vele  drinken . 

Dat  ze  al  in  ééne  zak  zaten,  'k  en  zou  niet  weten  wien 
bovenschudden  : en  vind  er  g een  verschil  in. 

Kaarten  en  is  geen  ganzen  wachten:  Jcaarten  is  een 
werk  van  oplettendheid. 

’t  Is  zoo  fijn  als  zijde. 

't  En  is  't  kleed  niet  dat  de  pater  maakt  : aan  H uit - 
wendig  en  kent  men  de  menschen  niet . 

Hij  is  zoo  mager  als  een  kraaie  {alias  een  grate)  : zeer 
mager. 

Kleene  veugelkes  maken  kleene  nestjes  : elk  handelt 
volgens  zijn  vermogen . 

Ik  schuw  hem  lijk  de  peste  ( alias  de  dood)  : vluchte 

hem  als  een  groot  kwaad. 

Hij  is  zoo  vet  als  een  slekke. 

't  En  is  al  die  vijffcien  stuirers  niet:  ’t  en  is  om  die 
reden  niet. 

Daar  zijn  nog  al  koeien  die  Blare  heeten  : daar  zijn 
nog  al  zulke  menschen  (of  : zulke  voorwerpen). 

Hij  is  grootsch  in  zijn  wapens  : zeer  hooveerdig. 


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67 

Boven  zijn  meester  kraaien:  meer  willen  te  zeggen 
hebben  dan  zijn  meester. 

’t  Is  nu  op  ’nen  nieuwe  kerf  : ’t  is  nu  t’herbeginnen. 

’t  Geld  en  heeft  geene  steert  ( alias  meester)  : men 
geraakt  het  geld  gemakkelijk  kwijt. 

’t  Is  gemakkelijk  in  een  anders  laken  ( alias  vleesch) 
te  sniên  : een  ander  beschaden  is  gemakkelijk . 

Hij  babbelt  lijk  een  vischwijf  : babbelt  geweldig. 

Hij  stond  te  brieschen  lijk  ne  leeu:  s tond  in  groote 
gramschap. 

Die  een  kruis  ontloopt,  komt  er  twee  tegen  : die  eene 
moeilijkheid  tracht  te  ontwijken,  komt  nog  meer  tegen . 

Het  gloeit  lijk  ’nen  oven  : ’t  is  zeer  heet. 

Ze  komen  overeen  lijk  Manten  en  Kalle  ( aliàs  twee 
trommelstokken)  : komen  goed  overeen . 

Hij  komt  van  Caneghem  : hij  is  geheel  onnoozel. 

Hij  is  zoo  kwaad  als  een  mussche  : zeer  kwaad. 

Hij  wilt  hooger  reiken  als  dat  zijnen  arm  lang  is  : meer 
doen  dan  hij  kan. 

Hij  kweekt  een  katte  in  zijne  kelder  : hij  gceft  gelegen - 
heid  aan  de  booze  van  kwaad  te  doen . 

Hij  is  zoo  sterk  als  'ne  leeu. 

Hij  zit  lijk  een  die  gebakken  heeft  : zit  lui. 

Met  ’t  katjes  pootje  kastanjen  uit  ’t  vier  halen  : een 
winste  trachten  te  bekomen,  bij  middel  van  een  ander. 

Wij  zullen  het  God  en  de  meulenare  laten  scheên  : 
wij  zullen  die  zake  gerust  laten. 

Die  komt  van  niet  tôt  iet,  en  kent  zijn  zelven  niet. 

’t  Is  kattemuziek:  leelijk  muziek. 

Hij  heeft  de  klokke  hooren  luiden,  maar  hij  en  weet 
niet  waar  dat  de  klepel  hangt  : hij  heeft  de  zake  hooren 
vertellen , maar  hij  en  verstaat  er  niets  van . 


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68 

Hij  heeft  zijn  kanse  verkeken  : hij  heeft  de  gelegenheid 
laten  voorbij  gaan. 

Hij  heeft  een  hoofd  lijk  'ne  kobbejager  : zijn  haav  is 
vernesteld. 

Hij  laat  zijn  ooren  hangen:  hij  is  vemederd. 

Katten  in  zakken  koopen  : iets  koopen  zonder  het  te 
hennen . 

Hij  is  zoo  gerust  als  een  lammeke. 

't  Is  een  kruideke  roer  mij  niet  : hij  is  teer. 

Hij  klapt  lijk  een  kalf  : klapt  dwaas. 

Hij  heeft  'ne  kop  lijk  'nen  olifant  : een  groot  hoofd. 

Hij  heeft  'nen  nekke  lijk  een  vet  zwijn:  zijnen  nekke 
is  zeer  vet. 

Hij  en  weet  niet  van  wat  oud  pijlen  gemaakt:  hij  is 
doodarm. 

Hij  snakt  ernaar  lijk  'ne  visch  naar  't  water:  hij 

verlangt  ernaar. 

Hij  is  zoo  wreed  als  'nen  tijger  : zeer  wreed. 

Hij  wordt  gemeten  met  de  zelfste  mate  waarmeâ  dat 
hij  een  ander  gemeten  heeft:  hij  wordt  hehandeld  lijk 
of  hij  een  ander  behandeld  heeft. 

Men  zou  een  huis  op  die  man  geboud  hebben  : die  man 
zag  er  geheel  sterk  uit. 

Hij  laat  hem  verkoopen  waar  dat  hij  bij  staat:  hij  laat 
hem  bedriegen  binst  dat  hij  erbij  is. 

Hij  is  zoo  arm  als  Job  : hij  is  zeer  arm. 

Hij  legt  Sinte  Pieter  boven  Ons  Heere:  neemt  eerst 
het  beste  en  dan  het  slechtste . 

Hij  ging  uit  lijk  een  keerske  : stierf  zachtjes. 

't  Stond  zoo  dikke  als  't  haar  op  den  hond  ; }t  stond 
geheel  dtlcke • 


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69 


Als  er  ’nen  bond  hooi  uit  de  lucht  valt,  hij  valt  voor 
*nen  ezel  zijn  mnile  : ’t  zijn  gemeenlijk  de  deze  die  het 
minet  verdienen,  die  best  varen. 

’t  Is  zoo  hart  als  ardnin. 

Hij  is  lijk  van  kwik  gemaakt  : hij  en  is  nooit  gerust. 

’t  Rekt  lijk  een  kouse  : rekt  geweldig. 

Hij  viel  op  zijn  pooten  lijk  een  katte  : wist  wel  wat  ’ 
geantwoord. 

Hij  heeffc  er  den  ezel  gemolken  : heeft  niets  bekomen . 

’t  Viel  hem  harfe  op  de  mage  : ’t  was  hem  geheel 
onaangenaam. 

’k  Hebbe  zijne  pois  gevoeld:  ’k  heb  trachten  zijn 
gedacht  te  kennen. 

Hij  is  er  van  een  kwalijke  reize  t’huis  gekomen:  hij  en 
heeft  er  niet  wel  gevaren . 

Ze  gelijken  malkaâr  lijk  twee  druppels  water:  gelijken 
malkaâr  zeer  goed. 

’t  Is  zoo  breed  als  dat  ’t  lang  is  : ’t  is  gelijk. 

Zijn  koekebrood  ( aliàs  wittebrood)  vooren  eten. 

Ge  moet  van  den  nood  een  dengd  maken  : ge  moet  altijd 
tevreden  zijn . 

Hij  is  gekleed  lijk  ne  rouen  ajuin  : warm  gekleed. 

Hij  kijkt  lijk  me  zou  zeggen  hij  heeft  azijn  gedronken  : 
hij  ziet  er  mistevreden  uit , 

Ge  moet  het  pakken  van  waar  dat  ’t  komt  : ge  moet  de 
meneeh  aanzien  die  ’t  zegt,  of  die  ’t  doet . 

Hij  heeft  ’ne  mond  lijk  een  scheurdenre  (aliàs  schenr- 
poorte)  : ’ne  groote  mond . 

Hij  heeft  a blaue  blommekes  opgevest:  hij  heeft  u 
leugens  verteld. 

’t  Is  met  zijn  mutse  naar  de  mane  smijten  : ’t  onmoge • 
lijke  willen • 


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70 

Hij  gaat  er  deure  met  vuile  voeten  : hij  werkt  er  stout 
deure. 

’t  Slait  lijk  een  peperbusse  : }t  sluit  dichte. 

’t  Is  dikwijis  overtrokken  lucht  bij  hem:  hij  isdikwijls 
mistevreden. 

Hij  weent  lijk  een  kind  : weent  geweldig. 

Die  te  schepe  is  moet  varen  : die  iets  begint  moet  eraan 
voort  doen. 

’t  Is  moeilijk  van  ’nen  ouden  boom  te  rechten:  men 
kan  moeilijk  oude  menschen  verbeteren. 

Hij  heef t daar  een  mondje  gedaan  : vele  geëten . 

Ik  zie  ze  vliegen  : ik  heb  honger. 

Hij  zit  met  zijn  duimen  in  ’t  vet:  hij  vaart  wel. 

’t  Loopt  af  lijk  een  bobijntje:  H gaat  gemakkelijk . 

Hij  is  zoo  dom  als  een  kalf. 

De  paster  en  doet  geen  twee  messen  voor  êen  geld  : 
men  zegt  niet  geern  tweemaal  H zelfste. 

Hij  is  zoo  doof  als  ’nen  erpel  ( alias  moor)  : zeer  doof. 

Hij  zit  lijk  op  doorns  : hij  en  zit  op  zijn  gemak  niet . 

Hij  heeft  haar  lijk  ’nen  das. 

’k  Zal  wat  aan  de  karre  steken:  *k  zal  een  weinig 
meêhelpen , 

Hij  leeft  lijk  ’ne  visch  in  ’t  water  : gerust . 

’k  Vage  dat  aan  de  zeule  van  mijnschoen:  daarvoor 
en  ben  ik  niet  ontsteld. 

Iemand  uitschelden  lijk  een  vischwijf  ( alias  voor  stin- 
kende  visch)  : geweldig  uitschelden . 

Hij  kreeg  zooveel  appels  als  peren  : hij  heeft  zonder 
voordeel  voort  gezonden  geweest . 

De  winter  staat  v6or  de  deure  : de  winter  is  aanstaande. 

Twee  vliegen  met  ééne  lap  slaan  : twee  zaken  te  gelijk  doen • 


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71 

Hij  zal  er  zijn  kleeren  aan  sohenren  : hij  zal  er  schâ 
aan  doen . 

Ze  zijn  op  de  zelfste  kam  gesobor en  (aliàs  in  de  zelfste 
kanne  gekweekt)  : ze  zijn  in  *t  zelfste  gcval. 

Hij  zit  tusschen  twee  vieren  : hij  zit  al  beide  Icanten  in 
moeilijlcheden. 

Hij  is  gekleed  lijk  'ne  schooier. 

Hij  kan  klemmen  lijk  een  katte  : goed  klemmen. 

Zijn  hoedje  naar  de  wind  draaien  : iemand  trachten  te 
behagen . 

Hij  heeft  een  neuze  lijk  'ne  kloef  : een  groote  neuze. 

't  Is  potje  met  pollepelke  : ze  zijn  aile  twee  çven  slecht • 

Hij  speelt  lijk  een  kattejong  : hij  speelt  vroolijk. 

'k  Zal  hem  op  den  hekel  zetten  : ’k  zal  hem  straffen . 

Hij  wroet  lijk  'ne  mol  : hij  schart  in  de  grond. 

Zijn  hennen  leggen  met  hunne  steert  naar  de  markt: 
hij  verkoopt  al  zijn  eiers. 

'k  hebbe  er  genoeg  mijn  hoofd  op  gebroken  : }k  heb  het 
genoeg  overlegd. 

Hij  verlangt  ernaar  lijk  den  duivel  naar  een  ziele. 

Hij  zou  voor  u deur  't  vier  loopen  : hij  bemint  u zeer. 

Hij  peist  dat  hij  het  is  : hij  is  hooveerdig . 

Geheel  de  zake  is  in  duigen  gevallen  : de  zake  blijft 
steken . 

Hij  heeft  een  meske  in  zijn  moue  : hij  is  hooveerdig . 

't  En  is  geen  katte  om  zonder  handschoen  te  pakken  : 
hij  is  moeilijk  te  behandelen . 

Hij  is  gekortvlerkt  : hij  en  is  zoo  vrij  niet  meer . 

Hij  zit  lijk  op  vier  ( aliàs  distels)  : hij  en  zit  op  zijn 
gemak  niet . 

't  Zijn  geleende  broodjes  : ’t  zijn  verdiende  straffen . 

Ge  zit  in  zijn  rechter  moue  : ge  zijt  zijne  vriend . 


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72 

Hij  heeft  *nen  hais  lijk  *ne  reiger  : ’ne  langen  dunnen 
hah. 

Hij  wordfc  van  zijn  eigen  vlooien  gebeten  : zijn  eigen 
werken  benadeelen  hem . 

't  Zijn  aardappels  lijk  dorren  van  eiers:  zeer  goede 
aardappels. 

't  En  zijn  niet  al  ezels,  die  lange  ooren  hebben:  ze  en 
zijn  niet  al  dwaas,  die  er  dwaas  uitzien . 

't  Is  zoo  donker  als  in  d'helle  ( alias  helledonker). 

Hij  is  zoo  dom  als  de  zeule  van  mijne  schoe  : zeer  dom . 
't  Is  ne  veugel  voor  de  katte  : hij  is  verlvren . 

Geeft  hem  een  sneê  in  zijn  oore  : doet  hem  maar  vele 
betalen . 

Hij  zweet  lijk  'nen  das  : geweldig. 

’t  Vervliegt  lijk  'ne  rook  deur  de  kave  : ’t  gaat  liaastig 
voorbij . 

’t  Is  zoo  licht  als  een  pluimke  : zeer  licht. 

Hij  en  is  zoo  zot  niet  als  dat  zijn  mutse  staat  : hij  is 
slimmer  als  dat  hij  er  uit  ziet. 

’t  Is  ne  vint  lijk  'nen  boom  : }ne  streusche  vint . 

*t  Is  *k  wille  en  *k  en  kan  niet  : ’t  is  willen  groot  doen 
met  kleene  middels . 

Hij  liet  zijne  stok  in  den  brand  : hij  liep  weg  zonder 
zijne  stok  meê  te  nemen. 

’t  Is  'ne  warme  veugel  : hij  is  rijke . 

Hij  heeft  beenen  lijk  'ne  reiger  : lange  dunne  beenen . 
Hij  keerde  zijne  wagen  : hij  ging  ervan  deure. 

’t  Is  een  mngge  van  een  vintje  : een  deerlijk  vintje . 

Hij  beeft  veel  wind  onder  zijn  sleppen  : hij  is  zeer 
hooveerdig . 

Hij  trekt  zijn  ooren  in  : hij  zwijgt . 

Hij  is  zoo  gran  als  een  padde. 


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73 


’t  Draait  lijk  Jnen  top. 

Potje  breekt,  potje  betaalt  : wat  men  breelct  moet  men 
betalen. 

Hij  heeft  een  herte  lijk  'ne  steen  : hij  is  zeer  ongevoelig. 

De  oude  liedjes  zijn  de  beste  (men  voegt  er  soms  bij  : 
Sint-Rochus  tegen  de  peste)  : de ' oude  gebruiken  zijn  de 
beste . 

Hij  liegt  lijk  'ne  kwakzalver  : hij  liegt  vfile. 

Hij  loopfc  rond  lijk  een  henne  die  moet  leggen  : hij  en 
staat  nooit  stille. 

Hij  is  zoo  venijnig  als  een  slange  : }t  is  ne  groote 
kwaadspreker. 

Hij  geeft  appels  voor  citroenen  : hij  is  9nen  bedrieger. 

Hij  zal  van  't  bedde  op  't  strooi  geraken  : hij  zal  arm 
worden. 

Dat  zal  hij  moeten  uitzweeten  : dat  zal  hij  boeten. 

Hij  gaat  stap  en  half  : hij  neemt  groote  stappen. 

Hij  is  gekleed  lijk  'nen  baron:  prachtig  gekleed. 

Die  niet  besnot  en  is  en  moet  zijn  neuze  niet  vagen  : 
die  niet  plichtig  en  is,  en  moet  hem  niet  verontschuldigen. 

Hij  is  zoo  net  als  'ne  perel. 

Hij  heeft  d'hand  boven  't  water  : hij  is  uit  de  moeilijk - 
heden. 

't  Is  soepe  lijk  olie  : zeer  vette  soepe. 

Hij  is  de  zot  van  de  bende  ( alias  gilde)  : elk  spot  met 
hem. 

Hij  wringt  hem  lijk  een  wisse  ( alias  paling):  hij  wringt 
hem  langs  aile  kanten. 

Dat  is  troef  in  zijn  kaarte  : dat  is  hem  voordeelig. 

Hij  heeft  er  een  handje  van  : hij  kan  het  zeer  goed. 

Men  zou  er  zijn  oogen  op  uitkijken  : H is  machtig  schoone . 

Hij  mocht  opkramen  : hij  mocht  vertrekken. 


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74 


’t  Is:  soepke  ziefc  ge  mij  : vette  soepe. 

’t  Hangt  aan  een  draadje  : ’t  is  gevaarlijk. 

Àlzoo  niet  geboerd  : alzoo  niet  gehandeld. 

Hij  ziet  af  lijk  'ne  martelare  ( aliàs  peerd):  hij  lijdt  vele. 

Geen  boomen  zonder  knuisten  : geen  menschen  zonder 
gebreken. 

Hij  zit  op  't  kantje  van  den  nest  : hij  is  op  het  puni 
van  arm  te  worden. 

’t  Is  ne  fijne  speurhond  : ’ne  goên  onderzoeker. 

Hij  heeft  een  leven  lijk  'nen  bond  : een  onaangenaam 
leven. 

Zijn  beste  kleed  is  uit  de  voude  : hij  en  handelt  zoowel 
niet  meer  als  in  ’t  begin. 

Zoo  recbte  als  'nen  pijl  uit  den  boge  ( aliàs  een  keerske): 
zeer  rechte . 

Lijk  dat  het  gekookfc  is,  moet  het  geëten  worden  : 
lijk  dat  het  bereid  is,  moet  ’t  vervrocht  worden. 

Het  is  Caneghem-  (aliàs  Couckelare-)  noene  : ’t  is  een 
laat  middagmaal. 

Hij  en  zal  er  zijn  brood  niet  drooge  eten  : hij  en  zal 
het  er  niet  gemakkelijk  hebben  : 

Kwâ  kruid  en  bederft  niet  : booze  menschen  genezen 
gemakkelijk. 

Hij  heeft  'ne  gebreiden  buik  : hij  kan  vele  eten. 

Mijn  haren  rezen  te  berge  : ’k  was  ervan  verschrikt. 

nij  heeft  een  geheugen  lijk  'nen  olifant:  een  goed 
geheugen. 

Geheel  't  spel  draait  op  zijn  duimke  : ’t  is  hij  die  geheel 
de  zake  bestiert. 

Hij  kent  het  lijk  zijnen  Onze  Vader  : zeer  wel. 

Kwâ  vel  geneest  wel:  booze  menschen  genezen  gemakkelijk . 

Hij  is  zoo  moê  als  'nen  hond  : zeer  moê. 


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75 


't  En  zijn  maar  pieters  : *t  is  verkrenkte  wave. 

De  brandsneê  is  a£  : }t  en  is  niet  meer  nieue. 

Hij  slaapt  lijk  een  rooze  : slaapt  gerust. 

Hij  is  t'enden  aile  markten  (alias  t'enden  zijn  Latijn)  : 
hij  en  weet  niet  meer  wat  gedaan . 

Hij  is  geschoren  zonder  zeepe:  bcdrogen. 

Hij  zit  er  op  te  waken  lijk  een  katte  op  'ne  muis  : 
zit  er  goed  op  te  waken . 

Hij  heefb  'nen  hekel  tegen  u : hij  is  u vijandig. 

Hij  heeft  zijn  eigen  zelven  in  de  zak  gesteken  : zijn 
zelven  moeilijlcheden  aangedaan . 

Een  appelke  sparen  tegen  den  dorst  : iets  bewaren 
tegen  den  nood. 

't  Is  een  huisduiveke  : hij  gaat  weinig  uit . 

Hij  zal  uw  panne  vermaken  : u slagen  geven . 

't  Eene  is  't  eene,  en  't  andere  is  't  andere  ( alias : 't  Eene 
is  Steene  en  ’t  andere  is  Leffinghe)  : yt  is  gelijk. 

Klappen  van  kraaien  en  eksters  (alias  van  kraaien  en 
veugels  vangen)  : klappen  van  kleenigheden . 

Hij  heeft  'nen  asem  lijk  de  peste  : zijnen  asem  stinkt. 

Hij  en  is  maar  half  gebakken  : hij  en  heeft  maar 
weinig  oordeeL 

't  Is  een  slangevel  : hij  is  taai. 

Hij  heeft  'nen  baard  lijk  een  geete  : ’ne  lange  mageren 
baard. 

Hij  eet  veel  kropsalâ:  hij  heeft  veel  verdriet. 

Hij  doet  lijk  een  kind  ten  huize  : hij  doet  wat  hem  behaagt. 

Ge  moet  het  hem  deur  den  baard  wrij  ven  : ge  moet 
het  hem  verwijten. 

't  Is  zoo  hart  als  'ne  kei  (alias  koppekei  ; — bard). 

't  Is  ne  slimme  vos  : hij  is  zeer  slim . 

Hij  kan  lezen  lijk  'nen  advokaat  : zeer  wel  lezen . 


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76 

Ze  zijn  al  rijke  die  van  verre  komen  : voor  vreemdelingen 
is  boffen  gemakkelijk. 

Hij  heeft  een  hondeneuze  : een  goê  reuke. 

Hij  en  keert  er  zijn  hand  niet  vooren  omme  : het  is 
hem  gelijk . 

Hij  is  zoo  valsch  als  een  katte. 

Men  moet  het  kind  'nen  name  geven:  men  moet  entwaar 
ne  reden  zoeken. 

’t  Is  ne  viezen  apostel  [alias  apotheker  ; — soldaat)  : 
’t  is  ’nen  aardige  kerel . 

Hij  is  zoo  slak  als  een  slunse:  zeer  slak. 

’t  Zal  aan  uwe  vlieger  gaan  vriezen  : ge  zult  slecht 
varen. 

Die  vint  weunt  in  't  vrouestraatjo  : die  vint  is  door  zijn 
wijf  overmeesterd . 

Dat  ’t  'nen  hond  ware  hij  zou  bijten:  ge  ziet  niet  wat 
ge  zoekt  en  ge  zijt  ertegen. 

’t  Zijn  klaps  tegen  de  vaak  : onnoozele  redens . 

Hij  is  geleerd  lijk  'nen  advokaat. 

't  Geld  is  'ne  sloter  die  op  aile  deuren  past  : met  geld 
bekomt  men  ailes . 

’t  Is  een  oolijke  ratte  : hij  is  zeer  slim. 

’t  Is  zoo  geel  als  de  dorre  van  een  ei. 

Hij  mag  t'avond  met  twee  keersen  eten:  hij  heeft 
vandage  wel  gelukt. 

Hij  heeft  een  scherp  tongske:  ’t  is  ’nen  booze  klapper, 

Hij  gaat  in  de  gilde  van  de  gelapte  broeks:  hij  trout. 

’t  Is  zoo  klaar  als  'ne  spiegel  ( alias  de  zunne). 

Hij  heeft  er  zijn  katte  gezonden  : hij  en  is  er  niet  gegaan. 

Hij  is  zoo  naakt  als  'ne  puit:  hij  en  heeft  g een  kleeren 
aan  zijn  lijf 

’t  Is  een  serpent  : hij  is  slim  en  boos. 


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77 


*t  Vergaat  lijk  de  sneeu  voor  de  aunne  : *t  vervalt  spoedig. 

Hij  heeffc  stokvisch  geëten  : hij  heeft  stokslagen  gehad . 

Hij  werkt  lijk  een  slave  (alias  peerd)  : werkt  vele . 

Hij  ligt  onder  de  groene  sargie  : is  begraven. 

’t  Zijn  twee  zielen  in  'ne  zak  : zij  komen  goed  overeen. 

'k  En  wete  nog  niet  welke  munte  dat  hij  slaafc:  }k  en 
hebbe  nog  geen  geld  van  hem  ontvangen. 

Hij  heeffc  een  maalslofc  aan  : hij  en  ma  g niet  spreken . 

Hij  heeffc  'nen  breê  rugge  : hij  kan  vele  verdragen . 

Hij  wordfc  er  gehandeld  lijk  'non  hond  : slecht  behandeld. 

Die  op  geenen  boom  en  klemt,  en  zal  er  niet  van  vallen  : 
die  hem  in  H gevaar  niet  en  begeeft,  en  zal  er  niet  in  vergaan. 

Hij  is  zoo  dom  als  't  gafc  van  den  oven  : zeer  dom . 

Er  en  zal  daar  geen  haantje  naar  kraaien  : er  en  zal 
daar  niemand  iets  van  weten . 

Hij  heeffc  een  bulte  lijk  'ne  kemel. 

Hij  heeft  ware  voor  zijn  geld:  hij  krijgt  loon  naar 
verdiensten . 

Hij  en  kenfc  geene  letter  zoo  groot  als  een  huis  (fce 
Brugge  : zoo  groot  als  den  hallentorre  ; — te  Dixmuide  : 
zoo  groot  als  de  pafcerskerke)  : hij  en  is  niet  geleerd. 

Ge  en  kunfc  geen  koe  op  een  haar  scheren  : ge  en  kunt 
geen  werk  al  te  zindelijk  doen. 

Hij  praafc  lijk  'ne  papegaai  : klapt  vele  en  onverstandig . 

Hij  lachfc  in  zij  ne  vuisfc  : lacht  er  in  ’t  stille  meê. 

Hij  is  gestorven  lijk  'nen  hond:  gestorven  arm  en 
verlaten  ; of  : zonder  Oerechten. 

Iemand  'fc  haar  van  zijn  hoofd  zeggen:  veel  zottigheden 
zeggen. 

Hij  zit  daar  lijk  'ne  kluizenare:  eenzaam. 

Hij  zit  met  zijn  gat  vol  schuld  ( alias  tôt  over  de  kop 
in  de  schuld)  : hij  heeft  veel  schuld . 


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78 


Den  ouden  dag  en  komt  aleene  niet  : ah  de  mensch  oud 
wordt,  zieTcten  en  kwellingen  overvallen  hem. 

*t  Is  een  suikermondje  : hij  houdt  vele  van  zoetigheden. 

Ze  en  kunnen  malkaâr  niet  loochenen  : ze  gelijhen  maU 
kaâr  goed . 

Kleed  *nen  ezel  lijk  of  dat  ge  wilt  zijn  ooren  komen 
altijd  uit:  men  Jean  altijd  ’nen  dwaze  mensch  kennen. 

’t  Is  harefijn. 

Hij  heeft  kaken  lijk  'nen  trompe tfcer:  dikke  kaken. 

Luiaards  zweet  is  gaue  gereed  : de  luiaards  zijn  gaue  moê. 

Hij  is  van  *t  katje  gewassehen  en  van  *t  molleke  afge- 
droogd  : hij  is  vuil. 

Hij  schuifelt  lijk  *nen  nachtegale  : schuifelt  zeer  wel. 

Hij  en  ziet  niet  verder  als  dat  zijn  neuze  lang  is  : 
hij  heeft  weinig  vooruitzicht , hij  is  bijziende . 

Hij  heeft  'nen  nagel  in  de  kerke  : hij  is  kerkbediende. 

Hij  heeft  hem  versmoord  eer  dat  hij  't  water  kende  : 
hij  heeft  een  zake  ondernomen  zonder  te  weten  wat  eraan 
vast  was. 

Men  heeft  er  hem  ’t  gat  van  den  timmerman  getoogd  : 
hij  is  er  weggejaagd . 

*t  Is  gemakkelijk  riemën  sniên  uit  een  anders  leer  : 
H is  gemakkelijk  het  goed  van  een  ander  te  nemen. 

Ne  stok  in  't  wiel  steken:  een  zake  doen  tegenslaan. 

Hij  en  is  den  broeder  niet  : niet  wel  te  passe. 

6e  moet  rechte  in  uw  schoen  gaan:  ge  moet  zien  dat 
ge  wel  handelt. 

Dat  en  eet  geen  brood  : dat  bewaren  en  kost  niets. 

Geld  op  stake  is  beuter  bij  de  visch:  seffens  betalen 
is  allerbest. 

Hij  heeft  een  handje  toegesteken  : wat  geholpen . 


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79 

Hij  is  daar  leelijk  zijn  bolle  gewassohen  : heeft  daar  een 
goê  vermaninge  gekregen. 

Hij  stond  te  beven  lijk  een  riet  : beefde  geweldig. 

't  Geld  op  de  struik  leggen  : hout  stelen. 

Ze  vlogen  er  zoo  dikke  als  de  sneeubrokken  in  de 
winter  ( alias  : als  de  musschen)  : daar  waren  er  vele, 

Men  zou  ervan  de  passie  preêken  : men  zou  er  bitter 
over  klagen. 

Zoo  rap  als  de  wind  : zeer  rap. 

Hij  staat  te  kijken  lijk  'nen  hond  op  een  zieke  koe: 
staat  treurig  en  radeloos  te  kijken . 

Hij  droogt  uit  lijk  'nen  tak  bout:  zijn  gezondheid  ver - 
siecht ; of  : hij  verliest  geheelzijne  moed . 

Hij  kan  zwemmen  lijk  'ne  steen  : hij  en  kan  niet  zwem- 
men. 

Iets  koopen  met  vier  vingers  en  'nen  duim  : iets  stelen . 

Ge  zult  er  tegen  vliegen  : ge  zult  vermaand  of  gestraft 
worden. 

'Ne  keer  weelde  en  is  niet  altijd  armoê:  als  men  de  keure 
heeft , moet  men  zijn  zelven  wel  doen. 

Waar  dat  bet  berte  van  vol  is,  loopt  de  mond  over  : als 
men  gedeurig  met  iets  bezig  is,  men  klapt  er  geern  van. 

Hij  was  lijk  van  d'hand  Gods  geslegen  ( alias  : Hij  was 
lijk  in  den  naam  des  Yaders  geslegen)  : was  verrast  en 
verwonderd. 

}t  Geld  danst  in  zijne  zak  : hij  en  kan  zijn  geld  niet 
houden. 

't  Buikske  gevuld,  't  berfcje  zoekfc  ruste:  iemand  die  wel 
geëten  heeft  rust  geern. 

Hij  is  zoo  flau  als  'ne  geernaart  : zeer  flau. 

Ge  moet  dansen  lijk  of  dat  hij  schuifelt  : ge  moet  naar 
zijn  gedacht  handelen. 


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80 

Hij  rolfc  zijn  matten  op  (alias:  zijn  schilderije)  : vertrekt 
uit  noodzakelijkheid. 

Hij  eet  lijk  'nen  dijkedeiver  : eet  vele . 

Hij  heeft  een  kele  lijk  *nen  beer  : hij  kan  luide  roepen. 

Dronke  gezeid  is  nuchfcer  gepeisd  ( alias  : Dronke  mond 
zegt  zijn  hertegrond)  : als  ietnand  dronke  is}  hij  brengt 
zijne  geheimen  uit . 

Hij  heeft  zooveel  zinnen  als  geernaarts  pooten  : hij  is 
zeer  veranderlijk  van  gedacht . 

Hij  heeft  een  kele  lijk  ’nen  trachter  : hij  drinkt 
gemakkelijk . 

Hij  is  zoo  mager  als  't  hout  van  de  galge  : zeer  mager . 

Zijne  meulenen  draait  niet:  zijn  zake  en  lukt  nietgoed . 

Hij  slaat  erop  lijk  op  'nekafzak:  slaat  er  geweldig  op. 

Zijn  kanse  verzitten  : door  traagheid  een  goê  zake 
verliezen. 

’t  Is  zoo  waar  als  dat  ik  leve  ( alias  : zoo  waar  als  biech- 
te):  zeer  waar. 

Wator  putten  met  een  mande  : nutteloos  werk  doen. 

Hij  heeft  u 'nen  tand  getrokken  : hij  heeft  u bedrogen. 

De  vroue  — Ze  draagt  de  broek,  en  toen  weunt  de  man 
in  de  vroue  : ze  is  meester. 

Hij  heeft  daar  een  voetje  vooren:  hij  is  daar  de  vriend. 

Hij  staat  met  zijne  mond  vol  tanden:  hij  en  weet  niet 
wat  gezeid . 

Hij  mocht  er  zijn  voeten  onder  tafel  steken  : hij  mocht 
er  eten. 

Zijnen  haring  en  braadt  er  niet  : hij  en  lukt  er  niet. 

Hij  en  is  in  den  haak  niet  : hij  en  is  niet  wel. 

*t  Is  zoo  bitter  als  galle. 

Ge  moet  gij  weten  of  uwe  moor  ruischt  : ge  moet  weten 
hoe  uw  zaken  staan. 


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81 


Hij  heeft  twee  maten  en  twee  gewichten  : hij  oordeelt 
de  zelfste  zake  op  twee  wijzen. 

Hij  was  zoo  sfcille  als  een  muizeke  : zeer  stille. 

Tweelanten  en  een  vier  maken  'nen  boer  bijstier  : *men 
mag  geenvier  maken  en  licht  ontsteken  als  }t  niet  noodig 
en  is. 

Hij  grolfc  lijk:  'nen  beer. 

In  de  zelfste  kam  geschoren  zijn  : in  ’t  zelfste  gcval  zijn . 

*s  Avonds  zijn  al  de  katten  grau:  in  den  donkeren  en 
lkent  men  niemand. 

Hij  kruipt  lijk  een  katte  : kruipt  stillekes . 

Den  nagel  op  de  kop  slaan:  de  zake  goed  beantwoorden. 

Hij  plooit  lijk  een  wisse. 

Nieue  heeren,  nieue  wetten  : andere  overheden,  andere 
gebruiken. 

Hij  zit  in  uw  rapen  : benadeelt  u. 

Hij  zingt  lijk  ’nelijster  : zingt  zeerweL 

Elk  huis  heeft  zijn  kruis:  elk  huis  heeft  zijn  kwellingen. 

Niemand  en  is  profeet  in  zijn  land  ( alias  : geen  zand 
wordt  verheven  in  zijn  land)  : niemand  en  is  beroemd  in 
zijn  land. 

Geen  huizen  zonder  ruizen  : elk  huisgezin  komt  zijne 
moeilijkheden  tegen. 

Hij  is  zoo  fel  als  een  peerd. 

Hij  jankt  lijk  een  kind. 

Ge  moet  de  zake  met  heuren  narae  noemen  : ge  moet  de 
zake  zeggen  lijk  of  dat  ze  is. 

Hij  is  zoo  lui  als  'nen  ezel. 

Hij  heeft  er  'nen  oom  van  dood  : hij  en  zoekt  dit  of 
dat  niet  te  doen. 

Hij  heeft  schoen  lijk  oorlogsschepen. 

*t  Yergaat  lijk  de  rook:  }t  vergaat  in  niets. 

6 


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82 


Hij  zit  alfcijdop  mijn  hielen  : hij  komt  altijd  achteY  mij. 

Hij  en  heeft  geene  lepel  meer  om  uit  te  eten  : hij  is  zeer 
ami  geworden. 

Hij  is  bekend  lijk  kwâpenning  : overal  gelcend. 

Daar  en  gaat  niet  anders  weg  als  de  rook  deur  de  kave: 
daar  leeft  men  zeer  spaarzaam. 

’t  Gtone  dat  hij  zegt  gaapt  lijk  ’nen  oven:  ’t  gene  dat  hij 
zegt  is  buiten  twijfel . 

Hij  was  zoo  blau  als  een  schorte. 

Klappen  ten  vijf  en  twintigen  uit  [alias:  klappen 
hageltje  water;  ofwel:  afloopen  lijk  een  bobijntje)  : 
gedeurig  klappen , zonder  eindigen. 

Hij  is  ’t  gewend  lijk  den  duivel  ’t  branden  : hij  is  ’t 
gewend,  omdat  hij  niet  voorder  en  kan. 

’tKlinkt  gelijk  een  geborstene  klokke  : ’t  klinkt  slecht. 

Liegen  voor  een  oordje  ’t  voer  : vele  liegen. 

Hij  is  zoo  onnoozel  als  een  kieken  : hij  en  heeft  geen 
verstand . 

De  occasie  maakt  den  dief . 

’t  Stinktlijk  de  peste. 

De  slekke  komt  er  zoowel  als  de  puid  : een  trage  aan~ 
houder  doet  zoowel  zijn  werk  als  een  haastigaard . 

’t  Is  zoo  zout  als  pekel. 

Hij  is  deur  de  ooge  van  een  naalde  gekropen  : hij  is 
met  moeite  aan  eengroot  gevaar  ontsnapt. 

Hij  zal  weten  aan  wat  prijs:  hij  zal  ervoor  gestraft 
worden. 

Hij  en  onthoudt  maar  van  ten  twaalven  tôt  den  noene  : 
hij  heeft  een  slecht  geheugen. 

Hij  eet  met  lange  tanden  : hij  en  eet  niet  smakelijk . 

Hij  is  daar  leelijk  zijn  vlooien  gevangen  : hij  heeft  daar 
slecht  behandeld  geweest . 


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83 


Maakt  dat  de  ganzen  wijs:  dat  zijn  prullen. 

Hij  en  zal  in  geen  twee  grachten  gelijk  loopen  : hij  en 
zal  hem  in  geene  iwee  moeilijkheden  te  gelijk  steken. 

Hij  en  zal  er  niet  vele  van  vergeten  : hij  en  kent  er  niet 
vele  van . 

Het  is  al  eene  pekel  : het  komt  overeen  uit. 

't  Moet  donker  zijn  waar  dat  hij  zou  verdolen:  *t  zou  een 
moeilijke  zake  moeten  zijn,  om  hij  er  niet  deure  te  geraken . 

Ge  moet  eenooge  in  't  zeil  houden  : ge  moet  wat  waken. 

Hij  drinkt  lijk  een  beeste  : hij  drinkt  onmatig . 

Hij  heeft  de  voile  lepel  : hij  mag  er  zoovele  van  genieten 
ah  hij  wilt. 

Hij  is  zoo  heesch  als  'ne  koekoek  : zeei'  heesch. 

Hij  zit  te  zien  lijk  'nen  uil  deur  een  gotegat  : hij  ziet  er 
dom  uit . 

Hij  heeft  eenherfce  lijk  een  brood  (alias:  koekebrood)  : 
een  groot  herte . 

't  Is  'ne  papiereveugel  : 'ne  flaue  man. 

't  Gaat  lijk  een  liere  van  'ne  cent  ( alias  : 't  gaat  lijk 
een  liere  op  'ne  Zundag)  : H gaat  zeer  wel. 

Een  ongelnkkomt  zelden  aleene:  een  ongeluk  veroorzaakt 
er  dikwijls  nog  andere. 

Hij  liegt  lijk  'ne  ketter  ( alias  : dat  het  kraakt)  : liegt  vele . 

De  einden  van  't  jaar  aaneen  knopen  : met  zijne  inkom - 
sten  kunnen  leven. 

Hij  is  zoo  vet  als  'nen  otter  : zeer  vet. 

De  pot  verwijt  de  ketel  dat  hij  zwart  is:  den  eene 
sleehte  mensch  verwijt  den  andere  slechten. 

Hij  ligt  op  de  strooizak  : hij  is  arm. 

Op  't  einde  van  't  jaar  met  twee  letters^  spellen  : niets 
over  hebben  op  H einde  van  ' t jaar. 

'tls  een  schaap  : hij  is  onnoozel. 


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84 

Verhuizen  met  de  lanteern  aan  den  dissel  : 3 8 nachts 
verhuizen  met  schuld. 

Ge  meugt  meêgaan  op  t'huisblijverkes  wagen  : ge moet 
t3huis  blijven. 

Hij  is  bezig  met  pak  en  zak  te  maken  : hij  maakt  hem 
gereed  om  te  vertrekken . 

Zijnen  beer  danst  : hij  heeft  honger. 

Potstaken  zullen  boomen  worden  [alias  : takskes  zullen 
boomkes  worden)  : kleene  menschen  zullen  groot  worden . 

Hij  was  zoo  bleek  als  de  dood. 

*t  Is  'ne  put  zonder  grond  : er  en  is  nooit  genoeg  gegeven 
aan  hem . 

Hij  is  zoo  gierig  als  een  Jode. 

Pap  in  de  mond  geven  : de  zake  opgeven. 

Ge  zijt  lijk  van  God  gezonden  : ge  komtjuist  van  passe . 

3t  Is  van  'ne  zwarte  pot  dat  men  begrimd  wordt  : 3t  is 
van  slechte  menschen  dat  men  beklapt  wordt . 

Hij  heeft  ooren  lijk'nen  ezel  : hij  heeft  groote  ooren . 

Ja  en  Neen  is  lange  strijd  (alias:  strijen)  : 3tis  moeilijk 
overeen  te  komen  als  er  niemand  en  wilt  toegeven . 

Hij  heeft  tanden  lijk  messen  : scherpe  tanden. 

3t  Is  zoo  zwart  als  laget. 

Hij  en  ziet  deur  geen  ander  oogen  : hij  bemint  hem 
uitermate . 

Hij  heeft  'ne  luis  bachten  ziju  oore  zitten  : hij  zit  in 
moeilijkheden. 

De  groote  keerse  gaat  uit  : de  zunne  gaat  onder. 

Hij  heeft  een  ratte  in  de  kop:  daar  is  iets  dat  hem 
kwelt. 

Hij  zit  in  't  drooge  : in  3 1 gevang. 

Zijn  beste  pijlen  ziju  geschoten  : hij  is  3t  meeste  deel 
van  zijn  goed  kwijt. 


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85 


Hij  liegt  dat  hefc  kra&kt* 

Erenisd&ar  geen  oogske  vefc  op:  er  en  is  daar  geen 
profijt  aan. 

'fc  Is 't  droog  brood  : men  kan  dam  slecht  meê  bestaan. 

’t  Is  zoo  drooge  als  hooi. 

'fc  Is  een  verloren  kieken:  hijgaat  }ne  slechte  weg  inslaan . 

Hij  roept  lijk  'ne  k ramer  {alias  : lijk  'ne schaliedekker)  : 
roept  geweldig . 

Hij  heeffc  in  aile  pufcten  visch:  hij  heefè  overal  zijn 
winste  aan . 

'fc  Is  'ne  Lazerusklipper  : }t  is  een  klaagpense. 

Hij  was  Urias'  bode  : hij  deed  zijn  eigen  ongeluksbood» 
schap. 

Te  Brugge:  De  Potterie  is  nog  vol  was:  van  de  artikeh 
welke  wij  behoeven,  hebben  wij  nog  eene  goede  hoeveelheid 
ter  be8chikkinge * 

Hij  heeffc  een  hoofd  lijk  een  register:  een  goed  geheugen 

Hij  heeffc  een  hoofd  lijk  'ne  mortier  : een  groot  hoofd . 

Die  pek  handelfc  maakfc  hem  vnil  : die  met  slecktenver*- 
keert  verliest  zijnen  name . 

Hij  vliegt  lijk 'ne  pijl  uifc  den  .boge:  loopt  zeer  snel  ; 
of:  vliegt  rechte. 

De  panne  bij  de  sfceerfc  houden  : behouden  wat  men  bezité 

'fc  Zijn  al  neufcen  met  gafcjes:  }t  is  al  bedrog . 

Hij  zifc  op  'fc  zand:  hij  is  zijn  fortuine  kwijt. 

Goê  reken ingen  maken  goê  vrienden;  als  men  met  te 
vele  en  rekent}  men  wordt  bemind . 

Hij  heeffc  lange  vingers  : hij  is  }nen  dief 

Hij  blonk  lijk  'ne  pau:  blonk  schoone. 

In  mijn  beufcer  en  zit  er  geen  haar  : '/<?  en  bedriege  niet. 

'fc  Zal  overgaan  lijk  een  dundervlage:  H en  zal  niet 
blijven  demen . 


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86 


Hij  is  zoo  zwart  als  'ne  kavevager. 

Hij  en  staat  er  maar  op  een  kwaad  bladje:  hij  en  heeft 
er  geen  goeden  name. 

Rijpe  en  groene't  staat  hem  al  aan:  hij  is  zeer  begeerig . 

't  Is  't  eeuig  leven  amen  : het  deurt  zeer  lange . 

Hij  moet  zeven  huizen  en  een  ovenkot  afgaan  : hij  moet 
op  vele  plaatsen  zijn . 

Hij  heeft  het  op  mij  gemunt:  hij  heeft  het  op  mij 
voorzien . 

Hij  heeft  zijn  lichte  schoenen  aangedaan:  hij  staat  er 
rap  bij . 

Hij  zit  leelijk  in  nesten:  hij  zit  in  groote  moeilijkheden . 

Hij  is  zoo  dal  als  een  klokhenne. 

Hij  huilt  lijk  'nen  hond  : huilt  geweldig . 

Dat  den  duivel  geen  excuse  hadde,  ze  schipten  hem 
uitd'helle:  gij  tracht  u te  vergeefs  van  voorwendsels  te 
bedienen. 

Een  deure  maken  om  een  venster  te  stoppen  : grootere 
schuld  maken  om  kleenere  te  betalen. 

Hij  kan  loopen  lijk  'nen  haze. 

Hij  zit  aan  't  kantje  van  den  nest  : hij  is  op  yt  punt 
van  arm  te  worden. 

Hij  is  zoo  voos  als  een  râpe  : hij  is  valsch. 

't  Zijn  al  stekken  ( alias  kerven)  en  snenven  dat  hij 
geeft  : yt  zijn  al  bedekte  verwijtsels  die  hij  doet. 

Iemand  zijn  zante  geven  : iemand  verwijtsels  doen. 

Hij  was  daar  moederziele  aleene. 

Zijn  zaken  springen  op  krukken  : zijn  zaken  gaan  flau. 

Hij  heeft  zijn  woord  geëten:  hij  en  heeft  zijn  woord 
niet  gehouden. 

Men  vindt  gemakkelijk  'ne  stok  om  'nen  hond  te  slaan: 
men  vindt  altijd  }ne  reden  om  }nen  duts  te  mishandelen . 


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87 

’t  Sop  en  is  de  koole  niet  weerd  : ’t  voordeel  en  is  de 
moeite  niet  weerd. 

Hij  stond  te  bleuzen  lijk  een  krieke  : hij  was  geheel  rood. 

Hij  zal  de  piut  vijf  groote  betalen  : hij  zal  }t  wel  hoeten. 

Hij  is  zoo  kwaad  als  'nen  hane. 

Soorte  zoekt  soorte:  slechte  zoeken  slechte,  en  goede 
zoeken  goede . 

Hij  is  zoo  krom  als  een  pikke. 

’t  Is  zoo  plat  als  'ne  cent. 

Men  moet  de  zotben  niet  teekenen  : men  kan  de  zotten 
gemakkelijk  kennen. 

Hij  stond  te  stampen  lijk  een  peerd:  hij  stampte 
geweldig . 

Al  wat  ge  zegt  is  beuter  aan  de  galge:  al  wat  ge 
zegt  en  baat  niet. 

’t  Is  zoo  zeker  als  dafc  ik  hier  sta. 

Dat  mijn  zonden  mij  zoo  leed  waren,  'k  ginge  voor- 
zeker  naar  den  hemel. 

't  Is  daar  dat  den  hond  gebonden  is  : daar  is  de  reden. 

Iets  te  barde  brengen:  iets  doen  uitkomen. 

Geheel  't  huis  staat  in  rep  en  roer. 

Hij  speelt  achter  de  gordijne:  hij  handelt  bedekt. 

Hij  heeft  een  wijde  moue:  hij  en  is  niet  teer. 

't  Is  een  raadsel  : ’t  is  een  twijfelachtige  zake. 

Hij  maakt  van  zijn  mage  'nen  apothekerswinkel  : hij 
neemt  veel  medecijnen. 

Hij  loopt  tegen  wind  : hij  werkt  dé  moeilijkheden  tegen. 

't  Is  altijd  avond  en  noene  in  de  winter  : de  dagen  zijn 
zeer  kort  in  den  winter. 

Hij  plaagt  u onder  duim:  bedektelijk. 

Hij  heéft  u daar  iets  opgehangen  : leugens  verteld,  of  : 
iets  gegeven  dat  niet  vêle  weerd  en  is. 


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88 


Nu  zal  de  katte  op  de  koorde  dansen  ( Gezelle : te  choore 
gaan)  : nu  zal  de  zake  beginnen. 

Ge  en  meugt  daarop  niet  slapen  : ge  moet  dàt  seffens 
doen. 

Hij  heeft  er  veel  woorden  den  hais  gebrokeu  : hij  heeft 
' er  veel  over  geklapt. 

Hij  zwemt  tegen  sfcroom  : werkt  de  moeilijkheid  tegen . 

Hij  is  onnoozel  geboren  en  sitnpel  gewiegd  : hij  en 
heeft  niet  veel  verstand . 

Het  zal  er  u gereed  zijn  lijk  te  Kerstdag  een  hands- 
vulle  vliegen:  gij  en  zult  het  maar  met  veel  moeite  bekomen. 

Ge  en  meugt  u niet  laten  in  slape  wiegen  : ge  en  meugt 
u niet  laten  bedinegen . 

't  Geld  smelt  [alias  danst)  in  zijne  zak  : hij  is  }ne 
verkwister . 

Biecht  maar  rechtuit  : zijt  maar  rechtzinnig . 

Er  is  bij  hem  altijd  entwat  te  kort  of  te  lang:  hij  en  is 
nooit  tevreden. 

Hij  kreeg  *ne  snak  en  'ne  snau:  hij  wierd  onbeleefd 
aangesproken. 

Hij  is  naar  den  andere  wereld  : hij  is  gestorven . 

Hij  heeft  dat  uit  zijnen  duim  gezogen  : hij  heeft  dat 
uitgedacht . 

't  En  loopt  er  niet  al  deur  een  gootje  : H en  gaat  er  al 
zoo  gemakkelijk  niet  als  men  soms  denkt . 

't  Ligt  op  zijn  mage,  hij  en  kan  't  niet  verteren  : 
H kwelt  hem , hij  en  kan  het  niet  vergeten . 

Ze  en  kunnen  malkaâr  noch  hooren  noch  zien  : ze  en 
kunnen  malkaâr  niet  verdragen . 

Hij  steekt  altijd  zijnen  neuze  op:  hij  en  is  nooit 
tevreden. 

Hij  is  daar  op  de  rooster  geleid:  hij  is  daar  vele  beklapt. 


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89 


Hlj  zou  de  rook  nit  de  kave  vâtigen:  hij  is  zeer  gierig. 

Hij  spreekt  tegen  zijn  herte  : hij  en  spreekt  niet  rechU 
zimnig • 

Hij  trekt  zijn  tonge  in  : hij  verandert  zijn  gezegde. 

Hij  en  zon  geene  puit  kwaad  doen  : hij  en  zou  niemand 
miehandelen. 

*k  Hebbe  hem  een  goê  nepe  gegeven  ( alias  : Iemand 
bij  den  grenadier  trekken)  : }k  heb  hem  wel  doen  betalen . 

Het  heeft  het  gras  van  onder  uwe  voeten  gemaaid 
{alias:  De  bolle  van  onder  iemands  voeten  loopen)  : hij 
heeft  de  zake  betracht  en  bekomen  die  u toekwam . 

Hij  zou  de  menren  opvliegen  : hij  is  zeer  oploopende. 

Aan  iemand  den  vollen  toom  geven:  iemand  geheel 
vrij  laten . 

Hij  is  van  de  spanader  gesneên  {alias  : Er  en  zullen 
geen  kobbenetten  in  zijne  mond  groeien)  : hij  kan  wel 
klappen . 

Hij  spant  de  kroone:  hij  is  daar  den  bij z onder sten. 

}t  Geld  en  groeifc  op  mijne  rugge  niet:  ik  en  bekom  het 
geld  niet  gemakkelijk . 

Niemand  en  kan  twee  heeren  dienen. 

Hij  en  is  niet  vervrozen  : hij  is  zeer  slim. 

Hij  is  een  zwalpei:  }nen  drinker. 

Hij  mag  daar  een  potje  breken:  hij  is  daar  de  vriend . 

Hij  heeft  geheel  diepe  in  den  appel  moeten  bijten  : vele 
moeten  toeleggen , 

Ge  en  meugt  niot  te  wijd  gapen  : niet  te  vele  rekenen. 

Hij  slaat  hem  met  zijn  eigen  zweerd:  hij  benadeelt 
zijn  eigen  zelven. 

Er  en  is  daar  geen  zalve  aan  te  strijken  : er  en  is  daar 
geen  beteren  aan . 

'fc  Papier  is  gewillig  : men  kan  schrijven  wat  men  wilt. 


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90 


De  dagen  en  gaan  maar  open  en  toe  in  de  winter: 

de  dagen  zijn  zeer  kort  in  de  winter . 

’k  Zal  ’t  zien  of  den  duivel  houdt  de  keerse  : ’t  zal  gaan , . 
of  daar  is  kwaad  meê  bemoeid . 

’k  Wille  dat  ik  ’t  zage,  zei  den  blenden,  en  hij  keek  met 
zijn  pitten  : ’k  zou  het  geheel  geem  zien . 

Hij  knaagt  altijd  aan  ’t  zelfste  been:  hij  spreekt  altijd 
van  ’t  zelfste . 

Lijk  of  dat  de  oude  zingen,  piepon  de  jongen  : de  kin- 
ders  volgen  hunne  ouders  na. 

’t  Is  lijk  op  een  aande  dat  ’t  regent:  dat  en  doet  niets 
op  hem . 

Hij  beeft  meer  armoê  als  de  ratten  in  de  kerke  : hij 
heeft  zeer  veel  armoê. 

’k  En  kan  daarmeê  mijne  pap  niet  koelen:  daarmeê 
en  ben  ik  niet  tevreden. 

Hij  is  daar  den  baard  afgedaan  : hij  is  daar  bedrogen. 

Men  leeft  wel  met  ééne  Grod,  maar  niet  met  ééno 
menscb  : met  moet  met  aile  menschen  wel  handelen. 

Hij  heeft  het  in  de  mot  : hij  is  het  geware . 

Hij  eet  het  meug©  ( alias  : heuge)  tegen  meuge  : tegen 
zijn  goeste. 

Hij  heeft  azijn  gedronken  : moeilijkheden  tegengekomen . 

Hij  speelt  met  zijnen  kop  : hij  is  grillig. 

Iets  op  het  tapijt  brengen  : iets  aanhalen. 

'k  Heb  hem  zijn  lesse  gespeld:  ’k  heb  hem  een  ver - 
maninge  gegeven . 

Hij  is  zoo  arm  als  de  strate  : hij  en  bezit  niets . 

De  wulf  in  den  bek  loopen:  ’t  gevaar  inloopen. 

Krakende  wagens  loopen  langst  : de  zieke  menschen 
leven  dikwijls  langst. 

Hij  heeft  er  een  potje  gebroken  : iets  misdaan. 


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91 

De  put  vullen  als  't  kalf  verdronken  is:  voorzorgen 
nemen  als  H te  late  is. 

Op  zijne  poot  spelen  : gram  zijn. 

Hij  wacht  met  zijn  slinker  hand  : hij  en  wacht  niet. 

Hij  is  gevangen  lijk  'ne  luis  op  'ne  kam  : hij  is  wel 
gevangen. 

Dat  is  ziendelinge  in  't  water  loopen  : vrijwiliig  slecht 
handelen . 

Als  ze  aan  ieder  heiligen  zijn  keerske  geven,  onze 
vrouwtje  zal  zonder  lichtje  staan  : zij  zouden  tyenden  zijn , 
indien  zij  aan  elk  hunne  schulden  betaalden. 

Als  g'het  al  wilt  hooren  en  zien,  heurt  een  zaatje  in  de 
Zunne. 

Zoo  rijke  als  de  zee  diepe. 

Die  den  name  heeft  van  vroeg  op  te  staan  mag  lange 
slapen:  die  den  name  heeft  van  wel  te  doen  mag  eene 
fout  begaan . 

Nieue  bezems  vagen  wel  : in  Jt  begin  doet  elk  zijn  beste . 

Hij  is  boven  zijn  vaders  hoofd  gegroeid:  hij  en  is  zÿn 
vader  niet  onderdanig . 

Hij  maakt  van  zijnen  nenze  : hij  is  hooveerdig . 

Hij  geeft  dat  te  rieken  : hij  doet  dat  ver  staan. 

Aile  wolken  en  veroorzaken  geen  onweêre  : aile  moei - 
lijkheden  en  veroorzaken  geen  twist. 

't  Is  een  huis  lijk  een  halle  : een  zeer  groot  huis. 

Hij  zingt  op  aile  toonen  : hij  klapt  alleszins. 

't  Is  lijk  'nen  hazewind  : hij  kan  snel  loopen. 

't  Schilt  den  dag  en  den  nacht  : H verschil  is  groot. 

Hij  heeft  gedaan  met  zaaien  : zijn  zake  en  lukt  niet 
meer. 

Hij  verandert  met  de  wind  : verandert  lichtelijk. 

't  Gaat  zoo  rap  als  boonen  knoopen  : *t  gaat  zeer  trage* 


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92 


't  Yenijn  zit  in  de  steert  : H slechtste  Jcomt  H laatste. 

Hij  zal  er  kwalijk  van  t'huis  komen  : hij  zal  er  slecht 
meê  varen . 

Hij  slachfc  de  wtilvejongen  : hoe  ouder  hoe  dulder . 

Zijn  oogen  zijn  groofcer  als  zijnen  buik:  hij  en  kan 
zoovele  niet  eten  als  hij  meende. 

Hij  heeffc  een  paterswezen  op  : hij  ziet  er  brave  uit. 

Hij  kent  het  op  zijn  doimke  : hij  fient  het  zeer  goed . 

*t  Is  'ne  groote  lanteern  met  een  kleen  lichfcje  : }t  is 
*ne  grooten  beslagmaker . 

Wantje  heeft  Siska  op  den  oven  gezet:  Wantje  is 
vroeger  getroud  dan  Siska . 

Hij  is  gelaân  lijk  'nen  ezel  : zwaar  gelaan . 

Hij  heeft  moeten  water  bij  zijne  wijn  doen:  hij  heeft 
toegevingen  moeten  doen . 

Zij  drinken  het  in  lijk  een  oliekanne. 

Ze  zitten  gespannen  lijk  d'haringen  in.  een  tanne  : 
ze  zitten  geheel  dichte  bij  malkaâr. 

Hij  boit  te  kort  ( alias  : hij  is  te  Kortrijk):  hij  en  bereikt 
zijn  doel  niet . 

Hij  keert  naar  aile  winden  : hij  klapt  alleszins • 

Er  en  is  geen  huis  t’houden  met  die  kerel  : men  en  kan 
met  die  kerel  niet  overeen  komen. 

't  Zijn  vijgen  na  Paschen:  men  komt  te  late  met  die 
zake . 

Hij  en  had  er  noch  koeke  nooh  deeg  van  : hij  en  had 
er  geen  voordeel  van . 

Men  kent  de  veugel  aan  zijn  pluimen  : men  kent  de 
mensch  aan  zijn  kleeren. 

Hij  heeft  mij  gouden  bergen  beloofd  : vele  beloofd. 

Hij  en  wilt  daarmeê  zijn  hoofd  niet  breken;  hij  en  mit 
hem  daarmeê  niet  bezig  houden. 


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93 

Hij  maakt  veel  kromme  sprongen  : hij  en  spreekt  niet 
rechtuit. 

’t  Gaat  al  om  zeepe  : ’t  gaat  al  verloren. 

Die  mensch  heeft  een  hondeleven:  een  ongelukkig  leven . 

Hij  is  geboren  op  den  twee  en  dertigsten  December  : 
hij  en  heeft  niet  wel  zijn  verstand. 

Hij  is  naar  ’t  piereland  : dood  en  begraven. 

Hij  ziefc  er  beschimmeld  uit  : hij  ziet  er  verlegen  uit . 

;k  Bq  hebbe  geen  strooi  in  zijne  weg  geleid  : ’k  en 
hebbe  hem  niets  mùdaan. 

Hij  wordt  daar  den  beer  gemaakt:  hij  wordt  daar 
slecht  behandeld. 

Hij  heeft  er  moeten  op  zijn  teen  sfcaan  : hij  heeft  moeten 
geweld  gebruiken . 

Hij  stond  bachten  de  deure  als  de  schaamte  gedeeld 
wierd  [alias  : Hij  heeft  een  berdelaanzichte)  : hij  en  is  niet 
beschaamd. 

De  panne  staat  met  de  ateert  omhooge  : daar  en  is  niet 
veel  vet  in  de  panne. 

Hij  en  zon  geenen  daim  ait  zijne  weg  g&an:  hij  en  zou 
niet  achteruit  wijken . 

Hij  is  den  aap  van  *t  spel  : hij  legt  er  aan  toe. 

’t  Zijn  redens  lijk  stoelen,  ze  klinken  lijk  schabelle- 
banken  : al  wat  hij  vertelt,  zegt  hij  met  blaai ; maar  het 
houdt  niets  in. 

Als  het  er  niet  is  in  gewassen,  men  gaat  't  er  niet  in 
bassen:  men  maakt  moeilijk  door  berispingen  nateurîijk 
domme  kinders  t oijs. 

Het  klopt  tegen  den  tand  : ’t  is  zeer  kloek . 

De  prijs  is  daarvan  nog  te  geven:  den  uitslag  is  daar- 
vuninog  af  te  wachten. 

Hij  heeft  *ne  po3t  gepakt : zeere  geloopen . 


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94 


't  Slechtste  wiel  van  'ne  wagen  maakt  gemeenlijk  meest 
geruchfce:  de  onverstandigste  menschen  loffen  gewoonlijh 
meest . 

Hij  heeft  een  tonge  van  lintjes  : hij  kan  zeer  wel  klappen. 

'k  Hebbe  stank  voor  dank:  ’Jc  hebbe  ondankbaarheid 
voor  mijne  weldaden. 

Zijn  scbaapkes  zijn  in  't  drooge  : zijne  fortuin  is  gemaakt. 

Hij  en  is  maar  te  betrouen  zooverre  als  dat  g'hem  ziet  : 
hij  is  ’nen  dief. 

Hij  is  van  aile  markten  t'huis  gekomen  : hij  heeft  van 
ailes  ondervonden . 

Dat  is  entwat  dat  krabbelt  en  bijt:  dat  is  entwat  dat 
bijzonder  wel  is. 

Hij  en  verschiet  in  geen  kleen  geruchte  : hij  en  is  niet 
gaue  benaud. 

Met  een  tonge  en  'ne  mond  geraakt  men  de  wereld 
rond:  met  te  vragen  komt  men  overal  te  rechte . 

Hij  hangt  altijd  aan  uw  sleppen:  hij  komt  altijd  naar  u. 

Hij  heeft  er  vele  af  te  bijten  : vele  te  lijden. 

Hij  is  gezind  lijk  'nen  haze:  zeer  wel  gezind. 

Hij  is  daar  met  zijn  gat  in  de  beuter  gevallen:  hij  heeft 
daar  een  goê  plaatse. 

Dnivels  zak  en  is  nooit  vol:  'ne  gierigaard  en  heeft 
nooit  genoeg. 

Hij  heeft  die  klosse  effengeweven  : de  moeilijkheden 
vereffend . 

Yerveelt  lijk  gestampte  vijgen  : *t  verveelt  geweldig. 

Hij  zit  op  heete  kolen  : hij  en  is  op  zijn  gemak  niet . 

Die  veugel  heeft  wat  bachten  zijn  ooren  zitten  : hij  is 
zeer  slim. 

In  de  eene  hand  water  dragen,  en  in  de  andere  hand 
vier  : tegelijk  vrede  en  twist  maken . 


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95 


Geheel  de  zake  is  in  de  asschen  gevallen  : tegengeslegen . 

Hij  heeffc  zijn  dulle  mutse  aan:  hij  is  kwalijk  gezind . 

Hi j en  viel  niet  slinks  : hij  sprdk  hart  deure. 

Hij  zet  de  puntjes  op  de  i's  : is  zindelijk. 

Hij  en  kan  u noch  zien  noch  geluchfcen  : niet  verdragen. 

Hij  en  staat  niet  vaste  op  zijn  pooten  : hij  staat  zeer 
jlau ; of:  hij  en  kent  zijn  zake  niet  goed . 

Iemands  dood  is  iemands  brood:  als  iemand  zijn  plaatse 
verliestj  een  ander  is  er  blijde  om. 

Iemand  in  'fc  garen  jagen:  in  moeilijkheden  brengen. 

Een  gat  in  den  dag  slapen  : lange  slapen. 

Hij  zal  er  blaue  schenen  loopen  : kwalijk  varen. 

Het  en  is  geen  tinnen  knop  weerd  : niets  weerd . 

Het  is  beter  benijd  als  beklaagd  : H isbeter  wel  varen 
dan  kwalijk . 

Hij  was  den  aap  van  'fc  spel  : *t  was  hij  die  de  boete 
betaalde . 

Hij  is  in  den  aap  geherbergd  [alias  : gelogierd)  : hij  is 
in  ’ne  slechte  staat . 

Ge  en  zondt  er  met  geene  kloustok  deure  geraken 
[alias  \ springen)  : ’t  is  geheel  in  wanorde . 

Hij  heeffc  nog  al  pijlen  die  op  zijnen  boge  passen  : 
heeft  nog  al  middels  om  hem  te  verweren . 

Hij  zifc  aan  *t  schotelke  : heeft  een  winstgevende  plaatse . 

Hij  heeffc  mefcdenglazenhandboom  gespeeld  : gedronken. 

Hij  is  geslepen  langs  aile  kanten  : zeer  slim . 

Hij  ziefc  er  fcwee  voor  een  : ziet  scheel. 

Hij  wascht  er  hem  uit  : hij  trekt  hem  uit  de  moeilijkheid . 

Hij  en  heeffc  het  poer  niet  uitgevonden  : hij  en  is  niet 
slim . 

Hij  heeft  u daar  'ne  goê  snuif  gegeven  : hij  heeft  u 
bedektelijk  een  groot  verwijt  gedaan* 


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96 

*k  En  vmd  er  nooh  kop  nooh  steert  aan:  *k  en  versta 
die  zake  niet. 

Nu  is  hij  in  zijn  weêre  ( alias : klavergas)  : nu  gaat  het 
hem  goed . 

De  schoen  van  zijn  voeten  loopen  : geen  moeite  sparen . 

Ge  en  moet  daar  geen  doekskes  aan  winden  : ge  en  moet 
dat  niet  bedekken. 

Hij  heeft  veel  nofcen  op  zijnen  zang:  hij  maakt  veel 
van  zijnen  neus . 

Dat  zal  lange  op  zijn  mage  liggen  : daarvan  zal  hij 
lange  ongemakkelijk  zijn . 

Br  hapert  entwat  bij  hem  : hij  zit  in  moeilijkheden. 

Den  eenen  en  wilfc  voor  den  anderen  geen  daim  leggen: 
den  eenen  en  wilt  voor  den  anderen  niet  onderdoen . 

Me  moet  al  dikwijls  'ne  keer  hand  over  herte  leggen  : 
iets  vergeven . 

Zijn  broodje  is  gebakken  : zijn  fortuine  is  gemaakt. 

Hij  spreekt  Fransch  met  haar  op  : slecht  Fransch. 

Me  moet  hem  handelen  lijk  een  ei  : voorzichtig  handelen . 

Hij  heeft  haar  op  zijn  tanden  : hij  durft  spreken . 

Hij  laat  zijn  hoofd  hangen  : hij  is  mistevreden . 

'k  Zal  hem  een  beetje  deur  de  viagers  zien  : }k  zal  hem 
zachte  behandelen , 

Meenen  is  verre  van  hier  : als  men  iets  meent,  ’t  is  dii- 
wijh  verre  van  waar  te  zijn. 

Ge  zijt  'nen  nagel  van  mijn  doôkiste:  een  oorzake 
van  mijn  dood . 

Hij  is  daar  wel  gepeperd  : hij  heeft  daar  veel  zottigheid 
gehoord. 

Men  steekt  er  de  blaue  schorte  uit  : ’t  is  er  kermesse . 

Al  wat  dat  hij  zegt,  en  is  geen  Evangelie  : al  wat  dat 
hij  zegt}  en  is  geen  waar . 


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Het  en  is  er  niet  al  te  pluis  : het  en  is  er  niet  zeer  goed. 

Hij  is  in  't  zelfste  bedde  ziek:  hij  zit  in  de  zelfste  moei- 
lijkheden ; of  : hij  heeft  het  zelfste  gebrelc. 

Me  zal  hem  zijn  haar  kammen  : me  zal  hem  fel  berispen. 

Het  is  er  open  hof:  elkendeen  geraakt  er  gemakkelijlc 
binnen. 

Hij  zal  nog  al  zwarte  sneea  zien  vliegen  : nog  al 
moeilijkheden  tegenkomen . 

Ge  meugt  er  staat  op  maken  : er  op  rekenen . 

Hij  heeft  een  haar t je  van  zijn  vaartje  en  een  toertje 
van  zijn  moertje  : trekt  wat  op  zijn  ouders. 

Hij  is  Pit  van  de  bende  : hij  is  aan  ’t  hoofd  van  de 
bende. 

Dat  is  een  Pittebaas:  een  die  in  zijn  amkt  boven  de 
andere  geraakt. 

Het  is  altijd  een  ditje  of  een  datje:  hij  en  is  nooit 
tevreden . 

Me  zou  zeggen  dat  er  een  karre  met  geld  achter  hem 
komt  : hij  is  zeer  hooveerdig. 

Hij  loopt  met  zijn  hoofd  in  de  îucht:  hij  is  zeer 
hooveerdig . 

Iemand  vierkante  uitlachen  : met  iemand  spotten. 

’k  Hebbe  hem  bij  zijn  woord  gepakt  : ’k  ben  seffens 
overeengekomen . 

Daar  hangen  nog  al  dagen  in  de  lucht  : er  is  nog  tijd 
genoeg. 

Het  liep  er  al  dat  beenen  hadde  : ze  liepen  er  altemale . 

't  Is  'ne  Judas  : yne  valschaard . 

Hij  heeft  zijn  kazakke  gekeerd:  hij  is  van  partij 
veranderd . 

Zijn  mesken  snijdt  langs  aile  kanten  : hij  heeft  door  aile 
baten  geldivinste. 

7 


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98 


De  laatste  man  de  zak  opgeven  : laatst  vertrekken • 

Ge  zult  den  blok  slepen  : slecht  varen. 

Hij  is  nog  in  zijn  proefjaar:  in  zijnen  eersten  tijd . 

Iemand  van  den  oever  in  den  dijk  helpen  : iemands 
staat  verslechten. 

’k  En  kan  daar  geen  rechter  kant  aan  krijgen  : ’k  en 
Jean  die  zake  niet  schikken. 

Met  lange  tanden  eten  : eten  zonder  smalce . 

't  Is  beter  'ne  luis  in  de  pot  als  geen  vet:  ’t  is  beter 
iets  dan  niets. 

Kasteelen  in  de  lucht  bouen  : ijdele  plannen  maken . 

Hij  vergaart  zijn  lappen  en  zijn  leesten  : hij  maakt  hem 
gereed  om  te  vertreklcen. 

'k  En  zou  niet  geern  in  zijn  schoen  zitten  : }k  en  zou 
niet  geern  in  zijn  geval  zijn . 

Iets  tegen  wille  en  dank  doen:  iets  doen  tegen  het  gedachU 

We  zijn  er  boven  op  : wij  hebben  de  zalce  vaste. 

Hij  wordt  met  de  vingers  gewezen  : hij  wordt  overal 
misacht  om  zijn  gedrag * 

Hij  zit  in  mijn  maue  : hij  staat  in  mijnen  haat. 

Het  tegeno  verges  tel  de  is:  Hij  ligt  in  den  rechteren  arm . 

Nieus  verblijdt,  zei  de  zot,  en  hij  keerde  zijnmutse: 
sommige  menschen  zijn  verblijd  voor  een  Jcleene  nieuïgheid . 

De  ziekten  komen  te  peerde,  maar  ze  gaan  te  voete 
weg  : ziek  worden  gaat  haastig,  maar  genezen  deurt  lange . 

Hij  en  is  in  zijn  haar  niet  : hij  en  is  op  zijn  pas  niet . 

Hij  heeft  hem  laten  deur  ’t  slijk  trekken  : hij  heeft 
hem  laten  bedriegen. 

’t  Is  een  kuiperspeerd  : een  mager  peerd . 

Er  en  was  daar  geen  le  vende  ziele  : niemand . 

Zijn  zaken  gaan  mank  (aKàskrepel):  zijn  zaken  en  slaan 
niet  meê . 


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99 


'k  En  vinde  er  noch  hoofd  noch  gat  aan  ( aliàs  noch 
kop  noch  steert)  : 9 h en  versta  die  zake  niet. 

Hij  was  lijk  uit  de  lacht  gevallen  : hij  kwam  daar 
geheel  onverwachts . 

Hij  laat  hem  bij  zijn  neuze  leiden:  laat  hem  bedriegen • 

Zijn  tongske  snijdt  : hij  is  ’nen  booze  klapper . 

't  Is  'nen  duivel  in  menschevel  : 9nen  booze  mensch . 

'k  Hebbe  hem  in  ’t  net  gekregen  : bedrogen , 

Me  zou  hem  Ons  Heere  geven  zonder  biechten  : hij  ziet 
er  zeer  brave  uit . 

’k  Ben  gekomen  met  zeven  haasten  : 9k  ben  zeer  haastig 
gekomen. 

Er  zit  daar  bien  uil  op  de  kave  ( aliàs  : Hij  zit  scheerlinge 
op  uw  huis)  : daar  is  rente  op  dat  huis . 

Op  iemands  kappe  zitten  : iemand  plagen. 

Hij  heefb  mij  daar  met  een  neuze  gezet  : hij  heeft  daar 
kwaad  gesproken  van  mij . 

Hij  vreest  u lijk  den  duivel  het  kruis. 

. Hij  heeft  zijn  voeten  laten  koud  krijgen:  hij  is  dood . 

Dat  is  'nen  doom  uit  mijne  vinger  ; eene  moeilijkheid 
waarvan  ik  verlost  ben . 

*t  Vliegt  al  de  eene  oore  in  en  al  de  andere  oore  uit; 
hij  vergeet  het  spoedig . 

't  En  zou  niet  deugen  buiten  voor  de  spellewerksters  i 
*t  is  koud • 

Zijn  boontjes  entwaar  op  te  weeke  leggen  : iets  verhopen. 

’t  Is  'ne  godsblok:  ’t  is  9nen  brave  mensch . 

Zijn  tonge  is  naar  de  smesse:  hij  en  zegt  niets . 

Er  is  look  in  de  meersch:  er  zijn  vermoedens . 

Dat  is  't  geld  met  hamers  in  stukken  slaan  (alias 
breken)  ; geld  verkwisten . 

Hij  heeft  er  den  bovezang  : hij  is  er  meester. 


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100 

Trouen  doefc  honger  krijgen  en  verslaat  dorst  : trouen 
doet  sparen. 

De  stal  sluiten  als  't  peerd  gestolen  is  : voorzorgen 
nemen  als  }t  te  late  is. 

Hij  en  had  geene  puit  te  biechten  : niets  te  zeggen. 

Hij  en  zal  daar  geen  vette  zoppen  weeken  : niet  vele 
winnen. 

Eigen  heerd  is  gond  weerd  : men  is  lest  in  zijn  eigen 
huis . 

Als  er  belet  is,  zegt  men  : M'  zijn  latten  aan  }t  huis. 

Me  zou  geld  geven  om  u te  ziene  : ’t  is  lange  geleden 
dat  men  u gezien  heeft . 

’t  Is  ne  veugel  op  'nen  tak  : hij  is  zeer  vrij. 

’b  Beste  procès  en  deugt  niet;  twist  ge  voor  een  koe, 
ge  legt  er  een  peerd  aan  toe. 

Hij  moet  altijd  zijnen  bek  ( alias  zijn  muile)  roeren  : 
hij  heeft  altijd  iets  te  zeggen. 

De  veugels  die  te  vroeg  schuifelen  worden  van  de  katte 
gepakt  : als  men  te  vroeg  hoft,  men  moet  soms  later  klagen . 

'Ne  menscb  zonder  handen  is  'nen  hond  zonder  tanden: 
die  niet  en  werkt  ofniet  en  kan  werken  en  heeft  geen  bestaan . 

• Iemand  den  aap  maken  : met  iemand  de  zot  houden. 

Als  g'hem  een  voetje  geeft,  hij  pakt  een  stapke  : als 
g* hem  een  weinig  toelaat}  hij  doet  vele . 

Aile  hagen  keeren  ( alias  schutten)  wind:  aile  tegenkan- 
tingen  doen  schade . 

Wel  gezeept  is  half  geschoren  : een  werk  goed  voorbereid 
wordt  gemakkelijk. 

Den  tak  is  gevallen  voor  den  boom:  ’t  kind  is  vôôr 
zijn  ouders  gestorven. 

Hij  heeft  in  den  appel  gebeten  : hij  heeft  toegegeven . 

Dat  en  is  geen  pi  jpe  tubak  weerd  : niets  weerd . 


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101 

Hij  stond  met  zijue  mond  vol  tanden  : hij  en  wist  niet 
wat  gezeid. 

Hij  heeft  'ne  put  gemaakt  voor  zijn  zelven  : zijn  zelven 
benadeeld . 

Me  zou  zoo  verre  smijten  met  'ne  steen:  ’t  en  is  niet 
verre . 

Hij  liet  zijne  moed  in  zijn  schoen  zinken  : hij  wierd 
moedeloos. 

Hij  heeft  een  stik  in  zijn  krage  : hij  is  zat. 

Hij  laat  zijn  tonge  te  lang  hangen  : klapt  te  vele . 

Mijn  oogen  en  staan  op  mijne  rugge  niet  : ’k  zie  geheel 
wel. 

Hij  pakt  stapkes  van  zeven  op  een  telloore  ( alias  een 
beutertelloorke)  : hij  neemt  kleene  stapkes . 

Hij  gaat  geern  op  den  dril  : gaat  geern  uit. 

't  Is  lijk  een  beetje  van  zijn  ziele  dat  hij  geeft  : hij  en 
geeft  het  niet  geern . 

't  Is  'ne  man  met  twee  aanzichten  : }t  is  ’nen  dubbeU 
zinnige  mensch . 

Men  zou  daar  grijsd  haar  van  krijgen  : dat  is  een  ver- 

drietende  zake . 

Laat  het  nooit  van  uw  tonge  rollen  : en  vertelt  het  nooit. 

Gij  zult  het  hebben  in't  jaar  blok,  als  de  uilen  preêken: 
nooit  hebben . 

Hij  heeft  vodden  verkocht:  hij  heeft  slechte  zaken  gedaan • 

Dat  is  water  naar  de  zee  dragen  : de  reeds  te  groote 
rijke  nog  bevoordeeligen. 

'Nen  eerlijke  mensch  en  heeft  maar  één  woord.  . 

Hij  wilt  loopen  eer  dat  hij  kan  gàan  : hij  wilt  iets  doen 
dat  hij  nog  niet  en  kan. 

Hij  is  daar  zijn  kazakke  uitgeborsteld  : hij  heeft  daar 
slagen  gehad  ; of  : hij  heeft  daar  slecht  gevaren • ' 


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102 

Hij  en  weet  niet  alwaar  dat  hij  open  gaat  : hij  is  zeer 
dom ; — hij  spreeht  zelden. 

Hij  wilt  verder  springen  als  dat  zijne  stok  lang  is  : hij 
wilt  meer  doen  dan  hij  kan . 

Zijn  geld  in  ’t  water  smijten  : vei'kwisten . 

Hij  klaagt  putten  in  de  eerde  (alias  in  de  steenen)  ; 
Iclaagt  geweldig. 

Hîj  is  te  dom  om  mensch  te  zijn  : zeer  dom . 

Hij  loopt  ermeê  te  koope  : vertelt  het  aan  iedereen . 

’k  Heb  het  hem  deur  de  neuze  gewreven  : ’k  heb  het , 
hem  verweten . 

Hij  weegt  zijn  woorden  : hij  overdenkt  het  wel  eer  hij 
iets  zegt. 

Met  ongewillige  honden  en  kan  me  geen  hazen  vangen  : 
met  tegenstnjdige  menschen  en  kan  men  geen  groote  zaken 
verricliten. 

’k  Heb  hem  gehekeld  voor  de  stoppe  : iemands  zalig- 
heid  zeggen . 

Hij  heeft  te  diepe  in  *t  glas  gekeken  : hij  is  zat. 

’t  Is  poerdrooge  : zeer  drooge. 

Hij  is  blau  van  de  koude  : heeft  zeer  houd. 

‘ Go  zoudt  *t  huizeke  van  uw  ziele  verbranden  : H is  zeer 
heet. 

Ge  moet  kunnen  eten  en  vergeten  : ge  moet  iets  kunnen 
vergeven . 

Hij  heeft  het  in  't  lange  en  in  ’t  breed  verteld  : breed - 
voerig  uiteen  gedaan . 

Hij  heeft  er  zijn  herte  opgehaald  : leute  gemaakt. 

’k  Zou  mijn  hoofd  in  ’ne  zak  steken  en  de  wereld  be- 
danken  ; ’k  ben  de  wereld  moê . 


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103 


Hij  heeft  'ne  slechten  troef  uitgegaan  : slecht  gehandeld. 

’t  Spelleke  is  verbrod  : de  zake  is  in  slecht e staat . 

Hij  heeft  de  plate  gepoefcsfc  : hij  is  gevlucht . 

Vechten  dat  't  haar  stuift  : geweldig  vechten . 

’t  Is  een  Pietje  dikvel  : ’ne  luiaard . 

Hij  vraagt  naar  den  bekende  weg  : nctar  iets  dat  hij  kent. 

Men  zou  er  rijstpap  eten  op  de  vloer  : het  is  er  zeer  net . 

Hij  heeft  het  gegeven  voor  'nen  appel  en  een  ei  : aan 
’ne  kleene  prijs. 

Hij  ging  weg  zonder  bond  of  beeste  te  zeggen  : zondcr 
spreken. 

Hij  zou  in  een  molshol  kruipen  : hij  is  zeer  benaud . 

Men  vangt  meer  vliegen  met  'nen  druppel  zeem  als 
met  een  geheel  tunne  azijn  : men  lcan  gemakkelijker  iets 
belcomen  met  zachte  handelwijze  dan  mot  strengheid . 

Hij  is  er  't  haantje  van  't  kot  : den  bijzondersten . 

Laat  ons  de  stok  in  tween  breken  ( alias  splijten):  *t  ver- 
schil  deelen. 

Hij  heeft  moeten  de  ballen  keereu  : hij  was  verant- 
woordelijk;  ofwel:  hij  heeft  moeten  de  middelaer  zijn  om 
de  twistenden  te  bevredigen . 

Hij  zingt  altijd  'tzelfste  liedje  (alias:  Hij  knaagtaltijd 
aan  ’t  zelfste  been):  vertelt  altijd  ’t  zelfste. 

't  Is  olie  op  't  vier  gieten  : ’t  is  de  zake  verergeren . 

Men  kan  uit  geen  olievat  wijn  tappen  : van  dwaze  men - 
schen  moet  men  dwaasheid  verwachten . 

Hij  speelt  met  zijn  leven  : stelt  zijn  leven  in  gevaar , 

Oude  koeien  uit  den  dijk  ( alias  de  gracht)  halen:  van 
oude  zaken  spreken. 

Morgen  komt  ook  alliier  : er  is  nog  tijd  genoeg. 

Hij  is  daar  de  palm  gesmout  : heeft  daar  geld  ontvangen . 

Iemand  'ne  muilestopper  geven  : iemand  doen  zwijgen. 


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104 


Dat  is  een  steke  in  mijn  herte  : dat  doet  mij  verdriet  aan . 

Hij  zal  het  moeten  nemen  met  zijn  ellebogen  : hij  en 
zal  het  niet  krijgen. 

De  beenen  van  onder  zijn  lijf  loopen  : snel  loopen. 

Dat  is  van  mijnen  tand:  dat  smaakt  mij . 

Als  de  katte  slaapt  de  muizen  dansen  op  tafel  ( alias  te 
koorde)  : als  den  baas  afwezig  is,  de  onderdanen  maken  er 
gebruik  van. 

Hij  drinkt  dat  zijn  lever  zwemt  : drinld  vele. 

’k  Zal  dat  in  mij  ne  zak  steken  : ’k  zal  dat  onthouden . 

Hij  gaat  bij  den  duivel  te  biechte  : bij  zijne  vijand 
om  raad. 

Hij  heeft  een  wulvegebijt:  eenfel  gebijt. 

Hij  laat  zijn  lippe  hangen  : hij  is  mistevreden. 

Hij  is  zijn  vaders  rechteren  arm  : de  steun  van  zijn 
vader. 

Hij  was  om  de  dood  te  smaken  : zeer  vevlegen. 

Me  moet  zaaien  naar  de  zak  : handelen  naar  zijn 
vermogen . 

't  Kost  stikken  van  menschen  : ’t  is  zeer  kostelijk. 

’t  En  zou  niet  helpen  met  op  zijne  kop  te  dansen  : ’t  en 
zou  niet  veranderen. 

’t  Staat  al  lange  in  den  doôboek  : ’t  is  reeds  lange 
vergeten. 

Hij  zit  in  een  slecht  vel  : hij  is  zeer  ziek. 

’t  Zijn  de  magerste  vlooien  die  hartst  bijten:  de 
gemeenste  menschen  handelen  slechtst . 

Hij  zou  vlamme  en  vier  spuigen  ; hij  is  zeer  gram . 

Goêkoop,  kwâkoop  : wat  men  aan  ne  kleene  prijs  koopt 
is  dikwijls  slecht. 

Elk  weet  best  waar  dat  zijn  luizen  bijten:  elk  kent  zijn 
eigene  moeilijkheden  best . 


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105 


Hij  heeffc  h et  in  de  gaten  : hij  is  het  geware. 

Hij  zifi  ia  slechte  lakens  : hij  is  in  een  moeilijhe 
omstandigheid. 

Hij  is  mollen  gaan  rooven  ( alias  : Hij  heeft  zijn  ijzers 
gekeerd;  of  : Hij  heeffc  zijne  lepel  weggeleid):  hij  is  dood. 

'fc  Regent  bij  eemers. 

'k  En  zal  't  niefc  lafcen  beschimmelen  : ’k  en  zal  het 
niet  lang  uitstellen. 

Hij  loopfc  op  zijn  laafcsfce  beenen:  hij  en  zal  niet  lange 
meer  leven . 

'fc  Zal  al  in  rook  vergaan  : 9t  en  zal  niets  zijn , 

Ge  moet  aile  gulden  drie  maanden  befcalen  : niets 
betalen, 

Hij  heeffc  'ne  slag  gehad  van  een  menlenhekken  ( alias 
van  slingers  meulen)  : hij  en  heeft  niet  wel  zijn  verstand . 

Hij  en  zal  geenen  ouden  [alias  hoogen)  top  scheren  : 
niet  lange  leven, 

Hij  heeffc  'ne  poot  op  uw  zulle  ( alias  : Hij  zifc  altijd 
met  ne  poot  over  zulle)  : hij  komt  u dihwijls  bezoeken. 

Dafc  en  ligt  in  't  vier  niet  : er  en  is  daar  geen  haaste  meê . 

Ze  vlogen  malkaar  in  'fc  haar:  zij  gingen  aan  ’t  vcchten . 

Hij  heeffc  gezondheid  te  koope  : hij  is  zeer  gezond, 

Vrouetraantjes  zijn  goêkoop  : een  vroumensch  weent 
lichtelijk . 

Hij  zou  zijn  zelven  aan  de  galge  klappen  : hij  is  zeer 
onbescheideh. 

Hij  heeffc  een  kiekemage  : hij  Jean  ailes  verteren, 

Ge  zoudt  den  druk  uifc  zijn  oogen  scheppen  : hij  ziet  er 
zeer  treurig  uit . 

Dat  is  'ne  zware  pak  ( alias  'ne  sfceen)  van  mijn  herte  : 
dut  is  een  groote  moeilijlcheid  waarvan  ih  verlost  ben, 

Vluchfcen  voor  de  viage  : vôôr  het  gevaar . 


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106 


Hij  zou  een  peerd  de  rugge  uiteten  : hij  kan  zeer  veél 
eten;  of  : hij  heeft  grooten  honger. 

Me  zou  'ne  siilfer  ontsteken  aan  zijn  kaken:  hij  heeft 
zeer  bleuzende  kaken . 

Hij  heeft  de  keizer  gezien  ( alias  : Hij  heeft  strooien 
beenen)  : hij  is  zat. 

't  Is  male  of  mantel  : *t  is  arm  of  rijke. 

Laat  dat  potje  gedekt:  zwijgt  daarvan . 

't  Is  'ne  kerel  van  ijzer  en  staal  : hij  is  zeer  sterk. 

't  Vriest  dat  het  kraakt. 

Hij  en  is  niet  misdeeld  : is  geheel  slim . 

Me  zou  er  een  kerke  op  geboud  hebben  : hij  zag  er  zeer 
Icloek  uit . 

Hij  is  hondemager  : zeer  mager. 

'fc  Loopt  op  wielkes:  ’t  gaat  gemakkelijk . 

Ge  en  zoudt  er  met  geen  tange  naar  pakken  : hij  is 
zeer  vuil. 

'k  Ga  daar  'ne  keer  op  slapen  : ’k  ga  daar  nog  wat  op 
peizen . 

'k  Heb  nog  hooger  bergen  zien  dalen  : nog  grooter 
mannen  zien  vernederen . 

Hij  loopt  naar  Pier,  Jan  en  Klaai  : overal. 

Zeggen  en  doen  is  twee  : doen  en  is  zoo  gemakkelijk 
niet  als  zeggen . 

Ge  en  moet  dat  aan  niemands  neuze  knoopen  : aan 
niemand  vertellen . 

Hij  is  zwart  van  den  honger  : hij  heeft  zeer  grooten 
honger • 

Ge  zoudt  daarvan  't  water  krijgen  ( alias  broeden)  : 
dat  is  een  droevige  zake. 

Me  zou  zeggen  dat  hij  uit  d'helle  geschipt  is  : hij  is 
zeer  boos . 


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107 


Hij  en  zal  hem  niet  ontkleên  eer  dat  hij  slapen  gaat  : 
men  en  zal  zijn  goed  niet  krijgen  eer  dat  hij  sterft . 

’b  En  is  geen  weêre  om  ’nen  hond  denre  te  jagen  : ’t  is 
zeer  slecht  weêre . 

Hij  is  ’b  gat  uit:  is  weggeloopen . 

Ze  vochten  slag  om  slinger  : geweldig. 

Hij  is  deur  de  neuze  : hij  is  zat. 

’b  Is  gebeurd  tusschen  kannen  en  glazen  : al  drinhen . 
Schendt  ge  uw  neuze,  ge  schendt  uw  aanzichte  : doet 
ge  sehande  aan  een  lid  van  uwe  familie , ge  doet  schande 
aan  uw  zelven . 

Geen  koorn  zonder  kaf  : geen  menschen  zonder  gebreken . 
Hij  is  benaud  van  zijn  schaue  : hij  islichtelijk  bevreesd . 
*t  Vriest  dat  de  koeien  hunne  steerten  verliezen  ( alias  : 
*t  Yriest  apesteerte  dikke)  : geweldig . 

Loopt  naar  de  mane  ( alias : de  weêrlicht):  gaat  maar 
voort ; of  : ’t  zijn  prullen  dat  ge  vertelt. 

’b  En  is  maar  *t  vel  over  de  beenen  : hij  is  zeer  mager. 
Hij  heeft  het  hazepad  gekozen  : hij  is  gevlucht. 

Hij  vertelt  het  aan  Jantje  en  aan  Toontje  : aan  iedereen . 
Daar  zuigt  hij  zijnen  honing  uit  : daar  trelct  hij  zijn 
voordeel  uit . 

Iemands  tonge  pelen  : iemands  nieus  afpersen. 

Puppe  op  strate  is  slunse  in  huis  : die  al  te  net  op  strate 
Tcomty  is  gewoonlijk  vuil  in  huis . 

Hij  zal  het  gaan  uitbellen:  hij  zal  het  gaan  voort - 
vertellen . 

’b  Lot  valt  altijd  op  Jonas  : ’t  zijn  altijd  de  zelfste  die 
ongelukkig  zijn . 

'k  Heb  er  den  buik  van  vol:  ’t  verveelt  mi). 

Dat  en  brengt  geen  eerde  aan  den  dijk:  dat  en  doet 
geen  voordeel . 


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108 


Hij  stinkt  naar  't  geld  : hij  is  zeer  rijke. 

Dat  er  'ne  steen  uit  de  lucht  viele  't  ware  op  mijn 
hoofd:  ik  ben  altijd  ong élu kkig. 

't  1s  een  o in  't  cijferen  : niets. 

Hij  moet  buigen  of  bersten  : hij  moet  hem  ondei'werpen. 
Hij  en  ligt  in  de  wiege  niet  meer:  hij  en  is  geen 
kind  meer . 

Hij  zal  hem  opeten  met  kop  en  haar  : geheel  opeten ; of  : 
gsheel  ten  onder  brengen. 

Hij  mag  spreken  als  de  andere  zwijgen  : hij  en  heeft 
er  niets  te  zeggen. 

Hij  en  vreest  noch  duivel  noch  helle  : niemand . 

Den  honger  is  de  beste  sause  : als  men  honger  heeft, 
dan  smaakt  het  eten  best. 

’t  En  is  maar  een  boogschote  verre  : niet  verre . 

Hij  en  is  in  de  wiege  niet  versmacht  : hij  en  is  niet 
jong  gestorven . 

Mijn  kind,  schoon  kind:  aan  zijne  eigene  kinders  en 
ziet  men  geen  fouten. 

Is  'ne  mouevager  : ’ne  vleier . 

Ge  en  meugt  geen  mossels  roepen  eer  dat  ze  aan  land 
zijn.  — Te  Dixmuide  : En  roept  nog  geen  heetebrood  : 
dat  geluk  en  zijt  ge  nog  niet  zeker. 

't  Is  stekedonker  : zeer  donker. 

't  En  gaat  maar  tusschen  half  en  hebbelijk  : maar 
redelijk . 

Hij  is  te  leelijk  om  t'helpen  dunderen  : hij  is  zeer 
leelijk, 

Hij  is  van  de  stoker  zijnen  hond  gebeten  : hij  is  zat, 

Dat  is  zonneklaar  : dat  is  buiten  twijfel . 

Hij  vertelt  het  aan  Jan  en  aileman  : aan  iedereen. 


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109 


'Nen  ouden  boom  en  wilt  niet  verplant  worden:  ’nen 
oude  mensch  en  verhuist  niet  geern . 

Met  geld  koopt  men  beuter  ( alias  kriekén  ; zeepe)  : 
}t  geld  i8  er  noodig. 

Hij  heeft  hem  laten  de  oogea  aitateken  : hij  heeft  hem 
laten  bedriegen • 

't  Giet  water  : yt  regent  geweldig . 

Zijn  schilderie  oprollen,  en  eldera  gaan  zingen  : voorU 
gaan . 

;t  la  zoo  heet  dat  de  kraaien  gapen  : zeer  heet. 

Hij  wierd  daar  uitgemaakt  voor  al  wat  niet  en  deugt. 
geweldig  uitgescholden . 

Me  zou  't  vier  uit  zijn  kaken  slaan  : hij  heeft  bleuzende 
kaken. 

De  veugel  is  gaan  vliegen  : hij  was  vertrokken . 

Hij  heeft  'ne  savel  aan  : hij  is  zat. 

Hij  riep  moord  en  brand  : schreeude  geweldig . 

Zalk  'nen  boom,  zulke  vruchten:  zulke  ouders,  zulke 
kinders ; of  : zulke  menschen , zulke  werken. 

Als  het  zeer  koud  is,  zegt  men  te  Brngge  : ze  branden 
hoorns  op  de  markt. 

Hij  is  de  vriend  tôt  Roomen  toe  : hij  is  overal  bemind • 

't  Is  befcer  een  veugelke  in  d'hand  als  zeven  die  vliegen: 
}t  is  beter  iets  zeker  te  zijn  dan  vele  onzeker . 

Vroeg  vet  is  vroeg  in  de  kuipe  : die  vroeg  vet  is  sterft 
vroeg. 

Hij  heeft  twee  maten  en  twee  gewiciiten  : hij  handelt 
met  den  eenen  alzoo  en  met  den  anderen  anders • 

Hij  en  ziet  uit  geen  ander  oogen  : hij  bemint  hem  vele • 

'k Bu  doe  geen  twee  messen  voor  één  geld:  *k  en  zegge 
geen  twee  maal  }t  zelfste . 

Hij  is  hondegierig. 


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110 

Hij  zou  in  de  eerde  zinken  van  schaamte  : hij  is  zeer 
heschaamd , 

Hij  en  heeft  geen  strooi  van  de  eerde  te  rapen  : geen 
werk. 

Hij  zou  de  woorden  uit  nwe  mond  halen  : hij  is  zeer 
nieu8gi$rig . 

Hij  heeft  al  zijn  eerste  communie  gedaan  : hij  en  is 
geen  kind  meer. 

Hij  en  is  maar  de  oogen  toe  te  doene  ; hij  is  zeer  deerlijk • 

Ik  had  het  woord  op  mijn  tonge  : ik  was  het  juist  te 
wege  te  zeggen. 

Is  altijd  heffen  en  leggen  : daar  is  altijd  moeilijkheid 

Hij  heeft  'nen  draai  te  vele  of  te  letter  ( alias  : hij  en 
heeft  er  maar  drie  die  vaste  staan  eu  twee  die  wikkelen  ; 
of:  hij  en  heeft  er  maar  vier  en  een  corinthekoeke)  : hij 
en  is  niet  wel  wijs . 

*t  Is  pruisens  in  dat  huis  : er  zijn  moeilijkheden  in  dat 
huis . 

't  En  is  niet  overal  zomer  waar  dat  de  Zunne  schijnt  : 

}t  en  is  niet  overal  aangenaam  waar  dat  het  er  alzoo  uit  ziet . 

Hij  zwijgt  lijk  een  henne  die  verloren  legt  : hij  is  zeer 
be8cheiden . 

Ben  vet  zwijntje  en  peist  niet  dat  een  mager  kan 
honger  hebben  : welstellende  menschen  en  verstaan  eens 
anders  eUende  niet . 

Van ’t  vleesch  van  eene  oude  koe,  zegt  men:  Dat  en  ) 

was  alsan  geen  koe  van  de  bewaarschole  meer, 

*k  En  kan  *t  niet  zeggen  zonder  spreken  : *t  is  te  leelijk} 

’k  zou  moeten  te  vele  zeggen. 

.Kinders  doen  altijd  kinderwerken. 

Beloven  en  geven  is  twee:  men  mag  niet  altijd  op 
beloften  relcenen. 


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111 

Daar  gaan  veel  zeggens  in  'ne  zak:  er  wordt  vele 
gehlapt  en  gélogen . 

Men  draagt  zijn  kruis  niet  altijd  op  zijn  rugge  : men 
laat  het  niet  altijd  zien  als  men  in  druk  is. 

'Ne  zot  en  heeft  geen  bellen  van  doene  : men  hent  *ne 
zot  gemakkelijk . 

't  Is  stille  waar  dat  het  nooit  en  waait  : er  en  zijn  geen 
huizen  zonder  moeilijkheid . 

Goed  alaam  is  den  helft  van  't  werk:  met  goed  alaam 
werkt  men  gemakkelijk  en  wel. 

Hij  heeft  te  weinig  om  te  leven  en  te  vele  om  te 
sterven:  hij  heeft  te  weinig  eten. 

Hij  verkoopt  het  vel  van  den  beer  eer  dat  hij  geschoten 
is  : hij  rekent  te  vroeg  op  die  zake. 

Hij  wilt  het  bij  stokke  en  bij  steene:  hij  wilt  het 
met  geweld. 

Leeraars  en  zijn  geen  kunstenaars  : men  moet  aan 
beginnelingen  iets  kunnen  vergeven . 

De  stilste  waters  hebben  dikwijls  de  diepste  gronden: 
die  niets  zeggen  peizen  dikwijls  verst. 

Hij  moet  zijne  pap  eten  lijk  of  dat  hij  hem  gekookt 
heeft:  hij  moet  met  zijn  werk  tevreden  zijn. 

Open  deuren  waken  goed:  in  een  open  huis  zal  men 
niet  binnendringen . 

Die  'ne  put  maakt  voor  een  ander,  valt  er  dikwijls 
zelve  in  : die  een  ander  wil  bedriegen,  wordt  dikwijls  zelf 
bedrogen. 

Deuren  is  een  sohoone  stad,  maar  blijven  Deuren  is  nog 
een  schoondere  : }t  is  goed  als  ’t  kan  blijven  deuren . 

Als  ge  yan  den  duivel  spreekt  ge  ziet  zijne  steert  : 
[alias  : hij  roert  zijn  steertje  ; of  : hij  is  er  altijd  bij  of 
omtrent)  als  ge  van  iemand  spreekt } hij  is  er  bij  of  omirent . 


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112 


*t  Hoofd  in  de  schoot  leggen  : trachten  wel  te  staan , 
de  vriend  te  zijn  met  toe  te  geven. 

Aile  hertjes  zijn  gezusters  : elle  heeft  geern  zijn  deel. 

Als  de  lucht  valt,  we  zitten  er  al  onder:  men  mag  niet 
altijd  ’t  slechtste  eerst  peizen. 

’t  Is  hier  de  verkeerde  wereld  : ’t  is  geheel  tegenstrijdig. 

Den  eerste  Kerstdag  zijn  de  dagen  gelengd  terwijl 
dat  den  hane  over  de  steggel  springfc  : op  Kerstdag  zijn 
de  dagen  al  wat  gelengd . 

Hij  en  is  van  den  eerste  leugen  niet  dood  ( alias  ge- 
borsten):  hij  heeft  nog  al  gelogen . 

Hij  en  heeft  geen  hemde  meer  aan  zijn  lijf:  hij  is 
slecht  gekleed. 

Yeel  geschreeu  maar  weinig  wnlle,  zei  den  boer,  en  hij 
schoor  zijn  zwijn  ; ’t  maakt  een  groot  beslag , en  er  komt 
weinig  goed  van. 

Hebben  is  hebben  en  krijgen  is  de  kunste  : ge  en  zult 
dat  nooit  krijgen . 

Waar  dat  het  rookt  is  er  vier,  zei  Uilenspiegel,  en 
warmde  hem  aan  ’ne  peerdestront:  aan  de  kenteekens 
vindt  men  de  zake . 

Tijd  genoeg  komt  altijd  te  late:  wie  traag  is}  krijgt 
nooit  gedaan. 

Werken  is  zalig,  maar  niets  doen  is  heilig,  zei  ’t  begijn- 
fcje,  en  ’t  hield  hem  aan  d’heiligheid  : wie  niet  werkt  kan 
ook  den  Hemel  winnen. 

Goeste  is  goeste  en  zin  is  koop  : die  zijn  goeste  doet,  • 
weze  tevreden. 

Hij  draait  naar  aile  winden  : hij  is  zeer  veranderlijk , 
spant  met  iedereen. 

Een  vrage  is  vrij,  en  ’t  ontzeggen  staat  erbij  : men 
mag  toch  altijd  iets  vragen. 


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113 


Men  moet  het  ijzer  smeên  binst  dat  het  heetis:  als 
men  de  heure  heeft,  men  moet  ze  waarnemen. 

’t  Yat  geeffc  uifc  wat  dat  het  in  heeft  : hij  handelt  vol- 
gens  zijn  verstand,  toogt  hoeveel  verstand  hij  heeft. 

Hij  hield  het  staan  bij  hooge  en  bij  leege  : hij  hield  het 
staan , en  gafniet  toe. 

,fc  Langste  koordeke  trekken  : de  zaalc  zoo  lang  mogelijk 
doen  deuren. 

Als  den  duivel  oud  wordt,  hij  wordt  erremijt:  als 
iemand  oud  wordt , hij  hetert  zich. 

’t  Water  loopt  altijd  naar  de  zee  : ’t  is  al  voor  de  rijken . 

Wacht  ernaar,  maar  en  vast  er  niet  naar  ( alias : Wacht 
erachter,en  eet  niet):  gij  zult  er  lang  moeten  naar  wachten; 
of  : Het  is  verloren  gewacht. 

’t  Hout  moet  vervrocht  worden  lijk  of  dat  het  gegroeid 
is  : daar  en  is  niets  aan  te  veranderen . 

De  stoutste  wezels  zuipen  de  beste  eiers  : de  stoutste 
menschen  liebben  de  profijten. 

’t  Zijn  goê  geesten  die  weêre  keeren:  ik  ben  blijde  dat 
ge  weêrekeert. 

’t  Euischt  erdeure,  zei  de  papegaai,  en  hij  wierd  met 
zijne  steert  deur  d'hage  getrokken  : dat  gaat  zeer  rap , vlug . 

Die  meester  is,  heeft  vele  te  zeggen  : die  meester  is 
mag  vele  doen. 

Stout  gesproken  is  half  gevochten:  men  wint  altijd 
met  stout  te  spreken. 

'k  Zal  ’t  doen  tusschen  vlage  en  bot:  ’k  zal  ’t  doen  in 
den  tusschentijdy  rusttijd. 

In  troebel  water  is  't  goed  visschen:  in  eene  omwen- 
teling  kan  men  iets  bekomen . 

Zooveel  hoofden,  zooveel  zinnen  : elk  heeft  en  doet  zijn 
gedacht • 

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114 


Hij  roept  eer  dat  *t  nood  doet  : hij  roept  zonder  reden . 

Hij  heeft  al  zijn  goed  in  den  brand  gelaten  : hij  is 
gevlucht,  zijn  goed  achterlatende . 

Men  kent  den  ezel  aan  zijn  ooren:  men  kent  den  dwaze 
aan  zijn  uitwendige . 

Die  ’b  kleene  niet  en  begeert,  en  is  *t  groote  niet  weerd: 
men  moet  met  een  Tcleentje  tevreden  zijn , of  men  bekomt 
het  groote  niet . 

Bijten  zonder  bassen  : iemand  in  ’t  stille  straffen, 
hinderen. 

Twee  Dunderdagen  in  een  weke  zoeken:  iets  zoehen 
dat  onmeugelijh  is. 

Er  en  is  geen  gehoor  in  Israël  : men  wilt  niets  aanhooren. 

Daar  hebben  wij  't  restje  van  ’b  sehoon  weer  : van 
iemand  van  weinig  belang  die  afkomt. 

Hij  staat  op  voor  benne  en  voor  bane  : geheel  vroeg . 

*h  En  is  geen  kleen  bier,  maar  *t  is  dubbel  uitzet  : ’t  is 
een  groote  zake. 

Geeft  den  boffer  een  brood,  de  klager  en  heeft  geen 
nood  : die  boft  bezit  minst. 

Zien  doeb  gedenken  : Jt  voorbeeld  doet  navolgen. 

Z^had  heure  zotte  rok  aan  : ze  was  kwalijk  gezind  en 
lastig. 

Z’hebben  *t  hem  deur  zijn  neuze  gewreven  : z9hebben 
’t  hem  gezeid . 

Met  zijn  beenen  in  de  lucht  vluchten:  haastig  weg - 
vluchten . 

Er  en  is  daar  geenen  draad  aan  gebroken  : dat  en  doet 
geen  kwaad , dat  en  mishandt  niet . 

’b  Is  al  arm  s en  beenen:  hij  heeft  een  kort  lijf. 

God  schepb  den  dag  en  ’b  vintje  gaafc  er  deure  : wij 
leven  zonder  kommer. 


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115 

*t  Is  daar  harfc  tegen  onzochte:  *t  zijn  kwadentegen 
malkaâr. 

De  weelde  is  een  kwâ  beeste  : in  den  overvloed  (rijkdom), 
valt  men  dikwijls. 

De  liefde  is  blend,  zei  den  boer,  en  hij  knste  zijn  kalf 
deur  de  doornhage  : hij  mint  iemand  die  yt  niet  weerd  en  is. 

Nieue  meskes  sniên  wel:  in  ’t  eerste  doet  men  altijd  wel. 

Hij  is  daar  een  taarte  gebakken  : hij  is  daar  bedrogen. 

Geen  roozen  zonder  doorns  : men  verkrijgt  geen  goed 
zonder  moeite . 

Kookt  uwe  pap  lijk  of  dat  g’hem  wilt  eten:  doet  dat 
naar  uw  gedacht . 

*fc  Smaakt  naar  den  trog  om  nog  en  naar  de  kele  om 
vele:  ’k  heb  goeste  om  nog . 

Indien  zijn  oogen  kogels  waren,  hij  zou  u doodschieten: 
hij  zou  hem  willen  wreken  op  u . 

Zijne  koeke  is  verbeuterd  : hij  is  leelijk  beklapt . 

Hij  is  op  den  doolstap  : hij  is  op  * ne  slechte  weg. 

Hij  en  hoort  al  die  oore  niet  : hij  en  wilt  dat  niet  toestaan . 

Men  moet  den  duivel  een  keerske  lichten,  al  was  *t  dat 
*t  herte  't  niet  en  meende:  men  moet  de  kwade  wat  vleien . 

't  Yergaat  al  aan  de  mate  en  de  strijkstok:  er  blijft 
weinig  van  de  zaken . 

Het  huis  loopt  over  van  zille  maarten  : men  vindt  in 
dit  huis  aile  soorten  van  boodschapdoenders. 

Hij  heeft  zooveel  vrienden  als  God  gebroers  : geene 
vrienden. 

Iemand  de  mate  nemen  door  een  zolderveister:  zijne 
kleeren  te  groot  maken. 

Ik  was  lijk  op  mijn  reohter  bille  geslegen  : ik  was 
verheugd  en  verwonderd . 

Al  atillekes  gaat  men  verre. 


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116 

De  vroutjes  hebben  hun  klautjes,  en  de  mannekes  hun 
wulvetandekes. 

't  Is  een  smeerpere;  — een  snoepermuile. 

't  Is  nog  leute,  de  speelman  zifc  nog  op  't  dak  : ze  zijn 
nog  in  den  eersten  tijd  van  hun  huwelijk. 

Met  te  biên  en  niet  te  koopen,  en  kan  uw  kaveke 
niet  rooken:  aanwakkering  van  de  kramer  omdat  men 
zou  koopen. 

Hij  moet  werken  asemken  uit  ( alias  : arremken  uit)  : 
al  wat  hij  kan . 

Al  koopen  en  biên  vergaart  men  de  liên  : marktspreuke 
ter  verontschuldiging  van  iemand  die  blijft  biên . 

Naue  biên  en  wel  betalen  en  is  geen  schande:  ter 
verontschuldiging  van  iemand  die  te  veel  afbiedt, 

Vragende  liên  maken  klappende  kinders. 

Al  te  rap,  brak  den  bals. 

Zijn  scherpe  beenen  aanzetten  : zeere  loopen . 

Hij  kan  klappen  lijk  'ne  grooten  {alias:* nen  akster). 
— (De  Bo:  lijk  Peelaerts  akster)  (lijk  'nen  advokaat). 

Der  vaart  een  appelschip  in  de  lucht  : wolken  die  regen 
voorspellen. 

Rood  voor  zunne,  is  wind  voôr  avond  : spreuke  als  men 
de  lucht  rood  geverfd  ziet . 

Hij  viel  in  zijne  rechteren  arm:  hij  was  zeerwel  ontvangen . 

Hij  en  heeft  geene  eiers  geëten.  — Hij  kan  geen 
bakten  dragen  : de  jongens  die  hunne  schoeren  intrelcken 
als  zij  er  op  gedouwen  worden)  hebben  geene  eiers  geëten, 
zeggen  de  andere. 

Het  is  een  fijne  gelipte  ( alias : een  slimpe  ; — sluwe.) 

De  pijl  is  achter  den  boge;  — ’thooi  is  acbter  de  wagen: 
als  men  de  eene  achter  de  andere  zendt,  en  geene  der  twee 
wederkeeren . 


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117 


Die  kiest,  die  verliest. 

Hij  en  is  zoo  zot  niefc,  als  dat  zijn  mutse  sfcaat  : hij  is 
slimmer , als  dat  men  peist . 

De  grooten  hoop,  maakt  de  kwâ  koop  : waar  men  voor 
velen  moet  koopen,  valt  het  lastig. 

Wind  in  den  nachb  is  water  in  de  gractifc. 

Die  zijn  hoveke  wel  wiedb  en  zieb  gebeurs  zijn  fonten 
nieb. 

’t  Zal  ter  wel  komen,  ’s  kabbens  sbeert  is  er  wel  gekomen 
en  hij  is  perbank  zoo  lang  : men  moet  kunnen  wachten. 

Hij  heefb  meer  werk  als  vlas  (woordenspeling)  : hij  is 
overlast  van  werk . 

Dab  werken  een  zwijn  ware,  hij  sbak  hefc  mors  dood  : 
*t  is  ’ne  leêgaard . 

't  1s  uib  met  werken,  z'hebben  van  werken  een  prochie 
gemaakt  (woordenspeling)  : antwoorde3  als  men  gezeid 
wordt  te  werken . 

Hij  glorieoogde  lijk  een  kabte. 

Gij  hebb  er  zooveel  verstand  van  als  ’nen  hond  van 
peper  te  eten  : geen  verstand  van . 

Bij  minderen  wordb  men  gepluimd,  en  bij  meerderen 
sbaat  men  schoerken. 

Tijd  genoeg  kwam  tijd  te  korb  ( alias : tijd  genoeg 
liet  zijn  schoven  vorben  en  hij  en  had  maar  een). 

Hij  was  seffens  bnspoer,  ten  toppen  uib:  dul}  gram . 

't  1s  beter  een  slechb  jaar,  als  een  slechb  huwelijk  : 
troostivoord  voor  mislukten  handel  of  oegst. 

Gij  zijt  milde  maar  gij  bakt  zelden  : gij  zijt  niet  milde . 

Mijn  kind,  sclioon  kind  : eene  moeder  vindt  ’t  hare 
*t  schoonste . 

’t  1s  een  schoon  kind  dab  zijn  moeder  gelijkb:  spreuke 
voor  kinders  die  doen  lijk  moeder . 


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118 


*t  Is  er  altijd  kermis  of  kermisavond. 

Zij  heeft  een  roê  gemaakfc  om  haarzelven  te  geeselen: 
van  kinders  sprelcende  die  wederspannig  worden . 

’t  Is  slecht  met  nieinand  geen  gemeens  te  hebben: 
spreuke  om  de  vriendschap  te  wettigen . 

Gij  zijt  te  schepe,  gij  moet  nu  varen  : spreuk  voor  trou - 
wers  die  ’t  mislukt  hebben. 

Wij  zijn  behou’en-haven  : wij  zijn  gered. 

Al  wat  sleept  is  edel  ; en  al  dat  edel  is,  is  vuil  : 
spreuhe  als  er  iets  sleept. 

Die  *t  lang  heeft,  laat  het  lang  hangen,  en  die  ’t  nog 
langer  heeft,  laat  het  slepen:  er  breed  deure  gaan . 

’t  Is  een  kale  waar  gaat  gij  : een  zurkelhoofd  van  een  wijf. 

Meer  meugen  en  roert  de  kaken:  antwoord,  als  men 
onbescheiden  vraagt  wat  men  zal  et  en. 

Ben  beetje  van  zijn  zielke  geven  : gierig  over  iets  zijn. 

Al  wat  weg  is  en  bijt  niet  meer:  ’t  werk  is  gedaan  en 
laat  ons  nu  zonder  kommer. 

Vriendekes  goed  is  gemeene  : men  deelt  geerne  mede 
tusschen  vrienden. 

Vriendekes  maaltijd  is  altijd  gereed:  men  heeft  alüjd 
zijne  vrienden  iets  aan  te  bieden . 

Iemand  van  schaap  wulf  maken  : van  iemands  goedheid 
misbruik  maken ; of  : iemand  van  zachtmoedig  kwaad  maken. 

Lang  van  pooten  en  geen  been*  : hoog  zijn  van  gestalte 
zonder  dikte  te  hebben . 

Schoone  menschen  en  slechte  kleeren  zijn  haperachtig: 
algemeene  waarheid  gezeid  als  iemand  bij  geval  zijn  kleed 
scheurt. 

De  Zunne  gaat  onder  uw  klippe  schingen  i bemerkinge 
de  kinders  gedaan  die  in  tijds  hunnen  hoed  uit  beleqfd* 
heid  niet  afdoen% 


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Dat  is  snuif  met  reuke  : verwijtsels  doen  onderverstaan , 
of  bemerkingen  toestieren. 

Gij  hebt  aan  de  offerande  gezeten  : berner hinge  de  per - 
soonen  gedaan  die  in  hleene  munte  betalen . . 

Hij  zal  nog  uit  vuile  lepels  eten  : zijn  zaken  zullen  nog 
*n en  aardigen  uitval  hebben . 

Die  zeere  loopt  is  gaue  moê  : die  te  grootsch  begint,  is 
gane  tenden  zijne  fortuin. 

Als  den  hond  dul  is,  elk  bast  erop  : ynen  armen  ongeluk - 
kige  mensch  wordt  van  aile  kanten  ongenoegen  aangedaan. 

Als  den  tuin  leege  is,  elk  gaat  erover  : als  men  geen 
middels  van  verweer  en  heeft,  wordt  men  deur  elk  schade 
aangedaan. 

Wij  moeten  van  tien  zinnen  vijf  maken  : wij  moeten 
ons  getweên  vredig  overeenkomen. 

Iemand  het  kalk  uit  de  oogen  kijken  : iemand  steur  en 
staande  bezien. 

Hij  zit  met  twee  stoelen  in  de  asschen  : hij  en  weet  niet 
hoe  hem  gewend  om  een  dubbele  moeielijkheid  te  vermijden. 

Die  kouse  en  past  op  dat  been  niet  : de  antwoorde  en 
past  niet  op  die  gezegde  bemerkinge. 

Hij  mag  weten  wat  dat  geheel  de  wereld  weet  : het  is 
*nen  overdrager  en  babbelare . 

Gij  zit  op  uw  verstand  : gij  spreekt  of  handelt  kwalijk 
uit  verstrooidheid . 

Ze  zouden  u opvullen  met  een  salablad  : zij  zijn  straf 
gierig  op  het  eten . 

Het  katje  van  de  bane  zijn  ( alias  : het  zofcje  van  de 
gilde  zijn):  van  ailes  zoeken  aan  het  hoofd  te  staan. 

Als  de  meiskes  schuifelen,  Onze  Lieve  Vroue  krijscht  : 
bemerkinge  de  meiskes  gedaan  die  schuifelen , omdat  dit 
hun  misstaat . 


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120 

Hij  heeft  een  memorie  lijk  een  keunesteertje  : hij  is 
strof  vergeetachtig . 

Hebt  ge  een  nageltje,  hij  heeft  een  gatje  : hebt  gij  een 
bemerkinge,  hij  heeft  seffens  zijn  verschooninge . 

Hij  zou  hem  laten  slepen  voor  'nen  halve  cent  : hij  is 
gierig . 

't  Is  'ne  man  van  den  ouden  deeg:  ’t  is  9 ne  kloek - 
geboude  vint . 

't  Wilt  al  van  muizen  en  ratten  dat  van  katten  komt  : 
}t  houdt  al  aanpostjes  en  voordeelen  wat  van  bevoordeeligde 
ouders  geboren  is. 

Zijn  mutse  staat  naar  de  andere  weke  : zijn  mutse  staàt 
verkeerd. 

Hij  kijkt  naar  de  andere  weke  : hij  is  scheel . 

Hoe  meerder  geest  hoe  meerder  beest  : hoe  meerder 
verstand  hoe  meerder  mooscher. 

Met  in  uw  zak  te  gaan  en  verslijt  ge  uw  schoen  niet  : 
woordenspeling  bij  de  lieden  die  gedeurig  moeten  geld 
uitgeven. 

Patientie  is  goê  kruid,  't  en  groeit  in  elkendeens  zijn 
hoveke  niet  : iedereen  en  heeft  de  goê  deugd  van  verduU 
digheid  niet. 

’t  En  is  aan  den  boer  niet  wijs  te  maken  hoe  dat  den 
edelman  leeft  : men  moet  den  vreemden  zijn  maniéré  van 
leven  niet  ontleden . 

'k  Hebbe  van  wijzer  schapen  geëten  al  s van  geetebuk- 
ken  : gezegde  van  deze  die  beweeren  door  ondervindinge 
reeds  geleerd  te  zijn. 

Hij  en  is  in  de  wiege  niet  versmacht  : a contrario , hij 
is  oud  gestorven. 

’t  Is  een  pumpermeezeke  ( alias  is  een  roer-mij-nietje): 
teeder  ziekerachtig  mciske. 


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121 


Die  geld  heeît  mag  kloppen,  die  geeû  en  héfeït  ftiôet 
zijne  mond  stoppen  : de  rijke  mag  vrij  spreken , maar  de 
arme  niet. 

’t  Zijn  sterke  beenen  die  de  mode  kuùnen  dragen  ( alias 
de  weelde):  ’t  meestendeel  worden  door  weelde  en  mode  ten 
onderen  gebracht . 

De  muizen  efcen  wel  brood  maar  geen  dagen  : den  tijd 
om  zaken  te  recht  te  brengen  gaat  nooit  verîoren . 

*Ne  wijzer  is  zoo  goed  als  een  uurklokke  : eenwoord 
vàor  de  verstaander  geldt  een  geheel  gezegde . 

,k  En  zou  het  niet  doen  voor  de  penitentie  van  mijn 
zondôn  : voor  niets  hoegenaamd,  wat  willen  aanvangen . 

Hij  komt  om  een  koolke  vier  : gezegde  toi  iemand  die 
te  Tcort  bezoek  doet . 

Ze  scharfcen  altijd  achteruit  lijk  de  kiekens  : zij  gaan 
gedeurig  achterwaarts  in  hunne  zaken • 

Op  zijn  pantoefelkes  wandelen  : op  zijn  gemak  leven. 

Zijn  hielkes  liggen  nog  zachfce  : hij  en  heeft  in  niets 
bekommemisse. 

Op  zijn  reê&fcroo  liggen  : op  zijn  uiterste. 

’t  Is  van  sfceke  komt  uit,  in  Gods  zijn  name  : bemerkinge 
op  een  ledige  naaister. 

Hij  kijkt  lijk  *nen  duivel  die  wijwater  lekt:  hij  kijlct 
verwonderd  en  buiten  zijn  zelven . 

>t  Is  Elias  en  Enoch  : ’t  zijn  twee  oude  vrienden. 

’t  Zijn  de  geteekende  des  Heeren:  ’t  zijn  bevoordee - 
ligde  persoonen . 

De  synagoge  met  eere  begraven  : trachten  een  zake  op 
een  goê  maniéré  dood  te  leggen. 

In  de  boonen  loopen  : buiten  bedieninge  zijn. 

’t  Water  komt  wel  op  de  lippen,  maar  in  de  kele  niet: 
er  ù wel  spijt  bijs  maar  ’t  en  gaat  niet  te  vertek 


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122 


Elk  moet  zijne  zot  kennen  : elk  moet  weten  hoe  hij  met 
zijn  meester  best  kan  overeenkomen. 

'Ne  goè  wind  maakt  'ne  goê  schipper  : }t  wel  lukken 
van  den  ondernemer  hangt  af  van  gunstige  gelegentheid. 

Een  goè  vier  maakt  een  rappe  maarte  : goed  vier  helpt 
aan  de  snelheid  van  }t  meisen . 

Ik  zou  er  zoo  verre  van  wegloopen  als  dat  ik  land  zie  : 
ik  ben  zijn  gezelschap  zoodanig  moê  dat  ik  vlucht . 

Hij  en  kost  het  noch  heffen,  noch  leggen  ( alias  : hij  en 
kost  het  niet  opkrijgen)  : het  was  te  treffend  om  het  te 
vatten  zonder  verwonderinge . 

Elk  moet  zaaien  naar  zijne  zak  ( alias : tere  naar  nere 
zetten)  : elk  moet  voor  uitgaven , zijn  inkomsten  te  rade 
gaan, 

Hij  is  zot  lijk  een  aspe  : zeer  zot 

Hij  is  te  zot  om  voor  den  duivel  te  dansen. 

Hij  is  zoo  dom  of  Christus'  peerd  die  'nen  ezel  was  van 
dommigheid. 

Hij  is  olie-dom,  't  is  te  zeggen  D.  O.  M.  slim. 

Hij  lacht  lijk  'ne  muis  in  een  bloemteele  : hij  lacht  met 
voile  lente. 

't  Zijn  lijk  de  ratten  die  vet  geëfcen  hebben:  zij  zien  er 
welgevoed  en  leutig  uit 

't  Is  kop  af,  kop  aan. 

Tusschen  de  rieschen  liggen  de  baten  : die  iets  waagt, 
heeft  kanse. 

Uw  welvaren  en  is  mijn  kwalijkvaren  niet  : }k  en  mis- 
gun  u niets. 

't  Is  lijk  'ne  vuilen  hond  in  een  schoone  kamer  : iets  te 

leelijk  om  zoo  schoon  omringd  te  zijn. 

't  Is  een  meter  van  't  vormsel  : H is  een  meter  zonder 
genegentheidy  gierig  in  geschenken. 


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123 

De  vonte  smet  : het  kind  heeft  veel  gelijkenis  aan  peter 
of  meter. 

Lachen  en  gaat  beneên  de  kinne  niet:  lachen  zonder 
lente  — zonder  het  te  meenen . 

Ons  Heere  en  is  geen  spreker,  maar  'ne  wreker  : is  ’t 
dat  Ood  niet  rechtuit  en  straft , hij  zal  zijnen  tijd  hebben. 

Ons  Heere  verleent  smake  naar  spijze  : troostwoord 
voor  menschen  die  weinig  te  eten  hebben . 

Den  Heere  hoorde  het,  maar  en  zei  niet  : bemerlcinge  in 
de  vertellinge , ale  men  verhaalt  dat  er  ievers  laster  of  vloeh 
uitgeeproTcen  wordt. 

Past  het  Petrus  niet,  *t  past  P&ulus  : het  zal  altijd  voor 
iemand  te  passe  Tcomen. 

Hij  sluit  lijk  een  peperdoze  : hij  is  geheimzinnig . 

Kopergeld,  koper  zielemesse  : men  heeft  mare  naar  geld. 

*t  Is  'ne  spinde-commies  : *t  is  ’nen  broodwinner;  of  : een 
die  eet  en  nog  niet  en  werkt;  of  : een  die  dikwijls  in  de  spinde 
achter  eten  gaat . 

Het  is  'ne  liefhebber  van  't  gebakken  meel  : een  goed 
om  f eten , anders  niet . 

Hij  heeft  al  zijn  koetjes  verkocht  buiten  Grimmelke  : 
bemerlcinge  gedaan  aan  iemand  die  ievers  zwart  is. 

Hij  is  zwart  lijk  Pottevyns  hond  : zeer  zwart. 

Hij  heeft  het  toppelke  van  zijn  neuze  aan  *t  zwart 
manneke  verkocht  : hij  is  zwart  op  zijn  neuze . 

*s  Noens  werken  is  werken  voor  uw  doôkiste  : verbod 
van  noenewerk. 

's  Navonds  en  's  noens,  hebben  't  de  leêgaards  al  te 
doen:  tijdverTcwisters  moeten  zich  op  die  stonden  verhaasten . 

“ Leelijk,”  zei  den  aap  en  hij  kuste  zijn  jong:  iemand 
zegt  “ neen  ik}  " men  antwoordt , *t  woord  veranderd  : 
**  Leelijk,  enz.  ” 


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124 

Hij  zou  de  k&tte  van  den  boom  kijken  ; hij  heeft  mllee 
schalleheid  van  blik. 

Beter  aleene  als  met  kwl  geçelschap  : (tusscben  de 
vrouèn)9  als  de  sens  zegt  : 9 Je  ga  voortA  anttyOQrdf  de  aftdfire 
laphenck  : ga  maar;  beter  enz. 

Geajb  te  vuüe  jouta  i *t  gag,t  te 

Hi|  is  van  9m  stouten  bissebop  gevormd  : hetis-nen 
durvende  jongen . 

*t  Zit  lijk  een  tange  op  een  zwija:  het  eem  en  heeft 
geentbetrek  op  het  andere. 

Zoo  leege  als  *ne  kerkemuis  : zeer  leege . 

Zij  slacjiten  de  visebverkoopers,  zij  doen  yoort  met 
verlies  : bemerhinge  voor  deze  die  altijd  van  hunnen  handfl 
Jclagen . 

,t  Is  van  ’k  kom  en  'k  meot,  ’k  kom  weer  en  *k  vergeet  : 
wordt  gezeid  van  de  metsers  die  gedeurig  rondloopen  zonder 
voqrt  te  dpen, 

9t  Is  beter  een  oud  peerd  verslefcen  of  een  jong  : berner? 
Jeinge  der  ouders  diq  van  de  Jcinders  geenen  dienst  gedaan 
Jerijgen . 

Den  ouderdom  gaat  vooren,  zei  de  jongen!  en  bij  sebipte 
zijn  grootvader  van  de  zoldertrap  : eere  aan  den  ouderdom , 
met  Jcluchtige  tegenoverstellinge . 

*Nen,ouden  boom  en  wilt  niet  verplant  zijn: 9 ne  mensch 
van  oude  sterft  dihwijls  gaue  na  zijn  verhuizinge. 

Gij  bebt  lijk  een  bondeneuze  : gij  hebt  UjJe  wete  van 
ailes  wat  er  hier  ommegaat . 

Aile  batep  helpen,  zei  de  mais,  en  bij  piste  in  de  zee. 

SchQone  wegen  en  loopen  niet  verre  : groote  pracht  en 
blijft  niet  lange  staande . 

9t<  Hangt  aaneen  lijk  9 ne  keten:  zij  maJcen  een  bende 
(een  JelieJee)  mt • 


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m 

Die  niet  en  kan  slapen  zegfc  altijd  dat  zij$  bedde  niet 
wel  gemaakt  en  ia  : die  iets  voordeeligs  heqft  laten  voorljjg- 
, gaan,  weet  er  altijd  de  redeu  van  bij  anderen  te  zoeken. 

Hoe  verdere  weg,  hoe  moêdere  man  : naqrmate  men 
varier  moet  gaan>  wordt  men  meer  afgemat . 

Als  de  yoa  de  paaaie  preekfc*  hoeren  waoht  ganss^: 
aUeen  valschaard  'ne  zpetqntoQn  aanneemt^ moet  men  opletm 
ten  om  niet,  bedragen  te  worden. 

•Hÿj  staat  waar  dafc  den  bezem  staafc  : hij  en,  if  bij,  deze 
menschen  van  het  minste  gezag  niet . 

Die  de  note  heeft*  moet  za  k^aken  : die  de  hante  hçeft, 
moet  ervan  gebruik  maken. 

Er  zijn.  meer  hnizen  dan  kerken,  mçer  steenen  dan 
zerken  : troostwoord  bij  deze  die  op  dpol  zijn  achter  nieue 
huisvestinge. 

Klappen  lijk  een  spa:  aile  soorten  van  Qngerijmdhecfan 


De  broek  lappen  en  't  garen  toegeven  : werk  gratis 
doen,  en  er  nog  bij  toedragen. 

Iedereen  voelt  waar  dat  zijne  schoe  spant  : iedetmn-  meqt 
waarin  zijne  eigene  moeilijkheden  bestaan . 

Dat  de  mussel  uit  zijn  schelpe  kost,  hij  zou  peizen  dat 
visch  ia:  wist  men  niet  wat  en  voie  hij  maar  is r hij  zou 
hem  door  zijnen  hoogveerdigen  opzet  onkennelijk  maken . 

Hij  zit  in  voilpotshaven  : hij  heeft  de  geweunte  van 
slordig  en  grof  te  zijn . 

Hij  zwemt  tusschen  twee  waters  v hij  vermijdt,  het  te 
toonen  aan  walke  partij  hij  hpudt . 

Aïs  men  met  honden  ommegaat,  krijgt  men  vlooien,: 
qU  men  mefi  kwâvriendenverkeei't , deelt  men  van  hymne 
boosheid  meê . 

’t  Is  'ne  valsche  Pilatos.:  bedrieger . 


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126 


Daar  en  is  geen  potje  of  er  past  een  dekselke  {alias 
' hulleke)  op:  er  en  is  geen  een  leweeringe  meugelijk , zonder 
dat  men  ertegen  een  versehoonmge  of  een  opwerpinge  weet  in 
te  brengen • 

Laat  Bourgogne  maar  waaien:  laat  ailes  maar  gebeuren 
gelijle  het  komt  en  gaat,  het  en  kan  geen  deernisse. 

9 }t  la  van  de  grond  dat  het  water  stinkt:  de  jongens 
hebben  de  ondeugd  achter  hunne  oudèrs  geleerd . 

Iemand  over  de  sohoêren  kijken:  iemand  met  misachtinge 
behandelen. 

«.  Slapen  ongewiegd:  door  vermoeidheid  (afgematheidj 
slapen . 

Den  boer  zijne  kunsten  afvragen  : iemand  te  vele  en  te 
onbescheidene  vragen  toestieren . 

Hij  is  gevangen  in  een  mande  zonder  gat:  hij  is  op  een 
sluwe  en  onverwachte  maniéré  bedrogen • 

Rap  en  rap  en  kan  niet  pakken:  onmeugelijk  is  het  voor 
Kstige  lieden,  andere  oolijke  te  bedriegen . 

Ze  zijn  zoo  naue  als  poonten  van  naalden  : zij  zijn 
hondegierig. 

’t  Is  nog  iets  uit  Àdam's  venditie  : het  is  een  oudewetsch 
afgeleid  voorwerp. 

De  duivel  is  eremijt  geworden:  den  boozaard  speelt  de 
godvruchtige . • • 

*t  Is  gemakkelijk  breô  riemen  te  sniên  uit  een  ander 
man^s  leôr  : het  is  gemakkelijk  op  andermâns  kosten  groote 
voordeélen  te  zoeken . 

Groote  katten  hebben  lange  steerten  : groote  menschen 
hebben  groot  beslag  over  hen . 

,t  Is  beter  een  once  geluk  dan  een  pond  verstand  : beter 
wat  kanse  dan  hooge  geleerdheid . 

Die  dorât  heeft  drooxnt  dat  hij  drinkt» 


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127 


Denhond  in  het  pateel  vinden  : te  laat  komende  vcfor 
het  eten}  niets  meer  over  vinden. 

Ik  ken  hem  lijk  den  hond  zijn  meester:  ik  ken  hem 
allerbest. 

.’t  Hangt  aaneen  lijk  haken  en  oogen  : het  maakt  al 
samen  een  klieke  uit. 

. Hij  en  is  noch  mussel  noch  visch  : hij  is  tôt  de  rijpheid 
noch  van  verstand , noch  van  jaren,  noch  tôt  behoorlijke 
plaatsinge  gekomen. 

Aan  ’ne  kei  en  is  er  geen  vlaân  : bij  iemand  die  niets 
en  bezit , en  is  er  niets  krijgelijk. 

’t  Is  redelijk,  zei  Paulus,  en  hij  kreesch  : lachspreuke , 
als  iemand  van  zijne  gezondheid  zegt  dat  zij  redelijk  is. 

, Hij  is  geschoren  zonder  zeepe  : hij  is  bedrogen. 

Ge  moet  de  huile  tegen  de  blutse  slaan  : gij  moet  het 
verlies  met  de  winste  vergoeden. 

, Hij  en  is  in  geen  kanne  gekweekt  : hij  is  mannelijk  en 
verstandig  opgevoed. 

Een  huis  zonder  nagels  is  een  vroumensch  zonder  spel- 
len:  vergelijkinge  bewijzende  dat  er  in  een  huis  nagels 
moeten  zijn. 

Een  kwâ  wijf  is  een  goê  doomhage  : verschooningspreuke 
bij  meesterspelende  vrouen  : zij  is  het  behoud  van  ’t  huis. 

Op  iemands  duimen  kloppen  : iemand  slaan  of  berispen • 

*t  Hemdeke  is  nader  als  ’t  rokske  : men  zorgt  nateurlijk 
eerst  voor  zijn  naaste  verwanten. 

’t  Is  lijk  een  kerkhoveke  van  çlorre  beenderen  : ’t  is 
een  uitgemergeld  kind. 

Stukken  koopen  over  halve  deuren  : schooien. 

Twee  vieren  branden  wel  ( alias  : dubbel  is  nog  zoo 
dikke)  : bemerkinge  als  men  iets  dubbel  heeft. 

Wat  baten  keers  en  bril,  als  den  uil  niet  kijken  wilt.  \ 


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128 


Hazevel  aantrekkén  : wegloopën . 

Die  lest  lacht,  die  best  lacht. 

De  dood  paBseert  over  uwe  rugge  en  gij  zijt  nog  7 jaar 
bevrijd  : troostwoord  aan  *ne  zieken. 

Zooveel  bebben  als  zij  pekken  en  maaien  knnnen  : van 
ailes  voile  genoegte  hebben. 

Kapt  hem  in  zeven  stukken,  zij  gaan  aile  zeven  weg- 
loopen  : }t  is  }ne  rappen  bliksem . 

Loopen  lijk  den  duivel  voor  ’t  kruis  (alias  dat:  zijn 
htelen  zijn  nenze  daken). 

’t  la  ’ne  Zottegemsche  menlen  ; — - alias  : ’t  is  een 
zotte  gedraaîde  ; of : hij  heeft  ’ne  slag  van  de  meulén 
gehad. 

Ze  bouen  kasteelen  in  de  lucht,  en  knnnen  geen  boe- 
rônhuis  op  ’t  zand  stellen  : H zijn  bojfers. 

Mager  lijk  ’t  hout  van  de  galge.  — Galgemager.  ’tls 
het  vel  over  het  beentje.  — Men  zou  ’t  Evangelie  door  zijn 
kaken  lezen. 

Die  zijn  vader  en  moeder  vermoord  heeft,  is  daar  nog 
tô  goed  vooren  : gezegde  als  een  bedieninge  of  plaatsinge 
weinig  deugU 

Zijn  straal  afsteken  : eten  een  weinig  voor  de  maaltijd, 
en  zoo  zich  onbekwaam  maken  tôt  de  maaltijd  zelve . 

Men  zou  van  die  klager,  zeven  straten  verre  loopen. 

’t  Is  van  de  goê  schep  nog  : het  eten  is  goed  en  wij 
hebben  er  veel. 

Gezaaid  lijk  de  huizen  in  ’t  land  van  Cadzand:  zij  zijn 
er  dunne  gezaaid . 

De  krenteü  zijn  er  in  geschoten  met  ’ne  kruisboge  • 
er  zijn  er  weinig  in  3t  brood . 

Goên  dag  en  goên  avond,  ik  ga  nu  deure  als  ik  wil  : 
lacheiid  groetingswoord}  bij  }t  inkomen  in  een  huis . 


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129 

Welgekomen,  wanneer  gaat  ge  deure  : schertsige  ant - 
woorde. 

Rij  maar  aan,  't  is  kassij  : gaat  maar  zeere  voort. 

't  Is  een  slecht  land  waar  niemand  geen  voordeel  en 
heeft:  er  heeft  altijd  iemand  winste,  ’t  zij  gelijk  waar . 

Schoone  kleeren  en  willen  niet  werken  : die  ze  draagt 
en  werkt  niet  geern. 

'Nen  haastige  slag  is  gaue  gegeven  : ’nen  haastignard 
geeft  soins  onbelet  ’ne  slag . 

Ben  ongeluk  hoort  naue  : onheil  liegt  aan  weinig , en 
komt  onvenvachts . 

Aile  herfcjes  zijn  gezustertjes,  maar  aile  beurzekes  geen 
gebroertjes  : men  wordt  lichte  beklaagd , maar  moeilijk 
geholpen . 

Een  pinije  in  een  teuge,  en  een  sulferke  in  drieën  : 
al  den  eene  haut  verkwiçter,  al  den  andere  kant  gierigaard. 

}t  Is  'ne  zout-telder  : gierigaard . 

't  Is  'nen  hoeksken-zoeker  : ruizezoeker . 

’t  Is  lijk  een  horloge-kaske  : een  mager  meiske. 

’t  Is  slangevel  ; — alias  : 't  is  slangegoed;  of  : 't  is  een 
speukeveus  : oolijke,  listige. 

Als  de  kinders  groot  zijn,  ze  vragen  niet  wat  voor 
kleeren  zij  kleene  gedregen  hebben  : zijt  niet  te  zindelijk 
op  jongens  kleederdracht . 

't  Is  stille  waar  dat  'fc  nooifcen  waait:  in  ieder  huis , zijn 
er  soms  eens  woorden . 

'Ne  keer  schelm  is  altijd  dief  : ’ne  keei'  misdaan  heb- 
bende } wordt  men  nimmermeer  betroud . 

Ailes  is  gebeurlijk,  en  een  oude  broek  is  scheurlijk  : 
gezegde,  bij  ’t  hooren  vertellen  van  iets  min  ofmerr  wonders. 

't  Is  een  verstand  van  Napels:  onnoozelare. 

Hij  en  is  nog  niet  heel  leeg,  hij  ziet  nog  geern  werken. 

9 


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130 


*t  En  nijpt  maar  als  *t  vel  afgaat  : men  weet  er  maar  in, 
als  het  begint  nood  te  doen . 

Dat  zijn  sfcukken,  zei  de  schooier,  en  hij  kreeg  'ne 
God-bewaar-U. 

't  Is  beter  bij  den  uil  te  zitten,  als  bij  de  valke  te  vliegen: 
9t  is  beter  wat  min  en  zeker,  of  grootsch  bij  arglistige. 

Een  yliegende  kraaie  vangt  meer  als  een  zittende  : 9 ne 
zoekende  mensch  geraakt  aan  meer  dan  iemand  die  geene 
poging  aan  en  wendt, 

Hij  heeft  lijk  'ne  roof  voor  d'Helle  als  hij  daar  mag 
gaan;  — alias  : hij  is  bekitteld  en  betooverd  als  hij  daar 
mag  gaan  : geerne  gaan . 

't  En  is  nooit  te  verre  waar  dat  men  geerne  gaat. 

De  brugge  (leere)  is  achter  hem  opgetrokken  : volgens 
hij  boft,  han  het  niemand  lijk  hij . 

Takskes  worden  boomkes  ; — Poten  gaan  wulgen  bedij- 
gen  : van  kleene  wordt  men  groot. 

't  Zal  donker  zijn  waar  dat  hij  gaat  verloren  loopen: 
het  is  9ne  slimme  kerel. 

Zijne  mond  en  is  ook  van  geen  schaapleer  : hij  eet  ook 
geerne  iets  dat  goed  is. 

9t  Is  al  hutsepot  en  zijnbroêre:  9t  is  al  slechten  aanhang 
of  gespuis . 

Hij  gaat  met  't  grafmakers  geld  in  zijne  zak  : hij  gaat 
dood. 

Hij  is  lijk  comperre  op  stokken  : buitengeweun  mager . 

Iemand  bij  den  grenadier  trekken:  iemand  bedriegen. 

De  stilste  waters  hebben  de  diepste  gronden  : de  niet- 
zeggers  hebben  het  achter  de  maue . 

Het  zijn  hersenpikkers  ( alias  : hersenzuigers)  : lastige 
kinders . 

't  Is  al  soorte  naar  bezatse  : 9t  is  al  van  de  zelfste  klieke . 


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131 

Hij  en  is  van  den  eerste  leugen  niet  geborsten  : hij  is 
’t  liegen  gewend . 

Zij  zit  met  de  zage  op  de  kele  : zij  valt  lastig  ; bij 
voorb,  een  afdingster  bij  koopliên. 

Iemand  iets  in  de  hand  draaien  {alias  : iemand  blaue 
blommekes  wijs  maken)  : bedriegen, 

Men  prijst  een  steur  begin  : moeilijkheid  in  ’t  aanvan - 
gen,  brengt  later  gélule  en  gemak  bij • 

Q-ij  moet  den  duivel  een  keerske  luchten,  al  is  ’t  dat 
uw  herte  ’t  niet  en  meende  : gij  moet  tegen  nw  herte  vleiend 
met  iemand  spréken . 

Men  zou  erbij  de  passie  preken  {alias  : men  zou  erbij 
aan  den  hais  komen)  : men  zou  er  zijn  geduld  bij  verliezen. 

’t  Verstand  en  komt  voor  de  jaren  niet,  en  den  boer 
zijn  dochter  was  er  95. 

Om  uw  proefjaren  te  doen,  moet  gij  water  putten  in 
een  mande  zonder  gat  : gezegd  van  iemand  die  in  ’t  aan - 
leeren  van  een  werk  moeilijkheden  tegenkomt. 

Een  vrage  is  vrij  en  ’t  onzeggen  staat  erbij. 

't  Zijn  knappe  jongens  die  van  hem  de  waarheid  weten  : 
het  is  ’nen  doortrapte  leugenare. 

Stroo  bij  vier  komt  lichte  in  brande  : gezegd  van 
gevaarlijke  verkeeringen . 

Schrijft  dat  aan  de  balke,  dat  de  kalvers  *t  niet  uit 
«n  lekken  : gij  en  zult  die  rekeninge  nooit  betaald  worden . 

Er  en  vliegt  daar  niets  anders  uit  als  de  rook  : het  zijn 
straf  profijtige  menschen. 

De  stoutste  wezels  zuipen  de  eiers  : de  stouteriks  géra - 
ken  overal  met  ’t  beste  weg. 

Als  'nen  ezel  een  peerd  bedijgt,is  't  van  geenen  duivel 
breidellijk:  die  komt  van  niets  tôt  iets,  keut  zijn  zelven  niet. 

’t  Is  lijk  een  jufvroutje  spint  zijn  haar:  een  half 
toovci'heske  van  uitzichU 


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132 

De  grond  was  te.koud  waarover  datzeging  : zïj  tvas  zoo 
gelukkig. 

’t  la  altijd  een  spâ  en  een  rakel  : in  een  huwelijk  gaat 
et  altijd  iets  tegen  al  *8  mans  of  de  vrouwe’s  haut. 

Al  klaveren  is  de  wereld  gemaakt  : spreuke  in  ’t  Tcaarte - 
spel  bij  ’t  smijten  van  klavers . 

Picardieên,  ’t  landis  geroofd  : item  — bij  ’t  smijten  van 
jpijkens . 

Pijkstokken,  om  galgen  te  rechfcen  : item  — bij  ’t  smijten 
van  pijkens. 

In  de  kruisen  ligt  de  zaligheid  : item  — bij  ’t  smijten 
van  klavers . 

Koekestuifcen,  om  brood  te  sparen  : item— bij  ’t  smijten 
van  koekens . 

’t  la  seffena  de  beuter  bij  de  visch  : zegt  deze  die  comp - 
tant  betaalt. 

Hij  en  zal  zijne  kaas  van  zijn  brood  nietlaten  pakken  : 
hij  past  op  zijn  zaken . 

Hij  is  brood  van  goedheid;  ( aliàs  : hertegoed,  al  goed). 

’t  la  gelukt,  zei  de  zot,  en  hij  draaide  zijn  mutse. 

Men  joege  geen  hond  door  ’t  weer,  al  had  hij  een 
stik  beuter  gestolen  : gezegde  bij  allerslechtsie  weder. 

’t  la  een  nichtje  van  Poperinghe:  ’t  is  een  slechte 
betalige . 

Het  past  lijk  mijnen  duim  in  mijn  mutse  (aliàs:  lijk 
*nen  hond  in  de  Smeêpoort)  : het  en  past  hoegenaamd  niet; 
bij  voorbeeld  : de  kleeren . 

Hij  zit  in  Nederland  : in  zijn  vertellinge  is  hij  te  leege . 

’t  la  beter  benijd  dan  beklaagd. 

Misjund  brood  wordt  ’t  meeute  geëten. 

’t  Een  woord  roept  moord  dat  ’t  ander  ’t  niet  en 
lioort  : het  is  zulk  ’nen  trage  klapper . 


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133 

Er  gaan  zôoveel  zeggens  in  'ne  zak:  men  klapt  vele 
dat  niet  juist  en  is. 

Men  zegt  zoovele  dat  het  herte  niet  en  meent. 

'tZijnBlankenbergsche  rekeningen:  overtollige . 

Hoe  laat  is  ’t?  — Tijd  om  uw  leven  te  beteren.  — Zoo 
laat  als  gisteren  dezen  tijd.  — De  uur  is  voor  de  zotten,  de 
wijze  weten  hunnen  tijd  : antwoorden  op  de  vrage : hoe  laat 
is  ’t  ? 

Het  gaat  lijk  appels  eten  met  een  meske.  — Het  gaat 
lijk  een  liere  op  'ne  Zundag  {alias:  lijk  een  liere  met 
een  vrange)  : het  gaat  leutig,  gemakkelijk , rap. 

Men  moet  't  vuil  lijnwaad  in  familie  wassehen  : men 
mag  de  hwâ  geheimen  uit  het  huis  niet  dragen . 

Als  men  ’nen  hond  wilt  dood  hebben,  men  roept  hem 
wroed  {alias  : men  vindt  gemakkelijk  *ne  steen  : als  men 
iemand  wilt  leeger  aandoen,  vindt  men  altijd  middel . 

Als  er  'ne  goên  bond  hooi  komt,  't  is  altijd  voor  'nen 
ezel  of  een  slecht  peerd:  als  er  ievers  profijt  is}  ’nen  onnoo - 
zelare  gaat  er  mee  voort . 

Men  zal  met  mijn  handen  geen  kastanjen  uit  het  vier 
halen:  men  zal  mij  zelf  niet  gebruiken  om  mij  leed  te 
berokkenen . 

Zij  en  gaan  met  mijn  beenen  geen  neuten  knibbelen: 
zij  gaan  hun  op  mijn  kosten  niet  verlustigen . 

Als  't  henneke  boven  't  haantje  kraait,  't  huis  is  ver- 
draaid  : als  vrou  boven  man  staat. 

Mijn  peper  is  zoo  goed  als  uw  saffraan:  ik  ben  zoovele 
als  gij. 

Elk  zijn  pijpe  en  elk  zijnen  tubak  : iedereen  H zijne , 
deurt  het  langste. 

Hij  is  lijk  van  'nen  ezel  op  een  kruisstrate  gesmeten: 
het  is  zulk  3nen  euvallige  domine  vint. 


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134 

't  Is  een  van  koin  ik  er  van  dage  niet,  ik  kom  er 
morgen:  ’nen  trage  Jan . 

Iemand  het  gat  van  den  timmerman  toogen:  iemand 
aan  de  deure  zetten . 

Men  kent  geen  weerd,  eer  men  ermêe  zit  overheerd  : 
men  moet  eerst  naue  gemeenschap  hebben,  wilt  men  iemand 
hennen . 

Zij  komen  orereen  lijk  twee  trommelstokken  : geheel 
goed. 

Geen  ezels  zonder  markten  : overal  zijn  er  winners  en 
verliezer8 . 

Er  zijn  overal  martelaars  en  apostels  : slimme  en  domme . 

De  eene  liefde  is  de  andere  weerd. 

Er  zeven  krijgen  met  beuter,  en  tiene  met  melk:  voort - 
gezonden  worden. 

Elve  krijgen  ( alias  : zooveel  appels  als  peren  krijgen)  : 
uitgelicht  worden . 

Den  Heere  neemt  uit  aile  geslachten  zijn  uitverkoor- 
nen  : troostwoord  op  ongelukkigen  en  eenvoudigaards . 

’t  Is  'ne  krijgsman,  — 'ne  slotblazer  : * ne  schooier . 

Jongen,  uw  hand  bloedt.  — Mijnheer  de  snêe  is  goed: 
bemerkinge  aan  en  van  ’ne  jongen  die  een  snêe  brood  in 
zijn  hand  heeft. 

Hoe  meerdere  kost,  hoe  meerdere  eere:  troostwoord  voor 
iemand  die  groote  kosten  doet . 

Iets  verkoopen  in  éénen  per  domini  : in  éêne  koop. 

Een  bliekske  smijten  om  een  snoekske  te  vangen: 
op  profijt  uit  zijn. 

Zij  komen  overeen  lijk  twee  zielen  in  'ne  zak  : geheel 
wel. 

Twee  natte  zakken  en  kunnen  malkaar  niet  droogen  : 
twee  die  in  }t  zelfste  geval  zijn  kunnen  moeilijk  malkaar 
troosten  ofhelpen . 


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135 

De  nunnekes  zijn  in  de  boor:  het  water  in  de  moor 
begint  reeds  te  ruischen . 

'fc  Is  een  zielke  verlost:  eene  die  boven  oude  reeds 
zijnde,  en  na  groot  verlangen,  9 ne  man  krijgt. 

Zij  is  in  Sint  Anne  kappelle  : boven  haren  huwbaren  tijd 
nog  ongetroud . 

Hij  zou  Ons  Heerke  van  zijn  blokske  klappen:  ’ne 
godsbedHeger. 

Men  zou  hem  Ons  Heere  geven  zonder  biechten:  9 ne 
valschaard. 

In  iemands  are  dasschen  : iemand  in  zijn  zaken  onder - 
kruipen . 

Zijn  hielen  blinken:  wij  zijn  blijde  als  hij  weg  is . 

’t  Is  kaal  en  knapjes;  of:  is  van  wil  en  'k  en  kan: 
ze  steken  den  grooten  uit  en  ( och  Heere)  ! 

Zij  komen  overeen  lijk  Manten  en  Kalle  ( alias  : lijk 
kiekskes  op  barrekes)  : heel  ivel. 

Iemand  de  bolle  van  onder  de  voeten  loopen  {alias  : 
in  iemand  zijn  spit  delven)  : iemand  onderkruipen . 

De  bolle  loopt  tôt  dat  ze  jou  is. 

De  kanne  gaat  te  water  tôt  dat  ze  breekt. 

Met  slecht  garen  naaien,  gaat  altijd  los. 

Visschers  en  jagers,  zijn  vroueplagers. 

Visschers  en  voêrlien  zetten  malkaar  over. 

*t  Is  gedaan  met  perrtr ke,  hij  draagt  zijn  eigen  haar  : 
de  zaken  zijn  uit  zoo , *t  zal  nu  anders  gaan . 

Allen  arbeid  is  loon  weerd. 

V isschen  voor  visschers  deure  : onderkruipen . 

Onze  Lieven  Heere  en  is  geen  stiefvader  en  de  H.  Kerke 
geen  stiefmoeder  : Qod  en  eischt  maar  wat  menschen - 
meugelijk  is. 

Hij  zou  bergen  verzetten  : boffen  dat  hij  ailes  kanf 


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136 

’t  Is  van  telle,  telle,  zeven  steken  op  een  spelle  : 
gezegd  van  een  vroue  die  kan  rap  zijn  in  ’t  handwerk . 

’t  Is  lijk  een  boone  in  'nen  brouketel:  iets  kleens  in 
vergelijkinge  van  wat  groots. 

Met  het  fluitje  gewonnen,  is  met  het  tromraelke  ver- 
teerd  : gemakkelijk  is  hij  er  aan  gerocht , en  gemakkelijk 
krijgt  hij  het  kwijt . 

IJdele  beurzen  maken  dulle  zinnen  : krotte  brengt 
ruize  in  het  huis . 

Als  het  mannevolk  zonder  geld  is,  de  zee  is  zonder  water. 

’t  Is  de  gemeene  roue,  deugt  de  vint  niet,  hij  steekt 
het  op  de  vroue. 

Den  ouden  Adam  is  er  nog  in  : hij  komt  altijd  tôt  zijn 
oude  geweunten  weer. 

In  een  walleken  is  hij  zochte  : met  een  woord  is  hij 
weer  bedaard . 

Aan  Doofmans  deure  kloppen. 

Dat  en  is  geen  doôwonde  : er  is  wel  schade  en  verlies , 
maar  het  is  verwinnelijk. 

Hooge  zit,  verre  ziet  : die  hooge  geplaatst  is,  ziet  in 
de  verte . 

Als  ’t  op  is,  ’t  koken  is  gedaan  : als  men  niets  meer  over 
en  heeft , zal  men  er  ’ne  reden  van  maken. 

Kalanten  zijn  passanten  : de  menschen  en  houden  geen 
kalanten  meer. 

Conditiën  maken  wetten. 

Waar  er  schoone  katten  ( vrouvolk ) zijn,  mag  men 
geene  velleploters  ( jonkheden ) aantrekken. 

Rappe  katjes  en  kleene  kinders  maken. rappe  vroutjes: 

waar  er  katten  en  kleene  kinders  zijn,  moeten  de  vronen 
opletten. 

Hij  moet  naar  numéro  vijf  : naar  het  zothuis. 


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137 


Opgepast  is  manneke  ( alias  : opgepast  is  de  bood- 
schap)  : opgepast  is  aan  het  orde  van  den  dag,  — is  de 
verzekeringe . 

Koopen  wat  gij  niet  noodig  en  hebt,  is  betalen  wafc  gij 
niet  schuldig  zijt. 

Al  de  zotten  en  zijn  te  Brugge  niet. 

Zeere  loopen  en  helpt  niet,  van  passe  komen  is  ’b  al. 

De  prijzen  zijn  ervan  nog  te  geven  : er  en  heeft  nog 
niemand  volhomentlijh  daarin  geslaagd : 

De  doodzonden  en  vallen  van  de  boomen . niet  : anU 
woorde  aan  menschen  die  naae  van  geweten  zijn. 

Gij  zult  nog  de  wijsheid  van  achter  mijn  hielenrapen: 
antwoorde  van  iemand  die  voor  zot  verweten  wordt. 

Hij  laat  zijn  oogen  uitsteken  met  stokskes:  hij  laat 
hem  op  aile  manier  en  verblenden. 

't  Zou  moeten  de  rooze  zijn,  en  ’b  is  den  doorne:  Tcind 
ten  huize  dat  tegenslaat , niettegenstaande  zijn  redens  om 
wel  te  doen. 

Kleene  kinders  terten  op  moeders  schorte,  en  groote 
op  moeders  herte. 

’b  En  is  noch  ’b  vagevier,  nocb  d’helle,  maar  ’t  is  de 
eeuige  verdoemenisse  : een  kwalijk  huisgezin . 

't  Is  lijk  een  piepe-pupje  : een  prettig  Jcleen  meishe. 
(een  piepe  pupje  : een  papje  dat  Jean  piepen-schreeuen) . 

Hij  spant  de  kroone  : hij  munt  tusschen  allen  uit. 

Hij  gaat  den  duivel  voor  zijn  nieujaar  krijgen  : hij 
zal  daar  slecht  ontvangen  worden . 

Elkendeen  tracht  het  water  naar  zijne  meulen  te  trek- 
ken:  elkendeen  tracht  achter  zijn  eigen  profijt. 

’b  Is  nu  zoo  lang  of  dat  't  breed  is:  de  zaken  nu  zoo 
zijnde , vallen  zij  niet  meer  te  verbeteren. 

’b  Is  een  schortje  vuile-beuter  : het  is  ’ne  moeial . 


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138 

Wij  gaan  daar  een  kruiske  over  maken  : wij  zulleti  dat 
vergeten  laten. 

De  kauwen  gaan  altijd  de  kraaien  verwijten  : ei'  zal 
tusschen  deze  altijddurende  vijandschap  blijven. 

Gij  zoudt  klagen,  al  zaat  gij  met  uwe  voeten  in  ’t  vier  : 
wordt  gezeid  aan  klagers  uit  geweunte . 

Iemand  in  de  apegarens  jagen  ( alias  : iemand  in  het 
zweet  stekon)  : iemand  in  de  moeilijkheid  brengen. 

’t  Gaat  lijk  appels  schellen  met  een  meske  : ’t  gaat 
gemakkelijk  rap  en  lustig. 

Zeuren  komt  te  peuren  : zeggen  de  jongens  in  ’t  spel  als 
men  weder  verliest  na  door  zeuren  gewonnen  te  hebben . 

Veel  verhuizen  kost  veel  bedstroô  ; veel  verhuizen  kost 
geld. 

Een  mensch  en  heeft  niets  aan  zijn  leven  : ’s  menschens 
leven  is  broos. 

Zijnen  baard  gevuld  worden:  zottigheid  toegebracht 
worden . 

Iemand  tusschen  vier  oogen  te  keere  gaan  ( alias  : zijn 
zaligheid  zeggen). 

*t  Is  een  Hanske  van  aile  spel  : hij  heeft  van  aile 
werken  handelinge . 

Hij  en  heeft  het  niet  gestolen  : hij  heeft  er  ommegedaan 
om  zulken  tegenslag  te  ontmoeten . 

Men  kan  geen  peerden  al  loopende  beslaan  : men  kan 
in  geen  onmeugelijken  tijd  iets  verrichten. 

Ailes  moet  zijnen  tijd  hebben,  't  slacht  de  blaue 
blommekens. 

Hij  moet  dansen  lijk  of  zij  schuifelen:  hij  moet  zich 
volkomen  ondergeven . 

Er  is  geenen  rechteren  kant  aan  te  krijgen  : hij  bedriegt 
al  aile  kanten . 


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139 


Het  is  er  al  ten  dieren  danse  : het  is  er  al  diere. 

Zijn  leven  hangt  aan  een  draadje. 

Zij  zijn  binnenbest  (alias:  binnengespeeld). 

Die  langst  leeft  heef b heel  de  wereld  : woord  van  over • 
eenkomste  als  mon  twist  om  ’t  bezit  van  een  voorwerp. 

Er  en  was  geen  levende  ziele  : niemand . 

Als  het  laken  niet  en  deugfc,  de  lijsten  zijn  nog 
slechtere:  als  de  bijzonderste  niet  en  deugen > wat  moeten 
de  mindere  zijn  ? 

Ik  heb  dorst,  — maak  dat  gij  het  gafc  van  de  kanne 
kust:  antwoorde  der  moeders  aan  hunne  jankende  jongens. 

't  Is  beter  dronke  of  zat. 

't  Is  beter  late  of  nooit. 

Voor  iets  lament  geven  : behijven . 

Water  in  zijne  wijn  doen. 

Men  zou  het  den  duivel  moê  maken  : iemand  door  belet 
en  verzuiming  plagen . 

Het  is  een  levende  ziele  ; het  is  9nen  doende  mensch. 

Het  is  de  gierigheid  in  specie  (alias:  hij  zou  hem 
laten  slepen  voor  'ne  cent  ; of  : vlad  'ne  kei)  : hij  is 
hondegierig . 

Preus  lijk  dertig. 

Iemand  bij  de  vellen  grijpen  : iemand  vast  nemen . 

Men  kan  geen  ijzer  met  zijne  handen  breken  : men  han 
het  onmeugelijke  niet  doen . 

Boomen  en  komen  malkaar  niet  tegen,  maar  menschen 
wel  : men  mag  niemand  misdoen,  wilt  men  later  het  niet 
moeten  uitboeten  door  weigering  van  dienst . 

't  Zal  ten  oordeele  geld  doen  : 9 h zal  er  van  God  voor 
beloond  worden. 

't  Is  'nen  nieujaarzot  : 9 ne  mensch  geboren  in  nieujaar - 
maand . 


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140 


’t  Is  lijk  een  Onze  Vroutje  in  een  glazen  kaske  {alias: 
een  kruideken-roer-mij-niet)  : een  eenhandig  meisje . 

’t  Is  Duimtje  in  d’hand  : gierig . 

Het  was  een  bie  ( alias  een  lelie  van  gezondheid). 

Het  is  eene  kwist*de-kole  : ’ne  verkwister . 

Wij  gaan  dat  potje  gedekt  laten:  wij  gaan  van  die 
onaangename  zake  niet  meer  spreken . 

Hij  speelt  den  bonfce  Pier  : hij  speelt  meester. 

Hij  en  kost  geen  puit  meer  biechten  : hij  en  wist  niets 
te  antwoorden . 

Korte  rekeningen  maken  lange  vrienden. 

’k  En  viel  van  de  trappen  voor  de  keure  niet  : ’k  en 
zou  er  niet  kunnen  tusschen  kiezen. 

Hij  zou  een  peerd  de  rugge  uiteten:  hij  kan  geweldig 
vêle  et,en. 

’t  En  loopt  al  door  geen  gootje:  dat  en  is  al  zoo 
gemakkelijk  niet  om  verdragen . 

Men  zou  kap  en  keuvel  verbranden  : als  ’t  lcoud  zijnde} 
men  vie r moet  maken  dat  ’t  aile  geld  kost . 

Is  klaveraas  bezet  ? gaat  gij  tracteren  ? 

Zijn  beentje  geven  : tracteren  omdat  men  ievers  pas 
inkomt . 

Ik  geloove  ’t,  dat  Antéchrist  in  de  wiege  ligt  ; of  te 
wel:  dat  er  vlooien  in  d’helle  zijn:  ik  geloof  niets . 

Hij  en  wordt  nooit  met  leugens  bevonden,  hij  maakt  ze 
in  tijden  weg  : woordenspeling  op  leugenaars. 

Het  en  zijn  al  geen  Heilige  die  groote  paternosters 
dragen  : schijn  hedriegt . 

Kijken  lijk  of  dat  hij  Sint  Thomas  vermoord  had  : 
8chrikkelijk  en  wreed  kijken . 

Mijn  liedjes,  zijn  paternosterbeiers  geworden  : ik  en 
vermag  niet  veel  meer  door  ouderdom  en  verdriet . 


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141 


Waar  dafc  ze  dausen,  en  worden  er  geen  paternofcters 
gelezeu  : deugt  het  niet  vele. 

Als  ’t  buikske  gevuld  is,  'g  hertje  zôekt  de  ruste. 

H»j  is  in  de  gildo  van  Sint  Ariaan,  waar  twee  paar 
schoen  bij  ’t  bedde  staan  : hij  is  getroud. 

Lijk  of  dat  gij  mij  ziet  raeugt  gij  mij  schilderen:  ik  en 
heb  geene  betere  Icleederen  als  deze ; of  : ik  handel  rechtzinnig . 

’t  Is  brood  lijk  lever,  gij  meugt  erop  schrijven  met  een 
penne  : ’t  is  lcortbrakig  brood  met  kleene  malien . 

Hij  is  van  de  gilde  van  Sint  Hubert,  als  hij  liegt  hij 
en  wordt  niet  dul  : hij  en  verschiet  in  geene  kleene  leugen. 

Te  biechte  gaan  bij  Sint  Joannes  Nepomucenus  : bij 
iemand  die  bescheiden  is. 

’t  Is  lijk  Sint  Niklaai  te  peerde  : het  is  ’nen  bevallige 
miter. 

Sint  Niklaai  en  is  geene  zot,  hij  en  komt  aile  dage  niet  : 
aile  dagen  en  kunt  gij  geen  geschenken  ontvangen. 

Hij  zit  daar  in  't  hoekske  van  aile  Heiligen  : hij  zit 
daar  lijk  gansch  in  zijn  aleenzaamheid. 

Sinte  Pieter  in  zijne  zak  hebben  : zijne  sleutel  in  zijne 
zak  hebben. 

Sinte  Pieter  gaat  er  zijn  krikke  ondersteken  : er  zal 
u wel  van  ievers  hulpe  kornen. 

In  Sinte  Anna  schapraai  zifcten  ( alias  : in  den  ossenbilk 
zitten)  : boven  de  huwbare  jaren  ongetroud  blijven. 

Hij  is  met  Sinte  Pieter  op  de  kermesse  : hij  is  leutig 
en  zorgevrij. 

’t  Is  lijk  een  duitsch  wijf  zonder  slagen:  vergelijkihg 
sprekende  van  iemand  icaaraan  wat  ontbreekt. 

’t  Zijn  gesloten  brieven  : ’t  zijn  zalcen  die  niet  en 
meugen  gezeid  zijn . 

Wij  zijn  in  Lampernesse  : het  is  donker. 


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142 


Aan  leenen  en  wisselen  en  is  er  geen  profijt. 

't  Gaat  uitkomen  o£  moesten  *b  de  kraaien  uitbrengen. 

't  Is  lijk  een  Bersebée  : een  misverstandig  groot  vrou - 
mensch. 

’t  Zijn  lijk  de  Lamentatien  van  Zeger  Van  Maele: 
*t  is  al  zuchten  en  klagen . 

’t  Is  *ne  geestgetuiger  : ’nen  alweter . 

Hoe  later  den  avond  hoe  scboonder  volk  : vrouespreuke 
aïs  ze  s’navonds  ievers  binnenkomen . 

Passeren  lijk  de  Schelde  voôr  Antwerpen  ( alias  : Voor- 
bijgaan  in  'nen  passez)  : in  eene  rapte . 

Van  hier  op  een  ander,  zei  de  slachter,  en  hij  sloeg 
68n  zwijn  op  'nen  dag:  lachspreuke  voor  eenen  die  ze  niet 
dood  en  doet  (luiaard). 

Ge  meugt  met  twee  keersen  eten  : spreuke  om  te  betee- 
kenen:  gij  hebt  vandage  vele  verlcocht. 

Al  in  een  reke  lijk  meulenaars  koeien,  en  hij  en  had  maar 
eene:  volgen  wij  de  eene  de  andere  ( met  eene  kluchte  erbij). 

’t  Is  gepasseerd,  lijk  de  feeste  van  Eename:  ailes  is 
gedaan. 

Schoone  dingen  en  deuren  niet  lange:  aangename  ston- 
den  zijn  gaue  voorbij , 

't  Ligt  tusschen  wal  en  brugge  : de  zake  is  half  gedaan 
gebleven  ; of  : is  nalcende. 

Meenen  is  verre  van  hier  : woordenspeling  als  iemand 
zegt  : Ik  meende  dat , enz . 

Hij  is  voorzien  van  geld  lijk  den  duivel  van  deugden  : 
hij  heeft  krotte . 

Aile  dingen  laat  men  zeggen,  en  haar  in  *t  brood 
laat  men  eten  : zij  bekomnieren  zich  om  g eene  gezegden> 
maar  doen  in  hunne  kivâ  handelinge  voort. 

Hij  zingt  lijk  een  naclitegaieke  bleksteert  : leelijk . 


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143 

’t  Is  al  verloren  Vlaamsch  : als  er  iemand  te  vergeefs 
vele  Idapt. 

Zijn  kloefen  spreken  latijn  : men  hoort  dat  ze  gebrolcen 
zijn. 

Weelde  en  jukte  en  zijn  niet  houdelijk. 

Hij  stond  daar  met  een  paar  panen  kaken  : hij  was 
rood  van  schaamte. 

’t  Is  waar,  't  is  beniest  : als  men  niest  na  iets  gczeid 
te  hebben . 

Het  is  een  Ko  Lukkeboone:  het  is  ’nen  gelukkigaard. 

Er  en  is  daar  noch  arm  noch  been  aan  gebroken  : er  en 
is  daar  geen  groote  schade  meê  bijgebracht. 

Werken  dat  ’t  schaae  geeft:  strafvele  of  zeére  werken. 

Tôt  hier  en  niet  verder,  zei  de  viot,  en  hij  lei  hem  te 
vervriezen. 

’t  Zal  gebeuren  als  grootje  van  d’Hoogemesse  komt  : 
’t  zal  nooit  gebeuren. 

Hij  hadde  zonder  de  weerd  gerekend  : hij  en  had  al  de 
beletsels  niet  ingezien . 

Scheel  kijken  lijk  een  tinke. 

Koppig  zijn  lijk  ’ae  steen-ezel. 

Zij  kunnen  malkaâr  noch  hooren  noch  zien  ( alias  : niet 
geluchten). 

Smoor  in  Maarte  zijn  kerkhofblommekens  : er  sterven 
veel  menschen  door  de  smoor  in  Maarte . 

Niet  zeggen  is  zwijgen,  buiten  is  voor  de  deure  en 
nievers  gaan  is  t'huis  blijven  : Opvolgentlijke  gezegden 
als  spreuke  aanveerd. 

Gezind  zijn  lijk  'nen  haze  : strafwel  gezind  zijn. 

Hij  is  trage  aan  de  beurze,  is  hij  rap  aan  den  hoed  : 
beleefd  maar  gierig . 

Hij  is  van  Houthem  : hij  is  gierig . 


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144 


Waar  gaat  die  pijpe  met  dat  man  ? naar  Ko  den  bleeker  : 

als  ’ ne  kleene  jongen  smoort. 

Van  als  hij  de  kemel  kocht,  hij  kreeg  ook  zijne  bulte  : 
men  en  kost  het  voordeel  zonder  het  nadeel  niet  bekomen. 

Legt  dat  bij  de  reste  : zegwijze  aan  iemand  bijvoorbeeld 
die  miszeid  wordt, 

G-ods  peerd  was  ook  ’nen  ezel  : gezegde  als  men  voor  ezel 
verweten  uordt . 

’t  Is  lijk  van  geeft  de  duiven  te  drinken  {alias  : ’t  is 
lijk  een  aile  ure  ’ne  lepel)  : men  gaat  te  traag  te  werke. 

Den  aanleg  is  den  belft  van  ’t  menagie,  zei  de  vint,  en 
hij  lei  zijn  wijf  aan  ’t  vier  : dubbele  woordenspcling . Beleg 
in  huis  is  voordeel. 

Men  kent  d’Heiligen  aan  hunne  mirakels:  men  kent 
iemand  aan  zijn  werken . 

Zoo  bidden  d’arme  Claren  : lijk  of  ge  doet  gaat  ge 
varen. 

’t  Is  ’ne  Malchus  : een  die  ievers  een  lid  te  kort  heeft. 

’t  Is  ’nen  ougeloovigen  Thomas. 

Hij  zit  op  zijn  droog  zaad  : hij  is  binnengespeeld. 

’t  Is  lijk  ’ne  koetsier  zonder  zwepe  (alias:  lijk  een  koe 
zonder  bellen)  : iemand  die  iets  te  kort  heeft . 

't  Is  een  ei  zonder  zout  : iets  ivaaraan  wat  ontbreekt. 

Heur  vader  is  koetsier  : bemerking  voor  spellewcrksters 
die  hunne  stokken  te  lang  laten  ( lijk  zwepen). 

Iemand  zijn  tonge  pelen  (alias:  schrepen)  : iemand 
onderhooren. 

Hij  zit  in  doolaards  bende  (alias:  ’t  is  een  verloren 
brood)  : hij  sukkelt, 

Hij  vertrok  lijk  ’nen  beer  op  zokken  i vol  schaamte, 

Ze  nijpen  de  katten  in  ’t  donker:  zij  gaan  listig  en 
bedekt  te  werke . 


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145 

Hij  is  ook  denr  den  teems  getrokken  : hij  heeft  vele 
onderstaan. 

Willen  noch  ter  roê,  noch  ter  hand  : hoegenaamd  niet 
willen. 

Geeft  de  boffers  een  brood  ; de  klagers  en  hebbengeen 
nood:  hebt  medelijden  met  boffers,  en  zendt  klagers  ijdeU 
hands  voort . 

De  zoekers  van  de  kunste  zijn  de  vinders  van  den 
bedelzak  : uitvinders  vergaan  van  armoê. 

Als  de  zotten  geld  hebben,  de  winkeliers  hebben 
neringe.  (Te  Dixmuide)  : als  de  jongens  geld  hebben  de 
krameniers  hebben  neringe  : handelaars  leven  deur  onnoo - 
zele  koopers. 

Hij  krijgt  de  moere  in  de  kop  : wordt  hooueerdig. 

Hij  weunt  te  Roksem  : zijn  vroue  is  hem  meester . 

Iemand  laten  zinken  met  'ne  leegen  dienst:  iemand 
zonder  veel  spels  te  maken,  laten  voortgaan. 

’t  Is  lijk  nog  eene  van  driemaal  zeven  : H is  nog  cen 
jeugdige  vroue . 

Dat  en  is  geene  muis;  zijn  haar  is  te  lang:  dat  en  is  geene 
simpelare. 

’t  Is  al  maar  een  kunste  (een  wete)  om  rijke  te  worden. 

't  Is  al  niet  van  te  vliegen.  't  Is  al  van  te  beeten:  ’t  is 
al  niet  van  iets  te  rischieren } maar  van  te  liMcn. 

't  ls  lijk  de  dood  van  Iper:  hij  is  doodsbleek. 

Iemand  de  Godsklop  geven  : iemand  in  handel  enz . ten 
onderen  brengen. 

't  Is  beter  in  den  veugelenzang,  dan  in  den  ijzerenklank  : 
’t  is  beter  vrij  dan  gevangen . 

Kakken  gaat  voor  bakken,  al  was  den  oven  nog  zoo  heet. 

Geeft  hem  een  voetje,  hij  neemt  seiïens  een  stapke  : 
hij  maakt  sejfens  van  goedheid  misbruik. 

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146 


Van  iets  dinne  zijn  : van  iets  verncderd  zijn . 

Al  de  honden  van  Vlaanderen  bassen  op  hem  : hij 
heeft  allen  tegen  hem . 

De  kleeren  maken  de  man  en  die  ze  heeft  doet  ze  aan  : 
schoone  kleeren  geven  den  drager  aanzien . 

Hij  slacht  S te  Looi,  aile  dage  even  mooi  ( alias : ’t  is 
mijnheer  Verbeke,  de  Zundag  lijk  in  de  weke)  : hij  is 
gekleed  de  Zundag  lijk  in  de  weke. 

Ze  is  peerd  voor  de  spooren  : zij  is  straf  bezorgzaam  in 
’t  huisgezin  voor  den  vooruitgang . 

’t  Was  kop  of  munte:  9t  was  al  ofniets. 

In  de  drie  masten,  den  baas  drinkt  meer  of  zijn  gasten  : 
herberg  waar  den  baas  ’nen  dronlcaard  is. 

Eerste  gewin,  is  kobbegespin:  gezegde  der  kramers  bij 
hunne  eerste  ontvangste. 

Breekt  u in  drieën  : zet  u neder . 

Laat  de  meulenare  niet  versmooren:  langt  de  koffie 
niet  te  veel  op. 

’t  Is  tusschen  half  en  hebbelijk  : ’t  gaat  redelijk. 

’t  Is  een  trunte-marunte  : ’t  is  em  traag  wijf. 

Veel  handen  maken  licht  werk. 

Slaan  lijk  Stoffel  op  zijn  katte  : hard  slaan. 

Iemand  in  dolare  slaan  : iemand  buiten  zijn  zelven  slaan. 

Soldatevier  maken  : zijn  arms  t’hoope  slaan  om  warm  te 
krijgen. 

In  't  bonté  smijten  : beginnen  koppig  zijn. 

Vroeg  vet,  vroeg  in  de  pot. 

Met  ongewillige  honden,  is  ’t  kwâ  hazen  vangen  : 

kinders  of  menschen  in  ’t  moeilijk  nienagle  houden. 

Iemand  op  zijnen  nest  betrapen:  op  heeterdaad  betrapen. 

Kinds  name  is  naamloozeke  steenbalgsken  : gezegde 
als  ’t  kind  nog  niet  gedoopt  en  is9  dus  nog  is  zonder  naam. 


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147 


Dat  is  'ne  grooten  doorn  ( alias  : distel)  uit  mijne  vinger; 
ook  nog  : dat  is  een  boeie  van  mijn  been  : eene  groote 
moeilijkheid  weg • 

Beter  een  mnsscbe  in  d'hand  of  een  kraaie  op  ’b  dak  : 
beter  hebben  dan  moeten  verwachten. 

Het  is  lijk  de  vlucht  van  Egypten  : gezegde  als  iemand 
te  haastig  weg  gaat  of  voorbijsnelt. 

Het  is  lijk  de  kop  van  Holofernes  : H is  ’nen  overgroote 
hop.  • 

Z'heeft  oogen  lijk  't  pateel  van  d'halle  : groote  blekkers 
van  oogen . 

Hij  was  om  de  dood  te  smaken  : hij  was  in  een  groote 
benaudheid . 

Die  met  honden  slaapt,  vangt  vlooien  : die  met  kwâ 
gezelschap  ommegaat,  wordt  slecht. 

lets  sparen  voor  als  meerdernood  komt:  voor 

als  grooter  gebrek  komt . 

Liever  beuter  als  smout,  zei  de  vint,  en  hij  at  zijn 
stuiten  drooge:  kluchtig  gezegde  van  eenen  die  beuter 
gebruikt . 

't  Is  de  keuninginne  van  den  asch-hoop:  een  vroue 
die  altijd  moet  t’huis  blijven . 

Zegt  het  tegen  de  kalvers,  de  koeien  en  gaan  't  niet 
verstaan  : als  men  groote  menschen  iets  niet  en  kan  doen  ver - 
staan  dat  kinders  zouden  vatten. 

't  Is  een  hage  aan  een  veld:  H is  een  goê  zorgster 
in  *t  huisgezin . 

Wij  gaan  't  moeten  afwachten  lijk  den  abt  zijn  mon- 
niken  {alias  \ den  aap  zijnen  heuning)  : wij  gaan  moeten 
geduld  gebruiken . 

Hij  droomt  van  roste  dnivels  en  koolbranders:  hij 
heeft  aile  soorten  van  aardige  voormmem . 


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148 


Hij  droomfc  van  pladokken:  ilc  en  wete  nietwaar  hij  het 
studeert,  — van  ailes  finer en. 

Verre  van  huis  is  iedereen  rijke  : menschen  van  verre 
boffen  altijd. 

Kraken  de  beentjes,  3t  herte  is  goed  : vreugdig  gezegde 

van  eenen  goeden  ouderling . 

Hij  zat  met  zijne  scheutel  onder  3t  dak  als  3t  pap 
regende  : hij  enis  er  nooit  hij  als  hij  kan  profijt  doen . 

Hij  stond  al  vooren  als  God  de  neuzen  deelde  : hij 

heeft 3 ne  langen  nenze . 

Die  niet  en  ziet,  die  niet  en  deert,  die  niet  en  heeft,  die 
niet  en  smeert  : gezegde  als  men  iets  lekkers  eet  in  de  afive - 
zigheid  van  anderen  die  zouden  moeten  meêdeelen. 

Sint-Andries,  brengt  den  vries,  en  Sinte-Looi,  brengt 
den  dooi  : gezegde  van  3t  weder . 

Zij  slacht  van  Kobas*  veugel,  heel  de  weke  ziek  en 
*s  Zundags  uit. 

Carot  son  bon,  zei  de  wale,  en  hij  at  het  vleesch  op  : 
kluchtig  gezegde. 

Hij  geraakt  te  Blankenberghe  : hij  begingt  een  kaal 
hoofd  te  krijgen. 

Die  op  een  ander  steunt,  steunt  op  een  gebroken  stok. 
't  Goed  van  de  wereld  is  verwinnelijk  : gezegde  hij 
3t  lijden  eener  schade. 

Moeten  is  bedwang  en  krijschen  is  kindergezang  : 
gezegde  bij  3t  zien  van  kindergrillen. 

Morgenstond  heeft  goud  in  de  mond. 

3t  Gemak  gaat  voor  de  eere. 

Rijkeliëns*  zeertjes  zijn  gebalsemd  : Bijkeliën  kunnen 
zich  in  tegenslagen  door  hun  geld  verhelpen. 

Zweren  is  goê  zeer,  van  eene  krijgt  g'er  meer:  gezegde 
bij  3t  krijgen  van  zweren* 


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Î49 

Yan  Antwerpen  geven  (handwerpen):  woordenspeUng; 
slagen  geven . 

Aanzien  daet  gedinken. 

Peerdezweet  en  vrouetranen  zijn  gane  gereed. 

’Nen  engel  in  de  kerke  is  ’nen  duivel  in  hais* 

’t  Is  lijk  de  weenende  vroue. 

’t  Is  lijk  een  bedrukte  Madeleene  1 

Potje  b reken,  pot  je  betalen. 

Was  ’t  honderd  jaar  oud  ? : gezegde  ala  et'  iets  breekk 

Niet  en  handelt,  niet  en  breekt  : verontschuldiging  der 
breekster . 

Waarom  moet  ge  u moeien  met  andermana  koeienf 
voor  ’ne  moeiol. 

’t  Is  ’nen  goên  bakker  die  nooit  en  mist:  misaen  ia 
menschelijk. 

’k  Zit  liever  in  mijn  schoen  dan  in  de  zijne  : ’k  hab 
liever  de  atand  mijner  zaken  dan  zijner ; 

Als  ’t  God  belieft  en  de  pot  belieft,  wij  gaan  Znndag 
koeken  eten  : gezegde  bij  ’t  naderen  der  kermisae ^ 

Dat  was  in  mijn  kaarte  tr»oef  : dut  wob  jniat  wat  ik 
vet'langde . 

Dat  is  al  één  pot,  één  potlepel  : dat  is  al  één  Hieke. 

Kleene  veugeltjes  hebben  ookhunnen  zang:  kleene  mon - 
schen  meugen  ook  aanhoord  worden . 

Kleene  pot j es  bebben  ook  hunne  ooren:  kinderen  ver- 
8taan  ook  de  gezegden . 

De  meuren  hebben  ooren  : spreeht  voorzicktig  om  niet 
afgespied  te  worden . 

Met  katjes  poot  spelen  : koppig  zijn ; of  : met  zijn  winste 
8pelen . 

’t  Zal  nog  in  kinderspel  vergaan  : de  lente  zal  nag  in 
ruize  of  verdriet  veranderen . 


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150 


Gij  zijt;  Sylvester  : gij  komt  overal  laatst . 

Gij  zijt  Petrus  : gij  gebaart  dat  gij  van  niets  en  weet. 

Den  tas  valt  voor  de  sclieure  : gezegde  ah  het  eten  van  de 
vorke  valt , juist  vôôr  de  mond . 

Spreken  lijk  'nen  boek  : veretandig  spreken. 

Die  geeft  wat  hij  heeft,  is  weerd  dat  hij  leeffc. 

Hij  scbreeut  lijk  vermoord  : geweldig . 

Kleed  'nen  ezel  in  't  satijn,  morgen  zal  hij  nog  ezel  zijn. 

Boeren  op  de  schaliôn  hofsteê  : in  9i  gevang  zitten . 

Keerskes  verkoopen  : in  tijd  den  neuze  niet  snuiten . 

't  Is  een  nachtluchtje  ( alias  : het  is  'nen  pekbroek)  : hij 
blijft 9 8 navonds  lange  weg. 

Hij  ligt  met  de  blaue  jantjes  : hij  heeft  de  garnizeren 
Vhuis. 

Goê  ware  en  behoef  t geenen  krans:  goê  ware  prijst  heur 
zelven . 

Hij  is  altijd  het  breekspel:  hij  is  altijd  de  ruizemaker . 

De  brandsnêe  is  van  *t  mes  : de  groote  liefde  ofbegeerte 
is  verdwenen. 

Op  <Phage  slaan  : bedektelijlc  achter  iets  vragen . 

Er  en  is  maar  één  bâte,  en  elk  trekt  er  aan  : elk  zoekt 
zijn  profijt . 

Ze  loopen  er  zoo  dikke  als  de  groene  katten  : zij  zijn 
zeldzaam . 

Te  kort  bollen. 

*t  Is  moeielijk  onde  apen  leeren  muilen  maken  : oude 
men8chen  nemen  moeielijk  nieue  geweunten • • 

Hij  heeft  overkomste  : hij  heeft  de  kozijntjes. 

Men  moet  leven  en  laten  leven  : meegaande  weg  zijn}  en 
niet  gierig. 

Een  appelken  in  tweên  bedeelb  wel  : deelzaamheid  staat; 
of  : iets  in  tween  verdeelen  is  gemakkelijk . 


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151 


Appels  voor  cifcroenen  verkoopen  : bedriegen. 

Hooge  klemmers,  diepe  zwemmers,  schaverdijnders  op 
het  ijs,  en  zijn  niet  wijs. 

En  zegt  nooit:  boomtje,  boomtje,  'k  en  ete  nooit  van  uw 
appeltjes  meer  : en  danlct  niemand  af,  want  men  zou  kunnen 
zijnen  dienst  nog  behoeven . 

Men  ziefc  wel  't  eindeke  van  zijn  viagers,  maar  'b  ein- 
deke  van  zijn  dagen  niet:  men  weet  niet  ivat  nog  al  kan 
gebeuren . 

Hij  stond  daar  met  een  koppel  kaken,  g'hadt  aan  hem 
de  gezondheid  gekocht  : gezonden  broêre . 

't  Zal  beteren  als  de  spâ  gevaagd  is  : als  ilc  }nen  keer 
dood  ben. 

Hij  maakt  psalms  : hij  wordt  braaf  op  ’t  einde  zijner 
dagen . 

Hij  is  te  verleiden  met  ?nen  natten  vinger  : gemakke - 
lijk  te  verleiden . 

Hij  verblijdt  hem  in  eene  blende  meeze  : hij  is  blij  op 
}nen  enkele  schijn  ; of  : om  iets  van  niets . 

Men  vangb  de  vliegen  met  zoetigheid  : men  overhaalt 
deur  zachtmoedigheid. 

Beter  'ne  veugel  in  d'hand  als  vijf  die  vliegen. 

't  En  is  niets  van  soldaat  te  zijn,  maar  't  is  van  soldaat 
te  worden. 

Gij  en  moet  aan  de  brokken  niet  liaperen  : zegt  uw  ge- 
dacht  rechtuit. 

Het  brandt  te  Oostcamp,  en  de  vlamme  slaat  naar 
Brugge  : ’t  is  heet . 

't  Is  'ne  gerusten  broêre  : 'ne  kommerlooze  vint. 

Bitter  in  de  mond  maakt  het  herte  gezond. 

't  Is  s tille  waar  't  nooit  en  waait  : er  kan  in  ’t  vreeà- 
zaamste  huisgezin  eens  geschil  ontstaan. 


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152 

Uwe  wafe!  gaat  gebeuterd  worden  : gij  gaat  bekeven 
worden . 

Zijnen  knikker  uit  de  ronde  trekken  : niet  rrteer  meê  doen. 

Als  ,t  koeke  is,  gij  gaat  een  hennisse  hebben  ; elders  : gij 
gaat  te  fiuite  een  feeste  hebben  : (verkeerd  gezegde) . 

Men  weet  niet  hoe  een  koe  *nen  haze  vangt  : men  weet 
niet  hoe  men  eens  gelukkig  vaart. 

Klappen  en  zijn  geen  houden  : klappen  en  houdt  niets 
ernstigs  in. 

Het  is  *nen  oordjeaplijter  : gierigaard. 

Hij  houdt  te  veel  aan  Duimkruid  : gierigaard . 

Hîj  slaat  ernaar  met  de  palingschare:  hij  doet  bedeJcte 
vragen  ernaar  om  te  weten. 

In  'tland  van  de  blenden  is  een  ziende  keaning  : gezegde 
van^en  die  zonder  veel  verstand  te  hebben  aan’t  hoofd  staat, 
waar  er  weinig  menschen  van  gezag  zijn. 

Hij  zit  in  de  marinkelkuipe  : hij  zit  in  de  moeilijkheid. 

Hij  is  in  de  bende  van  smeer-op  : hij  is  in  een  brassers - 
partije. 

’t  Blinkt  lijk  Clemskerke  tegen  het  ongeweerte  : gewel- 
dig  blinken.  (Inderdaad  Clemskerke  torre  is  verre  te 
zien,  als  de  wolken  ongeweerte  voorspellen. 

Hand  over  herte  leggen  (alias:  zijn  hoofd  in  de  schoot 
leggen)  : zich  la  ton  bewilligen . 

Men  moet  stelen  met  zijn  oogen  : zien  hoe  men  moet 
nadoen. 

Die  *t  kwalijk  neemt  en  moet  ,t  maar  kwalijk  dragen 
( alias  : wel  wegleggen). 

Rijkeliens  ziekte  en  armeliens  koekebakte  zijn  seffens 
verre  geweten:  gezegde  bij  }t  Tiooren  zeggen  dat  een  rijhe 
ziek  is. 

Hebben  is  hebben,  en  krijgen  is  de  kunste. 


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153 

Hij  kan  iefcs  uit  zijn  botten  slaan  : prullen  en  leugens 
vertellen. 

Hij  is  den  aap  van  't  spel:  hij  is  de  gefopte . 

Hij  onthoudt  van  ten  twaalven  tôt  den  noene  : hij  en  heeft 
geen  geheugen. 

}t  Moet  al  dit  of  dat  doen  dat  beenen  aan  heeft  : 
iedereen. 

Hij  is  lijk  in  den  dunder  geblaud  : het  is  3nen  onbeschofte 
stouten. 

Hij  is  lijk  van  'nen  ekster  gebroed  : het  is  ’ ne  leelijkaard. 

Wij  gaan  dit  in  den  doôboek  laten  : wij  en  gaan  dit  niet 
meer  herinneren. 

Hij  krijgt  al  koude  voeten  : hij  wordt  allengskens  arm . 

Wat  de  paster  niet  en  wilt,  de  koster  is  er  blij  om  : 
wat  de  eene  niet  en  wilt,  begeert  geweldig  de  andere. 

Hij  stond  te  blazen  lijk  'ne  ganter  : gezeid  van  3 nen 
dikke  blazende  vint. 

Van  het  Vaderland  weg  : spreuke  bij  ailes  wat  met 
geweld  uitgedrukt  wordt  : bijv.  hij  slaat  van  3 1 vaderland 
weg. 

Hij  is  schotevrij:  hij  is  buiten  gevaar. 

Hij  heeft  zijne  handen  aan  den  docteur  getoogd  : hij 
is  goed  gesteld  om  nooit  meer  te  moeten  werken. 

Kruine  geschoren,  schaamte  verloren,  eere  geboren  : 
van  de  seminaristen  gezeid. 

Krulhaar  is  dul  haar,  recht  haar  is  vechthaar. 

Met  een  tonge  in  'ne  mond  geraakt  men  de  wereld 
rond. 

Zijn  broodje  is  gebakken  : hij  en  zal  niet  meer  moeten 
werken. 

't  Is  'nen  deural:  het  is  een  die  deur  ailes  gaat. 

't  Is  een  grijselde:  een  triestige  vroue. 


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154 


Hij  schreeut  eer  dat  hij  geslegen  wordt. 

Die  den  name  heeft  van  vroeg  op  te  staan,  mag  lange 
slapen. 

Lamgat  ligt  in  de  weg  begraven  : gezegd  in  ’ne  zan - 
dige  weg  waar  men  in  schiet. 

Geen  koorn  zonder  kaf,  en  geen  menschen  zonder  ge- 
breken. 

Die  spaart  uit  zijne  mond,  *t  is  voor  de  katte  of  den  hond. 

Zijn  hand  verbrauden  : iets  nemen  waaraan  men  mis  is. 

Aile  bassers  en  zijn  geen  bijters:  luid  schreeuende 
ouders  en  zijn  daarvoor  geen  slaanders. 

Hij  gaf  het  hem  voor  een  deerlijk  ziene  : in  den  handel  : 
voor  eenen  niet. 

Hij  zal  weten  hoeveel  de  peper  de  onse  geldt  : hij  zal 
weten  aan  welke  prijs. 

De  koekoek  verlustigt  hem  zoo  wel  als  den  ooievaart: 
de  minhebbende  zijn  gelukkig  zoowel  als  de  rijke. 

Het  kost  brokken  van  menschen:  het  is  zeer  diere . 

Krik  krak,  elk  op  zijne  stroozak  : gezegde  bij  het  be- 
ginnen  van  kindervertelselkes . 

Als  m'eenen  hond  wilt  dood  hebben,  vindt  m’altijd 
'nesteen:  men  vindt  altijd  reden,  om  iemand  te  beschuldigen. 

Hij  spelt  met  groote  letters  : hij  laat  duidelijk  hooren 
wat  hij  begeert. 

Leven  lijk  't  gaat  in  Vrankrijk  : onbezonnen  leven. 

Soorte  met  soorte,  en  duivels  met  koolbranders. 

Kwansuisjkwansoos,  de  katte  legt  eiers:  het  is  gebaringe. 

JNe  keer  weelde  en  is  niet  altijd  armoê  : gezegde  bij  het 
eten  van  een  bijsmaakske  of  H doen  van  een  uitstapke . 

Beter  een  once  geluk  als  een  pond  verstand. 

( Suite  dans  un  prochain  fascicule.) 


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POURQUOI 


L’ÉGLISE  DE  SAINTE -WALBURGE 

A FURNES 

NE  PUT  PAS  DÉMOLIE  PENDANT  LA  RÉVOLUTION. 


A quoi  tient  parfois  la  conservation  des  monuments  les 
plus  remarquables!  L’église  de  Sainte- Walburge  à Fûmes 
en  fournit  un  exemple  frappant.  Pour  les  lecteurs  des 
Annales , la  description  de  cet  édifice  serait  superflue;  elle 
y a donrté,  en  1863,  matière  à un  article  assez  étendu  (1). 
Il  suffira  de  dire  que  cette  église,  commencée  vers  le  milieu 
du  XIVe  siècle,  “ serait,  d’après  Schayes  (2),  sans  nul 
doute  un  des  plus  beaux  monuments  du  style  ogival 
primaire  de  la  Belgique,  si  elle  n’était  restée  inachevée  ; 
mais  il  n’y  a de  terminé  que  le  chœur,  vaste  vaisseau, 
entouré  de  bas-côtés  avec  chapelles..;  la  nef  est  une 


(*)  Annales  de  la  Société  d’Émulation,  2e  série,  tome  XII  : Collégiale 
de  Sainte- Walburge  à Fumes.  Relique  de  la  Sainte-C voix,  par  C.  C.  et 
F.  V.  — Consulter  aussi  Oeschiedenis  der  stad  en  kastehiij  vau  Veurne, 

door  Frans  de  Potier,  Edmond  Roxse  en  Pieter  Borre,  Gent  1875, 
t.  II,  p.  165  et  suiv. 

(2)  Histoire  de  V architecture  en  Belgique , t.  III,  p.  163. 


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156 


masse  informe  de  pierres,  basse,  de  peu  d'étendue,  et 
évidemment  une  simple  construction  provisoire.  ''  Les 
malheurs  des  temps  empêchèrent  les  chanoines  de  conti- 
nuer leurs  travaux;  toutefois  la  partie  inférieure  de  la 
tour  qu'ils  se  proposaient  d'élever  à une  hauteur  conve- 
nable, subsiste  également;  elle  est  devenue  une  sorte  de 
citerne  ou  de  réservoir  des  eaux  pluviales  à l'usage  des 
habitants,  et  a joué  un  rôle  fort  important  dans  la  conser- 
vation de  l'église. 

Après  sa  réunion  à la  France  en  1795,  la  Belgique 
jouit  aussitôt  des  bienfaits  que  la  république  prodiguait 
à ses  administrés.  La  ville  de  Fûmes  ne  fut  pas  oubliée. 
Pour  nous  en  tenir  au  sujet  qui  nous  occupe,  des  huit 
églises  qu’elle  renfermait,  six  furent  vendues  à l'enchère; 
elles  appartenaient  à des  couvents.  On  voulut  bien  épargner 
celle  de  Saint-Nicolas  et  la  laisser  au  culte.  Quant  à la 
collégiale  de  Sainte-Walburge,  bien  qu'elle  fût  église 
paroissiale,  elle  ne  devait  pas  trouver  grâce  devant  les 
démolisseurs,  et  fut,  elle  aussi,  vouée  à la  destruction. 
Déjà  son  chapitre  de  chanoines  avait  été  supprimé  sous 
le  directoire,  le  4 janvier  1798.  Le  27  avril  de  l'année 
suivante,  on  vendit  publiquement  le  mobilier  de  l'église, 
et  tout  aurait  été  perdu  ou  détourné  de  sa  destination,  si 
des  personnes  pieuses  ne  s'étaient  cotisées  pour  l'acheter. 
Puis  le  26  octobre  1799  (on  ne  connaissait  pas  alors 
les  lenteurs  administratives),  le  bâtiment  lui-même  fut 
mis  à l'enchère,  au  chef- lieu  du  département,  par  les 
citoyens Yan  de  Casteele  et  Busschaert,  membres  de  l'admi- 
nistration centrale,  et  Fournier,  commissaire  du  directoire 
exécutif,  sur  une  mise  à prix  de  100,000  francs,  fixée  par 
l'expert  De  la  Yeyne.  Personne  ne  se  présenta.  A défaut 
d'enchérisseurs,  les  commissaires  aux  ventes  portèrent  la 


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mise  à prix  à 200,000  francs  (*),  et  remirent  du  31  octobre 
la  séance  d'adjudication,  laquelle  n'eut  pas  plus  de  succès. 
Enfin  le  10  novembre,  dans  une  troisième  séance,  le 
citoyen  Augustin-François-Joseph  Henissart,  secrétaire 
en  chef  de  l'administration  centrale  à Bruges  (2),  offrit 
200,000  francs  et  fut  déclaré  adjudicataire.  Celui-ci  se 
proposait  de  démolir  l'église  et  de  tirer  parti  des  maté- 
riaux. 

En  apprenant  ses  intentions,  les  gens  de  Fûmes  sen- 
tirent le  vieux  sang  flamand  bouillonner  dans  leurs  veines. 
Ils  voulaient  à tout  prix  conserver  un  édifice  qu'ils  con- 
sidéraient à juste  titre  comme  le  joyau  de  leur  ville; 
mais,  vu  les  principes  formulés  par  la  puissante  république 
en  matière  de  culte  et  d'art,  il  fallait  user  de  ménage- 
ments et  tâcher  d'arriver  au  but  par  des  voies  détournées. 
Il  n'y  avait  pas  de  temps  à perdre  : les  habitants  de 


(1)  Cette  somme  était  payable  seulement  en  bons  de  remboursement 
de  deux  tiers  de  la  dette  publique  ou  effets  équivalents,  à verser  à la 
trésorerie  nationale  par  sixièmes,  de  trois  mois  en  trois  mois,  à partir  de 
l’adjudication. 

L’acquéreur  devait  payer  en  numéraire,  le  jour  de  l’adjudication, 
1/2  pour  100;  dans  les  vingt  jours  après,  le  droit  d’enregistrement 
de  1 pour  100  plus  le  décime  par  franc,  et  les  frais  d’estimation. 

Les  conditions  de  vente  avaient  été  rédigées  le  8 décembre  1798  par 
Masson  de  Longpré,  directeur  de  l’enregistrement,  et  approuvées  six 
jours  après  par  l’administration  centrale  du  département  de  la  Lys, 
présents  les  citoyens  Hennessy,  président;  Devaux,  Demeyere,  Van  den 
Bnssche,  administrateurs  ; Herwyn,  commissaire  du  directoire  exécutif, 
et  Is.  Jullien,  secrétaire-adjoint.  (Absents  Guinard,  administrateur,  et 
Henissart,  secrétaire  en  chef.) 

(Voir  le  procès-verbal  de  première  enchère  et  d’adjudication  aux 
archives  du  Gouv1  provincial  à Bruges,  Venta  des  biens  nationaux,  vol.  40, 
4 brumaire  an  8.  Contrairement  à l’habitude,  le  procès-verbal  d’estimation 
n’est  pas  annexé.) 

(2)  Il  fut  sous  l’empire  secrétaire-général  de  la  préfecture.  Nous 
trouvons  de  lui  Y Annuaire  du  département  de  la  Lys  pour  Van  13. 


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158 


Fûmes  se  hâtent  donc  de  rédiger  un  pétition  au  gouver- 
nement pour  demander  que  l’église  soit  épargnée  ; la 
municipalité  réclame  de  son  côté  et  réunit  les  pièces  ou 
les  documents  de  nature  à amener  le  résultat  désiré  ; puis 
ils  envoient  le  tout  à Paris  à leurs  représentants,  en  les 
priant  instamment  de  les  appuyer  de  toute  leur  influence. 

Au  nombre  des  députés  au  corps  législatif  envoyés  par 
le  département  de  la  Lys,  se  trouvait  alors  Norbert  Mar- 
rannes,  de  Fûmes  (x),  lequel  prit  à cœur  la  cause  de  ses 
concitoyens.  Il  fut  secondé  par  le  député  Charles  Devroe, 
d’Ypres  (2).  Les  autres,  ou  bien  étaient  absents  de  Paris 
pour  le  moment,  ou  bien  se  récusèrent,  comme  ne  connais- 
sant pas  assez  les  localités. 

Marrannes  et  Devroe  ayant  reçu  de  Fûmes  les  pétitions 
et  les  pièces  à l’appui,  s’empressèrent  de  les  faire  parvenir 
au  ministre  des  finances.  Ils  y joignirent  leurs  propres 
observations.  Sachant  fort  bien  à qui  ils  avaient  affaire, 
ils  insistent  fortement  sur  les  motifs  d’utilité  et  relèguent 
au  second  plan  les  considérations  religieuses  et  artistiques. 
Voici  la  lettre  qu’ils  adressèrent  au  ministre. 

Citoyen  Ministre , 

“ La  ville  de  Fûmes  n’aiant  ni  rivières  ni  fontaines  qui 
puissent  fournir  de  l’eau  aux  besoins  indispensables  de 
ses  habitans,  celle  des  puits  n’étant  pas  potable,  et  d’ail- 

(*)  Maître  Norbert  J.  F.  Marrannes,  premier  pensionnaire  de  la  ville  et 
châtellenie  de  Fûmes,  figure  en  1790  sur  la  liste  des  dons  pour  les 
patriotes.  “Jr  Van  der  Meersch,  burgemeester,  de  heeren  Ghyselen,  sche- 
penen,en  Marrannes, eerste  raadspensionnaris:  17  gulden  12  st .(Geschiede- 
nis  der  rederijkerskamer  van  Veurne , p.  47.)”  En  1791  il  est  margnillier  et 
receveur  de  l’église  unie  de  S1  Nicolas  et  S1  Denis.  Du  conseil  des  anciens 
sous  la  république,  il  est  sous  l’empire  vice-président  de  la  cour  d’appel 
de  Bruxelles. 

(2)  Député  au  conseil  des  cinq.cents  sous  la  république,  il  devint  sons 
l’empire  juge  à la  cour  d’appel  de  Bruxelles. 


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leurs  très  malsaine  par  ses  qualités  saumâtres,  qui  occa- 
sionnent le  scorbut  et  d’autres  maladies  funestes,  ils  se 
trouvent  réduits  à l’eau  de  pluie,  qu’on  y recueille  dans 
des  citernes  ; mais  ces  citernes  particulières  ne  pouvant 
fournir  la  quantité  d’eau  nécessaire  à la  consommation, 
surtout  dans  la  saison  de  sécheresse,  il  s'ensuit  que  les 
citoyens  de  cette  commune  éprouveroient  une  disette  do 
cet  article  de  première  nécessité,  si  de  sages  administra- 
teurs, pères  et  amis  du  peuple,  n’y  avoient  pourvu  par  un 
établissement  qui,  dans  toutes  les  saisons,  a prévenu  les 
besoins  de  leurs  administrés. 

" Cet  établissement  précieux  consiste  dans  une  citerne 
publique,  qu’on  a construite  dans  la  proximité  de  l’église  de 
Ste  Walburge,  et  dans  laquelle  par  des  conduits  souterrains 
découle  l’eau  de  pluie  qui  tombe  sur  les  toits  de  cette 
église. 

“ Ce  dépôt  d’eau  salubre  et  si  précieux  pour  les  habitans 
de  Fûmes  et  les  braves  défenseurs  de  la  patrie,  que  les 
circonstances  nécessitent  souvent  d’y  concentrer  pour 
s’opposer  aux  tentatives  des  ennemis  sur  la  côte,  peut 
contenir  plusieurs  milliers  de  tonnes  d’eau,  qui,  répartie 
avec  sagesse  et  sous  la  surveillance  de  la  municipalité,  a 
constamment  suffi  aux  besoins  des  habitans  et  des  troupes. 

“ Si,  malheureusement  pour  cette  commune,  l’église  de 
Ste  Walburge  est  démolie,  cet  établissement,  qui  est  un 
trésor  pour  la  ville  de  Fûmes,  deviendra  inutile;  les  habi- 
tans et  les  troupes  seront  privés  d’un  article  de  première 
nécessité,  et  les  suites  de  cette  démolition  seront  irrépara- 
bles. 

“ Nous  sommes  persuadés,  citoyen  Ministre,  que  l’ad- 
ministration centrale  a ignoré  cette  circonstance,  car  sa 
sollicitude  pour  le  bonheur  de  ses  administrés  et  des 


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braves  militaires,  ne  lui  eût  pas  permis  d'autoriser  une 
vente  qui  pouvoit  devenir  aussi  funeste. 

t€  Ce  seul  motif  nous  paroît  d'une  telle  importance,  que 
nous  espérons,  citoyen  Ministre,  que  par  les  moiens  qui 
sont  en  votre  pouvoir,  vous  vous  hâterez  d'empêcher  la 
démolition  de  ladite  église. 

“ Il  est  encore  d'autres  motifs  qui  militent  pour  sa  con- 
servation, mais  nous  ne  les  retraçons  que  secondairement 
et  par  surabondance. 

“ Cet  édifice  est  un  monument  précieux  par  son  archi- 
tecture: son  élévation  est  peu  ordinaire;  le  chœur  est  d'une 
grande  beauté  et  offre  aux  connaisseurs  la  satisfaction 
d'admirer  la  force  du  génie  et  de  l'art  ; sa  hauteur  pro- 
digieuse sert  de  fanal  aux  marins,  pour  éviter  les  bancs 
de  sable  dont  la  mer  est  parsemée  sur  la  côte  ; si  on  le 
détruisoit,  il  n'en  résulteroit  pas  seulement  un  vuide  très 
difficile  à remplir  dans  une  ville  qui  a infiniment  souffert 
par  les  événemens  de  la  guerre,  qui  ont  ébranlé  la  fortune 
de  la  presque  totalité  de  ses  habitans,  mais  sa  démolition 
pourroit  devenir  funeste  aux  marins,  qui  peuvent  y ren- 
contrer un  moien  d'éviter  le  naufrage. 

“ Avant  la  suppression  des  couvens  et  communautés 
religieuses,  il  y avoit  dans  la  ville  de  Fûmes  huit  églises, 
celles  de  Ste  Walburge  et  de  St  Nicolas  étoient  paroissiales, 
les  six  autres  appartenoient  aux  couvens  et  communautés 
supprimés;  ces  dernières  ont  été  démolies  ou  converties 
en  bâtimens  particuliers;  les  deux  autres  sont  les  seules 
qui  existent  encore;  elles  sont  destinées  à l'exercice  du 
culte  religieux,  non-seulement  pour  les  habitans  de  cette 
ville,  mais  encore  pour  ceux  de  quatre  communes  envi- 
ronnantes, qui  s’étendent  respectivement  à 5/4  de  lieue  à 
l'est,  et  à près  d'une  lieue  à l'ouest  et  au  nord  de  la  ville; 


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les  habitans  d’une  cinquième  commune,  dont  l’église  a 
été  incendiée  lors  du  premier  siège  de  Nieuport,  s’y  rendent 
aussi  en  grande  partie  depuis  cette  époque  ; une  seule 
église  pourroit  ne  pas  suffire  au  concours  de  tant  de 
monde. 

Ci  Nous  laissons,  citoyen  Ministre,  à votre  sagacité,  à votre 
sollicitude  pour  le  bien-être  de  nos  concitoyens,  à appré- 
cier si  ces  motifs  secondaires  peuvent  entrer  en  considé- 
ration dans  la  détermination  que  vous  allez  prendre;  mais 
dans  tous  les  cas  le  premier  nous  paroît  et  vous  paroîtra 
seurement  aussi  d’une  telle  force,  que  sans  autres  admi- 
nicules  il  doit  suffire  pour  empêcher  la  démolition  d’un 
édifice  qui  entraineroit  la  ruine  d’un  établissement  aussi 
nécessaire,  et  qui  intéresse  infiniment  la  santé  de  nos 
concitoyens,  qui  se  feront  un  devoir  de  partager  leur 
reconnaissance  entre  ses  auteurs  et  celui  à qui  ils  en 
devront  la  conservation. 

Signé  par  Devroe  et  Marrannes, 

Paris,  i Nive.  an  8.  législateurs. 

Marrannes  jugea  qu’il  serait  très  utile  d’intéresser  aussi 
à sa  cause  les  autres  ministres,  celui  de  l’intérieur,  celui 
de  la  guerre,  celui  de  la  marine  et  des  colonies.  Il  écrivit 
donc  à chacun  d’eux,  en  faisant  valoir,  suivant  le  cas,  tantôt 
la  nécessité  de  conserver  les  bâtiments  publics  utiles, 
tantôt  celle  de  pourvoir  au  bien-être  des  défenseurs  de 
la  patrie,  tantôt  l’intérêt  des  marins  et  du  commerce.  Sa 
réclamation  fut  partout  favorablement  accueillie.  Le 
ministre  de  la  marine  en  particulier  se  montra  fort  disposé 
à s’opposer  à la  démolition  de  l’édifice.  Le  ministre  des 
finances  manifesta  les  mêmes  intentions,  mais  ne  dissimula 
pas  à Marrannes  “ que  cela  n’étoit  pas  en  son  pouvoir, 


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parce  que,  la  vente  étant  faite,  il  falloit,  pour  remplir  les 
vues  du  gouvernement,  maintenir  et  protéger  l'acquéreur 
contre  les  tentatives  que  l'on  feroit  au  contraire.  ''  II  ne 
restait  donc  que  l'essai  des  voies  de  conciliation,  et  le 
ministre  n'hésita  pas  à les  suivre.  Le  3 nivôse  il  écrit  à 
l'administration  du  département  de  la  Lys  €t  pour  prévenir 
par  les  voyes  de  persuasion  la  démolition  de  l'édifice  dont 
il  s'agit,  et  concourir,  s'il  est  possible,  à l'arrangement 
qui  paroît  proposé  entre  l'acquéreur  et  les  habitans.  " 

L'arrivée  de  l'acquéreur  à Paris  fournit  ensuite  à 
Marrannes  l'occasion  de  conférer  avec  lui  sur  la  matière, 
et  un  accommodement  fut  ménagé  entre  eux  par  l'inter- 
médiaire de  Herwyn  (1)1  beau-frère  de  Marrannes  et  ami  de 
Henissart.  Celui-ci  du  reste  se  montra  fort  conciliant  : 
il  connaissait  le  désir  du  ministre,  il  avait  eu  sous  les 
yeux  sa  lettre  à l'administration  centrale  de  Bruges,  dont 
il  était  le  secrétaire  en  chef  ; ses  prétentions  ne  pouvaient 
donc  être  que  très  modérées.  Voici  en  quels  termes 
Marrannes  les  expose  dans  une  note  adressée  au  chef  de 
bureau  du  ministre  des  finances  : 

“ Le  citoyen  Henissart  informé  de  toutes  les  circon- 
stances relatives  à cet  objet,  et  convaincu  de  la  nécessité 
de  conserver  ce  domaine  dans  son  état  actuel,  dont  il  ne 
pouvoit  tirer  aucun  parti  utile  que  par  la  démolition  et 
la  vente  des  matériaux,  désirant  de  son  côté  concourir  au 
bien  public  et  se  rendant  aux  observations  persuasives  du 
ministre,  consent  à renoncer  à tous  ses  droits  de  ce  chef,  et 
à envisager  la  vente  comme  nulle  et  non  avenue. 

(t  Mais,  comme  l'on  ne  peut  exiger  qu'en  renonçant  à un 

(*)  Il  s’agit;,  pensons-nous,  de  Messire  Pierre-Antoine  Herwyn,  député 
à l’assemblée  législative,  plus  tard  membre  du  sénat,  créé  comte  et 
devenu  pair  héréditaire,  marié  à Fûmes  en  1801  à Angèle  Vander  Meersch* 


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163 


bénéfice  certain,  il  fasse  encore  d'autres  sacrifices,  il 
demande  le  remboursement  du  premier  prix  et  du  droit 
d'enregistrement  qu'il  a acquitté  et  qui  montent  à 2,200 
et  quelques  francs  (1). 

“ Il  espère,  ainsi  que  les  citoyens  de  Fûmes,  que  le 
ministre  des  finances,  qui  a reconnu  la  nécessité  de 
conserver  cet  édifice  comme  tenant  au  bien  public,  décla- 
rant en  conséquence  la  vente  qui  en  a été  faite  par  erreur, 
comme  non  avenue,  voudra  bien  ordonner  la  restitution  de 
cette  somme;  quant  aux  autres  frais  qu'il  a supportés  de  ce 
chef,  il  s'arrangera  à cet  égard  avec  les  habitans  de  Fumes, 
d'abord  que  le  ministre  aura  prononcé  sur  la  matière. 

" Il  avoue  qu'il  est  dur  pour  les  habitans  d'être  obligés 
de  faire  des  sacrifices  pour  la  conservation  d'un  établisse- 
ment si  évidemment  utile,  qu'ils  s'étoient  procuré  à 
grands  frais  depuis  un  siècle;  mais  on  n’a  aucun  titre 
pour  exiger  que  ce  soit  lui  qui  les  fasse.  ” 

Ainsi  plus  d'obstacles  du  côté  de  l'acquéreur.  Mais  il 
était  à craindre  que  l'administration  centrale  de  Bruges 
ne  prît  le  parti  de  faire  l'apologie  de  sa  conduite  en  s'ap- 
puyant sur  la  seule  objection  que  l'on  pouvait  présenter 
contrôla  conservation  de  l'église.  u Ne  pouvant  disconvenir 
de  la  nécessité  de  couserver  la  citerne  publique,  elle 
observera  que  cette  citerne  est  alimentée  de  deux  ma- 
nières, et  par  l'eau  qui  découle  des  toits  de  l'église  de 
Ste  Walburge,  et  par  celle  que  reçoivent  les  combles  de 
la  maison  commune;  elle  en  inférera  peut-être,  que  la 
citerne  pourroit  être  alimentée  indépendamment  de  ladite 
église.  " 


(*)  La  phrase  n’est  pas  très  claire.  Le  droit  d’enregistrement  seul 
s’élevait  à 2,200  francs,  que  Henissart  a payés  le  30  novembre  1799.  Ce 
payement  est  inscrit  sur  l’acte  de  vente  et  signé  Sàvàrt. 


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Marrannes  répond  d'avance  à cette  objection. 

“ On  convient  qu'une  partie  de  l'eau  que  reçoit  la  surface 
de  la  maison  commune,  découle  dans  ladite  citerne,  mais 
on  observe,  en  meme  tems,  que  cette  ressource  est  à tous 
égards  insuffisante;  car,  outre  que  cette  surface  est  peu 
étendue,  elle  doit  premièrement  fournir  de  l'eau  à la 
citerne  de  l'ancien  concierge  et  à celles  des  maisons 
occupées  par  les  différons  messagers,  qui  en  font  partie, 
de  manière  que,  ce  n'est  que  lorsque  ces  citernes  parti- 
culières sont  remplies,  que  le  restant  de  l'eau  découle  vers 
la  citerne  publique.  Une  preuve  évidente  que  cette  seule 
ressource  seroit  insuffisante  et  presque  nulle,  est  que, 
dans  l'état  actuel  des  choses,  que  l'église  et  la  maison 
commune  alimentent  ladite  citerne,  le  dépôt  d'eau  qui  y 
découle,  n'eût  même  pas  suffi  à la  consommation,  si  la 
police  n'avoit  veillé  avec  exactitude  à en  régler  la  distri- 
bution avec  économie,  et  que,  malgré  cette  sage  précaution, 
on  s'est  quelquefois  encore  trouvé  dans  le  cas  d'éprouver 
une  disette,  ce  qui  seroit  d'autant  plus  fâcheux  en  ce 
moment,  que  toutes  les  eaux  qui  environnent  la  ville  de 
Fûmes  sont  saumâtres  et  malsaines.  " 

Telle  était  la  situation  à la  fin  de  l'année  1799,  et  les 
négociations  paraissaient  en  bonne  voie,  dans  ce  sens 
qu'il  était  permis  aux  habitants  de  Fûmes  de  racheter 
leur  église.  "Quoiqu'il  soit  bien  dur  pour  nos  concitoyens, 
écrit  Marrannes  à son  cousin  (]),  de  racheter  un  bien  qui 

(l)  La  lettre  ne  donne  pas  le  nom  de  ce  cousin  de  Marrannes.  Peut- 
être  était-il  membre  de  l’administration  à Fnrnes.  On  pourrait  songer 
aussi  aux  chanoines  de  Sainte- Walburge  Herwyn  ou  Jacques  Marrannes, 
mentionnés  tons  les  deux  en  septembre  1793,  lorsque  la  relique  de  la 
vraie  Croix  fut  dérobée  à la  rapacité  des  républicains  français.  Le 
chanoine  Herwyn  acheta  également,  lors  de  la  vente  du  mobilier,  le 
27  avril  1799,  les  stalles  et  les  boiseries  du  choeur,  ainsi  que  deux  autels. 


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sembloit  ne  pouvoir  jamais  leur  être  ôté,  j'envisage  encore 
comme  heureuse  la  tournure  qu'a  prise  cette  affaire,  mais 
j'eusse  désiré  d'y  mettre  la  dernière  main,  en  les  exemp- 
tant non-seulement  du  paiement  de  ce  qui  reste  du  pour 
prix  d'achat  du  chef  de  cette  vente,  mais  en  leur  procu- 
rant la  restitution  de  la  somme  que  l'acquéreur  a voit 
paiée  à compte,  et  qu'il  a fallu  lui  rendre  aux  termes  de 
la  convention;  tel  étoit  mon  but,  mais  ne  recevant  pas  de 
nouvelles  de  Furnes  à cet  égard,  et  ne  pouvant  pas  pro- 
longer plus  longtems  mon  séjour  a Paris,  je  n'ai  pu  faire 
aucunes  démarches  ultérieures  à ce  sujet.  " 

Marrannes  fit  ensuite  parvenir  à son  cousin  copie  des 
lettres,  notes  et  observations  par  lesquelles  il  était  parvenu 
à coopérer  efficacement  à la  conservation  de  l'église  de 
Sainte-Walburge.  Ces  pièces  devaient  lui  fournir  une 
partie  des  matériaux  pour  rédiger  le  mémoire  à présenter 
au  gouvernement.  Elles  sont  en  ce  moment  entre  nos  mains, 
et  c'est  de  là  que  nous  avons  tiré  les  détails  qui  précèdent. 

Lorsque  Marrannes  eut  quitté  Paris,  la  ville  de  Furnes 
continua  à négocier  avec  le  gouvernement.  Il  est  à sup- 
poser que  celui-ci  refusa  d'aller  plus  avant  dans  la  voie 
des  concessions,  et  que  la  municipalité  ne  put  trouver  les 
ressources  nécessaires  pour  désintéresser  l'acquéreur. 
Peut-être  conservait- elle  quelques  illusions  et  espérait-elle 
que  la  république  serait  assez  généreuse  pour  ne  pas 
faire  payer  à la  ville  un  bien  qui  lui  appartenait. 

Quoi  qu'il  en  soit,  les  négociations  n'aboutirent  pas  et 
le  14  mai  1800,  Henissart  fit  commencer  la  démolition. 
Aussitôt  grand  émoi  dans  toute  la  ville  ; les  notables  se 
réunissent,  une  liste  de  souscription,  aux  actions  de 
100  livres,  est  ouverte  pour  le  rachat  de  l'église;  elle  est 
close  en  quelques  heures,  et  par  acte  passé  devant  le 


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notaire  V erwaerde,  Henissart  rétrocède  l'église  au  médecin 
Pierre- Jean  Van  Ryssel,  pour  la  somme  de  4,132  fr.  80  c. 
à verser  sur-le-champ,  plus  200,000  fr.  en  bons,  à payer 
au  domaine  dans  les  délais  prescrits  par  les  conditions  de 
l'adjudication  faite  à Bruges  (1).  L'église  était  sauvée. 

Henissart  se  contenta,  croyons-nous,  de  rentrer  dans  ses 
débours,  sans  prétendre  à aucun  bénéfice  (2).  Dès  l'année 
suivante,  dans  une  pétition  adressée  au  maire  de  Fûmes 
pour  demander  que  Sainte- Walburge  soit  mise  au  nombre 
des  succursales,  les  marguilliers  de  la  fabrique  de  cette 
église  constatent  “ qu'il  fit  sans  nulle  difficulté  le  sacrifice 
de  son  intérêt  particulier,  et  renonça  à son  acquisition 
avec  une  générosité  qui  rendra  toujours  son  souvenir 
précieux  aux  habitants  de  Fûmes.  " 

Pour  nous,  tout  en  rendant  justice  au  citoyen  Henissart, 
nous  nous  permettrons  de  réserver  une  bonne  partie  de 
nos  éloges  et  de  notre  reconnaissance  pour  ceux  qui  ont 
donné  libéralement  de  leur  bien,  moins  pour  conserver  un 
ouvrage  utile  que  pour  transmettre  à la  postérité  une 
preuve  éclatante  de  la  grandeur  et  de  la  piété  de  leurs 
concitoyens. 

E.  Feys. 

(1)  La  minute  de  l’acte  de  rétrocession  se  trouve  dans  l’étude  dn 
notaire  Simpelaere,  à Fûmes.  Van  Ryssel  paya  en  tout  181  fr.  86  c» 
pour  frais  d’enregistrement,  savoir  4 ponr  100  sur  4,132  fr.  80  c.,  plus  le 
décime  ou  taxe  de  guerre.  Le  chiffr  e de  200,000  francs  en  boD s paraît 
considérable  3 mais  vu  le  discrédit  dans  lequel  étaient  tombés  les  bons  de 
rente,  il  ne  représente  gaère,  suivan  t les  historiens  de  Fumes,  qu’une 
valeur  de  2,000  fr.  en  argent. 

(2)  En  effet,  si  de  la  somme  de  4,132  fr.  80  c.  qu’il  reçoit,  on  retranche 
2,200  fr.  qu’il  a payés  pour  enregistrement,  1,000  fr.  de  frais  de  vente, 
un  centaine  de  francs  d’expertise  et  sans  doute  un  premier  versement 
d’un  sixième  en  bons  de  rente,  qu’il  a dû  faire  dans  les  trois  mois  sur  le 
prix  principal,  il  reste  à peine  quelques  centaines  de  francs  pour  faux 
frais  de  toute  nature. 


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TABLE  DES  MATIERES 


Les  députés  de  la  Flandre  à Madrid . 

E.  Feys. 

Contes  populaires 9 Superstitions , Coutumes  reli- 
gieuses (suite  du  volume  précédent). 

A. -J.  WlTTERYCK. 
Verzamelinge  van  Westvlaamsche  Volkspreuken. 

A." J.  WlTTERYCK. 

Pourquoi  V église  de  Sainte-  Walburge  à Fuîmes 
ne  f ut  pas  démolie  pendant  la  révolution. 

E.  Feys. 


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LE  BERTDER 

DE  L’  “ AMBACHT  ” D’UYTKERKE 


AU  FRANC  DE  BRUGES 

ET 

LA  PROCESSION  DE  SAINT-PIERRE 

A BLANKENBERGHE. 


Soène  de  mœurs  officielles.  — Territoire  de  la  Commune. 


Primitivement  l'église  paroissiale  de  Blankenberghe, 
dédiée  à Notre-Dame,  avait  été  édifiée  sur  un  terrain 
désigné  sous  le  nom  de  Scaerphout  ou  Scaerphouct  0)  et 


(x)Scaerphoutt8kerp80uctf  et,  peut  être  bien  originairement, Scaerphouc* 
qnoiqne  nous  n'ayions  pas  trouvé  oette  dernière  forme.  Houe  désigne  une 
petite  division  territoriale,  un  quartier,  un  lieu  dit,  et,  par  extension,  un 
hameau.  Dans  une  charte  du  4 mars  1357  (N.  S.)  faisant  partie  des 
archives  de  Blankenberghe,  nous  distinguons,  comme  situés  sur  le  terri- 
toire de  cette  ville  et  dans  les  paroisses  limitrophes  : Porthouc , MiddeU 
houe , Blackaerdhouc , Muselinehouc , Taerinchouc  et  Sint-Janshouc , sur 
lesquels  des  dîmes  sont  prélevées. 

Généralement,  lorsque,  dans  les  mêmes  actes,  les  dénominations 
Scaerphout  et  Blankenberghe  sont  employés  simultanément,  la  dernière 
désigne  toujours  la  ville,  tandis  que  la  première  est  appliquée  plus 
particulièrement  à l’église  ou  à ses  institutions  annexes,  et,  par  consé- 
quent, à une  circonscription  paroissiale,  naturellement  antérieure  à 
rétablissement  de  la  ville,  qui  l’engloba.  Du  reste,  il  est  à remarquer 
que,  dans  sa  requête  datée  du  15  mars  1334,  la  Communauté  de  Blanken- 
berghe déclare  positivement  que  l’église,  appelée  Notre-Dame  de  Skar - 

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$itué  sur  l'extrême  limite  de  la  côte.  Bientôt  sous  l'action 
corrosive  du  flux  et  du  reflux  de  la  mer,  ainsi  que  des 
tempêtes,  la  digue,  qui  protégeait  ce  terrain,  vint  à céder 
et  les  eaux  sans  cesse  envahissantes  menacèrent  de 
l'engloutir. 

C'est  alors  que  les  habitants  de  la  ville  acquirent u pour 
fire  sur  icelle  l'église  et  le  chimitière  une  autre  pièche 
de  terre  appelée  de  Ohentele , contenant  environ  wiit 
lingues  de  terre,  tenant  au  lez  devers  nord  à le  terre 
Riquard  le  Hoc  et  au  lez  devers  zuut  à le  terre  Guillaume 
fils  Guillaume  fils  Ernoud,  et  tenant  des  autres  deux  pars 
à deux  dycs,  gisans  ou  métier  d'Vutkerke,  entre  les  deux 
dycs  dessusdits  (1)  ", 

Les  lettres  d'amortissement,  accordées  par  Louis  de 
Male,  sont  datées  du  12  février  1334,  Elles  renferment 


pout,  est  son  église  paroissiale.  Quoique  déplacée  sur  le  Ohentele , elle  ne 
oontinna  pas  moins  à porter  le  nom  de  Scarphout , sans  doute,  à cause 
des  revenus,  dont  elle  jouissait,  et  qui,  d’après  les  titres,  lui  étaient 
reconnus  sous  ce  nom.  Voici,  au  surplus,  un  texte  qui  prouve,  ■ surabon- 
damment, ce  que  nous  avançons  : 

“ Jau  f*  Pieter  Goossins  ende  Eylzoete,  vxor  : ghifte  Jan  Buus,  poortere 
“ te  Blanckeberghe,  als  dischmeester  van  den  aermen  huuaweecke  ende 
“ dissche  Scaerphout  te  Blanckeberghe,  svoorseits  disch  behouf,  van 
M ij  lynen,  xiiij  roeden  Canonic  lands,  lettel  meer  of  min,  ligghende  in  de 
11  prochie  van  Vutkerke,  noord  van  de  kercke,  jnter  den  aermen  van 
“ Scaerhout landy  ex  westzyde,  ende  de  kinderen  Oornelis  Roelands  ende 
“ Jacop  Fierens,  ex  oostzyde,  cum  noordhende  anden  heerewech.  Et 
“ promisernnt  cum  canonicsculd.  — Actum  xix  jn  sporkele  anno  lxx 
" (1471,  N.S.)  j presentibus:  Zwanenaerde,  Keddekin, **  — ( Arch . de 
l'Etat  à Bruges . Prévôté  et  Canonicat  de  St  Donatien.  Canon.  Œuvres 
de  loi.  Reg.  n°  682,  £°  155  r°). 

(*)  Ces  deux  digues  nommées  plus  tard  : digue  d’Est  et  digue  d’Ouest 
(Oost  en  Westdyk),  constituent,  aujourd’hui,  la  rue  haute  et  partie  de 
la  rue  de  l’église  vers  la  route  de  Bruges,  d’une  part,  et  la  rue  vander 
Stichelen,  précédant  la  rue  d’Ouest,  d’autre  part.  Archives  de  Blanken- 
berghe.  Invent.  Plan-terrier  n°  346,  daté  du  mois  d’Août  1686.  — 
A.  Baudin.  Blankeriberghe,  1864. 


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des  résèrves -formelles  quant  à la  juridiction  à exercer 
en  cet  endroit:  “ sauf  et  réservé  à Nous,  à Nosdits  hoirs  * 
et  successeurs  la  garde  dudit  lieu,  la  jurisdictioD,  comme 
à Nous  appartient  et  peut  appartenir  en  tels  lieux  et  sem- 
blables, que  Nous  réservons  à Notre  noblece  (*)  ''. 

Mais  entre  les  limites  de  la  ville  de  Blankenberghe,  y 
compris  celles  de  son  échevinagé,  et  la  parcelle  de  terre  sur 
laquelle  on  construisit  effectivement  son  église  paroissiale, 
s’étendait  une  superficie  d’ une  contenance  approximative  • 
de  six  mesures  nommée  u de  Kuere  ”,  laquelle  faisait  partie 
du  territoire  de  Y Ambacht  ou  district  d’Uyfckerke  (2). 

Sur  cet  emplacement  le  magistrat  du  Franc  de  Bruges  ' 
exerçait,  de  temps  immémorial,  une  juridiction  incon- 
testée, qu'il  faisait  reconnaître,  notamment  par  la  présence 
du  Berydei'  ou  officier  ordinairement  préposé  à la  police 
de  ses  grandes  subdivisions  administratives,  et  qui  avait 
rang  de  bailli,  en  qualité  de  représentant  du  haut  justicier. 
C'est  le  magistrat,  lui-même,  qui  l’affirme  dans  ses  docu-  ' 
ments  officiels  (8). 


(*)  Archives  départementales  à Lille.  Chambre  des  comptes.  Reg.  B. 
1662.  Deuxième  oart.  de  Flandre.  — Voir,  au  surplus  : Ann.  de  la  Soc. 
d'Émul.  lre  série.  Tome  III,  pp.  63-144,  et  E.  vànden  Büssche.  La 
Flandre.  Tomes  : VI  et  VII. 

(2)  Archives  de  l'Etat  à Bruges.  Franc,  liasse  n°  4310,  pièce  datée  du 
1 mai  1638.  — Invent,  des  chartes,  pièce  n°  673. 

(s)  A l’ocoasion  de  notre  publication,  il  n’est  pas  inopportun  de  fixer 
le  sens  du  mot  “ Beryder  ” tel  qu’il  se  présente  dans  les  pièces  que  nous 
avons  les  yeux.  Dans  la  plainte  adressée  à S.  A.  par  les  Bourgmestre  et 
Echevins  de  Blankenberghe,  le  16  août  1775,  ceux-ci,  ayant  intérêt  à 
amoindrir  l’importance  de  ce  fonctionnaire,  écrivent  que  Beryder  est 
" un  mot  qui  signifie  quelque  chose  de  moins  qu’un  bailly  tandis  que 
le  magistrat  du  Franc,  auquel  la  plainte  a été  envoyée  au*  fins  d’expli- 
cations, le  qualifie  nettement  de  “ représentant  du  haut  justicier  ” dans 
un  rapport  envoyé  à S.  M.  le  22  septembre  suivant  (p.  1).  Plus  loin,  dans 
ce  même  document,  piqué  au  vif  du  peu  de  respect  que  les  autorités  de  la 


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Lorsqtie  les  habitants  de  ladite  ville  voulaient  assister 
ans  offices  divins,  ils  étaient  obligés,  par  suite  de  cet 
état  de  choses,  de  traverser  un  territoire  étranger  à leur 
commune  sur  un  parcours  d’ environ  cent  soixante-huit 
pas.  Or,  de  graves  conflits  surgissaient  sans  cesse  ; entre 
autres,  il  arrivait  fréquemment  que  des  créanciers,  rusés, 
abusaient  de  la  situation  anormale  existante  pour  saisir,, 
au  passage,  leurs  débiteurs  peu  attentifs  et,  parfois, 
sans  défiance,  afin  de  les  faire  incarcérer,  au  loin,  dans  la 
prison  du  Franc,  située  à Bruges,  et  par  conséquent  à 
une  distance  relativement  considérable  de  trois  lieues.  Los 
effets  de  ces  arrestations  étaient  d’autant  plus  pénibles 
que  le  tribunal  ne  tenait  ses  séances  que  deux  fois  par 
semaine,. à savoir,  le  vendredi  et  le  samedi,  et  qu'en  outre 
les  vacances  légales,  y compris  les  jours  fériés  fort  nom- 
breux, entravaient  souvent  le  cours  de  la  justice.  D’autre 
part,  les  privilèges  dont  jouissaient  les  F ranc-hostes,  met- 
taient obstacle  aux  représailles. 

Entretemps,  les  malheureux  justiciables  attendaient, 
en  vain,  leur  mise  en  liberté.  Par  leur  éloignement  forcé 
des  affaires,  l’industrie  de  la  pêche,  qui  constituait  l’unique 
ressource  des  habitants  de  Blankenberghe,  non  seulement 

ville  semblaient  professer  à l’égard  du  délégué  judiciaire,  dont  il  s’agit, 
il  insiste-  et  s’empresse  d’ajouter  les  considérations  suivantes  : (p.  2) 

“ Us  veullent  insinuer  que  la  qualité  du  dit  beryder  ne  seroit  pas 
“ même  au  niveau  avec  celle  d’un  bailli  de  village,  dans  le  tems  que  les 
“ beryders  du  Paya  du  Franc  ne  sont  pas  seulement  de  vrais  baillis 
“ préposés  aux  différons  districts  du  môme  Païs,  nommés  Ambachten 
“ mais*  aussi  que  le  moindre  desdits  districts  a,  sans  oontredit,  six  fois 
“ plus  d’étendue  que  toute  la  juridiction  des  supplians  ; étant  d’aillenrs 
“ également  très-oertain  que  le  beryder  qui  a assisté  à la  procession, 
“ dont  il  s’agit,  indépendamment  de  sa  dite  qualité,  tient  dans  la  société 
“ civile  un  rang,  qui,  à tous  égards,  ne  doit  céder  en  rien  à celui  du 
**  bailli  et  d’aucun  des  membres  du  corps  des  supplians.  ” Arch.  de 
l'Etal  à Bruges*  Franc.  Liasse  : n?  4310. 


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périclitait,  mais  menaçait  de  s’anéantir.  Heureusement, 
un  octroi  de  Philippe-le-Beau,  daté  du  27  novembre  1505, 
eut  raison  du  procédé,  mis  traîtreusement  en  usage,  et, 
depuis  cette  époque,  lesdits  habitants  purent  u aller  leur 
droit  chemin  jusques  en  leur  église  pour  ij  oijr  la  messe 
et  le  service  divin,  et  en  retourner  à leurs  hostels,  ainsi 
que  bon  leur  semblera,  sans,  en  allant  ou  retournant,  y 
pouoir  estre  prins,  arrestez,  ni  empêchiez  par  quij,  ne 
pour  quelque  cause  civile  que  ce  soit  ou  puisse  être 

Ce  document  est  intéressant  à plus  d’un  titre.  En  même 
temps  qu’il  constitue  un  privilège  remarquable  en  faveur 
de  la  ville  de  Blankenberghe,  il  porte  une  atteinte  sensible 
à l’arrogance  légendaire  du  magistrat  du  Franc.  Il  est 
vrai  que  celui-ci,  malgré  le  dispositif  pris  notoirement 
dans  le  but  d’amener  une  modification  dans  ses  agisse- 
ments, ne  s’en  soucia  guère  dans  la  suite,  et  persista 
jusqu’à  la  fin  du  XVIIIe  siècle  à vouloir  faire  prévaloir  son 
autorité  sur  une  commune  limitrophe, dont  l’indépendance 
était  pourtant  au  moins  égale  à la  sienne.  Disons,  en 
passant,  que  l’octroi  révèle  encore  un  détail  digne  d’être 
noté  pour  l’histoire  de  la  cité  maritime:  il  remêt  en 
mémoire  la  belle  réception  qui  fut  réservée  à Jeanne 
d’Arragon  au  retour  de  son  voyage  d’Espagne.  On  sait, 
en  effet,  que  le  débarquement  eut  lieu  à Blankenberghe 
les  15  et  16  mai  1504,  et  que  la  population  fit  un  accueil 
enthousiaste  à ses  hôtes  royaux,  ainsi  qu’à  leur  nom- 
breuse suite  (*). 

Malgré  le  peu  de  soins  apportés  à la  copi^  mise  à notre 
disposition,  nous  ne  pouvons  pas  nous  dispenser  de  publier 
la  charte.  Elle  est  trop  précieuse;  la  voici: 

(l)  Comptes  de  Blankenberghe.  Année  1604-1506, publiés  par  B.  van- 
din  Busse he.  La  Flandrê.  Tome  VI,  f“  401. 


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Phelippe  par  la  grâce  de  Dieu,  roy  de  Castille,  de  Léon,  de 
Grenade,  etc.,  archiduc  d’Austrice,  prince  d’Arragon,  duc  de 
Bourgogne,  de  Lothier,  de  Brabànt,  de  Stijer,  de  Carinte,  de  Car- 
niole,  de  Lembourg,  de  Lucembourg  et  de  Gheldres,  conte  de 
Flandres,  de  Hasbourg,  de  Tyrol,  d’Artois,  de  Bourgoingne, 
Palatin  et  de  Haynau,  lantgrave  d’Elsace,  marquis  de  Burgatiw 
et  du  Saint  Empire,  de  Hollande,  de  Zeelande,  de  Ferrette,  de 
Kibourg,  de  Namur  et  de  Zuytphen,  conte  seigneur  de  Frise  sur 
la  Marche  de  Sclauonije,  de  Portenauw,  de  Salins  et  de  Malines, 
à tous  ceux  qui  ces  présentes  lettres  verront,  salut:  Comme  les 
boUrgmaistres,  eschevins  et  conseil  de  nostre  ville  de  Blancke- 
berghe  nous  aijent  piéca,par  leur  requeste, humblement  remonstré 
pour  eulx  et  toute  la  communaulté  de  nostre  dicte  ville  que, combien 
que  icelle  nostre  ville,  qui  est  assize  sur  frontière  de  la  mer  en 
nostre  pays  de  Flandres  ou  quartier  de  nostre  ville  de  Bruges,  soit 
ville  de  loij,prévilégiée,  ayant  justiciers  et  officiers  pour  à chascun 
estre  fait  et  administré  droit,  loij  et  justice,  parquoy,  de  raison  ne 
de  droit  commun, nul  ne  deust  prendre  court  ou  Congnoissance,  aü 
moins  en  première  instance,  sur  les  bourgois,  manans  et  habitans 
de  ladite  ville,  fors  la  Loij  d’icelle,  ne  que  par  arrest  ou  autrement 
deussent  estre  vexés,  traueillés  d’autres  justices;  ce  néantmoins, 
soubs  ombre  que  nostre  terroir  du  Franc  s’extend  tout  à l’environ 
les  banlieux  de  nostre  dicte  ville  et,  par  espéciàl,  du  costé  de 
l’église  parrochial  d’illec,  qui  est  située  au  dehors  de  la  banlieue 
d’icelle  ville,  en  façon  que  les  paroissiens  ne  peuvent  aller  à la 
dicte  église  sans  passer  par  les  limites  et  enclavemens  de  nostre 
dict  terroir  du  Franc;  dont  advient  souvent  que  ceulx  qui  deman- 
dent debtes  ausdicts  remontrans,  ou  qui  autrement  contendent  de 
leur  faire  vexation  ou  moleste,  les  font  espijer  et  aguetter  sur  le 
dict  chemiii  et  les  y prendre  et  mener  es  prisons  de  nostre  dicte 
ville  de  Bruges,  qui  est  à trois  lieues  loings  dudict  Blanckeberghe, 
et  parceque  ceux  de  la  Loij  de  nostre  dict  terroir  du  Franc  ne 
tiennent  assemblée  ne  loij  que  aux  jours  de  Venredi  et  Samedy , 
en  la  sepmaine  et  que  encores  ils  tiennent  plusieurs  vacances 
sans  entendre  ou  vacquer  à l’expédition  des  partyes,  les  dicts  » 
remontrans  demeurent  à la  foiz  bien  longtemps  détenus  en  prison 
et,  par  ce  moijen,  empêcher  de  pouvoir  vacquer  à leur  négociacion 
de  la  pescherie  en  mer,  qui  est  le  principal  fondement  et  entrete- 
nement  de;  nostre  dicte  ville,  non  seulement  au  domaige  d’eulx, 
mais  aussi  en  détriment  de  la  chose  publique;  et  sont  aussi  par 
telles  prinses  et  manière  de  faire,  les  dicts  remontrans,  contrains 
à composer  avec  les  dicts  créditeurs  à leur  volonté;  et,  toutefoiz,  ne 
peuvent  iceux  remontrans  de  leur  costé,  pour  quelque  cas  que  t 


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ce  soit,  faire  prendre  on  appréhender  aucuns  Ftencs  hostes  en 
icelle  nostre  ville  de  Blanckeberghe,  qui  leur  est  chose  moult 
grieve,  dure  à porter,  et  au  moyen  de  quoy  icelle  nostre  ville  de 
Blanckeberghe  est  taille  de  tourner  à totale  ruyne,  se  par  Nous 
n’y  est  pourveu;  si  comme  cês  choses  et  autres  leur  dicte  requeste 
contenoit  plusàplain,  en  suppliant  très-humblement  que  à l’entre- 
tenement  d’eulx  remontrans  et  de  nostre  dicte  ville,  et  afin  que 
par  telles  voyes  d’arrêts  le  fait  et  uégociacion  de  la  pesscherije, 
qu’est  chose  favorable  et  concernant  la  chose  publique,  ne  soit 
plus  empêchie  en  icèlui  lieu,  ilz  Nous  pleust  de  nostre  grâce  et  en 
faveur  du  joijeux  arrivement  que  nostre  très-amée  compaigne  la 
Rayne  fist  en  icelui  lieu  de  Blanckeberghe,  du  retour  de  nostre 
premier  voijage  des  Eapaignes,  ottroyer  et  concéder,  par  privilège 
espécial,  aux  bourgois,  manans  et  habitans  d’icelle  nostre  ville  de 
Blanckeberghe,  d’estre  aussi  francs  et  libres  comme  les  Francs 
hostes  d’iceiui  nostre  terroir  du  Franc,  au  moins  quant  à ne 
pouvoir  estre  arrestez  ou  appréhendez  en  corps  ou  en  biens  que 
premiers  ne  soyent  convaincus  ou  obligiez  chascun  pardevant 
sa  Loij,  et  sur  ces  choses  leur  vouloir  extendre  et  impartir  nostre 
dicte  grâce;  Savoir  faisons  que  Nous,  eu  égard  aux  choses  dessus- 
dictes  et  après  que  sur  icelles  avons  eu  l’advis  de  noz  amés  et 
feaulx  les  président  et  gens  de  nostre  Chambre  du  Conseil  en  Flan- 
dres, lesquelz  de  nostre  ordonnance  se  sont  fait  informer  touchant 
le  prouffit,  dommaige  et  interest  que  avons  et  autruij  pourroit 
estre  en  ceste  partye  et  conséquement  en  eu  aussi  l’advis  de  noz 
très-chier  et  féaulx  les  Chancelier  et  gens  de  nostre  Grant  Conseil, 
estant  lez  Nous,  ausdiz  bourgmaistres,  eschevins  et  conseil  de 
nostre  dicte  ville  de  Blanckeberghe,  pour  eulx  et  tous  les  bour- 
gois,  manans  et  habitans  d’icelle  nostre  ville  supplians,  inclinans 
à leur  dicte  supplicacion,  avons  au  dessusdicts,  de  nostre  certaine 
science,  plaine  puissance  et  grâce  espécial,  accordé,  ottroyé  et 
consenty,  accordons,  ottroyons  et  consentons  par  la  teneur  de  ces 
présentes,  que,  dôresenavant,  ils  puissent  de  nostre  dicte  ville  et 
banlieue  de  Blanckeberghe  aller  leur  droit  chemin  jusques  en 
leur  église  pour  ij  oijr  la  messe  et  le  service  divin  et  en  retourner 
à leurs,  hostels  ainsi  que  bon  leur  semblera,  sans,  en  allant  ou 
retournant,  y pouvoir  estre  prins,  arrestez  ni  empêchiez  par  quij, 
ne  pour  quelque  cause  civile  que  ce  soit  ou  puise  estre,  le  tout  sans 
fraude.  Si  donnons  en  mandement  ausdicts  président  et  gens  de 
nostre  dict  Conseil  en  Flandres,  à nos  souverain  baillij  dudict 
Flandres,  bailliz  de  Gand,  de  Bruges,  d’Ypres  et  du  Franc  et  à 
tous  autres  noz  bailliz,  justiciers,  officiers  et  subijets  quelconques, 
quy  ce  regardera,  que  de  nostre  présente  grâce,  ottroy,  consente- 


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ment  et  accord,  selon  et  par  la  manière  que  dict  est,  ilz  facent, 
seuffrent  et  laissent  iceulx  de  nostre  ville  de  Blanckeberghe  et 
chascun  d’eulx  plainement,  paisiblement  et  entièrement  joyr  et 
user,  sans  leur  faire  mettre  ou  donner,  ne  souffrir  estre  fait,  mis 
ou  donné,  ores  ne  en  temps  à venir,  aucun  arrest,  destourbiers 
ou  empeschement  au  contraire,  car  ainsi  Nous  plais fc-il.  En  tes-, 
moing  de  ce  Nous  avons  fait  mectre  nostre  scel  à ces  présentes. 
Donné  en  nostre  ville  de  Grand,  le  xxvije  jour  de  novembre  Tan  de 
grâce  mil  cinq  cens  et  cincq,  et  de  nostre  règne  le  premier.  Sur  le 
pli  étoit  écrit  comme  s’en  suit:  par  le  Boy,  à la  relacion  du  Conseil, 
signé  Kesele. 

Accorde  à son  original,  témoin  le  soussigné,  premier 
conseiller  pensionnaire  et  greffier  delà  ville  de  Bruges, 
le  7 8b"  1775. 

(Signé)  J.  L.  Cbidts  (*). 

Comme  on  le  remarquera,  les  cortèges  religieux  n'étaient 
pas  exclus  de  ce  privilège,  et  il  était  d'un  usage  constant 
et  fort  ancien  de  laisser  suivre  les  processions  solennelles 
de  la  Fête-Dieu  et  de  Saint-Pierre  par  le  magistrat  mar- 
chant en  corps.  Dans  ces  circonstances,  lors  du  passage 
sur  la  juridiction  du  Franc,  on  n'omettait  jamais  de  baisser 
la  verge  de  justice  en  reconnaissance  de  l'autorité  qui  y 
exerçait  ses  droits.  D'autre  part,  le  " beryder"  prêtait  volon- 
tiers son  concours  à la  solennité,  et  marchait  toujours  à 
côté  ou  derrière  le  magistrat  de  Blankenberghe,  suivi 
d'un  ou  deux  de  ses  gardes  de  villages  — alias,  officiers 
de  la  Chambre  du  Franc,  — pour  empêcher  ou  apaiser  les 
désordres,  s'il  en  survenait  dans  ce  passage. 

C'était  en  1775;  le  29  juin,  jour  de  la  fête  de  Saint- 
Pierre,  la  procession  s'était  formée,  comme  de  coutume. 


(*)  Archives  du  Royaume , à Bruxelles.  Conseil  privé.  Dossier  n°  869. 
Copie  jointe  à la  lettre  du  magistrat  de  Blankenberghe,  datée  du 
13  octobre  1775.  Cette  copie  avait  été  réclamée  par  S.  M.  et  par  délibé. 
ration  du  3 octobre  1775.  le  collège  des  Bourgmestres  et  Echevins  avait 
ordonné  sa  transcription.  ( Archives  de  Blankenberghe , Beç.  n°  10.) 


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à l'intérieur  de  l'église  et  marchait  vers  la  ville  en  des- 
cendant le  cimetière.  Parmi  les  nombreux  assistants  qui, 
dévotement,  portaient  le  flambeau  de  cire  à la  main,  se 
trouvait  le  beryder  de  l'Àmbacht  d'TJytkorke,  et,  bien 
qu'il  se  fût  introduit  dans  le  cortège,  gardant  une  attitude 
des  plus  correctes,  la  place  insolite,  qu'il  y occupait,  ne 
laissa  pas  que  de  surprendre  étrangement.  Elle  semblait, 
en  effet,  ne  convenir  d'aucune  façon  à celui  qui  était 
chargé  du  soin  de  la  police. 

Mais  l'étonnement  général  s’accrut  encore,  lorsque,  se 
postant  inopinément,  à la  sortie  du  cimetière,  il  attendit 
le  passage  du  Saint- Sacrement.  Là,  ses  gardes  vinrent  le 
rejoindre,  et,  au  moment  où  le  bailli  de  Blankenberghe 
baissait  déjà  la  verge  de  justice  pour  reconnaître  la  juri- 
diction du  Franc,  il  fondit  vers  le  milieu  du  cortège,  suivi 
de  ses  hommes,  armés  de  cannes  à la  manière  des  suisses, 
et  prit  rang  immédiatement  derrière  le  dais,  précédant 
ainsi  le  magistrat  de  la  ville. 

Quoique  de  longs  murmures  de  désapprobation  se  fus- 
sent élevés  aussitôt,  non  seulement  parmi  les  assistants, 
mais  encore  au  milieu  de  la  foule  des  fidèles  accourus  le 
long  du  parcours  de  la  procession,  au  point  d'y  jeter  un 
trouble  et  des  désordres  profondément  regrettables,  le 
" beryder  " n'en  continua  pas  moins  à garder  la  place,  dont 
il  s'était  emparé  violemment  et  avec  le  plus  grand  éclat, 
jusqu'au  moment  où  il  atteignit  les  limites  de  la  ville. 

Il  se  retira  alors  modestement  et  avec  décenpe,  n'ayant 
eu  d'autre  but  que  de  poser  un  acte  tendant  uniquement* 
à affirmer  un  droit.  Les  instructions  qu'il  avait  reçues, 
avaient  été  fidèlement  observées. 

Toutefois,  le  magistrat  de  Blankenberghe  ne  l'entendit 
pas  de  cette  façon;  par  Jet &§  dft  1§  177â#  tt  §0 


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plaignit  amèrement  à S.  A.  B.  des  procédés  violents,  dont 
l'officier  du  magistrat  du  Franc  avait  fait  usage  dans  une 
circonstance  aussi  solennelle,  que  celle  qui  avait  réuni  un 
si  grand  nombre  de  fidèles.  Il  fit  valoir  que  cette  conduite 
ne  tendait  rien  moins  qu'à  porter  les  plus  graves  atteintes 
au  respect  dû  à l'autorité.  Dans  un  procès-verbal  de 
délibération,  daté  du  3 octobre  1775,  le  collège  qualifie 
le  fait  d'injurieux. 

Quelques  jours  après,  le  magistrat  du  Franc, invité  à se 
justifier,  avoua,  sans  détours,  avoir  donné  au  beryder  (x) 
lCô  ordres  formels  d'assister  à la  procession  comme  aussi 
de  prendre,  sur  toute  l'étendue  de  sa  juridiction,  le 
rang  que  sa  qualité  de  représentant  du  haut  justicier 
lui  attribuait.  Il  allégua  avoir  été  obligé  d'en  agir 
ainsi,  à cause  des  usurpations  nombreuses  commises  par 
ceux  de  Blaükenberghe,  qui,  dans  plusieurs  circonstances, 
avaient  méconnu  les  droits  de  ceux  du  Franc,  et  qui,  sans 
cesse,  se  mettaient  en  travers  des  ordres  que  la  légalité 
léur  permettaient  d'imposer. 

Bien  que  cette  justification  fut,  en  partie,  l'expression 
de  la  vérité,  le  Conseil  Privé  de  S.  M.,  à l'avis  duquel 
l'affaire  avait  été  soumise,  ne  put  s'empêcher  d'y  recon- 
naître la  reproduction  d'une  série  de  regrets  et  de  récri- 
minations. Pour  seule  excuse,  le  magistrat  du  Franc  eût 
pu  invoquer  son  extrême  sensibilité  à l'endroit  de  l'exer- 
cice de  son  autorité  ; et  l'on  peut  se  dispenser  d'affirmer 
que  celle-ci  avait  été  ébranlée,  maintes  fois,  par  des  déci- 
sions défavorables,  rendues  en  dernier  ressort. 


(l)  Ce  Beryder , d’un  âge  assez  avancé  et  dont  le  magistrat  attestait 
une  probité,  à laquelle  chacun  se  plaisait  à rendre  hommage,  était  J.  van 
Vyve.  Il  appartenait,  d’ailleurs,  à une  très-ancienne  famille  privilégiée 
de  la  corporation  des  Bouchers  de  Bruges. 


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Examinant  le  fait  qui  avait  donné  lieu  à la  réclamation, 
“ Le  Conseil  observa,  pendant  la  délibération,  que  le  pro- 
cédé de  ceux  du  magistrat  du  Franc  de  Bruges  est  très- 
imprudent,  très-minutieux  et  très-inconsidéré,  attendu 
qu’une  nouveauté  semblable,  qui  heurtait  de  front  tout, 
le  peuple  de  Blanckenberghe,  assemblé  dans  une  proces- 
sion publique,  étoit  propre  à causer  une  émeute,  qui 
auroit  été  d’autant  plus  dangereuse,  que  les  pêcheurs  de 
Blanckenberghe  forment  une  classe  de  gens,  qui  ont  la 
tête  chaude,  et  qui  sont  très-difficiles  à appaiser  (*).  Que, 
d’ailleurs,  ceux  du  Franc  n’avoient  rien  à craindre,  quant 
à leur  jurisdiction,  puisque,  dans  le  diplôme  de  1505,  il 
est  expressément  énoncé  que  le  terrain  intermédiaire  entre 
la  ville  et  son  église  paroissiale,  est  du  territoire  dudit 
Franc  (2) 

Enfin,  l’esprit  d’équité, qui  présidait, sans  relâche, à toutes 
les  décisions  prises  par  Marie-Thérèse,  fut  encore  la 
règle  de  conduite  de  l’Impératrice-Reine  dans  cette  Sin- 
gulière affaire  où  les  choses  religieuses  se  trouvaient,  si 
fortuitement,  mêlées  aux  choses  profanes;  et,  tout  en 
confirmant, de  rechef,  les  droits  de  ce  grand  corps  politique, 
appelé  le  Franc  de  Bruges,  elle  donna  satisfaction  à sa 
bonne  ville  de  Blankenberghe  en  mettant  un  terme  an  ' 
renouvellement  d’un  scandale  dont  personne  n’aurait  pu, 
d?une  manière  sérieuse,  retirer  avantage. 

La  décision  de  Sa  Majesté  fut  rendue  en  ces  termes  : 


(1) Le  caractère  des  pêcheurs  de  Blankenberghe  doit  avoir  bien  changé,  ; 
à son  avantage,  depuis  un  siècle,  car,  il  ne  serait  pas  permis  d'émettre 
la  même  appréciation  aujourd'hui. 

(2)  Archives  Qén.  du  Royaume.  Conseil  privé.  Dossier  n°  869.  Extrait 
du  protocole  du  conseil  privé  de  S.  M.  du  27  Janvier  1776. 


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L’Impératrioe  Douairière  et  Reine, 

Chers  et  bien  amés.  — Ayant  vu  l’avis  que  vous  Nous  avez 
rendu  Je  22  du  mois  de  Septembre  dernier,  sur  la  représentation 
que  ceux  du  Magistrat  de  Notre  ville  de  Blanckenberghe  Nous 
avoient  adressée  le  16  du  mois  d’Aoufc  précédent,  Nous  vous 
faisons  la  présente,  à la  délibération  du  Séréuissime  Duc  Charles- 
Alexandre  de  Lorraine  et  de  Bar,  Notre  Lieutenant,  Gouverneur 
et  Capitaine- Général  des  Pays-Pas,  pour  vous  dire,  que  Nous 
avons  déclaré  et  déclarons,  que  ceux  du  Magistrat  de  la  dite  ville 
de  Blanckenberghe  ne  pourront  jamais  se  prévaloir  d’aucune 
possession  quelconque,  directement  ou  indirectement,  pour  pré- 
tendre ou  fonder  quelque  droit  de  jurisdiction  sur  la  partie  du 
Territoire  du  Franc  de  Bruges,  que  les  Bourgeois  et  habitans  de 
Blanckenberghe  doivent  traverser  pour  se  rendre  à leur  Église 
Paroissiale,  et  pour  en  revenir,  ainsi  que  pour  les  processions 
publiques,  qu’ils  sont  dans  l’usage  de  faire  ; et  que,  moyennant 
cela,  les  choses  doivent»  rester  sur  l’ancien  pied  à cet  égard,  sans 
que  le  Beryder,  ni  autres  officiers  du  Franc,  puissent  s’introduire 
dans  lesdites  processions,  ni  en  faire  partie,  mais,  que  lesdits 
officiers  du  Franc  devront  se  borner  à veiller,  comme  ci-devant, 
à ce  qu’il  ne  se  commette  ni  trouble,  ni  désordre  sur  la  partie 
susmentionnée  du  Territoire  du  Franc.  A tant,  Chers  et  bien- 
amés,  Dieu  vous  ait  en  Sa  Sainte  garde.  De  Bruxelles,  le  7 Février 
1776.  (Par)  N.  Y*.  Par  ordre  de  Sa  Majesté.  (Signé)  P.  Ma.ru  l1). 

Adressée  à ceux  du  Franc  de  Bruges,  la  missive  fut 
lue  eu  Chambre  de  Conseil  le  10  du  même  mois.  Elle 
renferme  un  ordre  clair  et  précis;  il  dut  ôter  au  magistrat 
impressionnable  toute  velléité  de  recommencer,  désormais, 
ses  taquineries. 

Cependant,  d’autres  faits  d’un  caractère  plus  grâve 
avaient  blessé  sa  dignité  et,  là  encore,  ses  poursuites 
étaient  restées  sans  effet. 

En  désespoir  de  cause,  et  craignant  de  ne  pouvoir  jamais 
vaincre  la  résistance  opiniâtre  de  ses  voisins  puissants, 
attendu  qu’ils  abandonnaient  le  terrain  légal  de  la  justice 

(l)  Archives  Gén.  du  Royaume,  Conseil  privé.  Dossier  n®  868,  et 
ArcKde  l'Etat  à Bruges.  Frano.  Liasse  : n°  4310. 


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pour  chercher,  jusque»  star  les  degrés  du  trône,  une  prew 
tection  assurée,  le  Franc  saisit  avec  empressement  l'occa- 
sion, qui  lui  était  offerte,  de  négocier  un  projet  d'échange 
de  terrains  et  de  se  débarrasser,  ainsi,  de  la  cause  première 
de  maux  multiples. 

Ce  projet  fut  conçu,  avec  l'assentiment  du  gouverne* 
ment,  sous  le  prétexte,  assez  vague,  de  procurer  les  terrains 
nécessaires  à la  construction  de  quelques  habitations  pour 
marins  et  pêcheurs.  Dès  le  3 janvier  1788,  ùn  décret  fit 
transmettre  la  proposition  faite  par  ceux  de  Blankenbergbe 
à ceux  du  Franc,  avec  prière  de  prêter  la  mai»  à sou 
exécution  : 

N°  138.  L’Empereur  et  Roi, 

Chers  et  bien-amés.  — Sur  le  rapport  que  Nous  a fait  le  Magis* 
trat  de  Notre  Ville  et  Port  de  Blanckenberg,  qu’il  désireroit  de 
faire  un  échange  de  terrain  avec  le  Franc  de  Bruges,  entre  la 
ville  et  son  église,  afin  d’avoir  an  espace  sur  lequel  l’on  pourrait 
bâtir  des  maisons  et  habitations;  Nous  vous  faisons  la  présente, 
à là  délibération  de  Son  (sic)  Ministre  Plénipotentiaire,  pour  vous 
dire  que  Nous  Nous  attendons  que  vous  vous  pretterez  avec 
empressement  à donner  les  mains  à un  échange,  qui  peut  être 
infiniment  avantageux  pour  procurer  à des  marins  des  habitations 
à Blanckenberg.  À tant,  chers  et  bien-amés,  Dieu  vous  ait  en  sa 
sainte  garde.  De  Bruxelles,  le  3 Janvier  1788.  (Par)  Cr.V*.  (Signé) 
Hardy. 

A ceux  du  Magistrat  du  Franc  de  Bruges. 

Dans  sa  séance  du  19  du  même  mois>  le  magistrat  prit 
connaissance  du  désir  de  Sa  Majesté,  exprimé  d'une 
manière  aussi  impérative,  et,  sans  plus  tarder,  délégua  le 
bourgmestre  de  Pélichy  et  l'un  des  échevins  en  fonctions, 
qui,  de  concert  avec  le  greffier  de  la  Chambre  et  le» 
arpenteurs  assermentés  Gilliodts  et  Drubbel, eurent  mission 
de  s'entendre  avec  les  autorités  de  Blankenberghe.  Enfin, 
après  plusieurs  conférences  et  examens  des  lieux,  les 


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deux  parties  aigrirent,  sous  la  date  du  14  février  suivant, 
une  convention  rédigée  en  six  points. 

Les  deux  premiers  déterminent  les  terrains  échangés 
d'après  une  carte  jointe:  d'une  part,  parmi  les  cessions 
faites  par  le  Franc,  figure  tout  le  terrain  intermédiaire 
entre  l'église  et  la  ville  ; d'autre  part,  celle-ci  cède  quel- 
ques parcelles  situées  sous  l'échevinage  à l'est  et  à l'ouest. 
En  tout,  l'échange  comprend  45  mesures,  2 lignes  et 
18  verges.  Par  le  troisième  article,  il  est  convenu  que  les 
propriétaires  et  locataires  des  terrains  incorporés  dans  la 
ville  seront  taxés,  en  ce  qui  concerne  les  impôts,  comme 
s'ils  continuaient  à appartenir  à la  paroisse  d'Uytkerke, 
mais  ils  s'acquitteront  entre  les  mains  du  trésorier  de  la 
ville.  Conformément  au  quatrième  article,  ceux  dont  les 
terrains  auront  été  cédés  à la  paroisse  d'Uytkerke,  seront 
taxés  comme  s'ils  se  trouvaient  encore  sous  la  juridiction 
de  la  ville,  mais  ils  s'acquitteront,  d’abord,  auprès  du 
fonctionnaire  à ce  préposé,  de  leurs  contributions  au 
prorata  de  ce  qui  est  dû  au  Franc  et  à la  paroisse  d'Uyt- 
kerke, ensuite,  le  surplus  de  leur  cotisation  sera  versé 
entre  les  mains  du  trésorier  de  la  ville.  Le  cinquième 
article  oblige  le  receveur  d'Uytkerke  à remettre,  annuel- 
lement, au  receveur  de  Blankenberghe  un  relevé  ou  décla- 
ration authentique  du  montant  des  charges  publiques 
levées  sur  sa  paroisse.  Enfin,  sixièmement,  les  parties  sont 
d'accord  pour  soumettre  leur  convention  à l'approbation 
du  gouvernement. 

On  se  figure  aisément  les  complications  que  ce  système 
devait  amener  dans  la  tenue  de  la  comptabilité  commu-  * 
nale.  Il  eut  pour  conséquence  la  création  de  trois  catégories 
de  contribuables.  En  effet,  on  distingua  d'abord,  les 
citoyens  versant  une  cotisation  entière;  puis  ceux  qui  • 


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183 


payaient  sur  le  .pied  , des  Franc-hostes  d’Uytkerke,  enfin ^ 
ceux  qui,  après  s’être  acquittés  du  tantième  dû  au  Franc 
et  à la  paroisse  voisine  d’Uytkerke,  se  libéraient  du  sur- 
plus de  la  cotisation  entière  imposée  par  la  ville. 

Ainsi  fut  vérifié  à nouveau,  en  Flandre,  l’exactitude  du 
proverbe  fort  ancien,  appliqué  aux  gestions  financières 
de  la  cité  maritime  (*). 

Nous  donnons,  ci-dessous,  copie  de  cet  acte  important, 
qui  détermine  officiellement  la  circonscription  territoriale 
de  la  ville  de  Blankenberghe.  Nous  le  faisons  suivre  de 
l’apostille  royale  qui  sanctionne  son  contenu,  et  du  procès- 
verbal  de  bornage,  auquel  procédèrent  les  commissaires 
désignés  par  les  parties  en  cause,  et  qui  fut  rédigé  sous 
la  date  du  4 mars  1788. 

Alsoo  bij  décrété  van  Syne  Majesteijt  van  den  3 Januarij  lest- 
ledent  verleent  op  ’t  raport  gedaen  van  wegens  die  der  stad  ende 
pord  van  Blanckenberge,  te  kennen  werd  gegeven  dat  het  con- 
forme is  aen  het  wel  behaegen  van  Syne  voorseide  Majesteijt  dat 
het  Magistraet  slands  van  den  Vrijen  de  hand  soude  leenen  om 
aen  te  gaen  sekere  verlandinge  met  die  der  geseide  stad  ende 
pord  van  Blanckenberge,  omme  bij  middele  dies  aen  de  zeelpijden 
ende  visschers  te  konnen  besorgen  een  voordeliger  ende  meerder 
getael  van  woonsten,  soo  ist  dat  Burgraeesters  ende  schepenen 
vanden  geseijden  lande  vanden  Vryen,  ter  eender  zijde,  ende 
Burgmeesters  ende  schepenen  van  den  voormelde  stad  ende  pord 
van  Blanckenberge,  ter  andere,  naer  op  de  materie  gehouden  te 
hebben  verscheijde  conferentien,  als  mede  naer  examinatie  van  het 
locael  ter  inter ventie  van  experte,  verclaeren  over  een  gecommen 
te  wesen  van  de  volgende  pointen  ende  articulen: 

1.  Dat  aen  de  jurisdictie  van  Blanckenberge  sal  worden  toe- 
geleijt  den  nombre  van  45-2-13  Roeden  van  de  prochie  van 
Uytkerke,  lande  vanden  Vryen,  by  de  getransfixeerde  caerte  uijt- 
gedrukt,  met  de  letters  a.  b.  c.  d.  e.  f.  g.  h.  i.  k.  1.  m.  n.  o.  p.  q.  r. 


(l)  “ Blankenbergsche  rekeniug.  ” A.  Bàrdin,  Blankenberghe , 1864, 
p.  63.  — Em.  vanden  Bussçhe.  La  pêche  et  les  pêcheurs  de  Blankenberghe . 
Bruges.  1877,  pp.  61  et  suiv. 


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184 

9.  t.  u.  . ±.  y.  é.  aa.  bb.  cc.  dcf.  ende  daer  bij  gecolloreert  in  het 
geluwe,  omme  voortaen  in  het  geheele  voor  die  van  het  magistraet 
van  Blanckenberge  te  worden  gehonden  even  ende  gelyck  de 
voordere  deelen  van  hunne  jurisdictie. 

2.  Dat  in  de  mangelinge  dies,  aende  voorseijde  prochîe  van 
Uytkerke  ende  jurisdictie  vanden  lande  van  denYryen  sal  worden 
toegheleyt  ende  ghecedeert  op  ghelijcken  nombre  van  45-2-13 
Roeden  van  het  schependom  van  Blanckenberge,  bestaende  in  de 
nombers  van  1.  2.  3.  4.  5.  6.  7.  8.  9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 
19.  20  et  21,  bij  de  selv.e  cærte  geteeckent  in  groenen  coleure. 

3.  Dat,  mits  de  verschillentheyt  van  publijcke  lasten  betaelt 
wordendé  in  beede  de  voorseide  administratien,deproprietarissen 
ofte  pachters  der  landen  uijt  de  prochie  vanUijtkerke  ghecedeert 
aen  die  van  Blanckenberge,  telcken  jaere  hunne  lasten  sullen 
betaelen  aen  den  ontfanghere  ofte  trésorier  van  Blanckenberge, 
op  den  voet  van  den  uijtsent  ende  binnecosten  der  gheseijde 
prochie  van  Uytkercke,  sonder  meer. 

4.  Dat  de  proprietarissen  ofte  gebruijckers  der  landen  uyt  de 
jurisdictie  van  Blanckenberge,  gecedeert  aen  de  prochie  van 
Uijfkerke  ende  lande  vanden  Vrijen,  aen  den  ontfanghere  van  de 
selve  prochie  sullen  betaelen  de  publicque  lasten  van  uijtsent 
ende  binnecosten,  soo  ende  gelijk  die  in  de  selve  prochien  worden 
ommegestelt,  ende  daer  en  boven  aen  den  ontfanghere  ofte  tréso- 
rier van  Blanckenberge,  het  gone  de  landen  onder  de  selve  juris- 
dictie van  Blanckenberge  meer  in  lasten  sijn  betaelende. 

5.  Dat  tôt  réguler  en  de  besprecken  bij  de  twee  voorgaende 
articulen  uijtgedruckt,  telcken  jaere  door  den  ontfanghere  der 
prochie  van  Uijtkerke  aen  den  gonnen  van  Blanckenberge  sal 
worden  behandigt  pertinente  declaratie,  wegens  het  bedrag  der 
publijcke  lasten  der  selve  prochie. 

6.  Dat  de  voorhandige  conventie  van  verlandinge  word  aenge- 
gaen  op  approbatie  ende  agréatie  van  het  Gouvernement  Generael, 
tôt  becommen  van  welcke  over  de  twee  magistraten  behoorelycke 
representatie,  met  overleg  deser  ende  getransfixeerde  caerte,  sal 
worden  gedaen. 

In  kennisse  van  welcken,  desen  is  gemaekt  in  double  ende 
ghezeghelt  met  den  conterzeghel  van  saecken,  alsmede  geteeckent 
door  hunne  respective  pensionarissen  ende  greffier,  desen  14e* 
februari  1788.  Ende  waeren  onderteekent  : Sôlà,  J.  Fobret. 

N°  251.  Sa  Majesté  aiant  eu  rapport  de  la  convention  ci-dessus, 
faite  entre  ceux  du  magistrat  du  Franc  de  Bruges  et  ceux  de  la 
Ville  de  Blanckenberge,  pour  l’échange  des  terrins  repris'  dans  le 


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185 


plan  joint  à leur  convention,  sous  lo  cachet  respectif  de  ces  deux 
administrations,  a,  à la  délibération  du  Conseil  Royal  du  gouver- 
nement, agréé  et  approuvé,  comme  elle  agrée  et  approuve  par  les 
présentes  ladite  convention  et  accord  dans  tous  ses  points  et 
articles;  ordonne  Sa  Majesté  à ceux  qu’il  peut  appartenir  de  se 
régler  et  conformer  selon  ce.  Fait  à Bruxelles,  sous  le  cachet 
secret  de  Sa  Majesté,  le  26  février  1788.  Signé:  Nieulant. 

Lecta  in  Camer  len  maerte  1788  ende  gheresolveert  van  het 
voorhandig  decreet  ende  annexe  te  verleenen  copie  authenticque 
aen  d’heeren  Burgraeesters  ende  schepenen  der  stede  van  Blanc- 
kenberge,  mitsgaeders  aen  het  bovengemelde  decreet  te  geven 
haere  executie. 

Actnm  binnen  de  stad  ende  pord  van  Blanckenberge,  den  4ca 
maerte  1788.  — Dheeren  commissarissen  uijt  den  collegie  slands 
vanden  Yrijen,  benevens  de  gone  uijt  den  collegie  van  de  voor- 
seyde  stad  ende  pord  van  Blanckenberge,  hebben  ingevolge  van 
de  verlandinge  tusschen  hun  aengegaen  den  14e"  februari  lest- 
ledent  ende  bij  Sijne  Majesteijt  geapprobeert  den  26  daernaer, 
geprocedeert  tôt  het  planten  van  den  nombre  van  17  distincte 
paelsteenen  ten  eijude  van  te  separeren  de  jurisdictien  van  de 
twee  voornoemde  magistraten,ende  hebben  de  selve  17 paelsteenen 
gedaen  stellen  op  de  platsen,  hier  boven  uijtgedruckt,  ende  in 
het  rood  aengeteeckent  met  de  respective  letters  a.  b.  c.  d.  e.  f.  g. 
h.  i.  k.  l.  m.  n.  o.  p.  Q.  R.  Aile  welcke  voor  toecommende  sullen 
dienen  in  het  gesag  van  een  jder  voor  wettelycke  separatie  ; ons 
toorconden.  Ende  waren  onderteekent  : Sôla  en  J.  Forret  (*). 

Accordeert  met  syn  origineel,  in  aile  syne  deelen,  naer  con- 


(*)  Arch.  de  l'Etat  à Bruges.  Franc.  Liasse  n°  5270  et  coll.  des  cartes 
et  plans  n°  8 t.  — Arch.  de  Blankenberghe.  Invent.  Carte  n°  347. 

Afin  que  l’on  puisse  se  rendre  un  compte  exact  des  divers  terrains 
incorporés  de  part  et  d’autre,  et,  par  conséquent,  suivre  la  configuration, 
ancienne  et  nouvelle,  des  territoires  respectifs,*  nous  avons  joint  à la 
présente  notice  une  réduction  des  cartes  déposées.  Les  parcelles,  figurées 
en  couleur  jaune,  sont  celles,  qui  ont  été  incorporées  dans  la  ville,  tandis 
que  les  surfaces,  teintées  en  vert,  indiquent  les  terrains  dont  la  remise  a 
été  faite  au  Franc.  Deux  relevés  mentionnant  la  contenance,  ainsi  que 
le  nom  des  propriétaires,  avec  chiffre  et  lettre  de  renvoi  à la  carte 
suivent  notre  travail,  en  forme  d’annexes.  Enfin,  la  ligne  rouge  marque 
l’étendue  de  l’ancien  territoire  conservé  à la  ville  de  Blankenberghe, 
après  les  opérations  d’échange. 

13 


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frontatie  gedaen  by  ons  onderschreven,  gesworen  landmeters 
slands  van  den  Yrijen,  desen  26en  meye  1791.  (Signé)  F.  D’hauw. 
Fbans  D’hauw,  Junior. 

Il  eût  été  téméraire  de  croire  que  cette  convention,  qui 
semblait  sauvegarder  tous  les  intérêts,  allait  satisfaire  les 
plus  difficiles.  En  effet,  dès  la  première  heure,  surgirent 
des  réclamations  violentes  de  la  part  des  propriétaires  et 
des  locataires  dont  les  terrains  avaient  été  cédés  à la  ville 
de  Blankenberghe.  C'est  que  dans  le  ressort  de  celle-ci, 
le  montant  des  accises  perçues  sur  les  boissons  et  autres 
liqueurs  alcooliques  était  plus  élevé.  Or,  les  contribuables 
prétendirent  qu'on  les  avait  fait  changer  d'état  sans  les 
consulter,  et,  de  ce  chef,  ils  intentèrent  une  action  devant 
le  Conseil  de  Flandre  (*).  La  difficulté  fut  levée.  Toutefois, 
il  était  temps  que  le  nouveau  régime  vînt  faire  son 
apparition  dans  nos  contrées. 

Nous  voici  bien  loin  de  notre  sujet;  mais,  si  nous  avons 
cru  intéressant  de  narrer  une  scène  de  mœurs  à laquelle 
donna  lieu  une  sortie  bien  naturelle  de  la  procession  de 
Saint-Pierre  au  siècle  dernier,  et  qui  eut  son  côté  grâve 


(l)  Archives  de  l'Etat  à Bruges . Franc.  Liasses  n08  4319  et  6270. 

Le  préjudice  cansé  fut  sensible,  notamment  pour  le  tenancier  de 
l’auberge  portant  pour  enseigne  “ Het  brugsche  Vrye  ”,  Jean  Rotsaert, 
qui  appela  en  garantie  les  magistrats  du  Franc,  du  chef  des  poursuites 
en  payement  exercées  contre  lui.  Il  s’était  mis  sous  la  protection  du 
chef -homme  et  du  répartiteur  de  la  paroisse  d’Uytkerke,  qui  lui  déli- 
vrèrent une  déclaration  favorable  à ses  intérêts.  Cette  déclaration  se 
termine  ainsi  : “ Declarerende  d’onderschreve  beth  voorts,  dat  sy  inde 
“ voornobmde  verlandinge,  ofte  veranderinghe  van  jurisdictie  niet  gekent 
“ en  sgn  geweest  ofte  oyt  hun  consent  daer  in  gedregen , by  dion  dat  tselve 
“ buyten  hunne  hennisse  gebeurt  is.  Aldus  dese  verleent  omme  te  valli- 
“ deren  daer  onde  soo  het  behoort,  met  belofte  van  tselve,  dies  noodt 
“ ende  aensocht  synde,  met  eede  te  bevestigen.  Actum  in  Brugge,  den 
“24  maerte  1792.  (Qet.)  Joànnes  B ente  in,  hoofdman,  C.  van  Eecke, 
" pointer  ”. 


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187 


au  point  d'exiger  la  haute  intervention  de  Sa  Majesté, 
par  la  même  occasion  nous  sommes  remonté,  à l'origine 
du  conflit  et  nous  en  avons  indiqué  les  conséquences 
finales.  Comme  les  faits  s'enchaînaient  étroitement,  ils 
nous  ont  permis  de  publier  quelques  pièces  inédites,  au 
moyen  desquelles  nous  avons  pu  découvrir  et  établir,  avec 
exactitude,  les  causes  réelles  des  modifications,  les  plus 
récentes,  subies  aux  limites  existantes  entre  le  Franc  de 
Bruges  et  la  ville  de  Blankenberghe. 

Jules  Colens. 


ANNEXES. 

X. 

Landen  ghelegen  ter  prochie  van  Uytkercke  : territoir  ende 
jurisdictie  vari  den  lande  van  den  Vryen,de  ghonne  alhier  gepro- 
jecteert  en  convenieren  gheappliqueert  te  worden  aen  de  paelen 
der  stede  ende  port  van  Blanckenberge,  cousisterende  in  de  naer- 
volgende  partyen,  als  per  caerte  afgheset  met  geluwen  coleure 
ende  sub  de  naervolgende  lettris. 

Int  34e  ende  35e  begin  Waterynge  Blanckenberge . 


a.  D’hoirs  Jor  Geeraerd  Ballet,  heere  van  Schilde,  nyt 
11-2-70  Roeden;  de  reste  paele,  ende  alhier  ....  3-1-95. 

b.  Sr  François  Jooris,  causa  uxoris;  uyt  2-1-37  Roeden; 

danof  alhier.  • • • 0-2-83. 

c.  Pastorie  Blanckenberge • . . 1-1-16. 

d.  Dheer  Amandus  Goethals 1-0-20. 

e.  De  kercke  van  Blanckenberge 1-0-00. 

f.  De  Infirmerie  van  de  Wyngaerde  .......  0-2-72. 

g.  De  kercke  van  Blanckenberge 0-2-14. 

h.  Jor  A.  Vanden  Bogaerde,  trésorier  slands  van  den 

Vryen 2-1-74. 

i.  Den  selven 2-1-36. 

k.  Jor  Bomprez 0-0-80. 

l.  Herberge  ende  bariere  huys,  competerende  Joannes 

Rotsaert • • • 0 • • • o • • 0-0-52. 


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m.  Het  gasthuys  van  Blanckenberge  .......  0-1-71. 

n.  Do  kercke  van  Blanckenberge 1-1-44. 

o.  De  kercke  ende  Disch  Blanckenberge 0-1-05. 

p.  Jor  Jacques  de  Crits,nyt  5-0-12  Roeden  ; blijft  op  het 

Vrye:  2-0-61  Roeden;  ende  alhier 2-2-46. 

q.  De  gewesene  Chartreusinnen,uyt  2-1  -46  Roeden;  blijft 

op  het  Vrye  : 2-0-61  Roeden;  ende  alhier 0-0-85. 

r.  Disch  Blanckenberge,  uyt  0-1-96  Roeden;  blijft  op  het 

Vrye  0-1-10  Roeden;  ende  alhier 0-0-86. 


s.  Het  gasthuys  van  Blanckenberge:  1-1-12  Roeden; 

blijft  op  het  Vrye  : 0-2-37  Roeden  ; ende  alhier.  . • 0-1-75. 

Eerste  begin  Wateringe  Eyensluya . 


t.  Kercke  Blanckenberge  1-0-60. 

u.  Gasthuys  Blanckenberge 3-2-46. 

v.  De  weesen  Sr  Jacques  Mamet  . 3-1-65. 

w.  Kercke  van  Blanckenberge 1-0-48. 

x.  Dheer  Pieter  Pollet 1-1-44. 

y.  De  kercke  ende  Disch  Blanckenberge,  elck  187  Roe- 
den; ende  den  Disch  Tan  O.  L.  Vrouwe  in  Brugge 

1- 0-75  Roeden;  tsaemen 2-1-49. 

z.  Kercke  Blanckenberge  88  Roeden  ende  Joe  Huwyn 

2- 0-14  Roeden;  tsaemen 2-1-02. 

aa.  Sr  Ignace  Maelstaf  : 1-0-0  R.,  0-2-7  R.  en  93  Roeden; 

de  kercke  van  Blanckenberge  1-0-0  en  de  kercke  van 

Uytkercke  60  Roeden;  tsaemen 3-0-60. 

bb.  Sr  Ignace  Maelstaf:  1-1-18  Roeden,  en  48  Roeden; 

Jor  Ant.  D’hooge:  194  R.  ende  de  kercke  Uytkercke 

48  R.;  tsaemen 2-1-08. 

cc.  Mher  Jacques  van  Volden 1-1-00. 

dd.  Den  selven  1-0-30  R.  ende  de  kercke  van  Blancken- 
berge; tsaemen 1-0-77. 


Tsamen.  . . 45-2-13. 


IX. 

Landen  deelmaeckende  van  de  paelen  der  stede  ende  pord  van 
Blanckenberge,  de  welcke  sullen  gecedeert  worden  aen  den  Lande 
van  den  Vryen,  consisterende  in  de  naervolgende  partyen,  als  per 
caerte  afgeset  met  groenen  cple.ure,  in  de  volgende  numéro. 


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N°.  Int  33e  en  35e  begin  Wateringhe  Blanckenberghe. 


1.  Kercke  Blanckenberghe 3-2-70. 

2.  Sieur  François  Jooris,  causa  uxoris 3-0-72* 

3.  Kercke  Blanckenberghe  0*1-54. 

4.  Wylent  Sr  Pieter  Moentack 7-0-02. 

5.  Jor  Bernaert  Triest 2-1-22. 

6.  Kercke  Blanckenberghe 4-1-74. 

7.  Jor  Bomprez,  tôt  2-1-88,  ende  de  kercke  van  Blanc- 
kenberghe : 0-2-8  Roeden  ; tsamea 3-0-96. 

8.  Sr  Joanues  vau  Mierop  4-2-04. 

9.  Jor  Bomprez 0-1-37. 

10.  Kercke,  Disch  en  O.  L.  Y.  in  Blanckenberghe:  elck 

18  Roeden;  ende  Jor  Bpmprez  : 61  Roeden  ; tsamen  . 0-1-15. 

11.  Jor  Bernaert  Triest  0-2-44. 

Int  31e  begin  Wateringhe  Blanckenberghe . 

12.  Jor  Bernaert  Triest 0-1-96. 

13.  Jor  de  Tollenaere  de  Grammez 0-0-76. 

14.  Kercke  en  Disch  TJytkercke,  in  2 art.  : 1-0-0  Roeden 

en  den  Disch  Blanckenberghe:  0-1-50  Roeden  ; wanof 
binnen  paele  tôt 0-0-72. 

15.  D’hoirs  Louys  Dael,  causa  uxoris,  fa  d’heer  Ferdi- 

nande  Casscman  0-0-09. 


Int  3e  begin  Wateringhe  Eyensluys. 

16.  Jor  Philippe  van  Borssele,  in  4 art.  : 3-1-59  Roeden; 

Jor  D’hooge,  in  3 jtem  : 95  Roeden  ; d’heer  Polie t : 30 
Roeden;  en  de  kercke  Blanckenberghe  : 3 Roeden.  . 3-2-87. 

17.  Jor  van  Borssele:  0-1-0  Roeden;  Jor  D’hooge  0-1-85 
Roeden  ; kercke  Blanckenberghe  : 13  Roeden;  tsamen  0-2-98. 

18.  Jor  D’hooge:  96  Roeden;  Mher  Pieter  de  l’Espée  48 
Roeden;  Disch  O.  Y.  in  Brugge  : 90  Roeden  ; tsamen  0-2-34. 

19.  Sr  Albert  de  Gheldere  : 225  Roeden,  en  154  Roeden; 

de  kercke  van  Blanckenberghe,  en  de  poorte  van 
Doest,  51  Roeden;  tsamen 1-1-67. 

20.  Disch  O.  L.  Yrauwe  in  Brugge  : 1-1-50  Roeden  ; Jor 

van  Borssele  287  en  143  Roeden  ; tsamen  ....  2-2-80. 

21.  Jor  Philippe  van  Borssele 3-0-04. 

Tsamen.  . . 45-2-13. 

Nota:  Aile  de  landen,  beslooten  met  de  linie  afgeset  met  rooden 
coleure,  syn  de  resterende  oude  paellanden  der  voornoemde  stede 
ende  pord  van  BlanckenLerghe.  — Memorie.  — 

J.  C. 


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DOOTJMEIiTTS 


POUR  SERVIR  A LA  BIOGRAPHIE  DE 

FRANÇOIS  LUCAS 

DIT 

LUCAS  BBUGENS1S  - LUC  DE  BRUGES. 

1. 

Lettre  de  Christophe  Flantin  an  Pape  Grégoire  XIII. 

Sanctissimo  D.  N.  Gregorio  XIII,  Pontifici  Summo 
perpetuam  felicitatem. 

Cum  initio  ad  artem  typographicam  animumappelleremeamque 
exercendam  susciperem,  nihil  prius,  ma  jus  illustriusve  proposui, 
quam  ut  studium,  conatum,  sumptum,  curam  et  operam  omnem 
in  matris  meæ  Ecclesiæ  Catholicæ,  in  qua  natus,  educatus,  insti- 
tutusque  fui,  obsequium  et  ministerium  pro  ingenii  ac  talenti 
mei  tenuitate  impenderem  : atque  ad  eam  rem  etsi  aliis  in  locis  et 
urbibus  commodiores  mihi  oblatas  conditiones  consequi  poteram: 
tamen  una  hæc  præ  cæteris  placuit  Belgica  regio,  atque  adeo  hæc 
urbs  Antverpiæ,  in  qua  sedem  figerem,  eo  potissimum  nomine, 
quod  nullam  in  orbe  terrarum  ad  eam  quam  instituebam  artem 
majores  habere  commoditates  existimarem.  Nam  præter  facilem 
eo  tempore  conventum  et  affluentem  copiam  variæ  materiæ  no- 
stris  officinis  necessariæ,  quæ  ex  variis  provinciis  comportabatur; 
ac  etiam  operarum  quæ  ad  omnes  artes  in  hac  provincia  brevi 
tempore  instrui  et  deligi  possunt:  ilia  cum  primis  mihi  proba- 
bantur,  quod  hæc  una  provincia  et  respublica  omnis  in  catholica 
religione  colenda,  tum  egregie  præter  finitimas  omnes  florere 
videretur  : quod  régi  cognomento  et  re  catholico  pareret  : denique 
quod  florentissimam  hanc  Lovaniensem  academiam  haberet,  viris 
multis  in  omni  disciplinarum  genere  doctissimis  instructam, 
quorum  consiliis,  judiciis,  studiis  et  laboribus  ad  publicam  utili- 


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9 Octobre 
1574. 


192 


tatem  frui  juvarique  possem.  Et  quamquam  aliis  rebus,  propter 
quas  hanc  praicipue  urbem  et  sedem  optaveram,  per  tempestatum 
harum,  quibus  nunc  christiana  respublica  vexatur,  molestiam, 
difficilius  uti  mihi  licuerit:  tamen  hujus  postremæ  rationis,  quam 
ego  inter  primas  et  præcipuas  commoditates  numeraveram,  divino 
consilio  et  beneficio  effectum  est,  ut  numquam  me  pœnituerit. 
Quippe  cum  nullo  tempore,  nullo  argumento,  nulla  officii  parte  a 
Lovaniensibus  doctissimis  viris  ubi  usus  postulavit  destitutus 
fuerim.  Horum  enim  opéra  et  industria  cum  multos  alios  tam  ex 
ecclesiasticis,  quam  ex  humanioribus  disciplinis  auctores  correc- 
tissimos  et  scholiis,  annotationibus,  aliisque  adjumentis  et  orna- 
mentis  instructos  ad  communem  utilitatem  excudi.  Atque  hanc 
curam,  industriam  sedulitatemque  meam  non  modo  a doctissimis 
quibusque  et  piissimis  viris  laudari  et  commendari  intellexi,  sed 
etiam  illustrissimorum  cardinalium,  quos  in  ista  sacra  curia 
patronos  habeo  et  observo,litteris,  atque  Benedicti  Ariæ  Montani 
catholicæ  religionis  cum  primis  studiosi  testimonio  cognovi,  eo- 
rum  antistitum  ac  doctorum  collegio,  quod  ab  ista  Sancta  Sede  ad 
Yulgatæ  hujus  versionis  lectionem  sartam  tectamque  curandam 
institutum  est,  non  vulgarem  neque  ingratum  usum  præbuisse, 
oblata  non  mediocri  variorum  lectionum  copia,  quæ  illi  operi,  in 
quo  concinnando  sacrum  istud  collegium  occupatur,  aliquid  con- 
ferre  posset  præter  diligentem  dispunctionem,  et  numerorum 
adscribendorum  curam,  quam  in  omnibus  nostris  editionibus 
posuimus.  Intelligebam  autem  rara  hoc  tempore  Biblia  latina 
venalia  ex  his  correctionibus  prostare,  atque  a R.  P.  Thoma  Man- 
rico  sacri  palatii  vestri  magistro  per  litteras  monitus  fueram,  ut 
dum  iste  labor  corrigendi  Yulgatam  editionem  Romæ  absolvere- 
tur,  qui  propter  rei  gravitatem  longior  futurus  esse  videbatur  : 
ipse  intérim  eorum  qui  Bibliorum  inopia  laborabant,  desiderio 
satisfacerem.  Id  quod  cum  ego  eo,  quo  erga  sacras  disciplinas 
afficior  studio  lubenter  susciperem,  in  Sanctitatis  Yestræ  gratiam 
oculos  animumque  conjeci,  quem  eo  tempore  primum  in  ista  Sacra 
Sede  divino  consilio  atque  beneficio  constitutum  illam  Yulgatæ 
versionis  correctionem  promovere  velle  intelligebam  : protinusque 
ita  cogitavi  deberi  a me  mitti  munusculum  aliquod,  quo  nomen, 
quod  sacrosanctæ  Ecclesiæ  ab  infantia  adscriptum  singulorum 
pontificum,  qui  mea  ætate  Pétri  naviculæ  præfuerunt,  temporibus 
professus  fui,  Sanctitati  Yestræ  commemorarem,  ac  referrem: 
atque  uti  principes  et  opulenti  viri  preciosis  donariis  pastorem 
summum  omnium  in  terris  salutare  soient,  ac  debent,  ita  ego  pro 
tenuitatis  meæ  ratione  aliquid  ex  arte  mea  offerrem,  quo  meum 
erga  sanctam  Ecclesiam  studium,  et  erga  Sanctitatis  Yestræ  ob- 


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193 


servantiam  animum  de  integro  testarer.  Nihil  vero  pro  tempore 
commodius  a me  præstari  posse  existimavi,  quam  si  ad  istam 
correctionem  Bibliorum  eam  exemplarium  manuscriptorum  co- 
piam  conferrem  quæ  maxima  et  selectissima  ex  hujus  Belgii 
bibliothecis  adornari  a me  potuisset.  Idque  commodissime  quam- 
quam  meo  magno  sumptu,  tamen  sine  bibliothecarum  jactura 
mihi  et  cogitanti  et  cupienti  ex  animi  sententia  successit.  Siqui- 
dem  ex  prælatorum  ecclesiasticorum,  abbatum,  et  rectorum,  qui- 
bus  meum  studium  et  consilium  aperui,  benigna  permissione 
tantum  promoyi,  ut  paucis  mensibus  manuscripta  exemplaria  ex 
iis  quæ  potissima  habentur,  numéro  sexaginta  Lovanium  compor- 
tanda  curaverim,et  eruditissimis  theologicæ  disciplinæ  viris  ultra 
triginta  legenda  et  conferenda  commendaverim,  præsidentibus  ei 
negotio  inquisitoribus  et  aliis  illius  disciplinæ  antesignanis  atque 
librorum  etiam  declaratis  censoribus  ; quorum  alios  quidem  ego 
catholicæ  pietatis,  et  ftomanæ  Ecclesiæ  communis  matris  caussa 
sponte  currentes  non  raro  muneribus  litterariis  ex  mea  officina 
missis;  alios  vero  quos  pauperiores  esse  cognoscebam,  pecuniola 
commoda  ad  laboris  ferendi  subsidium  suppeditata  identidem 
incitabam.  Tandem  vero  continuata  per  totum  fere  triennium  et 
conjuncta  multorum  opéra  et  sedulitate,  exemplar  constitit  om- 
nium fere  Belgicorum  exemplariorum  instar  habens,  quippe  quod 
varias  omnes  lectiones  et  dispunctiones,  quæ  alicujus  momenti 
esse  posse  videbantur,  continebat.  Quod  quidem  ego  meis  prelis 
aptandum  exprimendumque  curavi,  ut  Sanctitati  Yestræ  ad  eos 
quos  exposui  doctissimorum  isti  sacræ  expurgationi  deputatorum 
usus  mitterem  offerremque.Nunc  itaque  id  quoniam  præsens  ipse 
(quod  maxime  optarem)  per  valetudinem  et  muneris  publici,  quo 
fungor,  curam  offerre  non  possum;  per  illustrissimum  dominum 
atque  patronum  meum  card.  Caraffam  Sanctitati  Yestræ  offero 
meque  ipsum  Sacrosanctæ  Sedi  semper,ut  professus  sum  deditis- 
simum,  renovata  ac  repetita  professione  filium  obedientissimum 
et  famulum  fidelissimum  confirmo  : quod  si  ad  istam  quæ  Romæ 
Bibliis  emendandis  adhibetur,  diligentiam  posita  in  hoc  exemplari 
à nobis  industria  aliquid  utilitatis  attulerit  : abunde  multum  pre- 
cii  opéré  ipso  christianorum  usu  mihi  absolutum  putabo,  semper- 
que  conabor,  ut  quantum  ipse  facultate,  ope,  et  opéra  consequi 
valeam,  totum  in  istud  sacrum  gazophylacium  conferam.  Sin  vero 
id  minus  aptum  minusque  utile,  quam  ipse  cuperem,  existimatum 
fuerit,  tamen  et  de  pietate  mea,  et  de  Sanctitatis  Vestræ  paterna 
benignitate  confido,  quam  vis  leve  aliquando  meum  judicetur 
officium,  studium  tamen  meum  semper  vobis,  Sanctissime  Pater, 
esse  probandum:  cujus  sacrosanctam  dignitatem  et  amplitudinem 


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194 


6 Mai  1579. 


præsenti  semper  et  omnibus  etiam  hostibus  nostris  manifesto 
assistentiœ  suœ  numine  prosperari  et  augeri  vitamque  ad  munus 
istud  sanctissimum  exercendum  longam  et  validam  a Deo  concedi 
et  cupio  et  contentis  precibus  peto. 

Antverpiæ  die  9 octobris  anno  1574. 

Sanctitatis  Vestræ 

Addictissimue  filius  et  fideliesimus  famuïus 
Christophorus  Plantinus. 

Bibliotb.  vaticane  : Codex  de  la  reine  de  Suède , n.  2023,  fol.  273  (*). 


2. 

Collation  d’une  prébende  dn  chapitre  de  Saint-Sauveur  de  Bruges, 
à François  Lucas. 

Ténor  collationie  prœlendœ  Summœ  Mme e: 

Jacobus  Eeckius,  archidiaconus,  et  Remigius  Driutius  filius 
Mauritii,  officialis,  ecclesiæ  cathedralis  Brugensis  canonici,  ac  a 
R®°  D.  D.  episcopo  Brugensi  a sua  diocesi  absenti  conjunctim 
constituti  vicarii.  Dilecto  nobis  in  Christo  D.  ac  Mgro  Francisco 
Lucas  pbT0  Brugensis  diocesis,  S.  T.  L.,  salutem  in  Domino.  Cano- 
nicatum  et  præbendam  Summae  Mmae  fundatos  in  ecclesie  colle- 
giata  et  parochiali  S.  Salvatoris  dictæ  civitatis  Brugensis,  ad 
præfati  R“l  D.  episcopi  Brugensis  collationem,  provisionem  et 
omnimodam  dispositionem  jure  ordinario  spectantes  et  pertinen- 
tes, ad  præsens  liberos  et  vacantes  per  puram,  liberam  et  simpli- 
cam  resignationem  Mgrl  Johannis  Feuts  S.  T.  baccalaurei  formati, 
illorum  novissimi  pacifici  possessoris,  tibi  præsenti  et  id  humiliter 
petenti,  in  Dei  nomine  cum  omnibus  juribus  et  pertinentiis  suis 
universis,  auctoritate  nobis  commissa  contulimus,  conferimus  et 
de  illis  providimus  et  providemus  per  præsentes.  Quocirca  vene- 
rabilibus  viris  et  D.  D.  decano  et  capitulo  dictæ  ecclesiæ  colle- 
giatæ  S.  Salvatoris  committimus  et  mandamus,  quatenus  te  vel 
procuratorem  tuum  legitimum  pro  te  et  tuo  nomine  in  corporalem, 

(*)  Cette  lettre  a été  publiée  pour  la  première  fois  en  1858,  par  le  P.  Ver- 
cellone,  barnabite,  dans  une  dissertation  intitulée  : Studi  fatti  in  Roma  e 
mezzi  usati  per  correggere  la  Bïblia  volgata.  La  dissertation  du  savant 
critique  est  insérée  dans  son  recueil  : Dissertazioni  accademiche  di  vario 
argomento , Roma  1864,  pp.  67-96.  On  en  trouve  une  traduction  française 
dans  les  Analecta  juriè  pontificiit  8*  série,  (première  partie  dn  second 
volume)  Rome  1858,  col.  1011*1025. 


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195 


realem  et  actualem  possessionem  dictomm  canonicatus  et  præ- 
bendœ  ponant  et  inducant,  seu  poni  et  induci  faciant,  stallum 
tibi  in  choro  et  locum  in  capitulo  cum  dicti  juris  plenitudine 
assignantes,  tibique  vel  procuratori  tuo  prædicto,  de  eorumdem 
canonicatus  et  præbendæ  fructibus,  redditibus,  proventibus,  juri- 
bus  et  obventionibus  universis  respondeant  seu  ab  aliis  quorum 
interest  responderi  faciant,  recepto  tamen  prius  a te  vel  procura- 
tore  tuo  prædicto  juramento  in  similibus  præstari  solito,  adhibi- 
tis  quoque  solemnitatibus  in  similibus  adhiberi  consuetis  et 
requisitis,  jure  præfati  D.  D.  episcopi  et  cujuslibet  alterius  in 
omnibus  semper  salvo.  In  cujus  rei  fidem  et  testimonium,  pres- 
sentes sigilli  ejusdem  Rmi  D.  appensione,  ac  secretarii  sui  sub- 
scriptione  jussimus  et  fecimus  communiri. 

Datum  Brugis  die  sexta  mensis  Maii  anno  XVe  septuagesimo 
nono. 

Signaîum  supra  plicam:  De  mandato  præfatorum 
D.  D.  venerabilium  vicariorum 
H.  Mertens,  Secret. 

In  dorso  litterarum  coUaiionis  scripta  est  acta  possession is  sequentis 
tenoris : 

Anno  Domini  XVe  septuagesimo  nono  mensis  Maii  die  decimo 
tertio,  venerabilis  D.  Dionisius  Paulyn  pbr  decanus  ecclesiæ 
collegiatæ  S.  Salvatoris  civitatis  Brugensis,  in  vim  clausulæ: 
Quocirca  venerabilibus  viris  et  D.  D.  decano  et  capitulo  etc...  in 
albo  præsentis  contentæ,  honorabilem  virum  D.  et  Mgrum  Francis- 
cum  Lucas  præsentem  et  requirentem,  præstito  prius  per  eum  in 
capitulo  solemni  juramento  solito,  in  corporalem,  realem  et 
actualem  possessionem  canonicatus  et  præbendæ  Summae  Missae, 
juriumque  etpertinentium  suorumposuitet  induxit,assignando  illi 
stallum  in  choro,  locum  in  capitulo  et  adhibitis  solemnitatibus  ad 
hoc  requisitis,  præsentibus  honestis  viris  et  D.D.  D.D.  Michaële 
van  den  Eeckoute  et  Cornelio  Croes,  canonicis  dictæ  ecclesiæ  et 
me  Theodoro  a Bambeke  secretario  dicti  capituli  S.  Salvatoris, 
testibus  ad  hoc  vocatis  atque  rogatis. 

Archives  de  l’évêché  de  Bruges  : Acta  capituli  SS . Salvatoris. 


13  Mai  1579. 


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3. 

François  Lacas  chargé  de  la  leçon  d’Écritnre  sainte  en  la 
cathédrale  de  Saint-Omer. 

30  Août  1581.  Penultima  Augusti  1581.  Comparait  in  capitulo  discretus  vir 
D.  Johannes  Boiaval  pbr  vicarius  hujus  ecclesie,  procurator  litte- 
ratorie  fundatus  venerabilis  viri  Mgri  Johannis  Procureur  S.  T.  L., 
habens  et  tenens  suis  in  manibus  certas  collationis  et  provisionis 
litteras,  quibus  per  Rmum  D.  episcopum  et  graduatos  hujus  ecclesie 
eidem  providebatur  de  canonicatu  et  prebenda  quos  nuper  obti- 
nebat  prefatus  D.  R“tt#  ante  acceptationem  episcopatus  dicte 
ecclesie,  petens  virtute  earumdem  poni  et  admitti  in  possessio- 
nem  realem,  corporalem  et  actualem  dictorum  canonicatus  et 
prebende  juriumque  et  pertinentium  omnium  et  singulorum 
eorumdem.  Super  quo  DD.  mature  délibérantes,  censuerunt 
eumdem  non  admittendum  in  petitam  possessionem,  donec  primi- 
tus  in  dictis  collationis  litteris  exprimatur  idonea  et  competens 
clausula,  qua  appareat  dictam  prebendam  deputatam  esse  ad  onus 
lectionis  sacre  théologie  juxta  decretum  concilii  Tridentini,  quia 
dicta  prebenda  est  prima  que  yacavit,  aliter  quam  de  causa  resig- 
nationis,  post  confirmationem  et  decretum  dicti  concilii,  ni si 
tamen  dictus  Mger  Johannes  Procureur  seu  quilibet  alius  docuerit 
aliam  prebendam  dicte  ecclesie  ad  predictum  onus  constitutam 
aut  deputatam  esse. 

22  Septembre  22  Septembris  1581.  Domini  mei  consenserunt  receptioni 
1581.  venerabilis  viri  D.  ac  Mgrl  Johannis  Procureur  in  possessio- 
nem realem  corporalem  et  actualem  canonicatus  et  prebende 
collate  per  Rmam  D.  episcopum  et  canonicos  graduatos  affectos 
hujus  ecclesie,  citra  expressionem  clausule  eu  jus  mentio  fit  in 
actu  penultimi  Augusti,  sub  promissione  quam  dictus  Procureur 
et  discretus  vir  Mger  Johannes  du  Ploich  canonici  capitulariter 
fecerunt,  quod  alteruter  ipsorum  aut  alius  idoneus  eorum  nomine 
faceret  lectionem  théologie  in  hac  ecclesia  juxta  decretum  con- 
cilii Tridentini,  donec  et  quousque  vacaverit  alia  prebenda,  aliter 
quam  ex  causa  resignationis,  (modo  tamen  non  sit  una  de  novem 
affectis  graduât is  per  bullam  dotationis  episcopatus,  aut  ex 
quatuor  parvis),  que  quidem  prebenda  decreto  Summi  Pontificis 
sit  imposterum  affecta  dicte  lectioni  theologali,  cum  exonération© 
sufficienti  prebendarum  dictorum  Procureur  et  du  Ploich,  inter 
quarum  possessores  antehac  fuit  mota  questio  et  controversiâ 
super  onere  dicte  lectionis,  predecessore  dicti  du  Ploich  susti- 
nente  prebendam  dicti  Procureur  ad  dictum  onus  obligatam,  et 
D.  ac  Mg*0  Johanne  Syx  ante  assequutionem  dignitatis  episcopalis 


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possessore  prebende  dicti  D.  Procureur  contrarium  asserente 
videlicet  quod  prebenda  dicti  du  Ploich  dicto  oneri  esset  deputata. 

De  quo  decreto  Summi  Pontificis  saltem  per  simplicem  signatu- 
ram  facient  sufficienter  DD.  meis  apparere.  Consenti  entes  intérim 
exnunc  prout  extunc  iidem  DD.  mei  affectionem  prime  prebende 
vacature  ut  supra,  etiamsi  tempore  dicte  vacationis  nondum 
supervenerit  predictum  decretum  Summi  Pontificis,  modo  illud 
infra  sex  menses  obtineatur.  Que  quidem  premissa  respective  et 
quilibet  eorum  in  solidura  spoponderunt  et  promiserunt  bona  fide 
adimplere  sub  obligatione  fructuum  suarum  prebendarum. 

2 Octobris  1581.  Venerabiles  viri  DD.  ac  Mgrl  Johannes  2 Octobre 
Procureur  et  Johannes  du  Ploich  canonici  hujus  ecclesie,  inse-  1681. 
quendo  actum  capitularem  de  data  22  mensis  Septembris  ultimo 
preteriti,  presentarunt  DD.  meis  discretum  virum  Mgru“  Fran- 
ciscum  Lucam  pbrum  Brugensis  diocesis  S.  T.  L.  ad  eorum  nomine 
faciendam  lectionem  theologicam  in  hac  ecclesia  juxta  decretum 
concilii  Tridentini.  Quem  DD.  mei,  premissa  deliberatione,  admi- 
serunt,  consentientes  dictam  lectionem  fieri  in  capella  B.  Susane 
inclaustris  hujus  ecclesie  existente,  preparatis  ad  eum  effectum 
scamnis  et  aliis  ad  id  necessariis  per  receptorem  fabrice. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : Acta  capituli  S>  Audomari . 


4. 


Collation  de  la  prébende  théologale  du  chapitre  andomarois 
à François  Lncas. 

Johannes  Dei  et  Sedis  Apostolice  gratia,  episcopus  Audoma-  g Juillet  1583. 
rensis.  Dilecto  nobis  in  Christo  Mgro  Francisco  Luce  pbro  Bru- 
gensis diocesis,  S.  T.  L.,  salutem  in  Domino.  Canonicatum  et 
prebendam  ecclesie  nostre  cathedralis  Audomarensis,  quorum 
collatio  provisio  et  quevis  alia  dispositio,  vacatione  occurrente, 
ad  nos  pleno  jure  spectare  et  pertinere  dignoscuntur,  liberos 
nunc  et  vacantes  per  obitum  venerabilis  viri  D.  ac  MgrJ  Johannis 
de  Bersaques  pbtl,  illorum  novissimi  possessoris  pacifici,  atque 
ab  illius  obitu  ad  lectionem  S.  Scripture  deputatos  et  affectos 
conformiter  decretis  concilii  Tridentini,  tibi  presenti  et  cum 
dicte  lectionis  onere  acceptante  habili  atque  ad  id  munus  per  te 
ipsum  explicandum  idoneo,  premissis  coram  nobis  per  te  profes- 
sions et  juramento  fidei  consuetis,  cum  juribus  et  pertinentiis 
suis  universis  ac  plenitudine  juris  canonici,  in  Dei  nomine  con- 
tulimus  et  donavimus,  conferimus  et  donamus  per  présentes* 


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Qnocirca  venerabiles  et  eximios  DD.  D.  decanum  et  capitulum 
predicte  nostre  ecclesie  cathedralis  requirimus  (ipsis  nihilominus 
mandantes)  quatenus  te  vel  procuratorem  tuum  legitimum  pro  te, 
in  corporalem,  realem  et  actualem  dictorum  canonicatus  et 
prebende  ac  jurinm  eorumdem  possessionem  recipiant,  ponant 
et  inducant,  seu  poni  et  induc  i faciant,  de  fructibus,  quantum  in 
eis  est,  tibi  respondeant,  ac  stallum  in  choro  ad  psallendum  et 
locum  in  capitulo  ad  deliberandum  assignent,  premissis  tamen 
primitus  per  te  vel  procuratorem  tuum  legitimum  pro  te  jura^ 
mentis  requisitis,  ceterisque  soîemnitatibus  pro  more  servatis  ac 
jure  nostro  et  cujuslibet  alterias  semper  salvo.  In  quorum  omnium 
et  singulorum  fidem  présentes  per  infrascriptum  domesticum 
clericum  in  secretarii  locum  assumptum  scribi  ac  subsignari  et 
sigilli  nostri  jussimus  ac  fecimus  appensione  muniri. 

Datum  et  actum  Audomaropoli  in  domo  nostra  episcopali  anno 
Domini  1583  mensis  Julii  die  octava.  Presentibus  ibidem  honestis 
ac  discretis  viris  Jacobo  Willant  acolytho  et  Mgr0  Firmino  de 
Gay  clericis  Tornacensis  et  Iprensis  respective  diocesis,  testibus 
ad  premissa  vocatis  ac  rogatis. 

Scriptum  erat  supra  plîcam  : De  mandato  Rml  D. 

Et  signatum : J.  Keersmaeckkr,  loco  secretarii. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  Acta  capituli  8 . Audomari. 


5. 


François  Lucas  résigne  la  prébende  Snmmœ  Miss»  de  S.  Sauveur, 
à Bruges,  en  faveur  de  son  frère  Paul  Lucas. 

18  Novembre  Remigius  Driutius,  filius  Mauritii,  J.  U.  L.,  canonicus  ecclesie 
1583.  cathedralis  ac  official is  Brugensis,  Rn,i  in  Christo  patris  ac  D. 

episcopi  Brugensis  in  spiritualibus  ac  temporalibus  vicarius 
generalis.  Dilecto  nobis  in  Christo  Paulo  Lucas  clerico  Brugensis 
diocesis  salutern  in  Domino  sempiternam.  Canonicatum  et  pre- 
bendam  Summe  Misse  fundatos  in  ecclesia  collegiata  S.  Salvatoris 
dicte  civitatis  Brugensis  ad  dictiR'"1  D.  collationem,  provisionem 
et  orrmimodam  dispositionem  jure  ordinario  spectantes  et  perti- 
nentes, liberos  nunc  et  vacantes  per  resignationem  venerabilis 
D.  Mgri  Francisci  Lucas  S.  T.  L.  ac  canonici  cathedralis  ecclesie 
Audornarensis  illorum  novissimi  possessoris  pacifici  in  manibus 
nostris  sponte  factam  et  per  nos  gratiose  admissam,  causa  tamen 
canonice  pcrmutationis  de  illis  ad  capellaniam  f undatam  ad  altare 
S.  Leonardi  in  ecclesia  cathedrali  divi  Donatiani  Brugensi  fiende 


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199 

et  perfioiende  et  non  alias,  neque  alio  modo,  tibi  licet  absenti,  in 
Dei  nomine  cum  omnibus  juribus  et  pertinentiis  suis  universis 
contulimus  et  conferimus  et  de  illis  providimus  et  providemus 
per  présentes.  Quocirca  Rdo  D.  decano  et  capitulo  dicte  ecclesie 
S.  Salvatoris  aliisque  presbyteris  et  notariis  nobis  subditis 
committimus  et  mandamus  et  non  subjectos  requirimus  atque 
rogamus,  quatenus  ipsi  vel  eorum  aliquis  desuper  requisitus, 
recepto  primitus  a te  vel  procuratore  tuo  legitimo  debito  ac 
solito  juramento,  te  vel  procuratorem  hujusmodi  adcanonicatum 
et  prebendam  admittat  ac  in  canonicum  et  confratrem  recipiat 
atque  in  corporalem,  realemet  actualem  possessionem  eorumdem 
canonicatus  et  prebende  ac  fructuum,  reddituum  proventuum, 
jurium  et  emolumentorum  omnium  et  singulorum  ponat  et 
inducat  seu  poni  et  induci  faciat,  stallum  tibi  in  choro  ac  locum 
in  capitulo  cum  dicti  juris  plenitudine  assignando,  tibi  vel  procu- 
ratori  tuo  predicto  de  eorumdem  canonicatus  et  prebende  fructi- 
bus,  redditibus,  proventibus,  juribus  et  obventionibus  universis 
respondeat  seu  ab  aliis  quorum  interest  responderi  faciat,  adhi- 
bitis  ceremoniis  et  solemnitatibus  in  similibus  adhiberi  solitis  et 
consuetis  quatenus  adhiberi  possint  ac  valeant,  j ureque  prefati 
Rmi  D.  et  cujuslibet  alterius  in  omnibus  semper  salvo.  Volumus 
insuper  et  decernimus,  si  ob  rebellionis  motus  ad  ecclesiam 
S.  Salvatoris  tutus  securusque  non  pateat  accessus,quodpossessio 
capta  in  aliqua  ecclesia  Belgicarum  provinciarum,  perinde  valeat 
ejusdemque  effectus  et  vigoris  existât  ac  si  in  dicta  ecclesia 
S.  Salvatoris  capta  seu  tradita  foret,  nobis  quid  inde  fecerit 
[factum  fuerit],  fideliter  ac  lucide  rescribendo. 

In  cujus  rei  fidem  et  testimonium  présentes  sigillo  nostro,  ob 
vicariatus  nostri  sigilli  carentiam,  et  notarii  apostolici  subscri- 
ptione  ad  hoc  assumpti,  jussimus  et  fecimus  communiri. 

Datum  et  actum  Audomaropoli  in  collegio  pauperum  divi 
Bertini  anno  Domini  1583,  mensis  Novembris  die  décima  octava, 
presentibus  venerabilibus  DD.  Mgro  Georgio  de  Clercq  J.  U.  L. 
ecclesie  cathedralis  Brugensis  et  Cornelio  Croes  dicte  ecclesie 
collegiate  S.  Salvatoris  Brugensis  respective  canonicis  testibus 
super  premissis  vocatis  atque  rogatis. 

Sub8criptum  supra  plicam:  De  mandato  prefati  D.  Yicarii 
Et  signatum:  O.  Hoovius. 

Acta  possessionls. 

Anno  Domini  1584  feria  quarta  cinerum  videlicet  mensis  5 
Februarii  die  quinta  circiter  horam  decimam  ante  meridiem, 
venerabiles  et  circumspecti  viri  ac  DD.  Rolandus  Sylvius  S.  Sal- 


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Février 

1584. 


200 


vatoris  canonicus  et  pastor  prime  portionis  ecclesie  collegiate 
S.  Salvatoris  Brugensis,  locum  tenens  decani  ejusdem  ecclesie 
decanatu  vacante,  Petrus  Cueninc  etiam  canonicus  et  pastor 
secunde  portionis,  Franciscus  Folke,  Matthias  Pottier  et  Cornélius 
Croes  pbrl  dicte  ecclesie  canonici,  in  hac  civitate  Audomarensi  ob 
presentis  temporis  turbationes  degentes  et  morantes,  ad  infra- 
scripta  in  ecclesia  cathedrali  Audomarensi  in  sacello  dive  Marie 
Yirginis  communiter  dicto  ad  eampanas , specialiter  convenientes 
et  capitulariter  ibidem  congregati,  capitulum  dicte  ecclesie  S. 
Salvatoris  facientes  atque  représentantes,  matura  deliberatione 
prehabita,  vigore  et  pretextu  collât ionis  et  provisionis  présent ium 
litterarum  et  specialis  clausule  : Volumus  insuper,  etc.,  in  iisdem 
contente,  discretum  virum  Paulum  Lucas  clericum  Brugensis 
diocesis  principalem  in  albo  harum  principaliter  nominatum,  id 
reverenter  et  instanter  requirentem,  ad  retroscriptos  canonicatum 
et  prebendam  dicte  ecclesie  collegiate  S.  Salvatoris  admiserunt 
et  in  canonicum  et  confratrem  receperunt,  necnon  ipsum  in  cor- 
poralem  realem  et  actualem  possessionem  eorumdem  canonicatus 
et  prebende  juriumque  et  pertinentium  suorum  posuerunt  et 
induxerunt,  stallum  sibi  circa  altare  et  locum  super  scamnum 
ejusdem  sacelli  (ex  eo  quod  ad  ecclesiam  et  capitulum  S.  Salva- 
toris tutus  et  securus  ob  rebellionis  motus  ipsis  non  pateat 
accessus)cumplenitudine  juris  canonici  débité  assignando,prestito 
tamen  prius  per  dictum  Paulum  Lucas  et  a prefatis  DD.  capitu- 
lante us  recepto  juramento  obediencie  ac  de  statut is  et  consuetu- 
dinibus  predicte  ecclesie  S.  Salvatoris  observandis  bonisque 
ejusdem  et  prebende  sue  non  alienandis.  Sed  quia  prefati  DD. 
capitulantes  declararunt  se  juramentum,  quod  canonici  jamdicte 
ecclesie  prestare  tenentur,  scriptum  jam  ad  manus  non  habere, 
dictus  Paulus  Lucas  iisdem  DD.  instantibus,  illud  idem  juramen- 
tum quod  dicti  canonici  subire  tenentur,  se  prestaturum  ac 
insuper  jura  receptionis  consueta,  quorum  exactionem  iidem  DD. 
ob  certas  causas  animos  eorum  moventes  distulerunt  soluturum, 
quodcumque  ad  id  ex  parte  eorumdem  DD.  requisitum  fuerit 
promisit  et  se  obligavit. 

Actum  ubi  supra,  presentibus  ibidem  discretis  viris  DD.  Petro 
Goetgliec  pb10  vicario  et  sacellano,et  Johanne  de  Ylieghere  clerico 
succentore  predicte  ecclesie  cathedralis  Audomarensis,  testibus 
ad  premissa  vocatis  atque  rogatis,  et  me  Oliverio  de  Latere  pbro 
Audomarensi  publico  auctoritate  apostolica  ac  curie  spiritualis 
Audomarensis  notario  et  scriba  jurato  ad  premissa  vocato  specia- 
liter atque  rogato  teste  etc. 

Et  signatum  : O.  de  Latere. 

Archives  de  l’Évêché  de  Bruges  ; Acta  Capituti  8.  Salvatoris . 


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201 


e. 

Lettre  de  Christophe  Plantin  à François  Lucas. 

Clariss.  doctissimoque  Dfio  Dfio  Francisco  Lucae  S.  Theologiæ 
doctori  et  canonico  ecclfte  Audomaropolitanæ. 

Gavisus  sum  equidem  et  nobis  gratulatus  quando  tuas  vidi  et  13  Juin  1686» 
legi  26  Maij  ad  me  scriptas.  Yerebar  siquidem  ne  nostri  plane 
fuisses  oblitus  aut,  quod  absit,  a nobis  alienus  ! Ante  has  enim 
nullas  prorsus  abs  te  accepimus.  Ad  res  nostras  qnod  attinet, 
ecce  jam  duodecim  annis  est  ex  quo  ministri  Regis  nostri  me 
vana  spe  solutionis  quinquaginta  millium  florenorum  mihi  debi- 
torum  corrodunt,  dum  interea  foenus  corrodens  ejus  summæ 
singulis  annis  opportuit  persolvere,  et  interea  labores  nostros 
et  nostræ  typographies  usum  alienis  sumptibus  et  commodo  sub 
nomine  nostro  illis  gratum  impendere.  Quod  cum  ab  obsidione 
Antverpiana  fieri  non  potuerit,  neque  jam  propter  vecturæ  ingens 
pretium  non  possit,  non  video  quid  nobis  cogitandum  sit  aliud 
quam  de  venditione  quovis  pretio  typographies  nostræ  intégras, 
statim  ubi  Breviaria  in  4°  duobus  tomis,  Missalia  in  folio  et  in 
8°  pro  quibus  nonnulli  bibliopolæ  exteri  papyrum  ad  me  miserant 
et  quæ  jam  inchoavi,  absolvero,  id  quod  vix  toto  anno  fiet,  cum 
vix  quatuor  tantum  prela  in  illis  exercere  possimus,  eo  quod 
pluribus  operis  singulis  septimanis  persolvere  pensum  nequeamus, 
imo  neque  amplius  hanc  nos  tram  tam  amplam  familiam  aluisse 
[alere  valeamus],  proindeque  unicuique  ex  nostris  curam  sui  com- 
mendare  [debeamus].  Atque  sic  coactus  redii  in  hac  senectute  ad 
labores  pristinos  typographiæ  donec  aliter  visum  fuerit  Dfio 
Deo  meo  qui  me  sua  gratia  f ulciens  patientiæ  virtute  confortât  et 
alacrem  reddit  animum  viribus  etiam  corporis  pene  prorsus 
deficientibus.  Quæ  omnia  nolim  te  interpretari  tamquam  a con- 
querente  scripta,  sed  ab  amico  pectore  amico  enarrata. 

Ad  Bibliorum  maximorum  pretium  quod  attinet  abunde  mihi 
satisfactum  erit  si  tu  grato  animo  ab  antiquo  tuo  amico  ea  reci- 
pias,  ut  qui  me  tibi  multo  majora  debere  fatear.  Ad  distra- 
ctionem  ritualium  librorum  pro  choro  quod  attinet,  sentio 
uberiorem  solito.  Conqueruntur  vero  multi  etiam  de  temporis 
difScultate  in  pecunia  ad  solutionem  invenienda;  ego  autem  cogor 
me  juvare  eorum  præsentia  quæ  possideo.  Graduale  desideratur 
pro  quo  papyrum  habeo  et  exemplar  paratum  : sed  cum  desint 
facultates  ad  pensa  hebdomadalia  operis  solvenda,  neque 
certus  sim  de  distractions  prompta,  non  audeo  profundius 


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202 


îngredi  cœnum  illud  fœnorarium  ad  hæc  mea  alia  citius  accele- 
randa.  Uti  possemus  Bi  juvaremur  ab  illis  qui  nostra  tamdiu 
detinent  vel  ab  illis  qui  possent  sine  fœnore.  Yale  vir  præstan- 
tissime  et  amicorum  optime  et  Rmum  quæso  cum  D.  Côrerio  et 
aliis  omnibus  quibus  cognoscis  non  ingratum  nostro  nomine 
quam  officiosissime  salutare  digneris. 

Antverpiæ  in  officina  nostra  typographica,  13  Junij  1586. 

Archives  du  musée  Plantin,  à Anvers  : Beg,  X,  fol.  98. 

7. 

Lettre  de  Christophe  Plantin  à François  Lucas. 

Yen.  doctissimoque  viro  D.  Francisco  Lucæ 
ecclesiæ  S.  Audomari  canonico. 

Septembre  S.  P.  Acceptis  litteris  tuis  15  Sept,  datis  illico  innui  nostro 
1586.  Moreto  ut  daret  Antiphonarium  et  Psalterium  compacta  abs  te 
petita.  Breviarium  in  folio  ne  unum  quidem  habui  a decem  duode- 
cimve  annis  quo  tempore  exemplaria  omnia  institutori  D.  Soto 
nomine  Regiæ  Majestatis  fuerint  tradita,  idque  malo  meo  fato, 
quod  ab  eo  die  mihi  debeantur  a ministris  Regni  in  Hispania 
ultra  quinquaginta  millia  florenorum  quorum  edaci  fœnore  pene 
corrosus  hactenus  langueo.  Oportuit  meam  typographiæ  operam 
et  nomen  aliis  exteris  bibliopolis  mancipio  dare.  Nunc  autem 
incipio  per  Dei  gratiam,  cum,  hoc  sole  S.  Matris  nostræ  Ecclesiæ 
catholicæ  Romanæ  exoriente,  spes  adsit,  paullatim  amicorum  auxi- 
liisposse  aliquid  præstare  quodviris  ecclesiasticis  et  ecclesiislibris 
destitutis  sit  commodum  neque  nobis  grave,  modo  inde  sequatur 
opportunadistributio.Cujus  generis  sunt  quæ  jam  vidisti  brevique, 
Deo  favente,  videbis  nempe  Breviarium  in  4to  typis  non  exilibus  ac 
proinde  in  parte  hiemali  jam  absoluta  et  æstivali  infra  mensem 
Octobrem  absolvenda,  distributum;  quod  sequetur  Missale  in  folio 
et  in  8°.  Nam  in  quarto  non  ita  diu  impressi,  et  si  constitutione 
ecclesiastica  mihi  addatur  animus  et  ferant  vires,  sequetur  Bre- 
viarium in  folio.  Neque  quicquam  recusabo  quod  in  mea  situm  sit 
potestate.  Cum  libris  supradictis  jussi  dictum  nostrum  Moretum 
addere  schedulam  in  qua  pretium  justum  sit  adscriptum,  quod 
mittes  per  opportunitatem.  Ad  Biblia  vero  quod  attinet  abunde 
mihi  abs  te  satisfactum  agnosco  qui  nostram  officinam  tuis  labo- 
ribus  doctissimis  ornasti,  locupletasti;  proinde  certiorem  te  facio 
me  quicquid  miseris  non  solutionis  sed  beneficii  causa  rationibus 
meis  adscripturum.  Dominum  Corerium  quæso  nomine  meo  saluta 


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203 

et  alios  amicos  inprimis  autem  præstantiss.  D.  Pamelium  et  bene 
vale  in  Christo  Jesu  Dno  nostro..  Ex  typographia  nostra.  Sep- 
tembres 1586. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  X,  fol.  106TO. 

8. 

Lettre  de  Christophe  Plantin  à François  Lucas. 

Rd0  doctissimoque  viro  D.  Francisco  Lucæ. 

Tuas  Rd*  Dne  ad  Regem  6 Martii  hinc  cum  meis  et  quibusdam  12  Avril  1587. 
aliis  Lutetiam  misi,  ad  fratrem  meum  qui  26  ejusdem  seripsit  ad 
me  se  dedisse  legato  Regis  nosfcri,  porro  mittendas  uti  habefc  in 
mandatis  et  sæpe  fecit  antehac.  Alia  quædam  jussu  ipsius  Regis 
evocata  ab  ejus  secretario  D.Çaya....  Spero  itaque  eumdem  secreta- 
rium  recipisse  et  uti  solet,  quæ  mitto,  Régi  tradidisse.  Si  quid 
aliud  me  tuo  nomineposse...  inopera.  Interea  de  iis  quæ  tu  in  sacris  , 
litteris  meditaberis  libenter  audiemus  et  si  quidmiseris,  amplectar. 

Ad  quæ  Dûs  Deus  tibi  vitam  et  otium  concedere  dignetur. 

Antverpiæ  raptim,  12  Aprilis  1587. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  X,  fol.  141v0. 

9. 

Lettre  de  Christophe  Plantin  à François  Lucas. 

Eximio  doctissimoque  viro  D.  Francisco  Lucæ 

S.  Th.  Licentiato  canonico  Audomaropolitano. 

Exemplar  Orationis  tuæ  et  arma  huic  adprimenda  recepi  cum  7 Septembre 
indilitteris  tuis  gratissirais,  quibus  ad  voluntatem  tuam  illis  ca-  1587. 
tam,  per  omnia  satisfacere  conabor.  D.  Pamelium  virum  uti  do- 
ctissimum  ita  piissimum  declaratum  episcopum  vestrum  et  D. 

"V  endevillium  optimi  et  integerrimi  consilii  virum  Tornacensem  • 
atque  peritissimum  D.  Lindanum  Gandavensem  valde  gaudeo 
neque  illis  tantum  de  talibus  honoribus  gratulor  quantum  Reip. 

[circa]  de  Paraphrasi  chaldaïca  tractatum  et  de  foliis  abs  te  petitis 
aliisque  rebus  latius  prima  scribam  opportunitate.Nunc  siquidem 
débilitas  corporis,  occupationes  et  nuntii  subitus  reditus  me 
cogunt  finem  his  facere.  Interea  rogo  Dm  Deum  ut  te  diu  servet 
incolumem.  Antverpiæ  7 Septemb.  1587. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  X,  fol.  157TO, 


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Après 
le  1 Juillet 
1589. 


Vers  1590. 


204 


10. 

Lettre  de  Jean  Moretus  I à François  Lacas. 

S.  P.  Dfio  Franc0  Lncœ  Audomarop. 

Quantam  jactnram  fecerimus  ex  optimi  parentis  obi  ta  impossi- 
bile  foret  R.  T.  litteris  meis  perscribere;  nec  soli  damnum  reBenfcire 
videra  ur  (libéré  loquor)  sed  et  Esi®  Uni  ver  sa  Respublica.  Gratias 
tibi  immortales  ago  et  habebo  semper  qui  tam  liberaliter  quam- 
cumque  tuam  operam  offerre  et  conferre  nobis  desideras  ; jam  a 
mnltis  annis  tibi  sinceritatem  esse  novi.  Si  Deus  vitam  concesserit 
temporaqne  quiescant,  speramus  histic  quæ  jam  in  manibas  sunt 
qaandoque  in  lacem  proditura.  Intérim  nos  tibi  semper  esse 
addictos  credas  et  amare  pergas.  Martyroîogium  Baronii  nunc  a 
nobis  absolutnm  mitto.  Quod  gratum  fore  tibi  existimo;  scio, 
commendabis  apud  alios.  Yale  vir  Rde,  ignosce  si  paucis  agam  ; 
occupa tiones  nostræ  id  requirent. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg,  X,  fol.  251™. 

11. 

Lettre  de  Jean  Moretus  I à François  Lacas. 

Rd0  Dno  Francisco  Lucæ  canonico  Audomaropolim. 

Paucis  Rd0  admodum  Dfie  respondebo  bonis  missivis  tuis  quas 
tardius  accepi,  quia,  ut  retulit  qui  easdem  mihi  tradidit,  per  dies 
aliquot  in  manibus  Vellemakeri  bibliopolæ  vestri  latuissent. 
Gratias  ago  R.  D.  T.  pro  oblato  mihi  libro  commentariorum  R.  P. 
Cornelii  in  Epist.  D.  Pauli,  sed  dicam  tempora  nunc  nobis  tam 
iniqua  contigisse  ut  non  auserim  meis  sumptibus  impressionem 
aggredi.  Si  itaque  Rdu#  D.  Abbas,  author  a quo  librum  accepi  vel 
alius  suis  expensis  excudi  librum  velit,  suo  tempore  a nobis 
imprimi  posset;  ante  tamen  menses  octo  aut  decem  inchoare  non 
possemus.  Hæc  sunt  quæ  de  hujus  libri  impressione  significanda 
R.  T.  duxi.  Apologiam  tuam  de  qua  scribis  hactenus  non  inveni- 
mus,  intérim  tamen  visitabo  quæcumque  apud  nos  sunt  roanu- 
scripta  et  si  reperiantur,  fideliter  transmittentur.  Nunc  accipies 
Biblia  cum  versione  interlinearia  quæ  empsisti,  quibus  Tabellas 
duas  addidi  quas  acceptas  esse  cupio  R.  T.  etc. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg . X,  fol.  275. 


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205 

12. 

Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Horetus  I. 

Seigneur  Morentorf. 

J’ay  receu  voz  lettres  on  date  du  XXIIe  du  May  dernier  avecq 
ung  pacquet  contenant  les  livres  d’ Arias  Montanus  qui  j’avais 
demandé  et  Lensæus  et  Coretus  qu’ont  servi  pour  noz  amis,  veu 
que  je  les  avoie.  Je  suis  prest  de  payer  lesdicts  livres  s’il  vous  en 
plaist  escrire  le  pris,  car  mon  intente  n’a  point  esté  vous  charger 
en  ung  temps  si  pauvre  et  misérable  pour  ung  chacun,  comme 
cestuycy  a pût  : mais  il  vous  plaira  suppléer  les  faultes  que  le 
compacteur  y a trouvé,  asçavoir:  In  Josué  il  y a faulte  du  dernier 
coier  qui  suit  après  Y Y ; in  scripta  Apostolorum  il  y a faulte  du 
grand  F au  premier  abc  et  du  petit  c au  deuxiesme,  et  redun- 
dance  du  grand  C que  je  vous  renvoie. 

Quant  aux  notes  ad  varias  lectiones  Novi  Testamenti  edïtionisgrecœ, 
je  les  ay  appoincté  suivant  vos  premières  lettres  pour  adjouster 
en  fin  de  l’impression  d’un  Nouveau  Testament  grecq,  et  j’espère 
qu’elles  seront  aggréables  aux  gens  sçavans,  aiant  desja  traicté 
bon  nombre  des  places  des  quattre  Evangiles  et  si  briefvement 
quy  se  joindront  commodément  en  fin  d’un  petit  format.  Mais 
veu  que  par  vos  dernieres  me  mandez,  qu’avez  encoire  à différer 
l’impression  dudict  Testament  grecq,  je  les  garderay  chez  moy  et 
les  augmenteray  de  jour  en  jour  poursuivant  le  fil  de  mes  études, 
et  quand  en  aurez  à faire  mander  les  poldrez. 

Quant  aux  Bibles  de  Sixte  Y imprimées  à Rome  ilz  me  vien- 
dront desmaintenant  bien  à poinct:  mais  veu  qu’ilz  sont  sy  diffi- 
silz  à recouvrer,  nons  attendrons  tant  que  commodité  se  présentera 
pour  les  avoir  facilement  et  quand  mon  estude  les  requirera  plus 
nécessairement. 

Car  après  avoir  achevé  les  Evangiles,  devant  qu’aller  plus 
oultre  ad  Epistolas  Pauli,  je  suis  délibéré  (sy  Dieu  me  donne 
grâce,  veu  qu’il  semble  qu’il  m’at  appellé  pour  orner  la  Sainte 
Escripture)  d’amender  toute  îa  Bible,  c’est  à dire  de  transférer  la 
vraye  ou  la  plus  vraysemblable  leçon  au  texte  là  où  il  y a variété, 
et  quant  et  quant  donner  briefve  raison  de  l’émendation  de 
chacune  place  à telle  fin  que  par  là  ne  se  puissent  jamais  corrom- 
pre les  places  une  fois  restituées,  ou  sy  se  corrompent  derechief, 
sera  aisé  de  les  restituer,  de  sorte  que  les  dictes  raisons  ou  notes 
serviraient  d’une  haye  à la  Bible  latine  comme  les  Juifs  disent 
que  leur  Masoreth  sepes  est  legis , et  seriont  si  briefves  quy  se 


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16  Juillet 
1592. 


206 


poldriont  joindre  en  fin  de  la  Bible  : et  j’estime  que  j’aurosi 
bientost  achevé  le  dict  ouvrage,  veu  que  je  suis  aulcunement 
versé  en  ceste  matière;  mais  attendue  que  suis  venu  si  avant  en 
ceste  narration  des  Evangiles,  il  me  semble  mieux  d’achever 
iceux  devant,  de  paour  que  la  mort  ne  me  surprendant  ou  la 
nécessité  du  temps,  je  laisse  toutes  choses  imparfaictes.  Nean- 
moins j’y  besoigne  à mesure  que  je  procède  ès  Evangiles,  et  tant 
en  grecq  comme  ay  déclaré  cy  devant,  comme  en  latin,  car  pour 
le  Nouveau  Testament  je  le  propose  faire  tant  au  grecq  comme  au 
latin,  pour  le  Viel  au  latin  tant  seulement. 

Quant  à ceste  Bible  doncq  de  Rome,  elle  me  sera  allors  plus 
nécessaire  quand  je  m’addonneray  du  tout  a ceste  œuvre.  Dieu 
nous  doint  sa  grâce  et  loisir,  car  souvent  plusieurs  empêche- 
mens  surviennent  malgré  nous,  auxquels  parfois  il  fault  ceder 
comme  nécessaires  a ceste  misérable  vie,  parfois  non  sans  diffi- 
culté les  scait-on  surmonter.  Or  je  tends  à la  promotion  de 
l’honneur  de  Dieu  et  du  bien  publicq,  entendant  en  ce  coopérer 
a voz  vertueux  desseings,  sy  je  puis  proférer  chose  digne.  A tant 
Sr  Moretus  je  prie  le  Créateur  vous  octroier  ses  saintes  grâces 
me  recommandant  très  effectueusement  aux  vostres. 

De  S*  Orner  ce  XVI*  de  Juillet  XVe  IIII«  XII  (1592). 

Le  tout  vostre  en  service 
François  Lucas. 

J’ai  loing  temps  attendu  devant  que  respondre  a Monsr  Mer- 
cator  ce  que  je  fay  maintenant. 

Adresse  : 

Au  Seigneur  Jehan  Moretus  Imprimeur  en  l’officine  Planti- 
nienne  à Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  299. 

13. 

L’évêque  Jean  de  Vernois  confère  à François  Lucas  la  dignité  de 
grand  pénitencier. 

Johannis  de  Yernois  Dei  et  apostolice  Sedis  gratia,  episcopus 
Audomarensis,  venerabili  viro  nobis  in  Christo  dilecto  D.  ac  Mgro 
Francisco  Luce  S.  T.  L.  ecclesie  cathedralis  nostre  canonico 
to  afîectoalutem  in  Domino.  Penitentiariam  diocesanam  gar.sadu 


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207 


s eu  dignitatem  pœnitentiarii  in  eadem  ecclesia  nostra  cathedrali 
per  bullam  felicis  recordationis  Pii  pape  quarti  dotationis  ejusdem 
ecclesie  nostre  canonico  graduato  affecto  ejusdem  eccîesie  affec- 
tam,  cujus  collatio,  provisio  et  quevis  alia  dispositio  ad  nos  pleno 
jure  spectare  et  pertinere  dignoscuntur,  liberam  nunc  et  vacantem 
per  obitum  venerabilis  viri  D.  ac  Mgri  Guillelmi  de  Campdavaine, 
illius  novissimi  possessoris  pacifici,  tibi  presenti  et  aeceptanti 
tanquam  habili,  capaci  et  idoneo  cum  officiis,  juribus  et  pertinentiis 
suis  universis,  in  Dei  Domine  contulimus  et  donavimus,  conferi- 
mus  et  donamus  per  présentes,  te  de  eisdem  harum  traditione 
investientes.  Quocirca  venerabiles  et  eximios  viros  decanum  et 
capitulum  dicte  ecclesie  nostre  cathedralis  requirimus  (ipsis  nihi- 
lominus  mandantes)  quatenus  te  vel  procuratorem  tuum  legitimum 
pro  te,  in  corporalem,  realem  et  actualem  possessionem  dicte 
hujus  dignitatis  pœnitentiarii  juriumque  et  pertinentium  omnium 
et  singulorum  ejusdem  recipiant,  ponant  et  inducant  seu  poni  et 
induci  faciant,  stalium  in  choro  et  locum  in  capitulo  dignitati 
hujusmodi  congruentem  tibi  assignando,  prestitis  tamen  prius 
per  te  vel  procuratorem  tuum  pro  te  juramentis  requisitis  et 
consuetis,  ceterisque  solemnitatibus  de  more  servatis,  jure  nostro 
et  cujuslibet  alterius  in  similibus  semper  salvo.  In  quorum  om- 
nium et  singulorum  fidem  présentes  litteras  fieri  et  per  secretarium 
nostrum  signari  sigillique  nostri  jussimus  et  fecimus  appensione 
muniri. 

Datum  et  actum  Àudomaropoli  in  domo  nostra  episcopali  anno 
Domini  1593,  mensis  Martii  die  quinta,  presentibus  ibidem  vene- 
rabilibus  et  discretis  viris  DD.  Petro  Tincelet  pbro  decano 
christianitatis  et  pastore  de  Blendecq  nostre  diocesis,  Nicolao 
Morel  dicte  diocesis  clerico  ac  infrascripto  secretario  nostro, 
testibus  ad  premissa  specialiter  vocatis. 

Subscriptum  super  plicam  : De  mandato  prefati  Rœi  D. 

Et  paulo  ulterius  : G.  de  Remect,  Secret. 

Anno  Domini  1593,  die  vero  décima  mensis  Martii,  comparuit  in  10  Mars  1693. 
capitulo  D.  ac  Mgr  Franciscus  Lucas  pbr  et  S.  T.  L.  habens  et 
tenens  suis  in  manibus  certas  collationis  et  provisionis  litteras  a 
R™0  D.  Johanne  de  Yernois  episcopo  Audomarensi  et  DD.  gradu- 
atis  emanatas,  quibus  sibi  de  pœnitentiaria  diocesana  seu  dignitate 
pœnitentiarii  in  eadem  ecclesia  cathedrali  Audomarensi,  per  bullam 
felicis  recordationis  Pii  pape  quarti  dicte  ecclesie  canonico  graduato 
affecta,  vacante  per  obitum  D.  ac  Mgri  Guillelmi  de  Campdavaine, 
illius  dum  viveret  novissimi  possessoris  pacifici,  providebatur. 

Requirens  eapropter  DD.  meos  quatenus  in  vim  dictarum  littera- 


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208 


rum  in  corporalem,  realem  et  actualem  possessionem  admittere, 
ponere  et  inducere  vellent  et  dignarentur.  Cui  requisitioni  DD. 
mei  annuentes,  yisis  siquidem  primitus  collationis  et  provisionis 
litteris  prenotatis,  in  petitam  possessionem  predicte  dignitafcis 
pœnitenfciarie  diocesane,  juriumque  et  pertinentium  omnium  et 
singulorum  ejusdem  posuerunt,  admiseruntet  induxerunt,  ipsum- 
que  in  pœnitentiarium  receperunt,  prestito  prius  per  eumdem  D. 
Lucam  in  propria  et  a prefatis  DD.  decano  et  capitulo  recepto 
juramento  per  pœnitentiarios  dicte  ecclesie  prestari  solito,  fidei 
professione  subséquente,  stallo  sibi  in  choro  sepedicte  ecclesie  in 
superioribus  sedibus  sinistri  lateris  juxta  arcbidiaconutn  Flandrie 
ad  psallendum  per  yenerabilem  yirum  D.  ac  Mgru“  Eichardum 
Hallum  canonicum  ac  p refat i D.  episcopi  yicarium  débité  assignato, 
adhibitis  ad  hoc  solemnitatibus  consuetis,  oneribusque  solvi  con- 
suetis  intégré  solutis. 

Acta  fuere  bec  ubi  sumus,  presentibus  in  choro  DD.  Johanne 
Cocqpot  et  Johanne  Lavende  pbrl‘  vicariis  predicte  ecclesie,  cum 
pluribus  aliis  testibus  ad  hoc  requisitis  et  me  Mgro  Vincentio 
Le  Grand  DD.  meorum  notario  ad  id  etiam  specialiter  deputato 
teste. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  Acta  capituli  S.  Audomari . 

14. 

Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Horetns  I. 

Sr  Moerentorf. 

G Octobre  J’ay  rendu  à Monsr  Ogier  son  livre,  lequel  disoit  de  faire  le 
1598.  debvoir  requis  pour  avoir  congié  de  la  Court,  aiant  leu  vos  lectres 
à luy  escrites.  Je  le  vous  ay  recommandé  à sa  requeste,  veu 
signamment  qu’il  n’y  povoit  avoir  aucun  dommage  à imprimer 
son  livre,  luy  paiant  tous  les  despens.  Autrement  j’ay  tousjours 
désiré,  point  tant  la  litérature,  que  le  jugement  de  l’aucteur  en 
lisant  ses  poésies,  lesquelles  il  m’a  souvent  donné  à lire  et  examiner. 
Ayant  veu  les  Antiguitates  Judaicas  Arie  Montani  que  m’avez 
envoié,  j’ay  esté  mary  de  les  avoir  tant  demandé  : j’estimois  que 
c’estoit  quelque  chose  nouvelle  semblable  aux  Antiquitez  de 
Josephus,  et  je  n’y  trouve  aultre  chose  que  je  n’ay  in  Bibliis  Begiis. 
Partant  sy  vous  plaist  de  l’ad jouter  au  compte  de  Velleraackere 
et  luy  ou  bien  moy  en  faire  scavoir  le  pris,  je  le  donneray  en  ses 
mains  pour  vendre,  de  taut  plus,  que  mon  intente  n’a  point  esté 


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209 


de  l’avoir  gratis,  ainsy  comme  il  vous  plaist  me  le  présenter  de 
vostre  grâce,  mais  en  bien  paianfc.  Je  vous  remercie  fort  de  vostre 
bonne  veuille  envers  moy  tant  pour  ces  Antiquitates  comme  pour 
Bernartius  De  utilitate  hùtoriae  : je  vouldrois  avoir  le  moien  de 
monstrer  présentement  ma  gratitude.  A tant  Monsr  Morentorf, 
je  prie  le  Créateur  vous  octroier  ses  eaiuctes  grâces,  me  recom- 
mandant affectueusement  aux  vostres.  En  haste  de  S*  Orner,  ce 
VI*  d’Octobre  XVe  1111“  XIII. 

Le  très  appareillé  a vostre  service, 
Franchois  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsr  Morentorf  Imprimeur  Royal  en  l’officine  Plantinienne 
en  Anvers.  Par  amy . 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg,  LXXXVII,  fol.  467. 


15. 


Lettre  de  Jean  Moretus  I à François  Lucas. 

Francisco  Luce  Audomaropolim. 

Rde  admodum  atque  eruditme  D"e. 

Vêtus  tuus  in  socerum  p.  m.  ac  deinde  in  me  amor,  ut  ultra 
librorum  tuorum  impressionem  denegem,  haud  permittit  ; utinam 
tempora  hæc  sinant,  typographicis  nostris  laboribus,  si  unquam, 
adversa.  Varias  lectiones  quas  in  quattuor  Evangeîia  paratas 
habere  scribis,  seorsum  edi  commodius  censeo,  quam  in  fine  SS. 
Bibliorum  subjungi,  et  hoc  Romanis  placiturum  magis  existimo. 
Commentarium  in  Matthæum  quem  socero  meo  olim  suadente 
concepisse  scribis,  tam  illius  mémorisé,  cui  nihil  non  debeo,  quam 
amicitiæ  tuæ  causa,  intra  biennium  impressurum  me  addico,  ni 
temporis  forte  adversitas  hanc  mihi  potestatem  eripuerit.  Cæterum 
R.  T.  de  insigni  in  me  meosque  benevolentia  gratias  quam  possum 
maximas  ago,  et  ut  in  amore  hoc  nostri  perseveret  rogo.  Emen- 
dationes  Breviarii  quas  nuper  R.  T.  ad  me  misit,  Illmo  cardinali 
Baronio  in  Urbem  transmisi;  exspecto  de  his  ipsis  responsum,  et 
ubi  accepero  R.  T.  perscribam.  Vale  Rde  atque  eruditœe  Dfie.  Ant- 
verpiæ  in  officina  Plant*,  XXVIII  Julii  MDC. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg,  XII,  fol.  111. 

14 


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28  Juillet 
1600. 


26  Avril 
1601. 


210 


16. 

Lettre  de  Georges  Colvenerius,  professeur  à l’Université  de 
Douai,  à Jean  Horetus  I. 

S.  P.  Ornatissime  Mor^te.  Immensas  ago  gratias  de  fcriplici 
munere  mihi  donato  pro  exiguis  impensis  laboribus,  novo  tomo 
Baronii,  catechismo  Roman  o et  aliquot  exemplaribus  Indicis  a me 
concinnati.  Mitto  pauculas,  quæ  tua  laus  est  et  correctoris  tui, 
mendas  in  editione  Bibliorum  ad  exemplar  Romanum,  in  quibus 
tua  a Romana  impressione  dissidet  (1).  Observavi  et  aîia  non  pauca 
in  quibus  non  dubitoerrorem  esse  vel  typographicum  vel  alium,  sed 
nihil  omnino  notavi  in  bis  nisi  ubi  dissentis  a Romano  exemplari. 
Seorsim  potero  semel  ea  Gard.  Baronio  destinare  a quo  aliquot 
literas  accepi.  Legi  totum  fore  Novum  Test,  sed  in  Yeteri  nihil 
præter  Pentateuchum,  ob  varia  quæ  occurerunt  impedimenta,  et 
nune  quoquo  die  bina  lego  capita  in  Yetere.  Non  video  tamen  quid 
usque  adeo  operæ  pretium  sic  ut  pro  editione  in  folio  quam  medi- 
taris  quidpiam  notem  in  tuo  exemplari,  cum  habeas  apud  te  auto- 
graphum  Romanum.  Intérim  quod  petiisti,  lubenter  persolvam,  et 
quacumque  alia  in  re  mea  tibi  opéra  usui  esse  queat,  eam  paratus 
sum  impendere.  Romæ  cudi  novum  Breviarium  scio  te  non  latet, 
et  ex  Urbe  literas  accepi  datas  mense  Decembri  quibus  scribitur 
ab  eo  qui  viderat,  extunc  4or  folia  excusa  esse,  pauca  tamen  essé 
immutata.  Yale  in  Dno,  vir  egregie,  et  Remp.  ornare  perge. 
26  Aprilis  1601.  Duaci  ex  seminario  regio. 

Tuus  ad  omnia 
Georgius  Colvekerius. 


Adresse  : 

Ornatissimo  viro  D.Joanni  Moreto  typog.  clarissi moque  An tverpiæ. 
Archives  du  musée  Plantin:  Iïcg.  LXXX,  fol.  285. 

Annexe. 

Errata  typographica  in  Pentateucho . 

Genesis  2.  v.  16.  legen.  prœcepitq , pro  prœcipitq. 

3.  v.  8.  leg.  paradiso  pro  patadiao. 

24.  v.  39.  quid  si  no  — noluerit,  dele  no. 
v.  63.  leg.  in  agro. 

(*)  Voir  Tanneæe  qui  suit  cette  lettre. 


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211 


Genesis  29.  v.  3.  leg.  ponerent  pro  poneret. 

31.  y.  8.  omissum  est  punctum  post  diction em  fœtus . 
41.  v.  17.  leg.  ergo  pro  ego . 

Exodi  6.  v.  15.  fiat  punctum  post  dictionem  Ruben  (l)  et  dic- 
tionem  Simeon. 

12.  y.  8.  leg.  cum  lactuds  pro  eum . 

28.  v.  30.  leg.  rationali  pro  rationcde. 

35.  v.  3.  leg.  sabbati  pro  subbati . 

Le  vit.  1.  y.  3.  post  dictionem  armento  omissum  est  punctum 
cum  commate. 

14.  y.  10.  leg.  duos  pro  diuos, 

20.  v.  25.  leg.  poUuta  pro  poïluca. 

22.  y.  23.  leg.  aure  pro  aute. 

Numer.  4.  v.  39.  leg.  triginta  pro  triginia. 

11.  v.  31.  leg.  aireptas  pro  arreptans  (*). 

13.  v.  27.  leg.  Aaron  pro  Aaaron. 

26.  v.  31.  leg.  Sechemitarum  pro  Sechemitatum . 
v.  51.  leg.  septingenti  pro  septingintL 

30.  v.  13.  leg.  contradixerit  pro  corradixerit . 

32.  v.  1.  leg.  infinita  et  sit  una  dictio. 

Deuteron.  3.  v.  3.  dele  unnm  ergo . 

9.  v.  22.  leg.  In  incendio . 

v.  23.  leg.  Cadesbarne  pro  Gadesbarne, 

18.  y.  20.  leg.  unica  dictione  interficietur. 

21.  v.  9.  leg.  innoceniid  pro  iunocenfis . 

22.  v.  23.  leg.  cum  pro  eum. 

31.  v.  6.  leg.  paveatis  pro  paveatis . 

Illud  etiam  observavi  tam  in  Yetere  quam  in  Novo  testamento, 
quod  sœpe  literæ  quædam  non  sint  efiiormatæ,  sed  locus  est  yacuus 
relictus.  Quod  inter  menda  non  putavi  censendum,  et  facile  yidetur 
quæ  literæ  desint. 


17. 

Lettre  de  Balthasar  Horetus  à François  Lucas, 

D.  Francisco  Luce. 

Gratias  quas  possum  maximas  R.  Y.  ago  de  singulari  suo  in  me 
affectu  ; cui  libens  equidem  adscribo  quas  mihi  tribuit  virtutum 

(1)  La  Bible  romaine  n'a  pas  de  point  après  Ruben. 

(2)  L’édition  vaticane  porte  arreptans . 


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25  Mai 
1601. 


212 


laudes.  Ego  vero  non  modo  mutuum  amorem  quem  a me  postulat 
promitto,  sed  quem  merito  R.  Y.  a me  deberi  agnosco  cuîtum.  De 
officiis  ac  beneficiis  affini  nostro  Belleto  praestitis  parens  una 
mecum  gratias  pariter  agit,  ut  et  de  opéra,  quam  R.  Y.  in  con- 
ferendis  Bibliorum  editionibus  nobis  atque  universim  Reip.  Chri- 
stianæ  præstare  hand  récusât.  Cæterum  etsi  tardius  bac  occasione 
Commentarium  suum  in  Evangelia  ad  nos  misent,  haud  proinde 
ejus  impressionem  a nobis  retardatum  iri  promittimus.  Àffinis  ille 
noster  quia  in  septmanas  aliquot  reditum  istbuc  difîeret,  tabellarii 
hujus  opportunitatem  nactus,  mitto  quos  R.  Y.  evocavit  libros  et 
quod  Rma,  Atrebatensis  Pontificale  Romanum,  cui  se  et  suos 
parens  meus  plurimum  a R.  Y.  commendari  rogat.  Yale  Rd*  admo- 
dum  atque  érudit’”*  Dne  et  a parentibus  meis  ac  fratribus  quos 
salvere  jusseras  plurimum  salve;  item  a D.  Pererio  cui,  per  nepotem 
suum  ad  officinam  nostram  nudiustertius  venientem,  salutem  a 
R.  Y.  nunciavi.  Antverpiæ  officina  Plant"*,  25  Maii  1601. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg,  XII,  fol.  151. 


18. 


Lettre  du  cardinal  Baronius  à Jean  Horetns  L 


Carissme  Morete. 


15  Août 
1601. 


Gratum  mihi  est,  te  diligenter  operam  dare,  ut  Annales  istic 
recusi  in  lucem  prodeant;  neque  minus  gratum,  quod  existimes, 
carum  nobis  esse,  si  aliquot  volumina  ad  nos  mittantur.  Nonum 
itaque  cum  aliis  libri^,  quos  in  indice  tuo  describis,  avidissime 
expecto.  Quartum  tardius  quidem  ad  vos  venisse,  jam  saepe 
dolui,  sive  id  Costerii  culpa,  sive  aliorum  evenerit,  certe  non 
mea.  Quinto  et  reliquis  ob  negotia  et  curas  manum  adjicere 
nondum  valeo.  Decimus  enim  tomus  ita  me  occupatum  tenet,  ut 
sperandum  sit,  eum  cis  Cal.  Novemb.  praelo  esse  mandandum, 
et  paucis  mensibus  post  ad  finem  perducendum.  De  Breviario,  ita 
est  animatus  Sanctiss.  ut  nulli  privilegium  velit  concedi,  omni- 
busque  liberum  esse,  ut  imprimant;  dabo  tamen  operam  ut  tu 
primus  exemplar  sis  consequuturus,  quod  serio  a me  dictum  esse 
existimes.  Calumniam  de  te  nullam  audivi,  quae  quidem  famam 
tuam  diminueret,  aut  nomen  : et  si  audissem,  cum  te  virum  bonum 
et  catholicum  esse  cognoscam,  repulissem  eam  cum  dicto  Levit. 
19  : Non  facietw  calumniam  proximo  ve8tro;qui  enim  (Ezech.  18) 


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213 

calumniaius  est  et  fecit  vim  fratri  suo,  ecce  mortuus  est  in  iniqui • 
taie  sua . 

Yale.  Ex  Urbe,  III  Id.  Aug1  MDCI. 

Tibi 

Caes.  Card.  Baronius. 

Adresse  : 

Ornatissmo  et  optimo  viro  Joanni  Moreto,  Anversa. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXVI,  fol.  351. 

19. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  More  tus. 

S.  P.  Domine  et  amice  optime. 

Mitto,  quos  ex  collatione  Romani  Bibliorum  exemplaris,  obser-  4 Septembre 
vavi  errores  exemplaris  vestri  ( 1 ) : quos  prius  misissem, si  prius  vobis  1601. 

opus  fuisse  credidissem.  Sunt  inter  hos  non  pauci  errores  hujus- 
modi,  quos  ipsae  operae  vestrae  facile  animadvertissent  : sed  ut 
nos  vobis  diligentiam  nostram  probaremus,  omnes  citra  discrimen 
adscripsimus.  Autographum  Romanum  non  nihil  adhuc  apud  me 
retineo,  (si  placet),  eo  quod  metuam  ne  absque  eo  parum  solide 
annotem  insigniora  loca  correctionis  Romanae,  quæ  jam  describere 
cogito,  interea  dum  Duacenses  legunt  Commentarium  meum  in 
Evangelia.  IUud  opusculum  ubi  perfecero,  quod  spero  trimestri 
posse  fieri,  mox  autographum  ad  vos  mittam  : interea  poteribis 
vos  fidenter  séqui  exemplar  vestrum  correctum  juxta  schedulam 
his  literis  inclusam.  Adhibita  enim  est  a nobis  exacta  diligentia  in 
conferendo.  Addidi  aliquot  loca  in  3°  et  4°  Esdrae  (2)  quæ  ita  mihi 
corrigi  posse  videntur  ut  scribo:  si  placet,  correctionem  meam 
sequi  poteris.  Yale,  Due  et  amice  honorande,  diu  incolumis  cum 
pâtre,  laudatissimo  viro. 

Audomaropoli  IY  Septbri*  XVIe  I. 

Yestri  studiosissimus 
Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 

Eruditiss0  atque  humaniss0  viro  D.  Balthasari  Moreto  clariss® 
principum  typographo  in  ofïicina  Plantiniana  Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg . LXXXVII,  fol.  303. 

(1)  Voir  l’anneæe  A qui  suit  cette  lettre. 

(2)  Voir  Y annexe  B. 


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214 

Annexe  A, 


I1BLA 

Gen.  2.  v.  16. 

10.  y.  14. 

11.  v.  11. 

23.  v.  1*2. 
30.  v.  27. 

- v.  31. 
32.  v.  4. 
34.  v.  31. 
38.  v.  15. 
40.  v.  8. 
Exo.  13.  v.  9. 
21.  v.  28. 

25.  y.  14. 
28.  v.  30. 

Levit.  6.  v.  7. 

14.  y.  10. 
Numer.  15.  v.  1. 
16.  y.  30. 

24.  v.  24. 

26.  v.  51. 
Deut.  25.  v.  19. 
Josue  5.  v.  6. 

7.  v.  19. 
10.  y.  40. 

14.  v.  4. 
v.  8. 

15.  y.  33. 
v.  48. 

21.  v.  27. 
Judic.  1.  v.  6. 
20.  v.  2. 

1 Reg.  12.  v.  11. 

25.  v.  24. 
30.  v.  3. 

2 Reg.  6.  y.  22. 

13.  y.  28. 


ANTV. 

praecipitq. 
et  Chassuim 
Yixitq.  postq. 
in  opidis 
Labam 
nihil  volo 
praecipitq. 
numquid 
Quem  cum 
interpretur 
monumentum 
commedentur 
in  arce 
in  rationale 
peccavi 
diuos  agnos 
Locutusq.  est 
diglutiat 
in  trienibus 
septinginti 
per  eireuitus 
circumcisus  fuit 
ad  Acha 
om -Ter  ram 
sed  et  in 
popuil 
Estoal 
amir 

et  Boccam 
Fuit  autem 
Omnesq.  angeli 
et  Baden 
domine  me 
Cum  ergo  venisset 
et  Judam*  (l) 
Amnon* 


ROM. 

praecepitq. 
et  Chasluim 
Yixitq.  Sem  postq. 
in  oppidis 
Laban 
Nihil  volo 
praecepitq. 

Numquid 
Quam  cum 
interpretetur 
monimentum 
comedentur 
in  arcae 
in  rationali 
peccavit 
duos  agnos 
Locutus  est 
deglutiat 
in  irieribus 
septingenti 
per  circuitum 
. incircumcisus  fuit 
ad  Achan 
omnem  Terram 
sed  in 
popuii 
Estaol 
Samir 
et  Bosram 
Fugit  autem 
Omnesq.  anguli 
et  Badan 
domine  mi 
Cum  ergo  venissent 
et  ludam* 

Amnon  vino* 


(l)  Nons  avons  marqué  d’un  astérisque  les  variantes  attribuées  par 
Fr.  Lucas  à la  Bible  romaine,  tandis  qu’elles  doivent  l’être  à la  Bible 
d’Anvers  et  vice  versa. 


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215 


B IB  LA 

ANTV. 

EOM. 

3 Beg. 

6.  y.  31. 

Et  ingressu* 

Et  in  igressu* 

7.  v.  3. 

quidecim 

quindecim 

y.  23. 

cingebant  illud 

cingebat  illud 

11.  v.  29. 

Ahias  Selonites 

Ahias  Silonites 

18.  v.  34. 

Etiam  secundo  facite  Etiam  secundo  hoc 
facite 

4 Eeg. 

9.  y.  29. 

filio  Achab 

filii  Achab 

10.  v.  5. 

et  nutriti 

et  nutritii 

1 Parai. 

7.  v.  7. 

millia  triginta 

millia  et  triginta- 
quatuor 

9.  y.  16. 

filii  Iduthun 

filii  Idithun 

18.  v.  2. 

et  fieret 

et  fièrent 

2 Parai. 

7.  v.  15. . 

rectae  ad 

erectae  ad 

24.  y.  27. 

filius  eis 

filius  eius 

29.  y.  6. 

faciès  suarn 

faciès  suas 

35.  y.  12. 

ut  offerentur 

et  offerrentur 

J udith 

6.  v.  15. 

Dominus  Deus 

Domine  Deus 

15.  v.  9. 

Ioachim  autem* 

Ioacim  autem* 

Job 

16.  y.  14. 

lanceis  suos 

. lanceis  suis 

39.  y.  5. 

qui  sol  vit? 

quis  sol  vit  ? 

Psal. 

5.  y.  8. 
9.  yel 

Yirum  sanguinem 
secundum  Hebrœos  : 

Yirum  sanguinum 

10.  v.  10. 

humilia  vit  eum 

humiliabit  eum 

33.  v.  13. 

diliget  dies 

diligit  dies 

34.  v.  10. 

et  pauperum 

et  pauperem 

* 

78.  v.  8. 

iniquitatem  nostrarum  iniquitatum  nos- 
trarum 

118.  v.  46. 

de  testimoniis* 

in  testimoniis* 

Prov. 

8.  v.  34. 

et  observet 

et  observât 

Ecole. 

3.  v.  18. 

Dixi  in  corde  filiis* 

Dixi  in  corde  meo 
de  filiis* 

Sap. 

2.  v.  12, 

et  contarius 

et  contrarias 

3.  v.  16. 

in  consumatione 

in  inconsumma- 
tione 

17.  v.  12. 

in  scientiam  eius* 

inscientiam  eius* 

18.  v.  3. 

praestitisse 

praestitisti 

Eccli. 

12.  v.  18. 

plantas  suas 

plantas  tuas 

14.  v.  5. 

iucundabi 

iucundabitur 

20.  v.  2. 

Concupiscentias 

Concupiscentia 

28.  v,  12. 

iram  sum 

iram  suam 

33.  v.  17. 

spe  speravi* 

speravi  (omissa 

spe)* 


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216 


BEBLA 

Eccli. 

36. 

v.  13. 

Isa. 

15. 

v.  2. 

22. 

v.  21. 

36. 

v.  10. 

40. 

v.  17. 

Jerem. 

6. 

v.  17. 

v.  20. 

14. 

v.  9. 

18. 

v.  20. 

26. 

v.  18. 

30. 

v.  21. 

46. 

v.  13. 

50. 

v.  42. 

Baracb. 

1. 

v.  19. 

Ezech. 

24. 

v.  7. 

Dan. 

3. 

v.  23. 

4. 

v.  20. 

Joël 

3. 

v.  4. 

Amos 

1. 

v.  4. 

Abacuc 

3. 

v.  8. 

Sophon. 

3. 

v.  3. 

1 Macbab. 

3. 

v.  35. 

5. 

v.  42. 

7. 

v.  45. 

11. 

v.  73. 

2 Macbab.  13. 

v.  25. 

Mattb. 

1. 

v.  13. 

Mar. 

6. 

v.  45. 

7. 

v.  34. 

9. 

v.  12. 

Luc. 

15. 

v.  8. 
v.  23. 

Joan. 

8. 

v.  42. 

Act. 

13. 

v.  32. 

15. 

v.  35. 

19. 

v.  29. 

21. 

v.  29. 

27. 

v.  15. 

Rom. 

16. 

v.  11. 

ICor. 

16. 

v.  4. 

2 Cor. 

2. 

v.  6. 

AlîTY. 

et  hereditabit 

Medeba 

et  domui  Jud 

et  numquid 

reputati  sunt  ei 

non  ambulamus 

holocautoma 

ne  derelinquos  nos 

tuam  ad  eis 

et  ait  ad  ad  omnem 

et  accèdes 

venturus  est* 

et  miséricordes* 

ne  auderemus 

de  medio 

in  medio  camini 

demittite 

et  omnes  termini 

Benedad 

Qui  ascendet 

non  reliquebant 

et  extirpandum 

circa  torrentem 

ab  Adazar 

us  Cades 

Ptolomenses 

Sorobabel 

navem 

Epbpheta 

Elias  veniet 

evertit  domum 

siginatum 

ex  eo  processi 

repromisso 

cum  aliis  plurimis 

rapto  Caio 

aestimaverant 

navi 

Aristobuli 
ut  ego  eam 
huiusmodi 


ROM. 

et  bereditabis 
Medaba 
et  domui  Juda 
et  nunc  numquid 
reputatae  sunt  ei 
Non  ambulabimus 
bolocautomata 
ne  derelinquas  nos 
tuam  ab  eis 
et  ait  ad  omnem 
et  accedet 
venturus  esset* 
et  immisericordes* 
ne  audiremus 
in  medio 
in  medio  camino 
dimittite 

et  omnis  terminus 

Benadad 

Qui  ascendes 

non  relinquebant 

et  extirpai! dam 

sec  us  torrentem 

ab  Adazer 

usq.  Cades 

Ptolemenses 

Z orobabel 

navim 

Epbpbetba 

Elias  venit 

everrit  domum 

saginatum 

ex  Deo  processi 

repromissio 

cum  aliis  pluribus 

rapto  Gaio 

aestimaverunt 

nave 

Aristoboli 
ut  et  ego  eam 
eiusmodi 


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217 


BILIA 

AlfTV. 

BOM. 

Ephes. 

4.  v.  11. 

alias  vero 

alios  vero 

Heb. 

8.  v.  1. 

dextra 

dextera 

1 Pet. 

4.  v.  8. 

multitudinim 

multitudinem 

Apocal. 

14.  v.  10. 

ante  conspectu 

in  conspectu 

ibidem 

et  in  conspectum 
Annexe  B. 

et  ante  conspectum 

Oratio 

Antv. 

Corbectio 

Manasse. 

quem  omnia  pavent 

quod  omnia  pavent 

3 Esdræ 

1.  v.  23. 

pleno  metuentis 

pleno  metuentia 

v.  58. 

septuaginta  septem 

septuaginta 

2.  v.  28. 

ne  quid  ultra  hæc  fiant 

ne  quid  ultra  hæc  fiat 

v.  29. 

ex  quo  sunt  malitiæ 

ea  quæ  sunt  malitiæ 

5.  v.  71. 

Domino  Israël 

Domino  Deo  Israël 

4 Esdræ 

6.  v.  34. 

ut  non  properes 

et  non  properes 

v.  35. 

quæ  dicta 

quæ  dictæ 

7.  v.  67. 

qui  inhereditabant 

qui  inhereditabunt 
vel  qui  inhabitabunt 

10.  v.  10. 

Et  ecce  ipsa 

Et  ex  ipsa 

v.  33. 

et  coramovebo  te 

et  commonebo  te 

v.  44. 

et  quoniam  dixit  tibi 

omitte  hæc  verha 

12.  v.  21. 

duæ  vero 

duo  vero 

13.  v.  52. 

quisque 

quisquam 

15.  v.  29. 

fertur 

feretur. 

v.  30. 

de  virtute 

in  virtute 

16.  v.  77. 

ne  superlevent 

ne  superelevent 

v.  68. 

educet  vos 

deducet  vos 

3 Esdræ 

5.  v.  44. 

innovare  et  suscitare 

voverunt  suscitare 

y.  45. 

et  dari 

et  dare 

ibidem 

thesaurum  operum 

thesaurarium  operum 

Archives  du  Musée  de  Plantin  : IUsg.  LXXX,  folio  287. 


20, 

Lettre  de  Georges  Colvenerius  à Jean  Moretns  I, 

S.  P.  Ornafcissime  Morete.  Misi  ante  menses  aliquot  errata  g Décembre 
in  editione  sacrorum  Bibliorum  commissa  in  Pentateuchum  (*);  1601. 


O Voir;  Lettre  du  26  Avril  1601,  n°  16, 


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218 


addo  jam  reliqua  Yeteris  Testamenti  usque  ad  Psalterium,  et  in 
totum  Novuin  Testamentum  quod  interea  perlegi  (l), 

Quousque  in  majori  editione  progressus  sis  ignoro,  et  anne 
brevi  correctum  Breviarium  nobis  Koma  dabit,  quod  intellexi 
hinc  missum  esse.  Si  alia  in  re  juvare  possum  conatus  tuos  typo- 
grapbicos,  paratum  me  invenies  (quantum  quidem  ferunt  profes- 
sionis  meæ  négocia)  et  tibi  tuæque  familiæ  merito,  pro  tua  in  me 
liberalitate,  semper  addictum. 

Yale  in  Domino.  5 Dccembris  1601. 

DBli  tuæ  addictissimus, 
Georgius  Colvenerius. 

Sunt  multo  plura  loca  in  quibus  erratum  credo  ; sed  similiter 
habet  Bomana  editio,  ad  quam  singula  contuli;  ideo  ilia  non 
notavi. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg,  LXXX,  fol.  313. 
Annexe. 

Errata  typogr.  in  edit,  Moreti  anni  1599  commissa  contra  exemplar 

Romanum  quod  erat  ei  missum  ad  imitandum , 

Nota  autem  in  généré  quod  sæpe  litteræ  non  sunt  efformatæ, 
sed  relictus  est  locus  vacuus,  cujusmodi  non  annotavi. 

Josue  13.  y.  20.  leg.  Bethiesimoth  pro  Be-thiesimoth,  ubi  syllabæ 
male  dividuntur. 

15.  v.  18.  leg.  asino  pro  asimo , 

Judic.  1.  v.  6.  leg.  Fugit  pro  Fuit, 

2.  v.  1 . leg.  flentium. 

8.  v.  22.  leg.  decoi-ari  pro  décor  ali, 

16.  v.  18.  leg.  quam  promiserant  pro  promiseram, 

1 20.  v.  2.  leg.  anguli  pro  angeli, 

1 Beg.  25.  v.  24.  leg.  domine  mi  pro  me, 

v.  37.  deleatur  semel  est, 

27.  v.  10.  meridiem  unica  dictione. 

31.  y.  9.  leg.  eum  pro  cum, 

2 Beg.  6.  v.  22.  leg.  ludam  pro  ludam*, 

15.  v.  36.  dele  (eo)  quod  superflue  positum. 

3 Beg.  6.  v.  31.  lege  Et  ingressu, 

(*)  Voir  Y annexe  qui  suit  cette  lettre. 

* L'édition  romaine  porte  ludam , et  celle  d’Anvers  ludam. 


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3 Reg.  11.  v.  25.  lege  hoc  pro  noc. 

v.  33.  leg.  Sidoniorum  pro  Sidonum. 

14.  v.  24.  leg.  faciem  pro  saciern. 

21. -v.  4.  leg.  dabo  pro  dado. 

4 Reg.  9.  v.  29.  1 eg.filii  Achab  pro  filio. 

10.  v.  6.  leg.  eadem  pro  eodem. 

18.  v.  26.  et  37.  Ioahe  sine  diphtongo  ut  scribitur  y.  18 
ejusd.  capitis. 

21.  v.  18.  lege  pro  eo , disjunctis  dictionibus. 

1 Paralip.  18.  v.  3.  in  fine  lineæ  positum  Ada  — et  altéra  linea 

rezer , illud  r ponendum  est  in  fine  lineæ,  nam 
duæ  primæ  syllabæ  sunt  Adar. 

2 Paralip.  9.  y.  27.  leg.  sycomororum  pro  cycomororum  nam  per  8 

scribitur  etiamLucæ  19  in  hacRomanaeditione. 
17.  v.  10.  leg.  quœ  erant  pro  qua, 

Tobie.  1.  y.  2.  leg.  non  pro  nou. 

11.  v.  3.  leg.  coniuge  pro  coinuge: 

Judith.  5.  v.  21.  leg.  peccarent  pro  perent. 

Job.  34.  v.  25.  leg.  idcirco  pro  id  circo. 

39.  v.  25.  leg.  audicrit  pro  audieris. 

Math.  10.  v.  17.  legendum  conciliis  per  c. 

14.  v.  16.  legend.  illis  pro  illo. 

Marc.  6.  v.  5.  infirmas , debet  esse  una  dictio. 

8.  v.  20.  leg.  Et  dicunt . 

4.  v.  penult.  omissum  est  colon  ante  vocem  quia . 

Luc.  23.  v.  33.  leg.  sinistms  pro  sinistis. 

J oan.  2.  v.  6.  leg.  secundum  sine  accentu.  Est  enim  præpositio, 
non  adverbium  ; nec  Romana  habent  accentum,  nec  hic  nec  ad 
Rom.  1 v.  3 et  4 ubi  idem  faciendum  et  ubicunque  est  prepositio 
v.  g.  ibidem  2 v.  2 5 6 et  7 et  alibi  sæpe. 

Joan.  3.  v.  3 deest  comma  post  tibi. 

v.  28.  lege  missus  pro  missum . 

6.  v.  64.  lege  spiritus. 

8.  v.  42.  leg.  ex  Deo  pro  ex  eo. 

Rom.  1 . y.  2.  leg.  Scripturis  pro  Scripruris. 
v.  15.  sine  accentu. 

3.  v.  1.  lege  amplius  pro  amlpius. 

2 Corinth.  12.  y.  9.  leg.  infirmitate  et  in  margine  9 pro  19. 

2 Timoth.  4.  v.  8.  lege  In  reliquo  pro  In  religuo. 
v.  11.  leg.  adduc  pro  ad  hue. 

Heb.  3.  v.  15.  exacerbatione  debet  esse  unica  dictio, 

12.  v.  14.  leg.  vidébit  pro  videditf 


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220 


1 Pétri.  5.  v.  4.  leg.  immarcescibilem pro  immarcessïbilem  quo- 
modo  habent  Rom.  et  Lovaniensia  de  îmmar- 
ce8co  non  immarcesso. 

1 Joh.  1.  y.’  1.  leg.  contrectaverunt  pro  contredaverant. 

Apoc.  14.  y.  10.  legend,  in  conepedu  angélorum  sandorum,  et 
ante  conspedum  Agni  pro  ante  conspedu  angelo • 
rum  sandorum  et  in  conspedum  Agni . 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . LXXX,  fol.  303. 

21. 

Lettre  de  Jean  tforetas  I à François  Lucas» 

Le  11  de  Décembre  1601  au  Rd  Sr  Franchois 
Lucas  chanoine  de  S*  Orner. 

11  Décembre  ^ưnseigr.  Pour  response  à celles  de  Y.  R.  du  28  du  passé  je 
1601.  l’advertis  que  je  les  ai  bien  receu  avec  le  contenu  d’icelles,  en- 
semble les  sommes  d’argent  y spécifiées,  dequoy  je  le  remercie 
bien  infiniment,  comme  je  fais  messeigneurs  R“e*  d’Arras  et  de 
S*  Orner,  supplient  que  mes  très  humbles  recommandations  et  des 
miens  soyent  présentées  à la  bonne  grâce  de  leurs  R"”,  avec  offre 
de  très  humbles  services.  Je  soulderay  les  parties  des  comptes  que 
j’en  avois  tenu.  Touchant  les  Commentaires  de  Y.  R.  sur  les 
Su  Evangiles  pourra  le  tout  faire  à sa  commodité,  veu  que  le 
Processionel  Romain  et  les  Yoyages  faicts  par  nos  princes  sere- 
nissimes  (lesquels  j’ay  sur  la  presse)  me  ont  retenu  un  peu  plus 
longtemps  que  je  n’eus  estimé,  par  les  accidents  survenants  comme 
de  mort  et  maladie  de  quelques  ouvriers  et  aultres  non  attendus, 
oultrece  que  suis  contraint  de  refaire  le  5e  6e  et  7e  tomes  des  Annales 
et  le  Martyrologe  de  Baronius,  m’estants  faillis,  pour  avoir  l’oeuvre 
complet  et  ne  laisser,  les  aultres  que  j’ay,  infructueux.  Ce  que  je 
n’escrips  pas  a V.  R.  pour  vouloir  dilayer  de  ce  chef  l’édition  des  sus- 
dits Commentaires,  ains  à ce  qu’elle  puisse  juger  qu’il  ne  tient  sou- 
ventesfois  à nous  de  ne  gratifier  aux  autheurs,  ains  aux  commodités 
requises  tant  du  temps  que  aultres  préparations  nécessaires,  des- 
quelles peu  à peu  la  prévision  se  faict  après  avoir  [reçu]  l’exemplaire 
de  l’autheur  entre  nos  mains  et  qu’après  les  appiobations  le  congé 
de  le  pouvoir  imprimer  soit  obtenu.  Jusques  à présent  n’ay  sceu 
aussi  commencer  aultre  édition  de  la  Sle  Bible,  pour  avoir  esté 
retenu  par  les  œuvres  susdits,  mesmes  que  me  sembloit  que  ne 
debvois  trop  haster  jusques  avant  que  je  eusse  esté  acertené 
qu’il  n’y  eust  aultre  correction  à attendre  en  icelle.  Depuis  m’ont 


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adverty  que  non  ; elle  pourra  comme  dict  poursuivre.  J’esperois 
avec  la  grâce  divine  avec  le  printemps  commencer  l’édition  de  la 
Bible  et  priant  Dieu  que  ce  soit  à son  honneur  et  gloire  et  vous 
donne  Monsr  santé  bonne  et  longue  vie  pour  le  bien  de  la  Resp. 
chrestienne.  D’Anvers  en  l’imprimerie  Plantinienne,  ce  XI  de  Dé- 
cembre 1601. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  XIII,  fol.  111T0. 

22. 

Lettre  de  François  Lacas  à Jean  tforetus  I* 

S.  P.  More  te  vir  optime. 

Remitto  tibi,  quod  jampridem  ad  me  miseras,  exemplar  Bibli- 12  Mars  1602. 
orum  Romae  excusorum;  jamenim  absolvi  Observationes  locorum  a 
Bomoinis  correciorum . Plurimum  laboravi  his  superioribus  hebdo- 
madis,  ad  hoc  ut  possem  quam  citissime  absolvere,  non  nesciens 
exemplar  istud  vobis  usui  esse  posse  in  impressione  Bibliorum  in 
folio , quam  hoc  te  vere  aggressurum  significaveras.  Quaravis  enim 
nuper  ad  te  miserim  loca,  in  quibus  editio  vestra  a Romana 
discrepat  (J)  : fieri  tamen  potest  ut  non  omnia  observaverimus,  ut 
quædam  nos  fugerint,  quemadmodum,  exempli  gratia,  2 Machab. 

1.  v.  1 editio  vestra  habet:  et  qui  in  regionibus  Judææ,  pro  eo 
quod  Romana:  et  qui  in  regione  Judææ.  Ita  diligentia  hominum 
numquam  est  adeo  exacta,  ut  nihil  addi  queat.  Porro  observationes 
illas  meas  statui  Rrao  episcopo  nostro  offerre  approbandas,  ut  qui 
laborem  hune  ut  vehementer  utilem  hactenus  laudaverit.  Statui 
etiam  eas  illi  iusribere,  sed  non  tam  more  dedicantis  (conveniat 
enim  potius  Romanis  dedicari,  si  cui  dedicandae  sint)  quam  more 
petentis  approbationem,  quam  et  promisit  subjicere.  Illas  a 
Pa8chate  ad  te  mittam,  si  Deo  placet,  una  cum  Commentario  meo 
in  Evangelia,  quem  nondum  a Duacensibus  accepi,  tametsi 
promiserant  illi  ante  quadragesimam  se  missuros.Pœnitetmequod 
non  potius  a confratribus  meis  theologis  petiverim  approbationem, 
facilius  enim  expedi vissent,  ut  nec  quidquam  Duacensibus  erudi 
tione  cedunt.  Porro  inter  colligendum  illas  Romanorum  correc- 
tiones,  observavi  loca  quædam,  quæ,  ut  persuasus  sum,  in 
Romanis  Bibliis  eronee  sunt  excusa  ; ilia  in  schedula  descripta  ad 


(*)  Voir  : Lettre  du  4 Septembre  1601,  n°  19,  Annexes. 


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21  Mars  1602. 


te  mitto  P),  ut  eorum,  si  placet,  Romanos  reddas  certiores,  illique 
tibi  sententiam  suam  significent,  qua  intellecta,  siquidem  vitia 
typographica  sint,vel  emendes  in  iis  quæ  imprimis  Bibliis,  vel,  si 
locapræterierisantequam  illi  scripserint,ad  calcem  annotes.  Velim 
antem  ego  quoque  certior  fieri,  si  quid  illi  respondeant  ; jara  enim 
ego  in  observationibus  illis  meis  scripsi,  videri  raihi  typographicos 
esse  errores.  Quod  restât  Morete  optirae,  opto  te  bene  valere  in 
Domino.  Audomaropoli,  12  Martii  1602. 

Colendæ  D.  T.  addictiss. 

Franciscus  Lucas. 

His  scriptis,  ut  contigit  me  loqui  Rmo  D“°,  ita  dédit  ille  mihi 
curam  ut  ipsius  verbis  D.  tuam  plurimum  salutarem. 

Adresse  : 

Clariso®  viro  Domino  Johanni  Moreto  Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol.  307. 

23. 

Communication  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  I par 
l’intermédiaire  de  François  Bellet. 

Mémoire  pour  Mrc  François  Bellèt. 

De  faire  mes  affectueuses  recommandations  à Monsr  Moretus, 
mademoiselle  sa  femme,  et  ses  filz,  nommément  au  Sr  Balthazar, 
et  dire  que  passé  X a XII  jours  je  luy  ai  renvoyé  la  Bible  Romaine 
avecq  déclaration  des  vices  typographiques  que  j’estime  estre 
en  icelle,  et  par  conséquent  en  la  sienne,  auxquels  il  poldra  joindre 
Josue  19.  v.  15.  Jei'àla  escript  pro  Jedala.  21  Mars  1602. 

F.  Lucas. 

Sy  on  imprime  la  Bible  in  folio,  qu’il  nous  en  apporte  la  preuve 
d’un  feuillet. 

(Sans  adresse). 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg . LXXXVII,  fol.  305. 


(*)  Malheureusement  nous  n’avons  pas  réussi  à découvrir  cette  pré- 
cieuse annexe  où  François  Lucas  signale  les  passages  de  la  Bible  romaine 
de  1593  qu’il  pense  être  entachés  d’erreurs  typographiques. 


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24. 


Lettre  de  François  Lncas  à Balthasar  Moretus. 

S.  P.  Morete  optime. 

Mitto  Commentarium  ilium  meum  in  Evangelia  de  quo  jamdiu  j jgQg 
cum  parente  tuo  tecumque  egi  : qui  si  æquo  spissior  appareat, 
id  ex  scripturæ  potius  genere  profieiseitur,  quam  ex  prolixitate. 

Ilium,  ut  patri,  ita  et  tibi,  plurimum  commendo,  ut  imprimatur, 
et  quam  cito  fieri  poterit  absque  vestro  damno  incommodoque,  et 
quam  scite  atque  emendate  : quibus  in  rébus  quantum  valeas,  tua, 
et  apud  patrem  auctoritate,  et  ad  dirigendas  opéras  eruditissima 
diligentia  probe  novi.  Exemplar  clare  et  correcte  scriptum  mihi 
quidem  esse  videtur,  ita  ut  nec  compositoribus  nec  correctoribus 
multum  laborandum  erit,  in  lectione,  orthographia,  interpunc- 
tione,  accentibus  etc.:  quæ  omnia  exacte  quoad  ejus  fieri  potuit, 
observata  sunt.  Adhaec  cum  hebraïca  et  syriaca  pleraque  omnia 
sine  punctis  sint  scripta,  et  ad  marginem  nihil  sit  annotatum, 
præter  loca  Scripturæ  respondentia  Scripturæ  textui,  levius 
reddetur  compositoribus  opus.  Quibus  omnibus  si  vigilantia  tua 
placeat  superintendere,  omnia  certo  scio,  ad  felicissimum  finem 
producentur,  Deo  favente.  Adest  etiam  alter  libellus,  de  Romana 
Bibliorum  correctione ; de  quo,  quid  sentiam,  intelliges  ex  literis 
ad  patrem  datis.  Libenter  munusculo  aliquo  Dominem  tuam 
honorassem  : sed  quia  non  perinde  occurrebat,  quonam  opportu- 
nissime  possem,  distuli  in  aliud  tempus.  Quando  allatum  mihi 
fuerit  primum  folium  impressum,  mittam  operis  aureum  unum 
autalterum;  tantumdem  missurus,  quando,  Matthaeo  absoluto, 
pervenerint  ad  Marcum,  id  est,  circa  medium  operis.  Quod 
superest,  oro  ut  Dus  Deus  diu  te  nobis  servet  incolumem  rogo- 
que  ut  fratres  tuos  ex  me  officiose  salutare  digneris.  Belletus 
commnnis  noster  amicus  plurirais  vos  salvere  per  me  jubet. 
Audomaropoli,  Kalendis  Maii  1602. 

D.  T.  addictiss. 

Franciscus  Lucas. 


Adresse  : 

Ornatissimo  viro  Balthazari  Moreto,  Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXYII,  fol.  309. 


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25. 


Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  I. 

S.  P.  Morete  vir  clariss®. 

1 Mai  1602.  Quamvis  postremis  literis  mihi  scripseris,  te  non  festinare,  ut 
meum  in  Evangelia  Commentarium  accipias,  quamdiu  recudendis 
sexto  et  septimo  Aunalium  Baronii  tomis  occupaberis;  tamen 
quandoquidem  ultimam  jam  manum  Commentario  illi  imposui, 
judicavi  expedire  ut  eum  ad  te  mittam,  non  ut  citius  illius 
impressionem  aggrediaris  quam  tibi  sit  commodum,  sed,  ut,  cum 
fuerit  in  tuo  conspectu,  memineris  aggredi  quando  tibi  commo- 
dum fuerit.  Nolo  urgere  biennium,  quod  mihi  præstitueras, 
hacaestate  finire:  si  aestate  non  incipias , incipies  automno , si  placet, 
aut  hyeme:  certe  quamvis  quo  citius  fiat,  eo  mihi  futurum  sit 
gratius,  nolim  tamen  prius  fieri,  quam  absque  damno  et  incom- 
modo  tuo  posait.  Quare  facile  feram,  ut  tomi  Baroniani  prius  absol - 
vantur:  nec,  etiamsi  scripta  mea  apud  te  sint,  importune  te  urgebo, 
ut  facias  aliud  quara  res  tuæ  patiantur.  Interea  vero  dum 
quiescunt  apud  te  scripta  mea,  poteris  quod  alias  scripsisti,  et 
chartam  praeparare,  et  de  typis  disponere,  impetrare  privilegium , 
amicorum  judidum  audire  etc. 

Porro,  una  cum  Commentario  in  Evangelia,  mitto  libellum  de 
Bomana  Bibliorum  correctione , qui  serviet  ornandis  Sixtinis  Bibliis, 
quæ  excudere  paras  forma  angustiore,  ad  calcem  additus  : quæ 
communia  nostra  mens  fuit.  Caeterutn  Rmug  episcopus  noster 
judicat  et  Reip.  expediens  et  rebus  tuis  utile  esse  posse,  si  ilium 
quam  primum  licebit,  etiam  seorsum  f'xcudas:  ut  et  ii  qui  nondum 
habent  Sixtina  Biblia  et  ii  qui  etiamsi  habeant,  assueverunt 
aliis  exemplaribus,  sua  Biblia  ex  hoc  libello  possint  corriger e et 
Sixtinis  accomodare  ; denique  alii  intelligere,  quo  différant  Sixtina 
Biblia  ab  aliis  Bibliis,  id  guodplerique  nesciunt , etiamsi  Sixtina 
Biblia  habeant;  aut  si  quo  modo  sciant,  non  nisi  paulatira  asse- 
quuntur.  Verum  hanc  rem  permitto  judicio  et  arbitrio  tuo;  hoc 
tantum  addo:  quod  si  in  hujusmodi  separatam  impressionem  propen- 
deres , non  necesse  esse  expectare  responsum  Roraanorum  ad 
pauca  ilia  loca,  quæ  videntur  mihi  in  autographo  Romano  esse 
vitiata:  nam  quia  jam  édita  sunt  cum  illis  vitiolis  Sixtina  Biblia 
et  Romæ,  et  Antverpiæ,  et  alibi,  omnino  indicari  oportet  vitiola 
ilia  : quæ  si  in  excusione  angustiore  quæ  a vobis  paratur,  corri- 
gantur,  facile  erit  ad  calcem  illius  exousionis  id  significare. 


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Jam  ea  qnæ  in  impressione,  tam  hujus  libelli,  quam  illornm 
Coramentariorura,  erunt  observanda,  descripsi  in  charba  his  lifceris 
adjuncta  (*). 

Postremo,  quia  insinuaveram  (jam  biennium  est),  si  contingeret 
hœc  mea  scripfca  me  vivo  imprimi,  nihil  me  minus  facturum,quam 
oblaburum  Dni  tuæ  talem  pateram  argenteam  qualem  legaveram 
a mea  morte  e supellectili  mea  tradenda  : mutato  consilio,  cogi- 
tavi  praestare,  ut  ante  quam  post  impressionem  quod  volo 
offeram;  illo  fine  ut  eo  commendatiora  vobis  sint  mea,  et  adhibitis 
papyro  ac  characteribus  melioribus,  operaque  corrigendi 
exactiore,  felicius  excudantur.  Mitto  itaque  per  hune  fidelem 
famulum  meum,  una  cum  superioribus  lucubrationibus  meis, 
pateram  argenteam  quam  fabrifieri  jussi,  et  insculptis  insignibus 
vestris,  Plantinianis  inquam,  ornari.  Non  solum  enim  id  specto, 
ut  lucubrationes  iîlas  meas  vobis  commendem,  verum  etiam  ut 
exstet  monimentum  aliquod  gratitudinis  meæ  erga  Plantinum  et 
Plantinianos,  a qui  bus  non  minima  bénéficia  juvenem  me  acce- 
pisse  recolo.  Placebit  itaque  pateram  hanc  tali  animo  accipere 
quali  datur,  benevolo  inquam  ac  grato,  et  amici  munusculum 
æqui  boni  consulere.  Quod  restât,  oro  ut  Dui  Deus  te,  mi  Morete, 
cum  uxore  (cui  caseolum  dono  addidi  ex  ea  quæ  nobis  vicina  est, 
occidua  Flandria,  profectum)  diu  mihi  et  Reip.  Christnae  serveb 
incolumem.  Belletus  communis  amicus  noster  plurima  vos  salute 
jubet  impertiri.  Adsunt  literæ  a Rm#  episcopo  nostro  Blasæo  et  a 
Rdo  Prc  Schondoncho  familiari  tuo.  Audomaropoli,  Kalendis 
Maii,  anno  1602. 

Dfiis  tuæ  studiosiss. 

Feanciscus  Lucas. 

Si  forte  hi  boni  viri  instantius  te  ur géant  ad  accelerandam 
meam  impressionem,  placeat  tibi  interpretari  illorum  literas 
ex  meis,  ut  fiat  scilicet  quod  absque  damno  et  incommodo  tuo 
fieri  potest. 

Adresse  : 

A Monsieur  Monsr  Moretus,  imprimeur  principal  de  leurs 
Altezes,  Anvers  au  compas  d’or,  en  la  Camerstraete. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol,  313. 


(’)  Voir  Y annexe  qui  suit  cette  lettre. 


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Annexe. 

Observanda  typographo  in  imprmione  Commentariorum  F.  Lucae 
in  SS.  Euangelia. 

1.  Imprimis,  videntur  commentaria  ea  esse  magnitudine  ut 
debeant  in  folio  potius  quam  in  minori  forma  excudi. 

2.  Titulum,  epistolam  dedicatoriam,  et  caetera  prolegomena, 
quae  initium  sunt  operis,  expediret,  non  primo  sed  ultimo  im- 
primi,  siquidem  contingat  Auctorem  vivere,  interea  dum  fiet 
impressio.  Poterit  enim  occasio  esse  mutandi  aliquid  praesertim 
in  epistola  dedicatoria,  quamdiu  Auctor  vivet,  nam  si  mori  eum 
contingat  ante  opus  absolutum,  nihil  oportet  mutare. 

3.  Textus  S.  Scripturae,  ut  est  duplex,  graecus  et  latinus,  ita 
columnis  excudendus  erit,sic  ut  columna  interior  textum  graecum, 
exterior  latinum  semper  contineat.  Erit  autem  utriusque  textus 
tam  graeci  quam  latini  character,  major  eo  eu  jus  usus  erit  in 
commentario. 

4.  Quod  si  in  textu  sive  graeco  sive  latino  occurrat  difficultas, 
pro  graeco  quidem  textu  recurrendum  erit  ad  Regia  Biblia,  pro 
latino  autem  ad  Sixtiua  ; his  enim  debent  consonare. 

5.  Commentarius  imprimendus  videtur  litera  mediocri,  quali 
impressa  sunt  commentaria  Maldonati  Mussiponti,  quam  intelligo 
medianam  a typographis  vocari.  Videtur  autem  potius  sine 
quam  cum  columnis  excudendus,  quia  columnas  textus  intercur- 
rens  efficiefc. 

6.  Porro  in  ipso  commentario,  quaecumque  subducta  linea 
notata  sunt,  ea  cursiva  litera  erunt  exprimenda,  nisi  placeat  exci- 
pere  verba  textus,  tum  ea  a quibus  commentarius  incipit,  tum  ea 
quae  intra  ipsum  commentarium,  interjecto  spacio,  constituunt 
novos  quasi  paragraphes,  quae  forte  expediret  minoribus  capi- 
talibus  imprimi. 

7.  Ad  ipsum  S.  Scripturae  textum,  in  exteriori  margine 
scribuntur  loca  Scripturæ  similia,  quae  concordantiae  vocantur  : 
ad  commentarium  vero  nihil  unquam  notatur  in  margine,  sed 
quæcunque  in  margine  sunt  scripta,  ea  in  commentarii  textum 
referenda  sunt,  eo  loco  qui  notulis  est  indicatus. 

8.  Verba  hebraïca  et  syriaca  scripta  sunt  absque  punctis  et  ita 
excudenda,  excepto  uno  atque  altero  loco,  qui  aliud  exegerunt. 

9.  Quod  si  syriacae  literae  aliquando  minus  dignoscantur, 
cognosci  poterunt  ex  hebraïcis  ad  marginem  positis,  quae  idcirco 
ad  marginem  adscriptae  sunt,  ut  literae  syriacae  quae  intus  in 
textu  sunt,  per  eas  agnoscantur  : idcirco  autem  deletae  seu  trans- 


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227 


fixae,  ne  simul  cum  syriacis  excudantur,  quamquam  si  necesse 
e3set,  syriacarum  loco  possent  substitui. 

10.  Matth.  5.  v.  35.adhibenda  erifc  crax  hujusmodi  decussata,  ut 
ibi  conspicitur. 

11.  Tn  commentario  Evangelii  secundum  Marcum,  quaterniones 
XYZ  et  A a,  inserendi  sunt  quaternionibus  praecedentibus,  ad 
ea  loca  quae  notata  sunt  utrobique. 

12.  Idem  observandum  in  commentario  secundum  Lucam 
quod  ad  quaterniones  Z. 

13.  Libelli  Notarum  ad  varias  lectiones,  in  fine  commentarii, 
videntur  imprimendi  cum  columnis. 

14.  Etiam  in  iilis,  ea  quae  subducta  liuea  notata  sunt,  aîio 
genere  characteris  sunt  excudenda. 

15.  Illarum  approbatio  facta  per  Bmum  Ep”  Audomarensem, 
postponatur  quidem  approbationi  Bichardi  Halli,  sed  majore 
charactere  excudantur. 

Caetera  facile  disponet  typographi  industria  cujus  judicio  etiam 
haec  omnia  subjiciuntur. 

16.  In  Evangeliis  secundum  Lucam  et  Johannem,  ubi  aliquid 
deest  S.  Scripturae,quod  praetereatur  nec  explicetur,  id  indicatur 
asteriscis  interpositis  : in  Marco  autem  omnes  asterisci  omittendi 
sunt,  et  supplenda  loca  in  quaternionibus  posterioribus  prout  ad 
singula  loca  est  annotatum. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXXVII,  fol.  355. 


26. 

Lettre  de  Jean  Moretus  I à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucas. 

Eximie  ac  Ede  admodum  Dne. 

Gratissimum  Commentarium  tuum  in  Evangelia  accepi  ; et  g Mai 
quia  publico  commodo  a me  excusum  iri  cognosco  ; et,  ne  ineom- 
modo  meo  fiat,  libenfcer  pateris  in  majorem  meam  commoditatem 
ejus  differri  impressionem:  qua  tamen  patientia  abuti  minime 
velim  ; imo  occassionem  ea  ipsa  dabit  operis  citius  inchoandi,  et 
dum  differo,  chartam  et  characteres  quæ  operi  excudendo  neces- 
saria,  cogitandi. 

Libellum  de  Eomana  Bibliorum  correctioue  seorsim  edere  haud 
recuso;  prius  tamen  editionis  Bibliorum  quam  paro  argumentum 
et  ornamentnm  esse  desidero,  quam  separatim  typis  meis  divul. 
gem.  Atque  illam  drfferre  haud  molesfcum  mihi  erit,  donec  de  locis 


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quæ  R.  Y.  vitiata  videbantur,  responsum  accepero  : quia  istud  me 
exspectaturum,  ad  111.  Card.  Baronium  scripsi  et  quodammodo 
promisi:  et  vero  accepturum  me  intra  raensem  confido.  Quæ 
porro  in  libelli  hujus  et  Comme  ntariorum  in  Evangelia  impressione 
R.  Y.  observanda  monet,  haud  improbo,  atque  ea  inter  excuden- 
dum  diligenter  attendam.  Nec  temere  id  polliceor,  cum  et  s ponte 
mea  haud  aliter  ego  velim,  et  R.  Y.  præclaro  suo  pateræ  argenteæ 
dono  ut  magis  etiam  velim  invitavit.  Quod  etsi  minus  meritum 
hactenus  me  agnoscam,  libens  tamen  lætusquæ  vestræ  erga  me  et 
Plantinianam  stirpem  benevolentiæ  monimentum  amplector.  Cl. 
Lipsius  qui  meus  esse  hospes  haud  dedignatur,  ex  eadem  ilia 
patera  mecum  meisque  pro  R.  Y.  salute  libavit  : cujus  rei  ocu- 
latus  testis  esse  poterit  Joannes  qui  pateram  mihi  attulit  et  has 
R.  Y.  a me  defert. 

Quid  porro  aliud  in  votis  mihi  sit  quam  R.  Y.  præsentia  ali- 
quando  frui,  et  simul  ex  eadem  coram  libare  P ae  amanter  precor, 
quandocumque  Antverpiam  venerit,  ad  meas,  imo  suas,  ædes 
divertere  haud  gravetur.  Yale  Rde  ac  Doct®*  Dûe.  Antverpiae  in 
officina  Plant”.  Postrid.  Non.  Maii  1602. 

Plurimam  R.  Y.  salutem  a Cl.  Lipsio  hic  adscribo. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  XII,  fol.  207. 


27. 


Lettre  de  Balthasar  Moretns  à FrançoisrLucas. 

Eidem  meo  nomine. 
Eximie  ac  Rde  admodum  Dne. 


8 Mai  1602. 


Commentarium  tuum  læti  libentesque  vidimus,  distincto  ac 
emendate  scriptum,  quæ  ratio  et  promptius  auspicandi  et  felicius 
progrediendi  occasionem  dabit. 

Ego  vero,  quantum  in  me,  R.  Y.  exspectationi  libens  conabor 
respondere,  nec  aliter  me  debere  agnosco,  sive  universim  affec- 
tum  ejus  erga  Plantinianam  domum,  sive  in  me  potius  singulatim 
specto.  Quid  enim  istud  est  quod  me  munusculo  honorare 
immeritum  desideret.  Sustineat  quæso,  nec  me  nominibus  tôt 
oneret  atque  denunciet,  quibus  minime  sim  exsolvendis. 

Yale  Rd*  atque  Eruditme  Dne  et  a fratribus  meis  quos  salvere 
jusseras  vicissim  salve.  Antverpiæ  in  officina  Plant”,  YIII  Maii 


1602. 


Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  XII,  fol.  208. 


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28. 


François  Lacas  éln  doyen  dn  chapitre  de  la  cathédrale  de 
Saint-Omer* 

Dieultima  Julii,  quæ  erat  per  DD.  meos  præsentes  et  residentes 
capta  et  præfixa  ad  de  futuri  hujus  ecclesiæ  decani  electionis 
negotio  agendum  et  tractandum,  DD.  mei  hora  capitulari  consueta 
ad  sonum  campanæ  capitulariter  congregati,  ordinarunt  ad  eam- 
dem  electionem  procedi  per  vota  sécréta,  prout  et  processerunt 
et  in  eorum  scu  hujus  ecclesiæ  futurum  decanum  elegerunt  pro- 
vidum  et  discretura  virum  D.  ac  Mgn'm  Franciscum  Lucam  pœni- 
tentiarium  et  canonicum  hujus  ecclesiæ,  modo  et  forma  in  eorum 
decreto,  cujus  ténor  de  verbo  ad  verbum  sequitur,  specificatis  : 

Rmo  in  Christo  patri  et  D.  D.  Jacobo  Blasæo  Dei  et  Apostolicæ 
Sedis  gratia  episcopo  Audomarensi,  cauonici  et  capitulum  insignis 
ecclesiæ  cathedralis  S.  Audomari,  obedientiam,  reverentiam  et 
honorem. 

Decanatu,  seu  decanali  dignitate  prædictæ  ecclesiæ  (quæ  inibi 
post  episcopalem  prima  existit)  cujus  electio  ad  nos  tam  de  jure 
quam  de  inviol abiliter  observata  consuetudine,  electionis  autem 
confirmatio  aut  infirmatio  et  quævis  alia  dispositio  ad  vestram 
paternitatem  jure  ordinario  spectare  et  pertinere  dignoscuntur, 
nunc  vacante  et  libéra  per  promotionem  Rmi  D.  Johannis  du 
Ploych,  illius  novissimi  possessoris  ad  episcopatum  Atrebatensem, 
nos  Jacobus  du  Prey,  cantor,  Sulpitius  du  Prey,  Johannes  de  la 
Croix,  Guillelmus  Taelboom,  Flandriæ  archidiaconus,  Johannes 
Coyart,  Franciscus  Mollet,  Adrianus  Fabry,  David  du  Bruecques, 
Johannes  de  Bersaques,  Jacobus  de  Boodt,  Richardus  de  Pan, 
Johannes  de  Remect,  Oliverius  de  Latere,  Philippus  de  Bonvoysin 
et  Carolus  de  Fleschin,  canonici  capitulariter  residentes,  in  nostro 
loco  capitulari  ad  sonum  campanæ  hora  de  mane  consueta  con- 
stitué et  camparentes,  audita  primitus  relatione  sufficienter 
publicati  mandati  citationis  nuper  per  nos  decrebi  ad  comparen- 
dum  hac  die,  hora  et  loco  ad  electionem  novi  decani,  facta  per 
Yincentium  Le  Grand,  notarium  et  scribam  nostrum  subscriptum, 
servatisque  et  diligenter  adhibitis  solemnitatibus  ac  prædictæ 
nostræ  ecclesiæ  consuetudinibus,  Rmo  D.  nostro  episcopo  Audo  • 
marensi  præsente  et  præsidente,  declaratis  nobis  tribus  viis  elec- 
tionum,  utpote  inspirationis  divinæ,  compromissi  et  scrutinii, 
causa  aperte  cognosendi  quam  primo  aggredi  et  attentare  velle- 
mus,  tandem  ordinavimus  dictam  electionem  fieri  per  vota  sécréta, 
ac  proinde,  scribentes  singuli  vota  nostra  in  scedulis  clausis,  ac 


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SI  Juillet 
1602. 


230 


præfato  nostro  notario  traditis  et  post  collectionem,  collato  illa- 
rum  numéro  per  præfatum  Rmum  D.  nostrum  cum  notario  nostro, 
ac  deinde  per  eumdem  D.  Rmura  sigillatim  apertis  et  lectis,  proxime 
inspicientibus  venerabilibus  confratribus  nostris  Jacobo  du  Prey, 
cantore,  et  Sulpitio  du  Prey,  canonieis,  convenimus  unanimi  voce 
et  eiegimus  in  futur um  nostrum  et  hujus  ecclesiæ  decanum  vene- 
rabilem  virum  ac  Mgrum  Franciscum  Lucam,  S.  T.  L.,  pœnitentia- 
rium  et  canonicum  graduatum  affectum  in  hac  ecclesia,  tanquam 
habilem,  idoneum  et  in  spiritualium  providentia  temporaliumque 
administratione  bene  versatum,  denique  huic  ecclesiæ  utilem  ac 
necessarium,  electionemque  nostram  de  ejusdem  persona  per 
organum  prædicti  D.  Rmi  concorditer  omnes  pronunciari  et 
declarari  fecimus,  ac  pronunciavimus,  ac  declaravimus  prout 
præsentium  tenore  eandem  electionem  facimus,  pronunciamus, 
declaramus,  laudamus  et  approbamus. 

Postmodum  dicto  D.  electo  in  capitulum  evocato  electionem 
prædictam  de  sua  persona  per  modum  scrutinii  factam  declaravi- 
mus, quam  idem  D.  acceptavit.  Quocirca  etiam  mox  deputavimus 
venerabiles  et  discretos  viros  ac  DD.  Jacobumdu  Prey,  cantorem, 
et  Sulpitium  du  Prey,  canonicos,  confratres  nostros  qui  dictæ 
electionis  confirmationem  a Rraa  paternitate  vestra  nostro  nomine 
humiliter  peterent,  quam  et  per  hæc  scripta  petimus.  Supplicantes 
patermitati  vestræ  quatenus  electionem  nostram  hujusmodi  de 
persona  præfati  D.  Francisci  Lucæ  modo  præmisso  factam,  vocati s 
qui  fuerunt  evocandi,  benigne  admittere  et  approbare,  admissam- 
que  et  approbatam  confirmare  dignetur,  omoes  et  singulos  tam 
juris  quam  facti  defectus  (si  qui  forsan  intervenerint)  supplendo. 

Præsens  autem  electionis  decretum  in  formam  publicam  redac- 
tum,  subscriptum  et  subsignatum  sigilloque  prædictæ  ecclesiæ 
nostræ  munitum  antedictæ  paternitati  vestræ  ad  effectum  confir- 
mationis  habendæ  præsentandum  duximus  et  præsentamus. 

Datum  et  actum  in  capitulo  nostræ  ecclesiæ  prætactæ,  anno 
Domini  millesimo  sexcentesimo  secundo,  mensis  Julii  die  ultimo. 

Scriptum  super  plicam  : De  mandato  præfatorum  DD.  etc. 

Et  signatum:  L.  Le  Grand,  Secret. 

6 Août  Facta  et  compléta  a Rmo  D.  episcopo  confirmatione  electionis 
1602.  DD.  meorum  de  persona  venerabilis  viri  ac  D.  Francisci  Lucæ  in 
decanum  hujus  ecclesiæ,  comparuit  paulo  ante  summum  sacrum 
in  capitulo  idem  D.  confirmatus  petens  a R™0  D.  et  dictis  DD. 
meis  capitulariter  congregatis,  quatenus  ipsum  in  corporalem, 
realem  et  actualem  decanatus,  juriumque  et  pertinentium  omnium 


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et  singulorum  ejusdem  possessionem  recipere  et  admittere  digna- 
rentur.  Qui  quidem  DD.  matura  deliberatione  desuper  præhabita, 
attendentes  quod  justa  petentibus  non  est  denegandus  assensus, 
præfatum  D.  Franciscum  Lucam  in  et  ad  corporalem,  realem  et 
actualem  dictorum  decanatus,  juriumque  et  pertinentium  omnium 
et  singulorum  possessionem  posuerunt  et  induxerunt  ipsumque 
in  eorum  et  dictæ  hujus  ecclesiæ  decanum  receperunt  et  admise- 
runt,  præstito  prius  per  eundem  D.  Lucam  juramento  per  decanos 
prætactæ  ecclesiæ  in  eorum  receptione  præstari  solito,  omnibus* 
que  in  similibus  solvi  consuetis  solutis.  Fuitque  exinde  per 
præfatum  R“um  D.  installatus  in  dextro  latere  chori  et  finito  sacro 
in  capitulo  in  loco  decani  cum  plenitudine  juris  prætacti  decani, 
præsentibus  DD.  Florentin  Courbet,  Johanne  Binault,  vicariis 
pbrli  et  Marco  Provost,  majori  custode  etiam  pbro  dictæ  ecclesiæ, 
testibus  adpræmissa  vocatis  atque  rogatis  et  me  teste  infrascripto. 

Ténor  autern  litterarum  confirmatoriarum  electionis  prædicti  deca- 
natus eequitur  et  est  talis  : 

Jacobus  Blasæus  Dei  et  Apostolicæ  Sedis  gratia,  episcopus 
Audomarensis,  universis  et  singulis  præsentes  litteras  inspecturis 
salutem  in  Domino. 

Cum  post  solemnem  electionis  canonicæ  celebrationem  rite 
debeat  ejusdem  subsequi  confirmatio  et  dignoscatur,  dignitatis 
decanalis  ecclesiæ  nostræ  cathedralis  vacatione  occurente,  electio 
ad  eximios  DD.  de  capitulo  dictæ  nostræ  ecclesiæ,  confratres 
nostros  sincere  dilectos,  confirmatio  vero  et  quævis  alia  dispositio 
ad  nos  jure  ordinario  spectare  et  pertinere  dignoscantur,  ipsa 
dignitate  nunc  vacante  per  promotionem  Rml  D.  Johannis  du 
Ploych,  piæ  memoriæ,  illius  novissimi  possessoris,  ad  episcopatum 
Atrebatensem,  bine  est  quod  nos  ex  parte  dictorum  DD.  DD.  de 
capitulo  per  deputatos  ob  eisdem  et  litteras  sub  eorum  secretarii 
signatura  et  sigilli  appositione  expeditas  débité  requisiti,  quatenus 
electionem  de  persona  venerabilis  et  circumspecti  viri  D.  Mgt! 
Francisci  Lucæ  pbri  S.  T.  L.  pœnitentiarii  et  canonici  graduati 
affecti  in  eadem  ecclesia,  a venerabilibus  etiam  et  circumspectis 
viris  ac  DD.  Jacobo  du  Prey,  cantore,  Sulpitio  du  Prey,  Johanne 
de  la  Croix,  Guillelmo  Taelboom,  arehidiacono  Flandriæ,  Johanne 
Coyart,  Francisco  Mollet,  Adriano  Fabry,  Davide  du  Breucquesf 
Johanne  de  Bersaques,  Jacobo  de  Boodt,Richardo  de  Pan,  Johanne 
de  Remect,  Oliverio  de  Latere,  Philippo  de  Bonvoysin  et  Carolo 
de  Fleschin,  subdiacono,  præfatæ  ecclesiæ  nostræ  canonicis,  in 
loco  capitulari  ad  sonum  carapanæ  hora  de  mane  consueta  capi- 


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tulariter  congregatis,  nobis  efciam  præsentibus  et  præsidentibus, 
(sciscitato  primum  qua  ex  tribus  electionum  via  ad  dictam  elec- 
tionem  procedendum  foret,  singulorumque  suprascriptorum  DD. 
votis  super  eo  collectis  ac  a pluralitate  vocum  conclusion©  capta 
de  procedendo  per  vota  sécréta),  scriptis  singulorum  votis  in 
scedulis  clausis  nobis  postea  traditis  et  in  præsentia  suprascrip- 
torum DD.cantoris  et  Sulpitii  du  Prey  sigillatim  apertis,  unanimi 
consensu  ac  suffragio,  pro  futuro  dictæ  ecclesiæ  nostræ  decano 
factam,  confirmare  vellemus  et  dignaremur,  Notum  facimus  quod, 
notitia  habita  processus  in  hujusmodi  electione  servati  ac  insuper 
visis  et  examinatis  litteris  electionis  præfatæ  in  præsentia  nostra 
ut  præfatur  factæ,  citatorialibusque  litteris,  in  talibus  requisitis, 
decretis,  quibus  citabantur  et  evocabantur  ad  aulam  superiorem 
domus  nostræ  episcopalis  ad  diem  sextam  præsentis  mensis 
Augusti,  hora  nona  de  mane,  coram  nobis,  omnes  et  singuli  sua 
communiter  vel  divisim  interesse  putantes,  peremptorie  compa- 
rituri  dicturique  et  objecturi  quidquid  ac  si  quid  contra  dictos  DD. 
electum  seu  electores  aut  electionis  formam  dicere  aut  allegare 
vellent,  cum  intimatione  débita  et  consueta,  quod  si  ad  dictum 
diem  non  comparaverint,  nec  causas  validas  et  efficaces  in  contra- 
rium  allegaverint,  eor um  obsentia  seu  cou tumaoia minime  obstante, 
ad  dictæ  electionis  confirmationem  procederemus,  Nobis  igitüe 
die  et  liora  præscriptis  in  dicta  nostra  superiori  aula  pro 
dictæ  confirmationis  negotio,  una  cum  venerabilibus  et  circum- 
spectis  DD.  cantore,  Sulpitio  du  Prey,  Davide  du  Breucques, 
Francisco  Mollet,  Guillelmo  Yoorstio,  Adriano  Fabry,  Johanne 
de  Bersaques,  Jacobo  de  Boodt,  Richardo  de  Pan,  Johanne  de 
Remect,  Carolo  de  Fleschin,  Oliverio  de  Latere  et  Philippo  de 
Bonvoysin  congregatis  (illic  etiam  ipso  D.  electo  præsente) 
relatione  prædictarum  citatorialium  per  executorem  facta,  quod 
eisdem  débité  executis,  nullus  contradictor  apparuerit,  revocatis 
insuper  per  ipsum  executorem  et  nostrum  apparitorem  terna  vice 
in  dicta  nostra  domo  episcopali  omnibus  et  singulis  qui  hujusmodi 
electionis  confirmationem  impugnare  vellent,  aut  quidquam  in 
contrarium  proponere,  nulloque  comparente,  ac  propterea  citatis 
quibuslibet  sua  interesse  putantibus,  non  comparentibus,  per  nos 
coutumacibus  habitis  et  declaratis  et  imposterum  ad  hujusmodi 
confirmationi  quidquam  contrarium  proponendum  penitus  ex- 
cluais, his  omnibus  una  cum  meritis  ipsorum  DD.  electi  tum 
eligentium,  cæterisque  quæ  circa  hoc  confirmationis  negotium 
consideranda  erant,  débité  perpensis,  sæpedictam  electionem  de 
persona  dicti  D.  MgTl  Francisci  Lucæ  ad  dignitatem  decanalem 
tanquam  idonea,  sufficienti  et  bene  mérita,  fuisse  et  esse  canoni- 


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cam  et  canonice  celebratam,  post  professionem  fidei  ab  eodem  D. 
electo  juxta  præscriptum  Pii  papæ  quarti  in  manibus  nostris 
emissam,  declàramus  pronuntiamus  atque  ut  talem  auctoritate 
nostra  ordinaria  confirmamus,  prout  præsentium  per  tenorem, 
canonicam  et  canonice  factam  declaramus  et  ut  talem  confirma- 
mus, ipsumque  D.  Franciscum  Lucam  nunc  confirmatum  in 
decânum  prædictæ  nostræ  ecclesiæ  instituimus  et  præficimus, 
defectus,  si  forsan,  quod  absit,  in  processu  seu  decreto  electionis 
hujusmodi  intervenerint,  in  quantum  de  jure  possumus  et  debe- 
mus  supplentes,  eidem  consueta  dicti  decanatus  munia  in  spiri- 
tualibus  et  temporaîibus  obeunda  plenarie  committendo,  jure 
tamen  obedientiæ  et  auctoritate  Sanctæ  Sedis  Apostolicæ,ac  nostra 
et  meorum  successorum  Audomarensium  episcoporum  semper  et 
in  omnibus  salvis.  Quibus  peractis,  supradictum  capitulum  acce- 
dentes,  DD.  confratribus  nostris  canonicis  illic  pro  majori  parte 
præsentibus,  declarata  confirmatione  per  nos  ipsi  D.  Lucæ  imper- 
tita,  quodque  ad  effectuai  eundem  inducendi  in  possessionem 
illuc  venissemus,  ipsum  in  corporalem,  realem  et  actualem  dicti 
decanatus  juriumque  fructuum  et  pertinentium  illius  universorum 
et  singulorum,  stallo  in  choro  et  post  decantatum  summum  illius 
diei  sacrum  loco  in  capitulo  dictæ  dignitati  congruente  eidem  per 
nos  assignatis,  in  quibus  eundem  sedere  fecimus,  adhibitis  cære- 
moniis  consuetis  et  requisitis,  induximus  in  possessionem, 
assumptis  quoad  eara  nanciscendam  supradictis  DD.  de  capitulo 
præsentibus,  DD.  Florentio  Courbet  vicario  et  Marco  Provost 
scoterio  (*)  pbTi#  pro  testibus  ad  supradicta  videnda  et,  ubi  opus 
fuerit,  testanda. 

In  quorum  omnium  et  singulorum  fidem,  pressentes  litteras 
manu  nostra  signatas,  sigilli  nostri  appensione  muniri  manda- 
vimus,  die  décima  nona  mensis  Augusti  anni  1602. 

Subscriptum:  F.  Jacobus  Episcopus  Audomarensis 
Supra  plicum:  De  mandato  præfati  R,nl  D. 

Et  paulo  uUerius:  J.  de  Remect  Secret. 

Archives  de  là  ville  de  Saint-Omer  : Acta  capituli  S.  Audomari. 


(l)  Écotier.  Sur  la  maison  de  l’Écoterie  et  les  clercs  écotiers  de  l'ancienne 
collégiale,  plus  tard  cathédrale  de  Saint-Omer,  voir  notre  notice  : Le 
collège  de  Buard  Tapper  à Louvain . Bruges,  1887,  p.  12,  note  1. 


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29. 

Lettre  de  Georges  Colvenerius  à Jean  tforetns  I. 

S.  P.  Ornatissime  Dne  Morete, 

13  Septembre  Mitto  non  omnia  quidem,  sed  manifestiora  errata  typographies 
1602.  qUæ  in  editione  Romana  inesse  videntur.  Mittes,  ut  eorum  expectes 
judicium.  Pro  iis  quæ  de  correctione  Breviarii  scripsisti,  summas 
ago  gratias.  Gonciliorum  pretium  nimis  excessivum  videtur. 
Orthographia  Orthelii,  eodem  pretio  hic  haberi  posset.  Ifcaque 
mitfce  solummodo  duos  reliquos  videlicet  Biblia  Pagnini  et  Ariæ 
et  Apparatum  ejusdem  Ariæ,  pro  quibus  mitto  pretium  quod 
postulas,  una  simul  undecim  florenos  et  15  stuferos.  Decem  flore- 
nos  inclusi  literis;  35  stuferos  addet  hic  nuncius  Gaspar.  Mittes 
autem  libros  ipsos  quando  mittes  alios  adjiostros  bibliopolas; 
si  non  hac  vice,  certe  alia. 

Erratum  typographicum  in  Indice  testimoniorum  etiam  cæteris 
adscripsi  ut  similiter  diligenter  considèrent.  Sunt  et  alia  in 
præfationibus  et  argumentis  quæ  in  fine  apposuerunt.  Yale  vir 
ornatissime.  Duaci  in  Seminario  Regio,  13  Septembris  1602. 

D.  T.  addictissimus 
Georgiüs  Colvenerius. 

Adresse: 

Ornatissimo  viro  Dno  Joanni  Moreto  typographo  diligentissimo 
correctissimoque,  Antverpiæ. 

Archives  du  Musée  Plantin  : Beg.  LXXX,  fol.  315. 


30. 

Passages  de  la  Vulgate,  éditée  à Rome  en  1593,  que  François 
Lucas  et  Georges  Colvenerius  supposent  être  entachés 
d’erreurs  typographiques  et  que  le  cardinal  Baronius  renvoie 
à Jean  Moretus  I,  munis  de  ses  observations  (!). 

A. 

LocA.  QUÆ  ERROREM  TYPOGRAPHICUM  CONTINERE  VIDENTUR  IN 

Bibliis  Romæ  in  4°  editis  1593. 


(*)  Dans  le  manuscrit  les  observations  de  Baronius  se  trouvent  écrites 
ordinairement  au-dessus  ou  à côté  des  variantes,  parfois  dans  la  marge. 
Quant  à celles  écrites  au-dessus  ou  à côté  des  variantes,  nous  les  avons 
placées,  ou  entre  deux  tirets,  ou  après  un  tiret,  de  manière  qu’elles 
affectent  la  variante  qui  les  précède. 


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235 


In  præfatione  ad  lectorem  in  margine  legendum,  S.  August. 
lib.  2.  de  doct.  Christ,  cap.  15.  pro  14. 

Gen.  4.  y.  15.  Posuitg.  D***  Gain  signum , alia  Biblia  legunt  in 
Gain,  sedpotest  esse  dativus,vel  etiam  accusativus..  ut  sit  sensus, 
ipsum  Cain  posuit  signum.  — dativus  est. 

Gen.  25.  v.  3.  Laomim  forte  legendum  pro  Loomim. — at  vetusti 
codd.  habent  Loo. 

Exod.  4.  y.  14.  egredietur  pro  egreditur.  — bene  vet.  c. 

Exod.  6.  v.  1.  8um  pro  sim.  — yet.  cod. 

Deut.  14.  v.  12.  Legendum  haliœetum,  ut  habent  Loyaniensia 
Biblia  seu  a Doctoribus  Lovaniensibus  castigata  atque  etiam 
Romana  cap.  11.  Levitici,  et  constat  ex  græco  pro  haliætum.  — 
male,  et  emendandum  ant  haliaetum,  aut  haliæetum. 

Ibidem,  ixon  legendum  videtur  pro  ixion.  — ixon  habent  vet. 
cod.  sed  ixion  defendi  pot. 

Deut.  25.  y.  12.  abscindes  pro  abscides.  — at  sic  habent  vet.  cod. 
et  bene,  nam  non  a scindo  sed  a cædo. 

Deut.  26.  v.  11.  Et  adorato  etc.,  et  epulaberis  : an  sit,  et,  ante 
adorato,  et  non  sit  omittendum  ante  vocem  epulaberis?  — divisi 
sunt  codd.  et  Hebr.,  utroque  trahi  pot. 

Judic.  13.  v.  7.  ex  utero  matris  suce  — vet.  codd.  et  bene  — Lova- 
nie n sia,  et  ex  utero. 

Ruth  1.  v.  11.  num  ultra  habeo  filios  — vet.  cod.  optimi,  — 
legendum  videtur  habebo. 

3 Reg.  15.  v.  18.  et  dédit  illud.  Lovan.  omittunt  et,  atque  super- 
fluum  est.  — nescio  quis  apposuit  male. 

3 Reg.  18.  v.  40.  Gison  littera  C majuscula,  est  enim  proprium 
nomen. 

1 Paralip.'21.  vers  ult.  in  timoré  pertetrilus,  omittendum  videtur 
in  prout  Biblia  Lovan.  omittunt. 

2 Paralip.  25.  v.  1.  Ioadan  legendum  pro  loaden. — sunt  vet.  cod. 
q.  sic  habeant,  sed  illo  modo  etiam  recte  legi  pot.  : sed  loaden  est 
LXX,  Ioadan  ergo  S.  Hieronymi. 

[Ibidem]  30.  v.  14.  delendum  comma  post  in  quibus . — delendum. 
Lovaniensium  fuit  erratum. 

Esther  15.  v.  1.  guin  esset  Mardocheus  — pessime,  — legendum 
videtur  guin  Esther  in  dativo  casu.  — recte. 

Job.  32.  vers.  ult.  etsi  leg.  et  si  — recte  — duabus  dictionibus  ut 
habent  Lovaniensia. 

Eccle.  4.  v.  16.  delendum  videtur  comma  post  sed  et  hoc. — male 
positum  comma. 

Sap.  14.  v.  14.  hœc  advenif,  an  non  legendum  adinvenit,  vel  omit- 
tendum hœc  ? — omittendum,  hœc,  et  legendum,  advenif. 


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Eccli.  24.  v.  41.  legendnm  dioryx  — recte  — ut  patet  ex  græco 
pro  dyork j. 

Isaiæ  9.  v.  3.  et  non  magnificasti.  Lovaniensia  non  habent,  et, 
neque  Hebrœa.  — male  est  interposita  conjunctio. 

Jerem.  11.  v.  18.  tune  ostendisti,  — recte  cod.  vet.  et  Hebr.  — 
Lovaniensia  habent  tu  — male  — pro  tune . 

Jerem.  50.  v.  29.  plwrimis  omnibus,  videtur  comma  esse  debere 
post  plurimis , non  post  omnibus  — male  — : Lovaniensia  neutro 
loco  habent. 

Ibidem  eam  — recte  — legendnm  pro  eum , ut  habent  Biblia 
Pagnini  et  Lovaniensia. 

Ezech.  46.  v.  11.  agnis  erit  sacrif.  — recte  et  approbantib.  vet. 
codd.  et  ratione  et  sic  infra  — Lov.  de  agnis , quod  videtur  rectiu s 
— immo  pessime  — sicuti  vers.  7.  ibidem. 

1 Machab.  12.  v.  1.  elegit  viros.  Lovaniensia  et  elegit  — recte,  — 
quomodo  etiam  Græca. 

2 Mach.6.  v.12.  huncLibrum , non  videtur  esse  debere  majuscula 
lit.  — ita  est;  non  debet  majuscula  scribi. 

In  Novo  Testamento 

Act.  4.  v.  34.  aut  domorum  erant,  fiat  comma  post  erant , — recte. 

Act.  23.  v.  30.  ad  te  denuncians  : — male  — videtur  colon  esse 
debere  vel  comma  post  te , — recte  — et  non  post  denuncians . 

1 Timot.  3.  v.  7.  delendum  comma  post  iis. 

2 Timot.  2.  v.  22.  ommittenda  forte  dictio  spem , — et  quis  appo- 
suit  nullius  codicis  auctoritate  ? — ac  solum  legendum  fidem , 
charitatem , et  pacem. 

Heb.  3.  v.  2.  fiat  comma  post  ilium.  — fiat. 

Omnia  judicio  Itomanæ  Ecclesiæ  subjecta  sunto. 

Georgius  Colvenerius  S.  Theologiæ  professor  in  Academia 
Duacena. 

Insuper  est  erratum  insigne  ac  multiplex  typographicum  in 
Indice  testimoniorum  a Christo  et  Apostolis  citatorum,  quod 
etiam  occupavit  Biblia  Lovaniensia.  Sic  autem  est  corrigendum. 
Post  unicam  sententiam  de  Nahum  propheta,  ponatur  in  medio  — 
reponatur  — . 

Zachar: 

8.  c.  Loquimini  veritatem  unusquisque  cum  proximo  suo. 

Ephes.  4 f. 

9.  b.  Ecce  rex  tuus  venit.  Mat.  21.  a.  Joan.  12.  b. 

11.  c.  Et  acceperunt  triginta  argenteos.  Mat.  27.  a. 

12.  c.  Videbunt  in  quem  cumpunxerunt.  Joan.  19.  g. 

13.  c.  Percutiam  pastorem.  Mat.  26.  c.  Mar.  14.  b. 


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237 


MàLACH  : 

1.  a.  Jacob  dilexi,  Esau  autem  odio  habui.  Rom.  9 c. 

3.  a.  Ecce  ego  mitto  angelum  meum.  Mat.  11  b.  Mar.  1.  a.  Luc. 

7.  d.  Joan.  1.  c. 

4.  b.  Ipse  est  Deus*  qui  venturus  erat.  Mat.  11.  b. 

4.  b.  Quid  est  quod  scribæ  dicunt,  quod  Eliam  oporteat  primum 
venire.  Mat.  17.  b.  Mar.  9.  b. 

4.  b.  Ut  convertat  corda  patrum  in  filios.  Luc.  1.  b. 

Hæc  suprascripta  D.  Georgio  Colvenerio  errorem 
aliquem  ty  pographicum  continere  videntur. 

At  Rdo  D.  Francisco  Lu.cæ  præter  errata  quæ  alias  deprehen- 
dit  (*),  Josue  19.  v.  15.  Iedala  — recte  — pro Ierala  legendum  videtur. 

Item  in  oratione  Manassæ  pro  quem  omnia  pavent , legendum 
videtur  quod  omnia  pavent. 

3 Esdræ.  1.  v.  23.  pro  pleno  metuentis , — recte  — pleno  metuentia 

— male. 

„ „ „ v.  58.  pro  8eptuaginta  septem , septuaginta — sic  habet 

graecus  cod. 

„ „ 2.  v.  28.  pro  ne  quid  ultra  hæc  fiant , ne  quid  ultra  hæc 

fiat  — recte  gr. 

„ „ „ v.  29.  pro  ex  quo  sunt  malitiæ , ea  quæ  sunt  malitiœ  — 

recte  gr. 

„ „ 5.  v.  44.  pro  innovare  et  suscitare , legendum  videtur 

voverunt  suscitare  — recte  ex  gr. 

„ „ „ v.  45.  pro  et  dari , et  dare  — recte  ex.  gr. 

Ibidem  pro  thesaurum  operum  — yaÇocfrvXa/cioi/  recte, — thesau - 
rarium  operum. 

,»  „ „ v.  71.  pro  Domino  Israël, — in  gr.  sic  est  — Domino 

Deo  Israël. 

4 Esdræ.  6.  v.  34.  pro  ut  non  properes , et  non  properes. 

„ „ 7.  v.  67.  pro  inhæreditahant , inhæreditabunt . vel  inha - 

bitabunt. 

„ „ 10.  v.  33.  pro  commovebo  te,  commonebo  te. 

» jj  v.  44.  et  quoniam  dixit  tibi,  ommittenda  videntur 

haec  verba. 


(*)  C’est  par  erreur  que  Colvenerins  écrit  Deus  an  lieu  de  Elias. 

(!)  Il  s’agit  des  errata  dont  François  Lucas  parle  dans  sa  lettre  du 
12  Mars  1602  (Doc.  22). Cette  liste  des  erreurs  typographiques, que  nous 
regrettions  n’avoir  pas  trouvée  jointe  à la  lettre  de  Lucas,  nous  l’avons 
rencontrée  depuis  dans  un  autre  registre,  et  nous  la  donnons  ci-après 
sons  la  désignation  B. 


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238 


4 Esdræ.  12.  v.  21.  pro  duae  veto,  legendum  videtur  duo  vero . 

„ „ 13.  v.  52.  pro  quisque , quisquam . 

„ „ 15.  v.  29.  pro  fertur,feretur. 

„ „ „ v.  30.  pro  de  virtute,  in  virtuie. 

„ „ „ v.  53.  pro  exaltatus , exaltans  — sic  habent  Lovan. 

„ „ 16.  v.  77.  pro  superlevent , superelevent  — Bic  Lovan. 

„ „ „ v.  68.  pro  educet  vos,  deducet  vos. 

Archives  du  musée  Plantin  : Eeg.  Ontvangen 
brieven  A.  — Beyerlinck,  fol.  251. 

B. 

Loca.  in  Bibliis  Romæ  Anno  1593  jussu  Sixti  Quinti  excusis 
quæ  errorem:  typographicum  continere  videntur. 

bona  Geneseos  35.  v.  8.  ad  radiées  Bethel  super  quercum. 
correctio.  Yidetur  legendum  esse  subter  quercum. 
bon.  Exodi  40.  v.  3.  dimitiesq.  ante  illam  vélum.  Yidetur 
legendum  demittesq. 

bon.  Isaiæ  50.  v.  5.  retrorsum  non  abiit. Videtur  corrigendem 
prima  persona  dbii. 

bon.  Baruch  2.  v.  33.  et  dominabuntur  eis}  pro  ejus. 
bon.  Ezech.  7.  v.  18.  et  accinget  se  ciliciis  pro  acdngent. 
bon.  Zach.  12.  v.  6.  et  sicutfadem  ignis  in  fœno  pro  facem. 

bon.  Act.  2.  v.  23.  per  manus  iniquorum  affligentes  pro 

affigentes. 

bon.  Apoc.  17  v.  4.  et  inaurato  auro  pro  inaurata  (1). 

Hæ  correctiones  Romam  missæ  fuere  et  a Correotoribus  Sacro- 
rum  Bibliorum  approbatæ  sunt.  Postea  D.  Lucas  erratum  scrip- 
sit  de  quo  Romanam  consuram  nondum  quæsivimus. 

Josue  19.  v.  15.  Ierala  pro  Iedala. 

Quædam  præterea  dubia  sunt  in  libris  Esdræ  tertio  et  quarto. 
Septuag.  in  P.  habent  Iedala. 

Clementina,  Ierala . 

Textus  Hebræus  probat  Iedala  (2). 


( 1 ) Tout  ceci  est  de  la  main  de  François  Lucas,  sauf  les  notes  margi- 
nales qui  sont  de  l’écriture  de  Balthasar  Moretus. 

(2)  Cette  observation  est  ajoutée  par  Balthasar  Moretus,  Voir: 
Doo.  19,  note  2,  et  Doc.  23. 


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239 


31. 

Lettre  de  Jean  Moretus  I à Georges  Colvenerius. 

' Eximie  ac  Rde  admodum  Dne  Colveneri,  ad  hanc  suprascriptam 
formam  misimus  ad  Ilium  cardinalem  Baronium  quæ  R.  Y. 
in  Romana  Bibliorum  éditions  observavit  errata,  ac  revisit  is 
cum  censura,  quam  ad  ea  aut  inter  lineas  adscriptam  vides  minus- 
culo  charactere  (1).  Tribus  aut  quatuor  locis  (quæ  haud  magni 
momenti  videntur)  notatis  a me  signo  crucis  >f<  censura  nulla 
apposita  est.  Gap.  15  pro  14  in  præfatione  ad  Lectorem  liberius 
emendari  potest.  1 Reg,  18.  v.  40.  video  in  exemplari  Romano 
Torrentem  cison,  Torrentem  dico,  majuscula  littera,  ubi  nos  minus- 
culam  posueramus,  et  æquipollere  existimo,  ac  si  Cison  majuscula 
scriberetur  prout  alibi  in  Bibliis  ponitur  Torrentem  cedrontConvalle 
cedron.  1 Paralip.  21.  vers.  ult.  in  timoré  perterritus , antiquiora 
exemplaria  Bibliorum  habent  in\  nescio  cujus  instinctu,  an  ope- 
rarum  nostrarum  errore,  in  recentioribus  omissum.  De  commate 
post  iis  1 Timot.  3.  parum  referre  opinamur  ponatur  an  non 
ponatur,  etsi  alioqui  satius  sit  omitti.  Ecce  parum  difficultatis 
nobis  superest  in  his  locis  quæ  censura  omni  carent.  At  bina  alia 
quæ  asterisco  signavi,  magis  nos  turbant.  2 Paralip.  25.  v.  1.  cum 
utrumque  probetur  Ioadane t Ioadenf  dubium  ufcrum  eligamus;  at 
loadan  potius  videtur,  quia  sic  4 Reg.  14.  v.  2.  scribitur.  Ezech. 
46.  v.  11.  censuram  haud  satis  capimus,  versu  etiam  7 præposi- 
tionem  de  tolli  velit,  et  quid  voculæ  istæ  significent,  et  sic  infra . 

Balthasar  Moretus  I.  F. 
Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  1585-1599  Drukkerij,  fol.  547. 

32. 

Lettre  de  Jean  Moretus  I au  cardinal  Baronius. 

Illme  ac  Rrac  De. 

Per  Gasparem  Vivarium  quos  Illmae  D.  T.  misi  libros  recte  acce- 
pisse  gaudeo,  ac  multo  magis,  quod  æqui  boni  consulere  dignetur 
hos  typographiæ  meæ  fruotus,  quos  merito  Illniae  D.  T.  a me  deberi 
censeo.  Breviarium  S.  D.  N.  C’ementis  VIII  auctoritate  recogni- 
tum  (cujus  exemplar  Illma  D.  T.  mihi  transmissum  benigne 
curavit)  initio  subsequentis  mensis  in  forma  majori,  quam  quar* 
tam  vocamus,  finire  spero:  ac  simul  Annalium  tuorum  tomum 
septimum  ; in  quo  nihil  excudendum  modo  restât  præter  Indicem, 
quem  ad  novæ  editionis  paginas  innovari  et  e variis  fragmentis 

O Doc.  30,  A. 


Sans  date. 


3 Janvier 
1603. 


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240 


antehao  in  fine  aliorum  tomorum  subjunctis,  et  nunc  proprio  suo 
tomo  insertis  augeri  oportuit.  Ut  finiero,  utriusque  exemplaria 
quœ  Ulœae  D.  T.  jure  a me  deberi  agnosco,  statim  transmittam. 
Novam  sacrorum  Bibliorum  editionem  in  folio,  serio  pridem 
incœpi  ac  diligenter  in  eadem  pergo;  omnem  imprimis  curam 
adhibendo  ut  a mendis  typographicis  quam  fieri  posait  maxime, 
sit  immunis.  Quare  summopere  mibi  gratuloracgaudeo  de  censura 
quam  111°**  R.  T.  mihi  transmisit  locorum  quorumdam  in  Romano 
Bibliorum  exemplari  quæ  errorem  typographicum  Rd,a  Dnis 
Francisco  Lucæ  decano  Audomarensi  et  Georgio  Colvenerio 
professori  S.  T.  Duacensi  continere  videbantur.  Àt  quia  nonnullis 
quæ  fere  minoris  momentisuntlocis  censuram  nullam  adscriptam 
reperi,  eadem  denuo  ad  Ilîroam  D.  T.  mittere  haud  erubesco,  ut  de 
iis,  quid  sequendum  mihi  sit,  apertius  intelligam.  Addidi  dubium 
unum  atque  alterum,  item  tria  quatnorve  menda  quæ  in  Romana 
Breviarii  editione  correctores  mei  observarunt.  Quæ  singula  in 
cbarta  bis  adjuncta  distincte  annotari  curavi,  ut  censuram  simul 
omnium  transmittere  Laud  dedignetur.  Atque  libenter  operam 
suam  mihi  præstituram  Illmam  D.  T.  confido,  his  in  rebus  quæ 
publicam  magis  quam  privatam  utilitatem  spectent.  Alia  insuper 
difficultas  est,  de  qua  Illmara  D.  T.  consulere  haud  vereor;  præser- 
tim  haud  dissuadentibus  Rdi8  Dl‘  Ordinariis  locorum,  quibus 
libellum  supplicem  (cujus  exemplar  his  adjungo)  obtuli,  pro  sin- 
gulari  Breviarium  imprimendi  licentin,  quatenus  unus  sufficere 
in  Belgio  possim,  et  Sanctitatis  Suæ  mens  atque  intentio  per- 
mittat.  Quæ  illis  valde  ambigua  videtur,  num  omnibus  imprimere 
volentibus  licentiam  concedi  oporteat,  an,  cum  unus  libris  his 
sacris  imprimendis  sufficere  possit,  pluribus  licentiam  impertiri 
haud  sit  opus.  Itaque  Ulmam  D.  T.  quæso,  ut  hac  de  reS.  D.N.inten- 
tionem  ac  voluntatem  indicare,  ac,  si  opus  videatur,  ipsius  etiam 
Sanctitatis  Suæ  litteris  declarare  ac  confirmare  haud  gravetur. 

Finio,nemolestus  sim  ; solummodo  gratiarum  actionem  adscribo 
de  decimi  tomi  Annalium  exemplari  quod  Piscatorem  jam  ad  me 
misisse  haud  diffido,  item  de  cura,  quam  in  filii  mei  (cujus 
responsum  hic  jungitur)  negotio,  Ulma  D.  T.  pro  singulari  suo  in 
me  meosque  affectu  pollicetur.  Yale  Ulme  ac  Rrae  D.  et  hune  annum 
ac  futuros  quamplurimos  féliciter  vive,  summo  Reip.  Christianæ 
bono.  Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  III  Non.  Jan.  M.D.C.III. 

Loca  quæ  errorem  typographicum  continere  videntur  in  Bibliis 
Romæ  anno  1593  editis,  et  quorum  censuram  quam  sibi  mitti 
Joannes  Moretus  rogavit,  nullam  accepit. 


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241 


O- 

Hæc  loca  sunt  quibus  censura  nulla  apposita  fuit. 

Unius  autem  loci  censura  ambigua  videtur;  ipsis  etiam  Rdi* 

Patribus  theologis  Soc.  Jesu,  quos  Moretus  consuluifc. 

Ezech.  46.  v.  ll.agnis  autem  erit  sacrijidum  — recte  et  approban- 
tibus  vett.  cod.  et  ratione.  Lovaniensia,  de  agnis,  quod  videtur 
rectius  — immo  pessime  — sicuti  versu  7.  ibidem. 

Dubitatur  nnm  versu  7.  pariter  tollenda  sit  præpositio  de. 

Marci  cap.  6.  v.  13.  Et  concessit  ei  statim  Jésus,  videtur  legendum 
R.  D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolitano,  ds. 

Insuper  correctores  officinæ  Plantinianæ  in  Breviario  S.  D.  N- 
auctoritate  recognito  duo  loca  observarunt,  quæ  dubitandi  occa* 
sionem  prœbent,  Breviario  an  Bibliis  mendum  typographicum 
inesse  possit. 

In  Epiphania  Dni  lect.  sec.  ex  Isaiæ  cap.  60.  Tune  videbis  et  afflues , 
mirabitur  et  dilatabitur  cor  tuum. 

In  Bibliis  quemadmodum  et  in  ipso  Breviario  conjunctio  et 
omittitur  ante  verbum  mirabitur:  ab  inter  errata  in  fine  ejusdem 
Breviarii  posita,  addenda  conjunctio  notatur. 

Ps.  46.  spedem  Jacob , quem  dilexit , in  Breviario  legitur,  quem, 
in  Bibliis,  quam. 

His  subjungit  Moretus  aliquot  in  Romana  Breviarii  editione 
menda  typographica  typographie  sive  Plantinianis  correctoribus 
observata,  ac  in  sua  editione  correcta;  quæ  Sedis  Apostolicæ 
judicio  subjecta  esse  desiderat,  ut  si  quid  forte  (quod  non  existi- 
mat)  temere  immutatum,  in  futuris  editionibus  suis  eundem  erro- 
rem  haud  admittat. 

In  Kalend.  mensis  Julii,  die  2 omittitur  in  editione  Romana 
comm . SS.  Processi  et  Martin.  Martt. 

Dom.  3 post  Pascha,  capitulo  ad  sextam  pag.  383  legitur  régi 
prœcedenti  pro  prœcellenti. 

In  festo  S.  Leonis,  p.  762  editionis  Romanæ  col.  1.  lin.  14. 
leetio  VII,  legitur  pro  lectio  IX,  aut  potins  omitti  possit  cum  linea 
9 titulus  lectionis  IX  de  vigilia  Apostolorum  præponatur. 

In  officio  defunctorum  p.  117  col.  1 in  antiphona  sitivit  anima 
mea  legitur  fontem  pro  fortem  quemadmodum  in  Psalmo. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXIX,  fol.  35. 


(!)  Moretus  laisse  ici  un  espace  vide.  Le  document  30  nous  renseigne  sur 
les  passages  non  munis  des  observations  de  Baronius.  Ce  sont  ces  pas- 
sages que  rim primeur  anversois  aura  soumis  de  rechef  au  cardinal,  mais 
ne  se  sera  pas  donné  la  peine  de  transcrire  dans  la  minute  de  sa  lettre. 

16 


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22  Février 
1603. 


22  Février 
1603. 


242 


33. 

Lettre  de  Jean  Moretns  I à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomarensi. 

Gratissima  fuisse  prima  Bibliorum  Sacrorum  folia  plurimum 
gaudeo;  spero  paritcr  Commentarii  tui  placitura  quæ  nunc  mitti- 
mus  efc  de  eu  jus  impressione  filiusmeus  Balthasar  copiosius  R.  T. 
perscribit.  Ego  gratias  quam  possum  maximas  his  ago  quod  suam 
in  conferendis  novæ  Bibliorum  editionis  foliis  atque  erratis  adno- 
tandis  operam  benigne  addicat.  Intra  septimanas  unarn  atque 
alteram  pluscula  folia  impressa  mittam  una  cum  Breviario  novo 
quod  typis  meis  jam  excudi,  sed  artifices  imagines  æneas  nondum 
absolvere.  Locum  Ezech.  46.  v.  11.  quibus  ambiguam,  atque  alia 
Esdræ  loca  quibus  nullam  censuram  Illmus  Baronius  adscripserat 
aut  adscribi  curarat,  denuo  examinanda  Romam  transmisi,  paulo 
ante  litteras  a R.  T.  acceptas;  cujus  unius  sententiam  in  loco 
Ezech.  imprimendo  sequar,  ni  in  tempore  rosponsum  ex  Urbe 
accepero.  Porro  de  libello  Correctorio  quod  R.  T.  consilium 
suggerit,  jam  ante  mecum  cogitaram,  ut  in  folio  cum  Bibliis  ac 
simul  enchiridii  forma  excuderem.  Enchiridii  inquam  forma,  nam 
ea  commodior  videtur  quam  quarta  (ut  vocamus)  aut  octava.  Et 
quia  libellum  hune  tuum,  non  secus  ac  Indicem  Bibliorum  cui 
subjungi  debet,  minori  charactere  impriraere  ac  tenuibus  columnis 
in  folio  distinguere  decrevi,  aptior  omnino  deinde  erifc  in  formam 
duodecimarm  aut  similem  distribui.  Fiuio  cum  gratiarum  actione, 
ut  cœperam,  pro  singulari  R.  T.  in  me  meosque,  et  nominatim  D. 
Melchiorem  affectum,  qui  plurimam  R.  T.  salutem  vicissim  pre- 
catur.  Yale  eximie  ac  Rdft  admodum  Dne  et  nos  tuos  amare  perge. 
Antverpiæ  in  officina  Plantiniana,  VIII  Kal.  Martias  1603. 

Inclusas  ad  Rraum,  R.  T.  rogo  ut  curet,  ac  me  Rdo  admodum  P. 
Schondonchô  plurimum  commendet,  cui  nunc  haudscribo,  nuncio 
opinione  citius  discedente  ; scripturus  intra  duas  aut  très  septi- 
manas, cum  Breviarium  novum  ad  ipsum  mittam. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  XII,  fol.  228. 


34. 

Lettre  de  Balthasar  Moretns  à François  Lucas. 

Eidem  D.  Lucæ  meo  nomine 
Eximie  ac  Rde  admodum  Dne. 

Culpam  deprecor,  qui  in  hune  usque  diem  pro  sacro  et  aureo 
tuo  munere  omnem  gratiarum  actionem  omisi,  imo  judicio  et 


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243 


studio  quodam  me  distulisse  velim  intelligas;  ne  inanes  modo 
gratias  agerem,  sed  quodammodo  réservera,  Commentarii  tui  in 
Evangelia  primitias  mittendo  ; in  quo  eleganter  atque  emendate 
excudendo  meam  aliqua  ex  parte  operam  agnosceres,qua  liberalem 
hanc  R.T.inme  benevolentiam  paullatim  demeriturum  me  confido. 
Bina  folia  sunt  ternionis  primi,  quæ  cliartam,  characteres  atque 
impressionis  totius  formam  exhibebunfc,  omnia  (ut  speramus)  e 
R.  T.  voto.  In  hac  charta,  candida  haud  minus  quam  solida,  quin- 
quaginta  operis  exemplaria  excudimus;  scptuaginta  in  ilia  paullo 
magis  fusca,  quæ  emptoribus  haud  paucis  ob  minus  libri  pretium 
magis  placebit,  nec  tamen  révéra  ita  fusca  est,  prout  specimen  ab 
altéra  dumtaxat  parte  impressum  videbatur,  imo  nescio  quo  casu 
speciminis  istius  folium  præ  reliqua  omni  charta  subnigrum  est. 
Insuper  circiter  quinquaginta  in  charta  angustiori  excudimus, 
quæ  amplissimos  habeat  margines,  notis,  si  quis  volet,  adscriben- 
dis.  In  syriacis  characteribus  componendis  parum  aut  nihil  diffi- 
cultatis  experimur,  quia  spatium  haud  magnum  requirunt  omissis 
punctis;  quod  ego  minus  cogitavi,  cum  Itd0P.  Schondoncho  super 
eorum  magnitudine  difficultatem  movi.  Sed  hæc  talia  scribere 
nihil  opus  est,  quæ  ex  ipsis  foliis  quæ  mittimus  facilius  ac  certius 
cognoscuntur.  Compositori  nomen  est  Franciscus  Fickart,  quem 
monui  omnem  operam  rite  componendo  operi  adhibere,  quemad- 
modum  et  correctores  recte  corrigendo  ; quamquam  et  ego 
postremum  relegere  cum  vacaverit  minime  recuso,  ut  meam  hanc 
qualemcunque  operam  pro  R.  T.  munificentia  reponam.  Quæ  R. T. 
libello  suo  Romanæ  Bibliorum  correctionis  addenda  aut  mutuanda 
transmisit,  suis  singula  locis  reposai,  præterquam  quod  2 Para- 
lipom.  25.  v.  1.  Nomen  mairie  ejus  Ioadan  haud  mutavi  ; quia  non 
Ioaden  in  nova  editione  sed  Ioadan  excudimus,  prout  4 Reg. 
cap.  14.  v.  2.  legitur.  Item  quod  ad  locum  Sap.  14.  v.  14.  pronomen 
hæc  omisimus  juxta  Illmi  Card.  Baronii  quas  ad  me  misit  notas; 
idque  consilio  Rd|  P.  Romei,  cui  illas  ostendimus,  et  omnes  ex 
æquo  nobis  imitandas  esse  censuit  ex  litterarum  Illmi  Card.  præ- 
scripto.  At  vero  notæ  illæ  nescio  an  a Card.  Baronio  cogitatæ  aut 
inventæ,  certe  non  ejus  manu  scriptæ fuere; sed  alterius,  qui pariter 
in  exemplari  Breviarii  novi  (quod,  eodem  cardinale  mitteote  ex 
Urbe  accepimus)  aliquas  emendationes  exaravit.  Hæc  ideo  R.  T. 
sùggerimus,  ut  de  mutando  loco  illo  deliberet  in  suo  Romanarum 
correctionum  libello. 

Yale  eximie  ac  Rde  admodum  D.  et  me  R.  T.  araantissimum 
amare  perge.  Antverpiæ  in  officina  Plantiniana  VIII  Kal.  Mar- 
tias  M.D.C .III. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg,  XII,  fol.  229. 


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22  Février 
1603. 


16  Mars 
1603. 


244 


35. 

Lettre  du  cardinal  Baronius  à Jean  Moretus  I. 

Yir  magnifiée. 

Dubitas  ultimis  tuis  ad  nos  datis  litteris  de  sensu  Brevis  Apo- 
stolici  Romano  Breviario  præfixi,  ejusque  verba  ab  Ordinariis 
locorum  amphibologice  intelligi  asseris.  Paucis  igitur  illius  men- 
tem  accipe.  Jubet  Breve  pontificium  et  serio  mandat  ut,  ne  quis 
typographus  vel  cis  vel  trans  Alpes  Breviarium  Eomanum  excu- 
dendi  autoritatem  habeat,  nisi  illamprius  ab  ejus  loci  Ordinario, 
in  quo  est,  obtineat  : Ordinarios  autem  debere  ad  hoc  diligenter 
animum  intendere,  ne  favore  vel  gratia  hujusmodi  typographis 
illius  impressionem  permittant,  quorum  noverint  aut  fidem  vacil- 
lare,  aut  singularem  diligentiam  huic  præsertim  operi  impenden- 
dum  frustra  sperari.  Quibus  sublatis  impedimentis,  integrum  iis 
esse  cuicumque  ejus  excusionem  permittere.  Notas  Bibliorum  sua, 
ut  flagitabas,  censura  distinctas,  huic  epistolæ  inclusas  (*)  remit- 
timus,et  te  valere  jubemus.  Romæ  VIII.  Kal.  Mart.  CIO.  10.  CIII. 

Tui  cupidus 
Cæs.  Card.  Baronius. 

Adresse  : 

Magnifico  viro  Joanni  Moreto  typographo,  Antverpiam. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXV1,  fol.  361. 


36. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ,  decano. 

Eximie  ac  Rde  admodum  domine. 

Gratissima  fuisse  Commentarii  tui  initia,  ac  nihil  in  iis  displicere 
parens  meus  lætissimus  mecum  intell exit  : et  parem  in  reliquo 
opéré  fidem  ac  diligentiam  pollicetur.  Pollicentur  et  operæ,  quas 
R.  V.  liberalibus  Buis  premiis  plurimum  sibi  devinxit;  et  me,  ut 
gratias  ipsarum  nomine  perscriberem,  rogarunt.  At  vero  ut  R.  V. 
desiderio  a me  fiat  satis,  quatuor  folia  nunc  mitto,  deinccps,  in 
omni  tabellionum  occasione,  quæ  excusa  erunt  missurus.  De  binis 


(l)  Nous  n’avons  pas  retrouvé  les  observations  de  Baronius  touchant 
les  passages  soumis  au  cardinal  par  Moretus  le  3 janvier  1603,  (Doc.  32)* 


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245 


in  correctionîs  Romanæ  libello  locis  R.  V.  responsum  exspectabi- 
mus  : ac  modo  terniones  Ss  Bibliornm  mittere  audemus,  R.  Y. 
obnixius  rogantes,  ut  quam  erratis  typographicis  colligendis  ope- 
ram  cœpit  impendere  (l),  quatenus  per  grayissimas  tuas  occupa- 
tiones  licebit  præstare  ipsa  pergat,  aut  per  alium,  quod  benigne 
addixit, præstari  curet.  Quæcunque  autem  observant  menda,  nobis 
quam  citissime  per  singulos  nuncios  indicari  optemus,ut  quæ  com- 
mode poterunt,  calamo  aut  scalpello  corrigi  curemus,  ac  reliqua, 
minoris  etiam  momenti,  in  fine  Bibliorum  exprimamus  ; quo  inte- 
grior  hœc  editio  et  gratior  in  lucem  prodeat.  Àtque  interea  pluri- 
mum,  R.  V.  hoc  nomine  nos  debere  agnoscimus  et  agnoscemus. 
Breviarinm  jam  a nobis  absolut um  et  exemplaria  ejus  parens 
meus  bibliopego  commisit,  quæ  R.  V.  Rmo  episcopo,  Rdo  admodüm 
D.  Abbati  S.  Bertini  et  Rd0  deniqne  P.  Schondoncho  mittere  desi- 
derat,  quibus  omnibus  ac  singulis  se  plurimum  commendari 
rogat.  Vale  eximie  ac  Rde  admodum  Dne  et  a parentibus  meis, 
fratribus,  ac  me  inprimis  salve,  qui  quam  maxime  R.  Y.  obligari 
nos  censemus,  quod  suis  apud  Deum  precibus  nos  juvare  haud 
gravetur. 

Antverpiæ  ex  officina  Plantna,  15  Martii  1603. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  XII,  fol.  234. 

Annexe. 

Erratula  observata  in  iis  foliis  Bibliorum , quæ  prœlum 
Plantinianum  hactenus  peperit . 

Gen.  45.  v.  20.  vestro  pro  vestra, 

Exod.  23.  v.  2.  acquiesce  pro  acquiesces . 

Levit.  6.  v.  6.  aritem  * (2)  pro  aneiem. 

„ 23.  v.  22.  nee  pro  nec. 

Num.  7.  v.  14.  aurcis  pro  aureis. 

„ 11.  v.  7.  bdelli  pro  bdellii. 

„ 36.  v.  11.  filiu8  pro  jiliis. 

Deuh.  17.  v.  1.  abominati  pro  abominatio . 

„ 32.  v.  46.  funt  **  (3)  pro  sunt. 

(J)  Nous  avons  joint  à cette  lettre  les  corrections  envoyées  par  Lucas 
et  dont  More  tus  le  remercie. 

(2)  Les  fautes  marquées  d’un  astérisque  ne  sont  pas  corrigées  dans  les 
exemplaires  de  l'édition  de  1603;  les  autres  le  sont  à la  plume  ou  au 
grattoir. 

(3)  Ce  mot  n'est  pas  corrigé,  mais  ne  contient  pas  d’erreur  typogra- 
phique ; les  autres  passages  marqués  du  double  astérisque  n'ont  pas  été 
corrigés,  parce  qu'ils  sont  conformes  à l'édition  romaine. 


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246 


Jos.  19.  v.  15.  Ierala  pro  Iedala. 

2 Reg.  22.  v.  35.  œneum  pro  œreum. 

3 Reg.  2.  y.  19.  qui  sedit  pro  quœ  sedit. 

Esfcher  11.  v.  1.  Ptolemœi  **  pro  Ptolomœi. 

Job  1.  v.  3.  fa-m  iliamulia  * pro  familia  multa . 

„ 41.  v.  9.  spendor  pro  spîendor. 

Prov.  25.  v.  10.  amicita  pro  amicitia. 

Eccle.  8.  v.  10.  aadabunlur  pro  laudabuntur. 

Eccli.  41.  y.  24.  obsuscatione  pro  obfmcatione. 

„ 51.  v.  9.  inserno  pro  inferno. 

Isa.  9.  v.  2.  et  non  magnificasti  omittendum  est  et. 

„ 60.  y.  5.  mirabitur  **  pro  et  mirabitur. 

Ierem.  7.  v.  8-  vo-monibus  * pro  vobis  in  sermonibns. 

Thren.  4.  v.  7.  Nzarœi  * pro  Nazarœi. 

Ezech.  40.  v.  38.  lavabant  **  pro  lavabunt. 

Osee  5.  v.  7.  pairibus  * pro  partibus. 

Nahum.  3.  v.  2.  impitus  pro  impetus. 

1 Mach.  5.  v.  39.  Et  Arabs  # pro  Et  Arabas. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXX,  fol.  307. 


37. 


Lettre  de  François  Lacas  à Jean  Moretns  I. 

29  Juin  Monsr  Moretus,  mon  bon  seigneur  et  amy.  J’ay  receu  le  restant 
1603.  des  quoyers  du  Nouveau  Testament,  avecq  ung  de  l’Indice  et 
ung  du  Correctoire,  ensemble  deux  de  mes  Commentaires,  et 
deux  dudict  Correctoire  in  forma  12a,  scavoir  est,  j’ay  receu  par 
ensemble,  ce  que  par  deux  diverses  fois  avoit  esté  délivré  au 
messagier.  L’impression  dndict  Correctoire  plait  très  bien  à 
Monseigneur  le  Rm#  et  pareillement  à moy,  vous  remerciant  de 
l’industrie  et  diligence,  qu’employez  à l’imprimer  tant  exactement. 
Au  dernier  quoyer  du  Nouveau  Testament  marcqué  K K,  il  y a 
faulte  d’un  feuillet  marcqué  KK  4.  Au  surplus  ausdicts  quoyers 
n’avons  trouvé  nulle  faulte  typographique,  sinon  Marc.  5.  v.  13. 
conces8it  ei , pro  eis,  adstipulante  censura  Baronii,  et  ad  Romanos 
15.  v.  18.  genium  pro  gentium.  Au  mesme  lieu  ad  Romanos  il  y 
menon  pro  me  non}  comme  2.  Timot.  1.  v.  14.  innobis  pro  in  nobis, 
sed  hæc  minimi  momenti  sunt.  Je  me  persuade,  que  jamais  la 
Bible  n’at  esté  si  correctement  imprimée,  comme  elle  est  à pré- 
sent, à ccste  vostre  édition  dont  en  soudra  louange  à Dieu,  vostre 
vertu  se  manifestant  de  plus  en  plus.  In  correctorio  manuscripto 
j’ay  trouvé  encoire  une  faulte  Marc.  8.  v.  38.  suum  pro  suis,  in  his 


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247 


verbis  spurium  est  pronomen  suum  : on  la  poldra  corriger  devant 
que  l’imprimer,  s’il  n’est  point  trop  tard;  que  s y,  la  faulte  est 
petite,  et  telle  que  se  remarquera  bien  par  gens  enfcenduz. 

Reste  maintenant  que  moy  et  ma  sœur  avons  à vous  remercier 
tant  humblement  que  affectueusement  (comme  faisons)  pour  le 
présent  que  à ma  dicte  sœur  avez  envoie;  nous  n’acceptons  point 
les  remercimens  que  faictes  par  trop  exorbitans,  pour  le  petit 
recueil  qu’avons  exhibez  à voz  filz,  gens  tant  honnourables,  tant 
du  costé  de  leur  père,  comme  d’eux  mesmes,  considéré  mesme 
leurs  mérités  et  ceux  de  leur  père  et  ayeul  envers  moi. 

Nous  sommes  marrys  qu’icelluy  recueil  n’a  esté  meilleur  et 
désirrons  d’avoir  l’occasion  de  pouvoir  suppléer  ce  qu’il  y a eu  de 
courtresse.  Touttefois  je  suis  joyeux,  que  tel  que  a esté,  il  a esté 
aggreable  à vous  et  à vos  dicte  filz,  me  recommandant  avecq  ma 
dicte  sœur  très  affectueusement  à vos  bonnes  grâces,  et  celles  de  • 
Madlle  vostre  compaigne,  vous  assurant  que  tous  ceux  des  vostres 
qui  nous  viendront  veoir,  nous  seront  tousjours  les  très  bien 
venuz.  A tant.  Monsieur  Moretus,  je  prie  le  Créateur,  vous 
accroistre  ses  grâces  célestes,  en  une  longue  saine  et  saincte  vie, 
ensemble  avecq  les  vostres.  De  S*  Orner  le  XXIX  de  Juing  XVIe 
et  trois. 

Le  très  appareillé  à vostre  service, 
Fkanchois  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur  Monsr  Moretus,  Grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes, 
en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXXVII,  fol.  331. 


38. 

Lettre  du  cardinal  Baronins  à Jean  Moretns  I. 

Yir  magnifiée. 

Ne  quid  solicitum  te  habeat,  de  transmissione  sexti  et  septimi 
Annalium,  omni  te  cura'libero  : video  enim  quanti  negotii  sit, 
terrestri  itinere,  et  quidem  remotissimo  tantum  pondus  trajicere. 
Supersedeas  igitur  licet  in  posterum  huic  anxietati.  Breviarium, 
et  si  qnid  levions  est  oneris,  pro  tuo  commodo  si  direxeris,  abunde 
mihi  satisfactum  putabo.  Quod  ad  Missale  attinet,  fervet  opus  : 
ubi  ad  calcem  perduetnm  f uerit,  quod  propediem  futurum  spero, 
Piscatori  dabo,  cui  et  decimum  Annalium  Kalendis  Januarii 


13  Jnillet 
1603. 


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248 


16  Juillet 
1603. 


tradidi,  quem  tamen  ad  te  non  pervenisse  R'  Abbas  S.  Martini 
significat.  Hoc  loco  te  typographiæ  Yaticanæ  nomine  rogandum 
putavi,  ut,  quoniam  ilia  secundam  Missalis  editionem  cogitât, 
et  quidem  eodem,  quo  tu  illud  charactere  anno  1596  impressisti, 
ei  typos  illos  in  ære  ab  archetypis  tuis  ferreis  (quos  mat  res  vulgo 
appellent)  effingi  curare  velis.  In  quo,  præterquam  quod  sumptus 
in  eam  rem  impendendos,  prout  jusseris,  diligenter  præstabit,  a 
me  magnam  gratiam  inibis  ; et  illam  tibi  œterno  beneficio 
devincies. 

In  Martyrologium  multa  quidem  forent  inserenda,  fortassis 
nonnulla  etiam  aut  mutanda  aut  subtrahenda;  verum  ab  hac 
cogitatione  undecimi  Annalium  concinnatio,  quem  prœ  manibus 
habeo,  me  prorsus  abducit;  ubi  aliquid  ab  illo  nobis  temporis 
vacuum  fuerit,  ad  hoc  animum  adjiciemus.  Locus  Apocalypseos 
14.  v.  3.  in  græcis  quidem  codicibus,  et  nonnullis  etiam  manu- 
scriptis  latinis,  ut  R®®*  Audomarensis  observavit,  habet;  verum 
codex  regius  Complutensis,  plurimi  impressi  et  ordinaria  versio 
dicere  legunt  : cui  lectioni,  quod  magis  usitata  esset,  Congregatio 
adhærere  maluit.  Yale.  Romæ,  tertio  Id.  Julii,  CIOIOCIII. 

Tui  perquam  cupidus. 

Cæs.  Càbd.  Babonius. 

Adresse  : 

Magnifie©  viro  Dno  Joanni  Moreto  typographo,  Antverpiam. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  LXXYI,  fol.  369. 


39. 

Lettre  de  Georges  Colvenerius  à Jean  Moretns  I. 

S.  P.  ornatissime  Dfie  Morete.  Quam  potui  diligentissime  pro 
negociorum  mole  perlegi  totum  Yetus  Testamentum  usque  ad 
finem  fere  Ezechielis,  exceptô  tamen  Cantico  Canticorum,  Sapientia 
et  Ecclesiastico.  Sedprope,ut  sic  dixerim,  frustra.  Nam  (quæ  tua  et 
operariorum  tuorum  laus  est)  vix  ulla  errata  typographica  depre- 
hendi,  et  quæ  deprehendi,  non  nisi  unius  litteræ  errorem  conti- 
nent. Hæc  cum  paucissima  sint,  caiamo  in  omnibus  exeraplaribus 
corrigenda  potius  esse  putamus  quam  ut  necesse  haberes  in 
finem  annotare.  Annotavi  autem  minima  quæque. 

Gen.  34.  v.  7.  et  19.  valde  sine  accentu  super  e.  Rursus  Gen.  39.  v.  19. 
Lev.  25.V.11.  leg.  quinqua-  pro  quniqua,-. 

Num.ll.v.  29.  Spiriium  pro  Spriritum. 

„ 17.  v.  3.  leg.  cuncias  pro  cunda . 


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249 


Num.  35.  y.  ult.  leg.  emundàbitur  pro  immundabitur. 

Iudic.  20.  v.  1.  Eegressi  deleatur  unum  e, 

1 Reg.  2.  v.  13.  leg.  sacerdotum  pro  saeerdotum, 

3 Reg.  10.  v.  27,  leg.  abundantia  pro  abundatia . 

Tob.  13.  v.  7.  videtur  esse  confitebor  ubi  leg.  conjitébar. 

Job  34.  v.  10.  Omipotente  leg.  Omnipotente, 

2 Paralip.  48.  v.  7.  leg.  secundum  pro  seeundum, 

Psal.  72.  v.  ult.  leg.  prœdicationes  pro  prœdieationes, 

Prov.  25.  v.  10.  leg.  amicitia  pro  amicita, 

Eccli.  8.  v.  10.  leg.  lauddbuntur  pro  audabuntur, 

Jeremiæ  7.  v.  8.  in  fine  paginas  leg.  vobis  in  sermonibus , 
deest  ser. 

„ 25.  y.  35.  leg.  optimatibu8  pro  oltimatibus, 

„ 26,  v.  20.  divisio  syllabæ  male  facta  est  nam  i in 

Iarim  est  consonans,  itaque  non  leg.  Caria - 
thianm  sed  Cariat-  hiarim, 

Baruch  2.  v.  20.  leg.  dicens  pro  didens. 

Hæc  sunt  quæ  observavi,  exceptis  iis  de  quibus  Romam  scrip- 
simus,  quæ  aliàs,  si  opus  sit,  seorsim  annotabo.  Reliqua  quam 
potero  citissime  perlegam,  nam  intellexi  per  filium  tuum  Baltha- 
zarem  (qui  nos  invisit  postridie  S.  Joannis)  etiam  Novum  Testa- 
mentum  pene  absolutum  esse.  Coloniæ  dédit  decimum  tomum 
Baronii.  Parisienses  novum  Breviarium  in  12  vel  16.  Video  mul- 
tum  desiderari  Diurnalia  in  16  qualia  Plantinus  et  D.  T.  excudit 
ante  annos  aliquot. 

Vale  in  Dfio,  quemoro  ut  totius  Reipub.bono  te  quam  diutissime 
servet  incolumem.  Duaci,  16  Julii  1603. 

Vidimus  nuper  et  in  usum  ecclesiæ  nostræ  S.  Pétri  octo  accepi- 
mus  exemplaria  Processionalis  a te  candide  seu  nitide  et  correc- 
tissime  editi. 

D.  T.  addictissimus 
Georgius  Colvenerius. 

Adresse  : 

Omatissimo  viro  Dfio  Joanni  Moreto  typographo  exactissimo 
correctissimoque,  Antyerpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg . LXXX,  fol.  319. 

40. 

Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  I. 

Monsieur  Moretus, 

Comme  cest  apresdisner  j’ay  receu  yos  letres  tant  courtoises,  17  Juillet 
avecq  les  feuilles  du  Correctoire  ja  imprimez,  nostre  amy  Belletus 
me  vient  advertir  ce  soir  bien  subitement  qu’il  est  dilibéré,  demain 


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250 


à la  poste  occnrante,  partir  pour  Anvers,  cause  pourquoy  je  me 
haste,  laissant  tous  aultres  affaires,  à vous  rendre  response,  signara- 
ment  touchant  le  tiltre  de  la  Bible,  duquel  demandez  mon  advis. 

L’advis,  après  y avoir  meurement  pensé,  est  tel,  que  ne  pouvez 
mieux  faire,  que  do  suyvre  l’exemplaire  de  Rome,  estant  à présu- 
mer, que  non  sans  grande  raison  et  meur  advis,  ceux  de  Rome 
n’ont  au  dict  tiltre  mis  aultre  nom  que  cestuy  de  Sixtu#  Quintus 
reticeant  cestuy  de  CZeraewsVIII  à présent  régnant,  voire  non  sans 
commandement  dudict  Clément.  Les  raisons  que  j’en  conçoy,  je 
les  poldrois  exprimer,  si  le  temps  le  permettoit. 

Il  y a quelqu’aultre  cause  accidentaire  que  le  tiltre  de  mon  Cor- 
rectoire,  servant  d’appendice  à la  dicte  Bible,  aiant  esgard  au  tiltre 
d’icelle,  ne  fait  mention  que  de  Sixte  V,  et  ce  serait  une  difformité 
remarquable  que  le  tiltre  de  l’ung  ne  corresponderoit  au  tiltre  de 
l’aultre.  L’advis  de  nostreRmeest  semblable,  (lequel  je  recommande 
à vostre  bonne  grâce), qui  dict  pour  sa  raison,  que  si  vous  adjoustez 
le  nom  de  Clemens  VIII,  vos  adversaires  poldroient  révocquer  en 
doubte  vostre  bonne  foy,  disant,  que  sy  en  une  chose  sy  manifeste 
et  ouverte,  vous  osez  faire  changement  de  vostre  propre  auctorité, 
à plus  forte  raison  vous  le  poldriez  avoir  faict  en  choses  cachées; 
joinct  qu’on  l’enterpretera  pour  une  espèce  d’adulation,  indigne 
à vostre  ingénuité.  Voilà  Monsieur  Moretus,  nostre  advis,  donné 
soubz  correction  d’un  meilleur.  J’eusse  aussy  demandé  cestuy  do 
Père  Schondoncq,  mais  le  temps  m’a  failly. 

Monsr  Bal tazar  vostre  filz  estant  icy,  nous  dict,  qu’aviez  encoire 
deux  psaultiers  imprimés  en  parcemin  in  folio,  et  que  chacun  d’eux 
valloit  cent  florins.  Nostre  église  les  vouldroit  bien  avoir  si  le  pris 
n’estoit  trop  excessif,  partant  il  vous  plaira  m’advertir  de  vostre 
dernier  mot,  affin  qu’on  s’en  advise. 

A tant  Monsr  Moretus  je  prie  le  Créateur,  vous  accroistre  ses 
grâces  célestes,  me  recommandant  très  affectueusement  à vous  et 
aux  vostres.  En  grande  haste  de  S'-Omer  ce  XVIIe  de  juillet 
XVIe  et  trois. 

Le  très  appareillé  à vostre  service, 
Franciscus  Ltjcxs. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altè- 
zes,  en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  317. 


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41. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Horetns. 

S.  P.  Morete  optime. 

Ut  tandem  literis  tuis,  datis  14  Sept,  respondeam;  quod  hacte*  25 
nus  distuli,  expectans  continue  exemplaria  libelli  mei  quæ  scrip- 
seras  abs  te  mitti,quamquam  ilia  nondum  acceperim  (prout  ad 
patrem  latius  scribo),  quod  male  admodum  mé  babet:  Quod  ad 
Biblia  Sixtina  attinet,  quæ  cogitatis  brevi  recudere  in  4°  aut  8° 
(fortasse  post  8am  formam  et  foliatamjam  éditas,  congruat  quarta 
servi tura  musæis,  ut  8*  scholis,  foliata  bibliothecis),  nulla  ego  alia 
menda  quæ  deinde  caveri  debeant,  observavi,  præter  ea  quæ 
durante  impressione  postrema  declaravi,  addenda  ad  calcem,  prout 
addita  sunt  pleraque.  Neque  ulla  ulterius  exemplarium  inter 
se  collatione  opus  esse  judico  ad  annotandas  varietates  (factum  est 
enim,  quantum  humanitùs  fieri  possit),  sed,  quod  alias  aliquando 
insinuavi,  videntur  Romani  Patres,  non  perinde  exactam  habuisse 
rationem  interpunctionum,  quum  sæpius  superfluant,  nonnun- 
quam  desint,  commata  et  puncta.  Statueram  igitur  vcstra  Biblia 
per  me  iterum  legere,  et  emendare  interpunctiones  minus  con- 
gruas.  illic  tamen  dumtaxat,  ubi  manifestum  est  illas  minus  con- 
gruas  esse,  relictis  locis  dubiis  et  quæ  adiaphoræ  aut  minus  incon- 
gruæ  sint,  intactis  : simul  et  ex  calce  Bibliorum  meisque  schedis 
transferre  emendationes  in  textum.  Statueram  id  autem,  quia 
magno  teneor  desiderio  ornandi,  quoad  ejus  a me  fieri  potest,  et 
Sacra  Biblia,  et  typographiam  Plantinianam.  Quocirca  si  parenti 
tibique  id  gratum  fuerit  faciam,  modo  tamen  ne  festinetis  ultra 
modum,  ita  ut  non  relinquatis  mihi  tempus,  quo,  inter  alias  occu- 
pationes  maximas,  possim  per  me  ipse  evolvere  Biblia. 

Porro  ut  possitis  de  hac  mea  opéra  judicare,  simulque  desideras 
ut  saltem  aliquara  Bibliorum  partem  primo  tabellarii  reditu  mit- 
tam,  mitto  primos  sedecim  teruiones,  nimirum  : A.  R.  et  inter- 
medios  quos  legi,  et  quadictum  est  ratione,  emendavi:  quod  dum 
facerem  unum  adhuc  mendum  observavi,  ex  éditions  Romana 
haud  dubium  profectum,  nec  hactenus  observatum  (impossibile 
est  enim,  quin  semper  aliquid  fugiat  caligantes  hominum  oculos, 
sive  in  conferendo,  sive  in  imprimendo),  Exodi  10.  v.  15.  demiserat 
pro  dimis&’at.  Proximo  tabellario  conabor  mittere  aliquot  ternio- 
nes  sequentes,  si  opus  esse  indicaveritis,  et  ita  deinde  usque  ad 
finem  si  placet  Deo. 

’ Cogitavi  apud  me  et  aliud,  qucd  posset  e re  vestra  esse.  SL  vobis 


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Octobre 

1603. 


252 


animus  esset  imprimendi  suo  tempore  Concovdantias  Bïbliorum , 
juxta  Romanam  hanc  emendationem,  ego  (postquam  Biblia  per- 
legero,  et  Commentarium  meum  videro  vergere  ad  finem),  facile 
illaa  emendarem  : nec  emendare  tantum  verum  etiam  abbreviare, 
ablatis  plerisque  monos jllabis  aclitisque  dictiunculis,  et  nomini- 
bus  propriis  quæ,  cum  parum  aut  nihil  adjumenti  prœbeant  ad 
invenienda  Scripturæ  loca,  multum  superflueque  onerant  ipsas 
Concordantias  etc.  Idque  juxta  rationem  a B.40  P.  Harlemio  piæ 
mémorisé,  et  me,  olim  meditatam,  ad  promovendas  res  Plantinia- 
nas.  Poteris  itaque  me  reddere  certiorem,  quum  placuerit,  de 
patris  tuaque  voluntate. 

Accepi  a Rmo  episcopo  Yprensi  superioribus  diebus  literas,  quas 
hic  inclusi,  ut  legas  secundum  articulum  prœsertim,  et  dispicias 
cum  parente  an  consultum  fore  putaretis  docto  alicui  viro  com- 
mittere  lectionem  homiliarum  Eusebii  Emisseni,  sub  nomine 
Eucherii  episcopi  Lugdunensis  edendarum,  juxta  Baronii  senten- 
tiam,  quam  episcopus  laudat, 

Quod  restât  Morete  optime,  opto  te  benevalere  cum  parentibus 
et  fratribus.  Audomaropoli,  XX Y Octobris  XVIe  III. 

Tibi  addictiss.  amicus  et  servus. 

Feanciscüs  Lucas. 

Adresse  : 

Yiro  optimo  doctiss®  q.  D.  Baltazari  Moreto,  Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXV1I,  fol.  321. 

42. 

Lettre  dn  cardinal  Baronius  à François  Lucas. 

Copia 

Admodum  reverende  ac  nobilis  Domine. 

15  Novembre  Allât  us  est  ad  me  libellus  tuus  Eomanarum  observationum, 
1603.  quas  magnificus  Johannes  Morefcus  suasu  tuo  ad  calcem  Biblio- 
rum,  recens  a se  impressorum  adjecit:  cujus  ego  non  mediocriter 
lectione  affectus  sum. 

Agnovi  enim  singularem  in  illo  concinnando  a te,  et  adhibitam 
fuisse  industriam,  et  positara  operam:  foreque  ut  qui  eura  accu- 
ratius  evolverint  sacrarum  litterarum  studiosi,  tum  Ecclesiœ 
Eomanœ,  tum  tibi  eo  nomine  pin  rimas  sint  gratias  acturi.  Quare 
non  solum  de  tali  tuo  studio  tibi  gratalor,  verum  etiam  hortor  et 
moneo,  ut  ubicumque  possis  semper  velis  omnes  tuos  conatus  et 
cogitationes  ad  sublevandam  litterariam  Bempublicam  conferre. 
Id  mihi  erit  gratissimum. 


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253 


Yale.  Bomæ,  XYII  Kal.  Decembris  1 603. 

Sub8criptum  erat : Àdmodum  reverendæ  Dominafcionis  tuæ  per- 
quam  cupidus. 

Caes.  Card.  Baronius. 

Saperscriptio  erat  : Admodum  Bdo  et  nobili  Domino  Francisco 
Lucæ  decano  Audomarensi,  Audomarum. 

Archives  du  musée  Plantin  : Rpg.  LXXXVII,  fol.  325. 

43. 

Lettre  du  cardinal  Baronius  à Jean  Horetns  I. 

Yir  magnifiée. 

ftedditus  mihi  est  Dnl  Francisci  Lucæ  decani  Audomarensis  15  Novembre 
Bomanarum  correctionum  libellus  a te  excusus  : eumque  ad  com-  1603. 
mendationem  Bibliorum  non  parum  collaturum  video,  ciira  omnes 
in  eo,  tamquam  in  speculo  contemplari  possint,  quantum  ejus 
diligentia,  et  tua  industria  commodi  ultimæ  illorum  editioni 
accesserint.  De  decimo  tomo  serius  ac  dimidiato  ad  te  perlato  sone 
perquam  moleste  tuli,  prœsertim  cum  is  denuo  tibi  Yenetiis  fuerit 
evocandus.  Typi  tui  quos  meo  nomine  Yaticanæ  typographiæ 
communicaturura  te  scribis,  et  cum  fascicnlo  librorum  missurum, 
illam  desiderio  snspensara  tenent,  et  me  tibi  novo  hoc  beneficii 
genere  plurimum  obstringunt,  si  tamen  ad  meam  in  te  propen- 
sionem  aliquid  incrementi  accedere  queat,  Missale  Bomanuni 
prope  ad  calcem  est,  et  tibiDfius  Bandinus  typographiæ  Apostolicæ 
præfectus  ante  cæteros  aut  intégré,  aut  membratim  mittet.  Yale. 

Bomæ,  XYII  Kal.  Decemb.  CIO.  IOCIII. 

D.  Y.  studiosissimus 
Caes.  Card.  Baronius. 

Adresse  : 

Magnifico  viro  Dfio  Joanni  Moreto  typographo  regio,  Antverpiam. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXVI,  fol.  373. 

44. 

Lettre  dn  cardinal  Bellarmin  à François  Lucas. 

Copia . 

Admodum  Bevd*  et  eruditissime  Domine. 

Literas  tuas  mense  Augusti  datas  accepi  hac  ipsa  die,  quæ  est  ® Décembre 
sexta  Decembris.  Gratissimum  fuit  in  memoriara  revocare  amicum 
suavissimum,  et  virum  modestissimum.  De  libella  ad  me  misso 


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gratias  ago,  sed  scias  velim,  Biblia  Yulgata  non  esse  a nobis 
accurratissime  castigata,  multa  enim  de  industria  justis  de  causis 
pertransivimus,  quæ  correctione  indigere  videbantur.  Variæ 
lecfciones  quæ  in  Bibliis  Lovaniensibus  habenfcur,  et  in  quas  tu 
librum  utilissimum  scripsisti,  mihi  videbantur  omnino  addendæ  : 
quippe  quæ  instar  integræ  bibliothecæ  mihi  esse  videntur;  scd 
non  placuit  aliis,  ut  in  prima  editione  apponerentur. 

Quod  attinet  ad  ilia  verba,  Te  Trina  Deitas,  quæ  in  Breviario 
nuper  correcto  emendari  cupivisses  : eadem  erat  mea  sententia, 
et  jam  ego  monueram,  ut  pro  Trina  Délias,  summa  Deltas , resti- 
tueretur  : sed  religioni  fuit  Patribus,  verba  sancti  Thomæ,  quæ 
habentur  in  secundo  tomo  opusculorum  in  officio  de  festo  Corporis 
Christi,  vel  minimum  immutare.  Qua  etiam  de  causa  Hymnos 
sancti  Gregorii  vel  aliorum  Patrum  intactos  dimisimus,  cum 
alioqui  multi  errores  unius  syllabæ  vel  literæ  mutatione  aliquando 
corrigi  potuissent.  Id  unum  propositum  nobis  fuit  ut  errores 
solum  intoîerabiles,  præsertim  qui  in  historiis  lectionum  secundi 
Nocturni  irrepserant,  tolleremus. 

Yale  sacerdos  doctissime  et  optime,  et  me  in  hacvinea  Capuana 
laborantem  orationibus  tuis  juva.  Datum  Capuæ  die  VI  Decem- 
bris  1605. 

Rdne  Dom.  fcuæ  f rater  in  Christ o. 


Bob.  Card.  Bellarminus. 


Superscriptio  erat  : Admodum  reverendo  et  eruditissimo  Do- 
mino Dno  Francisco  Lucas,  Audomaropoli. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  335. 


45. 

Lettre  de  Guillaume  Estius,  professeur  à l’Université  de 
Douai,  à François  Lucas. 

Copia. 

14  Décembre  S.  P.  in  Christo.  Reverende  Dne  decane. 

1603.  Librum  vestrumRomanarum  correctionum  quem  mihi  donatum 

esse  voluisti,  per  manus  Domini  Colvenerii  accepi.  Munusculum 
mihi  non  solum  gratum  sed  et  usui  futurum.  Observo  multa  in  illis 
correction ibus  a te  laudari,  sed  non  omnia.  Neque  enim  ignoras  ad 
exactam  castigationem  ad  hue  esse  quæ  desiderentur,  de  quibus 
expediret  per  eruditionem  tuam  in  hoc  genere  versatissimam  Ro- 
manos  Patres  admoneri,ut  secunda  editione  Biblia  Romana  exeant 
magis  absoluta.  Quamquam  hoc  totum  judicio  vestro  relinquo, 
Deum  precaturus  ut  Rev.  vestram  ad  ædificationem  suæ  Ecclesiæ 


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255 

quam  dintissime  ïn  vifca  et  incolumitate  conservet.  Dnaci, 

14  Decemb.  1603. 

Subs&'iptum  erat:  E.  vestræ  addictissimus, 

Güillelmüs  Estius. 

Inseriptio  : Kevd0  clarissimoq.  viro  Dno  Francisco  Lacæ,  cathe- 
dralis  Ecclesiœ  Audomarensis  decano  dignissimo,  Audomari. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol.  341. 

46. 

Réponse  de  François  Lncas  à Guillaume  Estius. 

Copia  re8pon8ionÎ8. 

Eeverende  admodum  DDe  Præposite,  idemq.  colendissime  M.  N.  22  Janvier 
Quod  munusculum  Correctorii  mei  fuerib  EtUe  vestræ  gratum,  1604. 
lætor:  probavit  et  IHmu*  cardinalis  Baronius  literis  ad  me  datis. 

Quod  autem  observavit  eruditio  tua  non  omnia  quæ  iu  illis  Bibliis 
sunt  a me  laudari,  fateor:  ut  et  sunt  non  pauca  loca  illorum 
Bibliorum,  quæ  in  illo  meo  Correctorio  omisi,  tametsi  variantia. 

Eatio  ea  est,  quam  animadvertit,  adhuc  deesse  illis  Bibliis,  quæ 
ad  exactam  castigationem  faciant;  nimirum,  non  omnia  loca  esse 
correcta,  quæ  nostro  judicio  correctionem  merebantur;  sive, 
plures  adhuc  superesse  lectionum  varietates,  e quibus  non  vide- 
antur  ea  Biblia  sequi  optimam  : id  quod  in  quatuor  certe  Evangeliis 
facile  observabit  qui  hune  libellum  Bomanarum  correctionum, 
contulerit  cum  altero  meo  libello  jampridem  a vobis  approbato, 
titulo  : Notarum  ad  varias  lediones  latinas  in  quatuor  Evangeliis 
occurrentes.  Quo  quidem,  cum  prodierit,  Eomani  Patres  certiores 
fient  de  locis  restantibus  in  quatuor  Evangeliis  : sed  ut  omnia 
quæ  meo  judicio  in  Bibliis  restant  loca  colligam,  ipsisque  indicem 
et  transmittam,  etsi  facile  queam,  hactenus  tamen  consultum 
non  audeo  judicare  : quia  non  tam  ignorantia  aut  oblivione  credo 
ab  illis  esse  præterita  aut  omissa,  quam  judicio  alio  a nostro. 

Pleraque  eorum  locorum  exstant  in  margine  Bibliorum  alias  a 
nobis  editorum  : non  pauca  explicantur  in  Notationibus  quas 
adjunximus.  Non  defuerunt  ipsis  hi  libri  (immo  vero  quidam, 
qui  no  visse  poterat,  ut  rem  certam  mihi  adfirmavit,  ipsos  pluri- 
mum  his  fuisse  adjutos)  et  tamen  multa  secuti  non  sunt,  quamvis 
sæpe  ratio  id  videri  possit  postulare. 

Scribunt  in  præfatione  his  suis  Bibliis  præmissa  : In  hac  tamen 
pervulgaia  Ledione , sicut  nonnulla  consulto  mutata , ita  etiam  alia9 
quæ  mutanda  videbanturf  consulto  immutata  relicta  sunt  : tum,  quod 
ita  faciendum  esse  ad  ojfensionem  populorum  vitandam  sandus 


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Hieronymus  non  semel  admonuit,  tum  quod  facile  fieri  posse  creden - 
dum  est , ut  majores  nostri , qui  ex  Hebrœis  et  Grœcis  Latina  fecerunt 
copiam  meliorum  et  emendatiorum  librorum  habuerint  etc. 

Hœc  igifcur  videntur  illi  præ  oculis  habuisse  : quamobrem 
vereor  ut  æquanimiter  ferant,  a me  hic  admoneri.  Quod  si  res 
ista  adhuc  torqueret  eos,  jam  plus  satis  nosse  possunt,  si  quid 
hac  in  re  valeam,  ad  hoc  ut  j udicent  an  sit  aliquid  hic  a me  requi- 
rendum.  Hæc  opinio  est  mea,  quam  tamen  meliori,  et  præsertim 
vestræ,  libenter  subjicio.  Celeberrime  M.  N.,  Dominus  Deus  diu 
te  nobis  et  Ecclesiæ  suæ  servet  incolumem.  Audomaropoli,  22 
Januarii  1604. 

Rdae  admodum  D.  Y.  observantissimus, 
Fkanciscüs  Lucas. 

Superscriptio  erat  : Celeberrimo  S.Theologiæ  professori  M.N.M. 
Guilelmo  Estio,  præposito  ecclesiæ  collegiatæ  S.  Pétri  et  præsi- 
denti  seminarii  regii,  Duaci. 

Archives  du  musée  Plan  tin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  341. 

47. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretas. 

Clarissime  atque  optime  vir. 

Janvier  Accepi  ternionem  S.  et  præcedentes  ; placet  diligentia  quam 
1604.  video  adhiberi  : unum  tamen  est  quod  moneam,  quod  forte  vitio 
autographi  mei  magis  accidit  quam  operarum.  Observo  in  Com- 
mentario  passim  ad  novam  periodum  relinqui  spacium  majus 
quam  requirat  situs  puncti,  quo  finitur  periodus.  Id  locum  non 
habet,monente  etiam  Manutii  orthographia,  nisi  periodus  sequens 
inchoet  novum  argument um.  Argumentum  autem  novum  raris- 
sime inchoat  in  commentario  meo,  nisi  ad  nova  verba  textus  S. 
Scripturæ.  Id  ergo  deinceps  observari  velim,  simul  et  quando 
occurrit  mentio  LXX  Interpretum,XII  Apostolorum,aut  similium, 
numerum  ita  exprimi,  ut  omnes  litteræ  sint  majusculæ,  etiamsi 
aliter  scribat  autographum  meum. 

Quod  attinet  ad  accelerationem  Commentarii  mei,  commendo 
quidem  vobis,  sed  tamen  placet  ita  pergatis,  ut  tum  publico  bono, 
tum  vestro  privato  commodo  consulatis  : quin  ut  et  aliis  amicis 
satisfaciatis  æquum  est.  Cæterum  ut  interea,  dum  vos  lentius 
progredimini,  ego  suppleam  quæ  desunt  Evangeliis  secundum 
Lucam  et  Johannem,  non  id  ausim  polliceri,  etiamsi  in  quadrien- 
nium  impressio  protralieretur  : nam  præter  hoc  quod  decanatus 
nova  quotidie  plurimaque  mihi  negotia  adferat,  ego  nihil  absque 
magno  labore  et  exacta  opéra  scribo,  eo  tempore  quod  a negotiis 


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mihi  est  reliquum,  nec  aliud  ausim  in  lucem  extrudere,  etiamsi 
forte  non  difficile  mihi  foret  dictare  extemporanea  scholia.  Intérim 
vero  lætor,  quod  intelligam  vobis  gratum  fore,  etiamsi  decem 
aut  pluribus  ternionibus  auxerim  Commentarium.Neque  negligam 
hanc  vestram  promptitudinem  : initium  enim  Evangelii  secundum 
Johannem  (in  quo  versor)  tam  longe  producam,  quam  potero, 
donec  videam  vos  ad  Lucam  usque  pervenisse,  vel  certe  donec 
mandetis  mihi  pergere  in  lectione  Bibliorum,  quorum  habetis 
primum  alphabetum  ; tune  enim  rétracta  mox  manu  a Commen" 
tario,  perficiam  Bibliorum  lectionem. 

In  horum  Bibliorum  lectione,  fieri  potest  ac  facile  credof 
aliquando  a me  deleri  distinctiunculam,  ubi  poterat  tolerari,  et 
addi  ubi  poterat  omitti;  quamvis  enim  non  sine  attentione  et 
consultis  aliquando  fontibus  atque  interpretibus  legam,  non 
tamen  adhibeo  exactam  operam,  qualem,  verbi  causa,  in  scriptis 
meis.  Cæterum  scopus  ille  mihi  propositus  est,  ut  auferam  inter- 
punctiones  quæ  vident u r plus  confusionis  quam  claritatis  adferre, 
caveamque  ne  quid  mutem  ubi  res  dubia  est  aut  incerta  : quo  in 
scopo  deinceps  tenacius,  quam  hactenus,  inhærebo. 

Atqui  Gen.3.v.  3.  ex  ea  pericope  ne  comederemus  et  ne  tangeremus 
illud,  non  abstuli  distinctiunculam  seu  comma  sed  colon  (id  quod 
ex  exemplaribus  integris  videbis)  quod  quidem  colon  sensui 
videbatur  obesse,  comma  vero  poterat  in  ejus  locum  subrogari 
non  incommode;  sed  fugit  me.  Poterit  vestra  diligentia  his  aliis- 
que  locis,  quod  viderit  a me  præteritum,  supplere:  plus  enim 
vident  oculi  quam  oculus,  quod  dici  solet.  Quod  ad  complexa  ilia 
Terra  Chanaan , Tei'ra  Ægypii  etc.  præstaret  meo  judicio,  in  eis 
semper  scribi  vocem  terra  uniformiter,  vel  semper  majuscula,  vel 
semper  minuscula.  Rursus  majusculæ  in  vocibus  Videntes  Gen.  6. 
v.  2.  et  Reversus  Gen.  38.  v.  22.  non  videntur  esse  ex  ratione 
latinæ  orthographiæ.  Denique  hæc  Gen.  23.  v.  19.  debet  scribi 
minuscula  litera,  præcedente,  non  commate,  ut  nunc,  sed  puncto. 

Superioribus  hebdomadis  scripserunt  ad  me  complures,occasione 
Correctorii  quod  ad  ipsos  miseram.  Inter  alios,  celeberrimus  S. 
Theologiæ  professor  Mgr  Estius,  Duaco  dédit  ad  me  literas  qua- 
rum mitto  exemplar,  simul  et  responsionis  meæ.  Poterit  enim 
satisfacere  dubiis  quæ  et  ab  aliis  moventur  circa  correctorium  : 
quæ  ego  quidem  prævideram,  sed  non  judicaveram  expediens  ut 
ultro  occurrerem  illis  in  præfatione.  Dédit  et  Reverendissimus 
episcopus  Yprensis.qui  multa  suggerit  in  Breviariis  et  Missalibus 
corrigenda:  quæ  descripta  ex  ejus  literis  hic  addidi,  si  forte 
consultum  vobis  videatur  ea  ad  Illustrissimum  Baronium  mit- 

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tere.  Denique  clarissimus  D.  Lipsius,  gratissimum  sibi  fuisse 
testatus  est  munus,  minime  abhorrens  a suo  genio  : et  promisso 
exemplari  Divæ  Yirginis  Hallensis  quam  meditatur,  intérim 
offert  sincere  ac  sine  fuco  animum  amicitiæ  vinculo  mihi  adstri- 
ctum  : quem  accepi.  Promisit  Illustrissimus  Nuncius  Apostolicus 
scribere  ubi  a podagra  fuerit  liber. 

Quod  ad  clarissimi  parentis  tui  literas,  nihil  singulare  est 
quod  respondeatn,  nisi  quod  maximas  ipsi  gratias  agam  ob  bene- 
volentiam  quam  déclarât  erga  me,  et  in  exemplaribus  Correctorii, 
quæ  adeo  liberaliter  mihi  tum  mifctit  tum  offert,  et  in  promissione 
promovendi  Commentarii  mei,  ad  omnem  opportunitatem  et 
pluribus  aliis  modis  : quem  una  tecum  diu  recte  valere  et  prospéré 
vos  ad  Dei  gloriam  et  vestram  salutem  semper  agere  precibus  a 
Deo  obtinere  contendo. 

Audomaropoli,  XXIX  Januarii  XVIe  IY. 

Clariss»*  D.  T.  addictiss. 

Fkanciscus  Lucas. 

His  addidi  literas  ad  Dû  Officialem  Antverpien.,  quas  placebit 
mit  tere.  Item  catalogum  librorum  quos  desiderem. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus  grand-imprimeur  de  leurs  Altèzes, 
en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  345. 

48. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  (Petrus  Lintrensis),  professeur  à 
l’Université  de  Douai,  à François  Lucas. 

Yenerabilis  D.  decane. 

10  Février  Accepi  paulo  ante  festa  natalitia  per  manus  Dfii  licentiati 
1604.  Colvenerii  vestrum  munus,  Correctionis  Romanæ  loca  præcipua, 
tua  cura  in  unum  coacta.  Interea  temporis  totum  libellum 
perlegi,  et  cum  Bibliis  ipsis  Romanis  meis  diligenter  contuli  ; ea 
de  causa  scilicet,  quod  superioribus  annis  Romana  cum  Lovanien- 
sibus  a capite  ad  calcem  contuleram,  et  discrepantiam  Romanorum 
ab  illis  mihi  adnotaveram.  Sed  video  complura  fuisse  quæ  me 
tune  fugerint.  Gratiam  igitur  tuæ  pietati  habeo  permagnam,  tum 
mea  causa,  tum  publicæ  utilitatis,  cui  hoc  laborioso  et  industrioso 
libello  tantopere  consuluisti.  Nisi  fallor,  sunt  tibi  in  manibus 
etiam  illæ  castigationes  quæ  cum  Sixti  Y.  authoritate  excusæ 


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259 


essent,  ab  eodem  demum,  antequam  emitterentur,  sunt  suppressæ, 
culpa  in  præli  vitium  translatæ  : quæ  haud  dubie  quibnsdam  locis 
non  satis  exactæ  fuerunt  ; quædam  tamen  earum  possnnt  videri 
præferendæ  his  posterioribus  aut  textui  hinc  Romæ  impresso  ; 
quod  tuam  eruditionem  Sentire  credo  ; tametsi  posteriores  longe 
præferendæ  sint,  absolute  loquendo.  Si  tuæ  prudentiæ  sensum 
satis  assequor;  multis  in  locis  tacito  judicas  quid  melius  Romani 
dare  potuerint  quam  dederint:  quum  scilicet  ais  alios  libros  hoo 
aut  illud  legere,  nihil  addendo  quo  déclarés  utrum  aîteri  præferas. 
Et  révéra,  poterant  correctores  Romani  satis  multa  dare  castiga- 
tiora  quam  fecerunb  ; si  vel  occurrissent  iis,  vel  nisi  certo  consilio 
omisissent,  quod  in  præfatione  ad  lectorem,  sub  fine,  exposuerunt» 
duabus  potissimum  rationibus  nixum,  nempe  quod  offensionem 
secus  assuetorum  vitandam  censebant,  et  quod  non  fuerit  ipsis 
propositum  novam  aliquam  editionem  cudere,  vel  antiquum  inter- 
pretem  ulla  ex  parte  corrigere  ; sed  interprétation em  ipsam 
veterem  ac  vulgatam  suæ  pristinæ  puritati  restituere,  quoad  ejus 
fieri  posset.  Nec  tamen  his  rationibus  ita  adhæserunt,  quin  non- 
nulla  emendarint,  etiam  sine  mss.  codicum  (ut  abitror)  authori- 
tate,  quum  necessario  faciendum  videretur,  et  levi  immutatione 
fieri  posset,  exempli  causa,  Geneseos  24.  32.:  multa  etiam  post 
primas  impressiones  correxerint,  a viris  doctis  (inprimis  autem 
R*  tua)  candide  admoniti  ; in  quem  usum  complures  ad  Moretum 
castigationes  ex  Urbe  missas  novimus.  At  vero,  quod  de  vitanda 
eorumqui  secus  assueti  sint  offensione  allatum  est,idqueexemplo 
B.  Hieronymi  confirmatur  in  ilia  præfatione;  id  non  quidem  plane 
negligendum  est  ; in  dies  tamen  minus  minusque  retinet  virium, 
quum  per  Notationes  variarum  lectionum  hactenus  a catholicis 
et  eruditis  viris  éditas,  præcipue  vero  tuo  per  Dei  gratiam  labore, 
jam  prælusum  est  castigationi;  ita  ut  novitate  jara  antea  magnam 
partem  detrita,vix  quicquam  offensionis  pariat  quæ  deinde  subse- 
quetur  Bibliorura  légitima  authoritate  facta  emendatio,  sed  reve- 
rentiam  potius  et  animi  gratitudinem.  Quam  haud  dubie  merentur 
permagnam  et  Summi  Pontifices  nostri  et  (quorum  opéré  utuntur 
ipsi)  Romani  correctores.  Qui  et  in  hoc  se  viros  præbent  doctos 
ac  modestos,  quum  aliorura  admonitionibus  et  suggestionibus 
locum  concédant  ; neque  dedignenbur  reipsa  novas  emendationes 
addere  quoties  iteratur  impressio.  Quod  cum  ita  sit:  nonnullaloca 
nunc  ad  tuam  eruditam  pietatem  transmitto  (*)  quæ  a scribis 
videantur  corrupta,  et  levissima  mutatione  sic  restitui  posse,  quo 
verisimile  sit  Interpretem  scripsisse:  ut  operæ  pretium  sit  Romanos 

(l)  Nous  n’avons  pas  trouvé  cette  annexe  ni  aux  archives  de  Saint* 
Orner,  ni  & celles  du  musée  Plantin,  à Anvers. 


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260 


Sans  date. 


excutere  vefcustissimas  quasque  bibliothecas  quibus  Italia  prœ 
nobis  abundat,  num  uspiam  queant  reperiri  lectiones  eœ  quas 
suspicantur  dedisse  Interpretem.  Quid  incommodi  habeant  prout 
hactenus  in  textu  sunt,  tua  eruditio,  nemine  admoneute,  facile 
perspiciet.  Quod  si  aliquas  harum  putabis  in  Urbem  ad  tuos 
amicos  qui  ex  correctorum  numéro  sunt,  esse  mittendas:  nolim 
ullam  prorsus  mei  fieri  mentionem.  Ac,  si  patabis  operæ  pretium; 
nonnnllas  et  alias  colligam  per  otium  (quod  vix  ullum  a quotidiana 
prælectione  superest)  et  ad  te  transmittam:  ut  similiter  dispicias 
possintne  esse  usui.  Correctores  Romani  plura  fortassis  correxis- 
sent  in  prima  etiam  evulgatione  correctionis  suæ,  nisi  religiosum 
duxissent  a Caroli  Magni  codice  discedere;  juxta  quæ  Baronius 
narrat  tomo  9,  p.  340,  d.  Sed  recte  habet,  quod  ne  nunc  quidem 
putant  sibi  indecorum  esse,  quicquam  novæ  castigationis  adjun- 
gere  priori  labori.Quod  restât,  Deum  precamur  ut  tuam  eruditam 
pietatem  Ecclesiæ,  collegis  ac  diocesi  vestris,  nobisque  omnibus 
quam  diutissime  tueatur  incolumem.  Duaco,  10  Febr.  1604. 

Rae  tuæ  studiossis. 

Bartholomæus  Prtrus. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  267. 

49. 

Réponse  de  François  Lucas  à Barthélemi  Peeters. 

Clariss.  S.  Theol.  professor. 

Literæ  quas  superiore  mense  a Rda  admodum  D.  T.  accepi,  in 
multis  nominibus  fuerunt  mihi  lectu  jucundæ.  Primum  quod  ex 
eis  intelligerem  laborem  quem  in  colligendis  Romanorum  Patrum 
çorrectionibus  impenderam,  prudentiæ  tuæ  probari.  Deinde  quod 
viderem  eruditionis  tuæ  sententiam  de  variis  S.  Scripturæ  lectio- 
nibus  cum  mea  convenire  ; nimirum,  non  omnes  eas  videri  præfe- 
rendas,  quæ  editionis  Sixtinæ  textum  occupant,  pluresque  sup- 
pressas  quas  merito  debuissent  Romani  textum  donare,  nisi  vel 
fugissent  eos  vel  certo  illi  eas  consilio  omisissent,  quod  tamen 
consilium  præfatione  indicatum,  non  ita  videantur  secuti,  quin 
aliquando  citra  auctoritatem  veterum  librorum  quædam  emenda- 
verint,  prout  offensionis  periculum  majorem  virium  partem 
jamdiu  perdiderit.  Ad  hæc  quod  plura  loca  doctissime  a se  ani- 
madversa  suis  illis  litens  junxerit,  quæ  a me  sigillatim  exami- 
nata,  non  possunt  non  probari  plurimum,  alia  ut  certa,  alia  ut 
admodum  verosimilia,  inter  quæ  eminet  locus  ille  Esther  15.  v.  4. 
oratue  pro  omatus.  Jam  diu  certe  omnia  misissem  ad  Moretum 


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meditantem  novam  Biblioram  cditionem  in  4°,  ufc  illo  ulterius 
mitteret  ad  111“  Baroninm  ad  quem  nuper  miserat  plura  a doctis- 
sirao  Dno  Colvenerio  et  me  suggesta,  (unde  factum  est  ut  in 
postrema  Bibliorum  editione,  quæ  in  folio  exstat,  plura  mutata 
sint)  nisi  D.  T.  eisdem  suis  literis  prohiberet,  sunm  nomen  apponi. 
Nam  ut  ego  ilia  mittam  meo  sub  nomine,  non  videtur  expediens, 
partim  quia  multa  eorum,  in  Psalmis  præsertim,  jam  ante  a me 
indicata  fuerunt,  tam  per  margines  Bibliorum  quam  per  adjun- 
ctas  Notationes,  nec  tamen  recepta  ab  illis  sunt;  partim  quia 
Oommentario  meo  in  Evangelia  sub  prælo  sudanti  addidi  libellum 
Notarum  ad  varias  lectiones  in  4 Evangeliis  occurrentes,  111“* 
Bellarmino  inscriptum,  ex  quo  clare  videre  poterunt,  multa  ut  in 
Evangeliis,  ita  in  reliquis  Bibliis  superesse  quæ  meo  judicio 
requirant  castigationem.  Ille  ubi  prodierit,  si  tune  forte  deside* 
rent  meam  hic  operam,  potero  cum  gratia  suggerere  quæcumqué 
scivero,  per  tota  Biblia;  quod  nunc  si  faciam,  videbor  temerarius 
falcem  meam  in  messem  alienam  mittere,  aut  si  quædam  dum- 
taxat  loca  indicavero,  nusquam  finis  erit  per  partes  indicandi,  ac 
proinde  tædium  excitandum.  Hæc  est  consilii  mei  ratio,  ob  quam 
suadeam  ilia  quæ  a vobis  cepta  sunt,  vestro  sub  nomine  mitti, 
addique  reliqua  similia  felicissima  quæ  animadvertere  poteris  in 
reliquis  Bibliorum  partibus.  Posse  autem  eo  perveniri  ut  Romani 
Patres  exactiorem  etiam  Bibliorum  castigationem  tandem  emit- 
tant,  ut  confidam  fnciunt  literæ  ab  111®°  Card.  Bellarmino  Gapuæ 
ad  me  datæ  6 Dec-embris  1603,  quarum  hæc  sunt  verba  : De  libello 
ad  me  misso  gratias  ago,  sed  scias  velim,  Biblia  vulgata...  f1).  Ita 
Bellarminus,  prima  inquit  hac  editione,  quasi  sperari  possit  alia 
absolutior.  Prima  Sixti  Y auctoritate  excusa  non  vidi,  nec  magno- 
pere  eis  mihi  opus  esse  judico:  sed  si  de  veteribus  Bibliorum 
latinorum  manuscriptis  exemplaribus  agatur,  longe  ea  sunt  apud 
nos  et  antiquiora  et  præstantiora  et  plura  quam  in  Italia,  quæ  sic 
græcos  veteres  libros  ex  Græcia  pereunte  accepit,  ut  latinos  suos 
antea  perdiderat  per  Gothorum  Hunnorumque  devastationem  ; 
ita  ut  intelligam  ex  amico  ad  illam  Bibliorum  castigationem  quam 
jam  ediderunt,  vix  octo  illis  suppetiisse  manuscripta  exemplaria, 
ac  proinde  demirer  unde  plerasque  tam  nobiles  emendationes 
hauserint.  Clarisse  M.  N.  Dfius  Deus  diu  te  Ecclesiæ  suai  et  nobis 
servet  incolumem. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  267. 


G)  Voir  document  44. 


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262 


21  Février 
1601. 


50. 

Lettre  de  François  Lacas  à Jean  Moretus  I. 

Monsieur  Moretus  mon  bon  seigneur  et  amy.  Combien  que  ce 
messagier  ne  m’a  rien  apporté,  touttefois  je  ne  le  veulx  laisser 
aller  sans  rien.  Avecq  mes  dernières  je  vous  ay  envoié  la  copie 
de  la  lettre  de  M.  N.  M.  Estius  et  de  maresponse  à icelle:  du 
depuis  j’ay  receu  lettres  de  rillusme  cardinal  Bellarmino,  dont  je 
vous  envoie  aussi  copie,  parce  que  poldrez  entendre  quelque 
chose  par  icelle. 

Elle  m’a  esté  envoiée  d’un  d’Anvers  nommé  Melchior  Chris- 
toffels  le  jœsne,  demourant  in  de  Kerkhofstraete,  in  de  vier  eemers, 
au  logis  d’Adam  Leemans.  Si  l’opportunité  s’adonne  je  vous  prie 
de  le  remerchier  de  ma  part.  Il  s’offre  d’envoyer  aussi  la  response, 
mais  je  ne  donneray  aulcune  response,  comme  il  me  semble,  tant 
que  j’envoie  le  livre  audict  cardinal  par  moy  dédié  et  promis. 
Il  me  semble  que  j’entens  de  Père  Schondoncq  que  ledict  Chris- 
toffels  at  un  sien  frère  (*),  servant  de  secrétaire  audict  Sr  cardinal. 

J’ay  aussi  receu  lettre  de  Mons*  N.  M.  Lintrensis  et  de  Monsr 
Colvenere,  professeurs  à Douay,  touchant  leur  advis  de  mon 
Gorredorium , lequel,  après  l’avoir  leu  et  examiné,  ils  approuvent 
fort.  Colvenere  adj ouste  que  plusieurs  attendent  en  grande 
dévotion  mon  Commentaire,  m’admonestant  partant  de  haster 
l’impression. 

Lintrensis  escrit  bien  doctement  touchant  la  correction  de  la 
Bible  latine,  et  m’envoie  plusieurs  places  par  luy  remarcquées, 
qui  luy  semblent  requérir  telle  correction  qu’il  suggéré;  affin  que 
je  les  examine  et  les  envoie  par  vous  à Rome.  Mais  par  ce  qu’il 
ne  veult  pas  que  son  nom  soit  cogneu,  je  me  suis  délibéré  n’en- 
voier  aulcunes  corrections  à Rome  soubs  mon  nom,  tant  que  mon 
dict  livre  dédié  audict  cardinal  Bellarminus  soit  venu  en  lumière  : 
lequel  encoire  qu’il  ne  parle  que  des  varie téz  estans  aux  quattre 
Evangilles,  donnera  touttefois  occasion,  peult  estre,  de  parler  de 
toutte  la  Bible  et  suggérer  en  ung  coup  tout  ce  que  nous  scavons. 

Au  surplus  je  me  recommande  très  affectueusement  en  vostre 
bonne  grâce,  Monsieur,  adjoustant  ce  petit  mot  que  je  remarcque 
en  l’impression  de  mon  dict  Commentaire,  que  plusieurs  fois  il  y a 
des  espaces  mises,  où  ilz  ne  doivent  point  estre,  voires  au  mytant 
de  la  sentence  et  y suivant  des  lectres  cursives,  au  lieu  que 


(')  Ce  frère  de  Melchior  Chrisfcoffels  était  Denis  Christophoii,  secré- 
taire da  cardinal  Bellarmin  et  plus  tard  évêqne  de  Bruges. 


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263 


l’espace  ne  se  doibt  mectre,  sinon  en  suivant  lectrea  capitales,  à 
scavoir  à quelque  nouveau  verbe  du  text  qui  s’y  commencbe  à 
explicquer,  comme  j’ay  escrit  la  dernière  fois. 

Peult  estre  que  mon  autographe  cause  ceste  faulte,  pour  n’estre 
assez  exactement  escrit,  comme  aussi  il  me  souvient  que  parfois 
ay  marqué  par  une  ligne  qu’il  n’y  fault  point  de  hiat?  mais  il  le 
fault  aider  un  pœu,  en  remarquant  le  sens  et  la  ponctuation 
d’une  mesme  matière.  Et  avec  ce  je  prie  le  Créateur  vous  conserver 
Monsr  en  une  longue,  saine  et  saincte  vio. 

En  haste  de  S*  Orner,  le  XXIe  de  Février  XVIe  et  quattre. 

Le  très  affectionné  à vostre  service, 
François  Lucas. 

Sy  tost  que  me  manderez  d’achever  la  lecture  de  la  Bible  je 
m’y  addonneray. 

Adresse  : 

A Monsieur,  MonsrMoret us,  imprimeur  très  célèbre,  au  compas 
d’or,  en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  LXXXVII,  fol.  349. 

51. 

Lettre  de  Jean-Baptiste  Ban  d in  us,  préfet  de  la  typographie 
vaticane,  à Jean  Moretns  I. 

Magnifiée  et  egregie  vir. 

Initio  mensis  Junii  præteriti  pervenit  Romam  fasciculus  libro- 
rum  a te  excusorum,  jampridem  ad  Illm  D.  Card.  Baronium 
directus,  in  quo  erant  typi  tui  majores  eidem  dono  dati  in  usum 
typographiæ  Vaticanæ,  quos  sane  gratissimos  habuit,  et  magnas 
pro  eis  tibi  refert  gratias,  quod  et  suis  litteris  tune  ad  te  datis 
significavit.  Ego  quoque  cui  ejus  typographiæ  cura  demandata 
est  quique  ipsi  D.  cardinali  auctor  fui,  ut  te  rogaret  quatenus  eos 
soluto  pretio  nobis  communicares,  perspecta  singulari  hac  tua 
munificentia,  vehementer  gavisus  sum,  et  licet  tibi  ignotus,  quas 
possum  majores  ago  gratias,  paratus  eas  referre  quandocumque  se 
dabit  occasio.  Et  quod  tune  potui,  illico  tradidi  D.  Gerardo  corre* 
ctori  nostro  aliquot  terniones  Missalis  denuo  recogniti,  quos  ad  te 
quam  citissime  transmitteret  : efc  itidem  post  duas  hebdomadas 
alios.  Priores  audio  te  jam  accepisse,  spero  etiam  secundos.  Dedi 
postea  eidem  reliquos  omnes  cum  diplomate  Clem.  VIII  de  ser- 
vandis  in  impressione  Missalis,  quod  hebdomada  præcedenti 


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SI  Jnillet 
1601. 


204 


excusum  fuit.  Missale  ipsum  nullus  adhuc  accepit,  neque  etiam 
unum  illius  folium.  Summo  tantum  Pontifici  nudiustertius  obla- 
tum:  nec  exponetur  venale  nisi  transacta  sequenti  hebdomada: 
itaque  illius  editionem  absolvere  poteris  antequam  aliud  exemplar 
istuc  perveniat  : quod  in  rem  tuam  futurum  spero  et  opto.  Unde- 
cimus  Aiuialium  Ecclesiasticorum  tomus  nondum  est  excusus: 
absolvetur  circa  finem  menais  Sept.,  absque  indice  tamen,  et 
præfatione;  et  tune  ad  te  statim  transmittetur,  sicuti  semper 
faciemus  de  aliis  libris  qui  in  hac  fcypographia  excudentur,  non 
tamen  per  cursores,  ut  fecimus  de  Missali.  In  Bibliorum  editione 
laudo  diligentiam  vestrorum  theologorum,  qui  accurate  multa 
adnotarunt.  Ea  D.  Gard.  Baronius  mihi  tradidit,  ut  inspicerem, 
et  de  iis  responderem,  ut  feci  semel  et  iterura.  Fateor  in  Bibliis 
nonnulla  adhuc  superesse  quæ  in  melius  mutari  possent  : 
quædam  etiam,  nescio  quo  pacto,  sic  impressa  t reperiuntur  : ut 
exempli  gratia  I Keg.  c.  2.  y.  17.  retrahebant  homines  a sacrificio, 
cum  libri  omnes  et  impressi  et  mss.  habeant  : detrahebant  homines 
sacrificio  Dni,  etc.  In  interpunctione  quoque  video  non  satis  esse 
laboratum,  quia  id  correctorum  operæ  relictum  fuit,  qui  si  verstra 
exemplaria  pluries  excusa  inspexissent,  melius  peregissent  partes 
suas.  Quare  vestrorum  diligentiam  ab  omnibus  probandam  esse 
puto.  In  quibusdam  tamen  locis  interpunctio  consulcomutata  est; 
sicut  etiam  alicubi  factum  est  in  Breviario  ut  in  v.  illo  Rü  vij  in 
Comm.  Confess.  non  Pont.,  Ecce  liomo  sine  querela,  verus , Dei 
cultor.  Sic  enim  distinguendum  est,  quamvis  pauci  id  assequ- 
antur,  et  sic  græce  habetur  Job.  c.  1 oXtjOùpos,  deoaefir)?» 
Quod  vêtus  interpres  si  vertisset,  verax , omnem  ambiguitatem 
evitasset.  Breviarium  iterum  recudimus  eadem  forma,  non  nihil 
expolitum,  sed  tam  levi  lima,  ut  neminem  perturbare,  neque  aliis 
hactenus  impressis  quidquam  officere  possit:  in  quo  etiam  Psal- 
mos  et  alia  in  festis  solemnioribus  et  aliis  locis  extendimus,  cum 
hæc  plurimi  exoptent.  In  eo  recognoscendo  paucissimos  operarum 
errores  deprehendimus  in  priori  editione.  Mittam  ad  te  partem 
illam,  quæ  tune  impressa  erit,  cum  undecimo  Ann.  tomo.  Cogita- 
veram  illud  excudere  majori  forma  cum  vestris  characteribus  ad 
usum  chori  pro  legendis  et  cantandis  lectionibus  præcipue,  quod 
clerici  nostri  valde  exoptant,  et  ego  qui  Basilicæ  S.  Pétri  cano- 
nicus  sum  libentissime  id  eis  præstare  vellem  : sed  experimento 
facto,  invenio  librum  in  majorem  molem  excrescere,  quam  œquum 
esset:  et  necesse  erit  minoribus  uti.  Horas  diurnas,  seu  Diurnale 
quod  vocant,  hic  non  excudemus.  Quod  Venetiis  impressum  estsub 
signo  Europæ  audio  satis  emendatum  esse.  Attamen  vestri  homines 
diiigentiores  erunt  quam  Yeneti  et  ipsimet  facillime  id  efficient 


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265 


demptis  ex  Breviario  Invitatorio,  Hymno  et  Antiphonis  Nçctur- 
norum,  Lectionibus  et  Responsoriis.  Ac  itidem  officium  B.  Mariæ 
juxta  Breviarii  exemplar  emendari  convenit  : nihil  tamen  initio 
ejus  addendum  censeo,  quod  scilicet  emendatum  sit  ad  formam 
Breviarii  : quod  in  Diurno  non  omitterem.  Yidi  libellum  R.  D* 
Lucæ  Brugensis,  in  quo  descripsit  locos  in  sacris  Bibliis  correc- 
tos  : qui  quidem  testimonium  reddit  de  emendatione  et  qui  sint 
loci  mutati.  Sed  vereor  ne  impediat  quominus  alii  latenter  mutari 
possint  : saltem  occasionem  præbebit,  ut  hommes  facilius  agno- 
scant  si  qui  in  posterum  addentur,  quod  aliquando  futurum  non 
difîidebam.  Collegeram  ego  quoque  omnia  hæc  loca,  additis  ratio- 
nibus,  cur  potius  hæc  quam  alia  lectio  delecta  seu  retenta  sit: 
et  habui  notationes  prioris  et  posterioris  Congregationis,  ao  D. 
cardinalis  Toleti,  et  plures  varietates  lectionum  ex  quatuor  mss. 
codd.  acceptas,  qui  omnium  antiquiores  et  meliores  censentur:sed 
de  his  hactenus.  D.  Card.  Baronius  jussit  mihi  ut  tuis  litteris 
pridie  Idus  Maii  datis  responderem.  Parui  maudatis,  ut  potui,  et 
perlibenter  sane  accasionem  accepi  salutandi  te,  et  meam  operam, 
qualiscumque  ilia  sit,  tibi  ofEerendi,  quam  in  his  rebus  tua  et 
publica  causa  libenter  semper  impendam.  Yale.  Eomæ,  pridie  Kal. 
Augusti,  M.  DO.  III. 

Obsequentiss.  et  addictiss.  tibi 
J oànnes-Baptista  Bàndintjs. 

Archives  du  musée  Plantin.:  Beg.  A.  — Beyerlinck,  fol.  249. 


52. 


Lettre  de  Jean  Moretns  I à Jean-Baptiste  Bandinus. 


D.  Joanni  Baptistæ  Bandino  B.  S.  Pétri  canonico  typographiæ 
Yaticanæ  Præfecto.  , 


Eximie  ac  Rde  admodum  Dfie. 


Gratissimum  a R.  Y.  ad  dubia  mea  responsum  accepi  ; de  quo  3 
gratias  quam  possum  maximas  ago,  nec  minores  de  insigni  in  me 
benevolentia  quam  litteris  suis  abunde  testatur:  pro  qua  amorem 
vicissim  meum  et  cuitum  libens  addico,  ac  mea  meorumque  obse- 
quia  pariter  defero.  Missale  jam  inbegrum  me  accepisse  scio  R.  Y. 
per  D.  Gerardum  cognovisse  : spero  absolvere  sub  anni  proximi 
initium,  una  cum  Bibliis  in  4t0  quæ  sub  prælis  mihi  esse  indicavi, 
atque  in  iis  interpunctiones  aliquot  mutari  judicio  R.  D.  Lucæ 
Brugensis,  sacrarum  litterarum  et  linguarum  pertissimi,  adeo  ut 
nihil  temere  ipsum  mutaturum  merito  confidam.  Mittam  statim 


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Septembre 

1604. 


266 


R.  V.  ufc  absolvero,  et  Missalis  et  Bibliormn  exemplar:  et  si  quid 
erratum  a nobis  fuerit,  admoneri  omnino  rogo.  In  Missalis 
Lectionibus  et  Evangiliis  loca  aliquot  observamus,  quæ  non  ad 
novam  Bibliormn  editionem  sunt  mutata.  Nihil  tamen  hic  varia- 
mus  : et  judicio  ac  studio  aliter  in  Missali,  aliter  in  Bibliis  legi 
arbitramur.  At  vero  meliorem  in  Missali  et  Breviario,  quam  in 
Bibliis,  interpungendi  rationem  observatam  fuisse,  facile  est 
animadvertere.  De  libello  R.  D.  Lucæ  Brugensis,  minus  impediet 
opinor,  quominus  in  posterum  alii  loci  in  Bibliis  mutentur  et  cor- 
rigantur,  eo  quod  libelli  titulus  non  omnia  Romanæ  Correctionis 
sed  loca  dumtaxat  insigniora  præferat.  Undecimum  Annalium 
tomum  libens  expectabo,  sine  Præfatione  atque  Indice,  quæ  ut 
absolutafuerint,  per  cursores  mihi  mitti  rogo,  una  cum  Breviario 
novæ  editionis  in  8°.  Nam  tanti  mihi  erit  citius  vidisse  Breviarii 
novi  folia,  ut  R.  Y.  judicio  insistam,  in  Psalmis  aliisque,  proxima 
quam  parabo  editione,  extendendis.  Yale  eximie  ac  Rde  admodum 
Domine.  Antverpiæ  in  officina  Plantiniana,  III  Nonas  Sept.  1604. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  XII,  fol.  264. 


53. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Magc#  Dnt  Morete. 

4 Septembre  Pro  primis  duobus  quarti  alphabeti  ternionibus  ex  Commen- 
1605.  tario,  quos  accepi,  mitto  titulum  et  prolegomena  Libelli  de  variis 
lectionibus,  qnem  cogitatis,  quod  nuper  significastis,  auspicari  una 
cum  Commentario  in  Johannem.  Velim  enim  vos  auspicari  illius 
Libelli  impressionem  ab  his  titulo  et  prolegomenis,  nec  ita  impri- 
mere  eum,ut  videatur  alius  esse  liber  a Commentario,  utpote  auctus 
nova  épigraphe,  illustrata  nomine,  armis,  et  civitate  typograpbi  : 
verum  his  omissis,  ita  ut  pars  Commentarii  esse  videatur,  relicto 
inter  ipsum  et  Commentarium  tam  pauco  vacuæ  chartæ  spacio 
quam  fieri  poterit,  Rursus  inter  titulum  et  epistolam  dedicatoriam 
Bellarmino  inscriptam,  nullo  alio  spacio  quam  quod  decentia 
requirat,  juxta  formam  exemplaris  manuscripti  quod  mitto, 
quod  titulo  immédiate  subjungit  dictam  epistolam  dedicato- 
riam. Alioqui  enim  vereor,  ne  Commentarius  sæpe  absque  Libello 
illo  vendatur,  tamquam  alio  libro,  nec  ad  ilium  necessario  per- 
tinente, quod  nolim  fieri.  Nam  et  lndicem  propterea  cupio  huio 
libello  subjici,  quamquam  soli  Commentario  serviat.  Quocirca 
etiam  parvi  referet,  an  una  cum  Commentario  in  Johannem 


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2C7 


Libellas  hic  imprimatur,  an  vero  post  [ilium,  cui  debet  proxime 
subjungi,  modo  ante  nundinas  vernas  totum  opus  possit  absolvi. 
Prout  etiam  non  perinde  euro,  ut  hujus  libelli  plura  exemplaria 
imprimantur  quam  Commentarii,  persuasus  non  admodum  g rata 
fore  si  quibus  loco  Commentarii  offerantur.  Hæc  tempori  judi- 
canda  mihi  putavi,  quia  consilium  nostrum  nuper  ab  hoc  non 
nihil  differebat. 

Hortor  adhæc,  ut  pergatis  semper  uti  eadem  diligentia  correcte 
imprimendi,  quam  observo  ex  lectis  singulis  ternionibus  quos 
accipio,  quamquam  postremos  duos  uondum  vacaverit  legere. 

Quod  superest,  Magte  Domine  Morete,  opto  te  cum  parentibus 
et  fratribus  recte  valere.  Audomaropoli,  4 Sept.  1605. 

* Dominationit"1  Yris  addictisB"", 

Fbanciscus  Lucas. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol.  351. 


54. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Horetus. 

Mag**  Domine  Morete. 

Accepi  cum  literis  vestris  ultima  folia  communis  nostri  operis, 
simul  et  tria  exemplaria  Tractatus  annexi,  et  postquam  observas- 
sent omnia  optime  habere,  oravi  Dominum  Deum  ut  hujus  operis 
absolutio,  ipsi  quidem  sit  laudi,  Ecclesiæ  ædificationi,  mihi  saluti, 
vobis  denique  saluti,  honori  et  utilitati.  Jam  avide  exspectamus 
exemplaria  cum  quibus  et  Rmn“  Dns  suos  libros  exspectat,  ut 
proraittitis,  lætus  quod  pecunia  sit  a vobis  accepta.  Scripsi  Dfio 
Sproncholf  Brugas  et  Dfio  Colvenerio  Daacum,ut  sua  exemplaria 
brevi  a vobis  exspectent.  Bruxella,  Lovanio,  aliisque  ex  locis, 
spero  nos  aliquid  intellecturos  suo  tempore  de  distributione 
eorum  quæ  illuc  sunt  missa.  Quod  ad  erratula  in  Notis  et  Appen- 
dicibus,  ilia  his  addidi,  quæ  non  omnia  sunt  æque  magni  momenti  : 
et  quædam  quidem  facile  possent  calamo  corrigi,  cætera  vero, 
præsertim  quæ  lineola  subnotavi,  accudi  exemplaribus  restantibus. 
Pagina  1098,  in  Tractatu,  non  parvi  refert  ut  pro  e scribatur  v, 
vhele  pro  éhele,  et  pag.  1109,  lin.  12  omittatur  id. 

Nuntium  de  ciariss"*1  Dnl  Lipsii  obitu  fuit  Rmo  Dn*,  Rdo  P. 
Schondoncho  et  mihi,  triste  admodum,  quod  Reip.  literariæ  flos, 
typographiæ  vestræ  decus,  occidisset.  Illius  salutem  sacrificiis  et 
precibus  apud  divinam  Majtem  commendavimus  : non  immemores 


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8 Avril 
1606. 


268 

etiam  tuæ  Dn,,,  parentum  et  fratrum  ut  Du*  Deus  vos  diu  nobis 
servet  incolumes. 

Audomaropoli,  VIII  Aprilis  XVIe  VI. 

Rdae  D.  T.  addictiss. 

FfiANciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq  jusques  à Lille. 

Archives  du  muse'e  Plantin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  361. 

55. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Admodum  venerabilis  D.  decane. 

11  Mai  Accepi  his  diebus,  per  manus  Dni  licentiati  Colvenerii,  munus 
1606.  a tua  R.  Commentarium  abs  te  elaboratum  in  quatuor  Evangelia, 
cum  adjunctis  tribus  illustrandæ  Sacræ  Scripturæ  facientibus 
opusculis:  ut  tu  quidem  appellas,  nam  si  vim  potius  quam 
molem  spectemus,  etiara  bæc  opéra  sunt.  Hujus  tam  nobilis 
muneris  causa,  ingentem  tuæ  eruditissimæ  pietati  habeo  gratiam, 
quod  eo  pluris  æstimo  quod  facile  sit  videre  multis  tibi  vigiliis 
constitisse,  præsertim  viro  perpetuis  functionibus  ecclesiasticis 
in  eo  quem  tenes  dignitatis  et  curæ  gradu,  occupatissimo  et  tan- 
tum non  discerpto.  Quid  referre  aliquando  possim,  non  video. 
Illud  me  solatur,  quod  bona  voluntate  tibi  satisfierisciam,  quando 
aliud  non  datur.  Utinam  occasio  aliqua  tuam  R.  Duacum  extradât, 
ut  nonnihil  de  communibus  studiis  colloqui  possimus,  tuique 
conspectu  paulisper  frui.  Quæ  diversis  temporibus  hic  illic  nos 
observare  contigit,  quæque  ad  laboriosissimas  tuas  Notationes 
passim  leviter  adnotavimus,  exhibere  tuæ  pietati  cuperemus;  si 
forte  esset  uspiam  aliquid  quod  usui  esse  possit.  Exempli  causa, 
in  libri  Sapientiæ  c.  4.  v.  3.  recitas  verba  Dominicanorum  Franciæ, 
qui  dicunt  S.  Ambrosium  in  quadam  epistola  dicere  quibusdam, 
vos  estis  nobilia  vitulamina.  De  memoria  videntur  illi  hoc  scripsisse, 
non  ex  inspectione.  Rem  tamen  dicunt.  “ Incidimus  nimirum  nuper 
in  B.  Ambrosii  epistolam  7 ubi,  longe  post  medium,  sunt  hæc: 
Quid  Theclam,  quid  Agnem,  quid  Pelagiam  loquar;  quæ  tamquam 
nobilia  vitulamina  pullulantes,  ad  mortem  quasi  ad  immortalitatem 
festinarunt?  ” Tametsi  et  tibi  locum  hune  sese  obtulisse,  non  est 
cur  ambigam,  saltem  ex  intervallo.  Yotum  tamen  nostrum  est  ut 


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260 


frui  tuis  colloquiis  aliquantisper  possimus  ; illud  simul,  ut  divina 
pietas  te  non  tuis  tantum,  sed  omni  Ecclesiæ,  quam  diutissime 
tueatur  incolumem.  Duaco,  11  Maii  1606. 

Qui  eruditiss.  pietati  ac  Bae  tuæ  officiose  add. 

Bartholomætjs  Petrus. 

Adresse  : 

Admodum  venerabili  D.  Francisco  Lucæ  theologo  clariss.  et 
decano  vigilatiss.  cathedr.  eccl.  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  G.  267. 


56. 


Béponse  de  François  Lncas  à Barthélemi  Peeters. 

Eximie  Dne  M.  N. 

Gavisus  fui  quod  intellexerim  ex  literis  tuis  exemplar  Commen- 
tarii  mei  in  Evangelia  fuisse  abs  te  acceptum.  et  multo  magis 
fuisse  gratum.  TTtinam  conférât  aliquid  adædificationem  Ecclesiæ 
Dei.  Pro  indicato  D.  Ambrosii  loco  in  illud  Sap.  4 spuria  vitula- 
mina , maximas  gratias  habeo.  Beliqua  a vobis  annotata,  si  quando 
occasio  detur,  libenter  videbo.  Quod  vero  ad  varietates  in  Bibliis 
occurrentes  et  emendationem  nuper  a Bomanis  adhibitam  attin^t, 
placebit  legere  exemplar  literarum  Illml  Gard.  Bellarmini,  quod 
Edua  Dns  scholasticus  vobiscum  est  communicaturus.  Superest 
eximie  Dfie  M.  N.,  Dns  Deus  te  diu  servet  incolumem. 

B.  D.  Y.  addictiss. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  G.  267. 

57. 

Lettre  de  Balthasar  Horetus  à François  Lncas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

Distnli  aliquantisper  ad  ultimas  tuas  responsura:  ne  diutins; 
fidi  nimium,  latoris  B.  P.  Schondonchi  opportunitas  vetat.  Libens 
vidi  B.  P.  Yeranneman  de  Commentario  tuo  judicium,  etsi  mira- 
tus  nonnihil  ejusdem  do  Paraphrasi  Chaldaica  censuram.  His 
diebus  prima  mihi  occasio  oblata  est  exemplaria  mittendi  Bomam, 
quo  et  B.  V.  litteras  priori  septimana  misi  ad  B.  D.  Personium 
et  de  exemplaribus  misais  indicavi.  Spero  intra  aliquot  menses  de 


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Sans  date. 


2 Août 
IGot». 


270 


iisdem  fideliter  redditis  intelliget.  De  laboribas  suis  quod  quærat 
quos  ipsam  suscipere  Reip.  et  nosfcra  causa  velimus,  niraiam  R. 
V.  in  nos  benignitatem  agnoscimus. 

De  Epistolis  D.  Pauli,  dubito  num  intellexerifc  eas  ab  eximio  D. 
Esfcio  Commentariis  illustrari,  et  opinor  jam  pene  absolvisse. 
Scholia  R.  P.  Sa  in  Biblia  a quodam  Societatis  sacerdote  recen- 
seri  et  emendari  audio,  etsi  non  augeri,  quod  tamen  operæ  pretium 
foret.  Nec  vero  se  indignam  R.  Y.  operam  præstiterit,  si  quod  in 
Commentariis  suis  deest,  futuræ  aliquando  editioni  suppleverit. 
At  modo  in  Concordantiis  ad  Clementinam  seu  Sixtinam  editio- 
nem  emendandis  versari  ipsam  malimus.  Opus  fateor,  quod  non 
tam  ad  R.  Y.  famam  faciat  quam  Reip.  christianæ  fructum.  Sed 
nec  dubito  hune  potius  quam  illam  a R.  V.  spectari.  Poterit  eadem 
opéra  Correctiones  suas  Biblicas  recensere  et  augere  ; quas  novae 
Bibliorum  editioni  in  octavo,  quam  jam  nunc  incœpimus,  subjun- 
gere  cogitamus.  Vale  Rde  atque  eximie  Dne  et  a parente,  cujus 
nomine  hæc  scripsi,  plurimum  salve. Antvcrpiæ  in  officinaPlant*na, 
IV  Non.  Aug.  1606. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  XII,  fol.  330. 

58. 

Lettre  de  François  Lacas  à Jean  Moretus  I. 

Magnifiée  Domine  Morete. 

22  Août  Dum  transferuntur  hinc  Antverpiam  scholæ  theologicæ  casuum 
1606.  conscientiæ  et  controversiarum  (quod  male  nos  habet)  fit  ut  reve- 
rendus  Pater  Eribertus  Ultrajectensis  familiaris  meus,  unus  ex 
professoribus,  ad  vos  proficiscatur:  per  quem  opportunum  fore 
judicavi,  si  mitterem  pecuniam  quam  vobis  debeo  reliquam.  Acci- 
pietis  itaque  ab  illo,  quos  ipsi  numeravi,  XX  duplices  ducatos 
ïïispanicos,  singulos  pretii  septem  florenorum  et  dimidii;  cum 
duobus  duplicibus  Albertinis,  singulis  pretii  quinque  florenorum: 
qui  ducati  et  Albertini  simul  omnes  conficiunt  summam  CLX 
florenorum,  quam  debeo.  Placebit  itaque,  iis  acceptis,  nomina  mea 
delere,  et  deletionis  me  facere  certiorem. 

Quod  ad  assumendum  novum  novarum  lucubrationum  argu- 
mentum,  video  vos  eo  propendere  quo  ego  propendeo,  ut  quæ 
Commentario  meo  desunt  ex  Evangelio,  suppleam:  quamquam 
non  sit  illud  facile  evulgandum,  ne  impediatur  distractio  librorum 
jam  impressorum,  multis  forte  volentibus  exspectare  opus  abso- 
lutum,  quod  complures  adhuc  rcquirit  annos.  Sed  malitis  modo 
me  versari  in  Concordantiis  ad  Clementinam  editionem  emen- 


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271 


dandis.  Ut  verum  fatear,  jaradiu  ego  animo  illud  opus  rejeceram, 
ut  quod  fere  non  nisi  laborem  requirat,  possitque  facile  a quovis 
fieri,  me  intérim  majoribus  vacante  : quia  tamen  hao  ratione 
videor  vobis  facturus  rem  gratam,  et  Reipublicæ  utilem,  adduci 
me  permitto  ut  mutem  sententiam,  et  adhibito  Correctorio  meo, 
huic  operi  semestre  impendam,  resectis  tamen  prius  non  solum 
pronominibus,  conj  unctionibus,  et  præpositionibus,  verum  etiam 
verbis  et  nominibus  quæ  frequentissime  occurunt,  ut  Dominus , 
Deus,  dixit,facere  etc.  Rursus  etiam  nominibus  propriis  ubi  propria 
eorum  tractatur  historia  etc.  Yerum  si  incerti  sitis  de  tempore 
imprimendarum  Concordantiarum,  velim  prius  perficere  quæ 
incepi  tractare,  prima  duo  capita  Evangelii  secundum  Lucam, 
quæ  facile  annum  reliquum  requiruut:  si  vero  festinetis,  et  cogi- 
tetis  fortassis  editionem  Concordantiarum  subjungere  huic,  quam 
nunc  inchoastis  (quod  scribitis)  editioni  Bibliorum,  oportéret 
proxima  hyeme  operi  incumbere.  Placebit  itaque  mihi  scribere, 
quo  tempore  sitis  impressuri  Concordantias,  si  paratas  haberetis 
et  in  quodnam  tempus  oportebit  a me  mitti  ad  vos  Correctorium 
recognitum,  ut  ad  calcem  Bibliorum  quæ  excuditis  adjungatur. 
Quamquam  parum  video  quod  in  eo  recognoscam.  Literas  his 
inclusas  do  ad  P.  Philippura  Lucam  fratruelem  meum,  expostu- 
lans  cum  eo,  quod  nihil  respondeat  ad  postremas  meas  missas 
cum  exemplari  Commentarii  mei.  Moneo  autem  ut  literas  suas 
mittat  ad  vos,  inde  facile  ad  me  perventuras. 

Magnifiée  Domine  Morete,  oro  ut  Dominus  Deus  diu  te  cum 
tuis  servet  incolumem.  Audomaropoli,  22  Augusti  1606. 

Magcae  Dn,‘  Tae  studioaise®" 
Feanciscus  Lucas. 

In  Bibliis,  Psalmi  102  versum  ultimum  velim  hoc  modo  inter- 
pungi:  Bénédicité  Domino  omnia  opéra  ejus  in  omni  loco  domina • 
tionis  ejus:  benedic  anima  mea  Domino. 

In  uno  exemplari  Commentarii  superfuerunt  duo  folia,  quæ 
remittimus  his  juncta,  hactenus  obliti.  Placebit  mihi  mittere 
exemplar  Correctorii  Romani  in  parva  forma  incompactum,  quod 
postquam  recognovero  remittam.  Præter  ea  si  noveritis  loca  a 
Romanis  postea  emendata,  quæ  non  sint  relata  in  hoc  Correcto- 
rium, rogo  mihi  indicetis:  vereor  enim  ne  quorumdam  me  ceperit 
oblivio. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes,  en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXVTI,  fol.  371. 


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272 


6 Octobre 
1606. 


59. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  theologo  et  decano,  Audomaropolim. 

Rde  atque  eximie  Dne. 

Centum  sexaginta  florenos  per  P.  Heribertum  recte  accepi,  et 
débitas  R».  Y.  gratias  de  iis  ago.  Adjungo  his  Correctionum  Bibli- 
carum  libellum;  de  quo,  ut  emendatum  R.  Y.  remittat,  haud 
festinamus,  nam  alia  intervenere,  quæ  Bibliorum  editionem  retar* 
dant.  Tempestive  satis  recensuerit  intra  octo  aub  novem  menses. 
Nec  opus  sit  correctiones  subjungere,  nisi  ut  Hyspanis  satisfiat, 
quibus  mutilum  quodammodo  Bibliorum  opus  videtur  sine  istis. 
De  Concordantiis  item  minime  festinato  opus  est,  forte  intra 
annum  haud  inchoandis:  ut  prima  duo  capita  Evangelii  secundum 
Lucam  absolvere  commode  R.  V.  possit,  priusquam  Concordantiis 
emendandis  se  accingat.  Cui  labori  vacare  alius  fortassis  possit, 
sed  nemo  melius  atque  utilius  implere  quam  R.  Y.  quæ  sacrorum 
Bibliorum  lectioni  diligentius  præ  aliis  se  suamque  operamhacte- 
nus  impendit.  At  de  tôt  vocibus  e Concordantiis  tollendis,  dubito 
num  quis  improbet;  et  aliquam  vim  subesse  dicat  nominibus  aut 
verbis  omissis,  quorum  variam  interpretationem  operæ  pretium 
sit  agnoscere,  Concordantiarum  adjurneuto.  Nam  si  quis  scire 
desideret,  quoties  fuc&re  pro  sacrificave  S.  Scriptura  usurpet, 
commodius  se  id  cogniburum  existimet  Concordantiis  inspectis, 
ac  singulis  deinde  Bibliorum  locis,  ubi  verbum  istud  intercurrat, 
examinatis.  Sed  hæc  talia  meliori  R.  Y.  atque  aliorum  judicio 
libentes  submittimus;  atque  obiter  dumtaxat  proponimus,  si  forte 
cogitationes  nostræ  alicujus  momenti  esse  possint.  In  Psalmi  102 
yersu  ultimo  si  interpunctionem  mutemus,  vereor  etiam  ne  quis 
culpet  : quia  Breviarium  et  Biblia  in  vitioso  illo  interpungendi 
modo  conveniunt,  quem  consuetudo  jam  firmavit.  Litteras  ad  P. 
Philippum  Lucam  curavi  et  si  quid  responsi  miserit  R.  Y.  statim 
submittam. 

Yale  Rde  atque  eximie  Dne,  et  a parente  cujus  nomine  has  scripsi, 
plurimum  salve.  Antverpiæ,  III  Non.  Octobr.  1606. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  XII,  fol.  333. 


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273 


60. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Admodum  venerabilis  et  Eruditiss.  D.  decano. 

Ad  meum  offîcium  sum  arbitratus  pertinere,  ut  correctiones  15  Décembre 
illas  Vulgatæ  editionis  Bomæ  sub  SixtoV.  factas  et  impressas,  ae 
deinde  præli  yitio  objecfco,  suppressas,  a me  tandem  acciperes. 

Eas  mihi  Borna  curavit  D.  Joannes  Wrichtus  S.  T.  L.  qui  nunc 
aliquot  annos  Cortraci  deeanum  collegii  cauonicorum  agit,  per 
familiarem  quemdam  suum  illic  tune  agentem,  eaque  re  patrono 
suo  gratificari  cupientem.  Plurimi  enim  sibi  in  Urbe  describi  eas 
correctiones,  tametsi  a publico  prohibitas,  curabant,  ignari  scilicet 
quanto  tempore  post  nova  correctio  foret  proditura.  3cio  tuo 
judicio  multas  harum  probandas:  ac  nonnihil  demiror  complures 
earum  per  posterius  correctorum  collegium  fuisse  præteritas; 
quod  non  existimo  futurum  fuisse,  nisi  a priori  illo  collegio  propo- 
sitæ  fuissent,  putavissetque  collegium  posterius  suæ  correctioni 
existimationem  ex  eo  additum  iri,  si  quam  minimum  ex  priore 
mutuari  videretur.Quamquam  maxima  sane  gratia  huic  posteriori 
correctorum  cœtui  debetur,  qui  longe  plures  attulit  emendationes 
in  textum  Script uræ  quam  fecerant  priores  illi,  easque  permultas 
egregias.  Quum  ego  Dfii  Wrichti  illas  priores  accepissem,  statim 
ad  Biblia  mea  Graviana  omnes  adnotavi,  addito  signo  Rom.  vel 
Ro.  quod  Bomanam  esse  correctionem  designaret.  Sed  quum 
demum  Clementina  emendatio  prodiisset,  eam  quoque  per  eadem 
Graviana  Biblia  dispersi,  et  distinctionis  causa,  illis  prioribus 
addidi  notam,  ut  fecerim  Rom.  vel  Ro.  1 : Clementinis  vero  casti- 
gationibus,  taie  indicium,  Rom.  2.  — Quod  propter  titulum  ipsum 
esstigationum  quas  nunc  mitto,  admonendum  fuit. 

Tu  quicquidest  hujus  opellæ,  grato  animovelim  accipias;  quem 
et  de  me  privatim,  et  publice  longe  maxime  esse  tuis  scriptionibus 
meritum,  ingratus  sit  qui  non  profiteatur. 

Opto  diu  supersis  Ecclesiœ  utilis,  venerabilis  Domine  decane. 

Duaco,  15  Decemb.  1606. 

Qui  BM  tuæ  addictiss. 

Bartholomæus  Pbtrus. 

Adresse  : 

Admodum  venerabili  et  eruditione  Clariss.  D.  Francisco  Lucæ, 
canonico  theologo  et  decano  cathedralis  ecclesiæ  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  $ G.  267» 


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274 


61 

Réponse  de  François  Lncas  à Barthélemi  Peeters. 

Sans  date.  Nondum  gratias  egi  R.  D.  Y.  de  misais  ad  me  nuper  castiga- 

tionibus  Sixtinis  ; quod  nunc  demum  facio  quam  officiosissime, 
postquam  exami navi  et  cum  fontibus  suis  contuli  bonam  illarum 
partem.  Atque  omnino  easdem  castigationes  inter  chartas  meas 
inveni,  easque  longe  ampliores,  missas  mihi  a Moreto  vel  alio 
nescio  quo:  sed  quia  deerat  congruus  titulus,  nesciebam  quid  sibi 
vellent.  Jam  examinatas,  quod  dixi,  miror  a posterioribus  corre- 
ctoribus  fuisse  omissas  plerasque  omnes,  præsertim  cum  neclatini 
libri  manuscripti  desint  qui  illis  suffrageutur.  Yerum  ita  facien- 
dum  hac  vice  tulit  judicium  deputatorum,  quod  nuper  scribebat 
Card.  Bellarminus  : suo  posthac  tempore  et  illæ  poterunt  obtinere. 
Superioribus  hebdomadis  accepi  ab  eodem  cardinale,  necnon  a 
Card.  Baronio  literas,  continentes  judicium  ipsorum  de  meis  in 
Evangelia  Commentariis.  Illud  legere  si  placeat  et  cum  amicis 
M.  N.  cancellario  Estio  ac  Colvenerio  communicare,  mitto  littera- 
rum  trauscriptum,  quamquam  Baronius  modum  excedere  videatur, 
salva  pace  ipsius. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  267. 

62. 

Lettre  de  Balthasar  Moretns  à François  Lncas. 

D.  Francisco  Lucæ. 

Reverende  admodum  atque  eruditissime  Dfie. 

26  Mai  Quas  merito  debeo  gratias  maximas  R.  T.  libenter  ago  de  insigni 
1608.  ejus  quem  abunde  litteris  suis  testatum  facib  in  me  meosque 
amore.  Nec  vero,  quod  vcretur,  suspicio  mihi  unquam  fuit,  ejus 
diuturno  litterarum  silentio  labefactum  aut  imminutum  fuisse. 
Scio  gravioribus  R.  T.  et  assiduis  negotiis  impediri;  et  quamvis 
voluntas  sæpe  haud  desit,  tempus  minime  superesse  crebræ  ad 
amicôs  nec  semper  necessariæ  scriptioni. 

Nam  et  me,  fateor,  leviora  mea  interdum  sic  occupant,  ut  quos 
et  quando  maxime  velim,  litteris  salutandi  opportunitas  mihi 
denegetur.  Nihilominus  de  me  testor:  amor  quem  erga  optimum 
quemque  et  nominatira  R.  T.  semel  concepi,  animo  meo  assiduus 
obversatur  atque  inhæret.  Idemque  de  R.  T.  mihi  persuadeo, 
cujus  singularem  in  me  affectum  jamdiu  cognovi. 


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Eraendationes  Breviarii  quas  misifc,  gratissimæ  fuerunt  : quas 
cum  postrema  raea  anni  98  editione  conferri  curabo  : nam  in  bac 
memini  R.  T.  aliorumque  monitis,  quædam  ex  illis  mendis  emen- 
data  fuisse  ; quæ  minoris  faerint;  ea,  ut  desiderat,  cardinalibus 
Baronio  et  Bellarmino  in  Urbe  examinanda  mittam. 

Quod  ad  Commentarios  R.  T.  in  Evangelium  S.  Matthœi,  nihil 
mea  caussa  in  eo  festinet,  necessum  est.  Nam  quando  ad  excu- 
dendum  eum  paratus  esse  possim,  nihil  certe  audeo  polliceri. 
Plarimis  iucaute  opéras  meas  et  præla  addixi,  nec  scio  quando 
tandem  omnibus  fidera  præstiturus.  Imo  interveniunt  inopina 
quædam  et  insperata  ad  quæ  etiam  subinde  invitus  excudenda 
compellor.  Intra  paucos  menses,  Deo  favente,  Biblia  Clementina 
majori  forma  recudere  cogito.  Si  quid  in  recentiori  ilia  mea  Sacro- 
rum  Bibliorum  editione  corrigendum  aut  immutandum  observa- 
verit,  a B.  T.  præmoneri  unice  desidero,  cum  mea,  tum  Reip. 
Christianæ  cui  labor  iste  serviet,  causa.  Vale  Rde  admodum  atque 
eruditis"1®  Dne.  Antverpiæ,  in  officina  Plant.  26  Maii  1608. 

Archives  du  musée  Plan  tin  ; Reg.  XII,  fol.  101. 


63. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Eruditissime  atque  humanissime  vir. 

Cum  ex  literis  honorandi  viri  Dfii  Johannis  f rat  ris  tui  intelli-  6 Décembre 
gam,  irapressionem  Sermonum  meorum  dilatam  fuisse  ob  longam  1609. 
ipsius  profectionem  et  absentiam  (e  qua  quod  incolnmis  redierit 
gaudeo),  nunc  autem  ita  esse  propinquam,  ut  per  tabellarium 
hune  redeuntem  possim  prima  aliquot  folia  accipere  : omittere 
nolui,  quin  tuæ  dominationis  curæ  Sermones  hos  meos  commen- 
darem,  ut  quam  correctissime  et  nitidissime  prodeant.  Nam 
quamquam  sciam  tibi  esse  cordi,  ut  omnia  Moretana  niteant  : non 
possum  tamen  non  singulariter  esse  solicitus  de  iis  quæ  nomen 
moum  præferunt,  quæque  abs  te  solicite  curata  jam  olim  experior; 
quam  ob  rem  agnosco  me  tibi  devinctum  plurimum,ut  et  devincies 
magis  ac  magis  non  ingratum. 

Mitto  vobis  per  hune  tabellarium  duodecim  libras  grossorum, 
hoc  est  72  florenos  Brabantinos  in  speeiebus  numraorum  aureorum 
subsequentibus,  videlicet  decem  Albertinis  singulis  quiuque 
florenorum,  quinque  assium,  uno  Imperiali,  quiuque  flor.  XV11I 
assium,  unum  denique  scuto  Italico  quadruplai,  tredeeim  flor.  XII 
assium,  e qua  summa  72  florenorum,  servient  16  floreni  11  asscs 


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276 


ad  satisfaciendum  rationibus  inter  nos  initia  cum  essem  Antver- 
piæ;  17  floreni  très  asses  pro  pretio  librorum  quos  hic  tabellarius 
jam  mihi  attulit.  Reliquum  conficiens  octo  florenos  très  asses, 
servabitur  in  usus  meos  proximos. 

Yerum  inter  libros  quos  nunc  accepi,  est  Breviarium  in  octavo, 
quod  non  petiveram  et  mihi  non  perinde  cum  sit  usui,  jubebp 
yendi  per  bibliopolam,  exspectaturus  editionem  in  4°  (quam  cata- 
logue Francfurtensis  jam  nunc  prostare  addixerat)  una  cum  nova 
editione  Diurnalis.  Est  etiam  solus  prior  tomus  Commentarii 
Serrarii  in  Josue  missus;  credo  posteriorem  tomum  adhuc  sudare 
sub  prælo,  necdumque  prodiisse,  quem  desidero  mihi  mitti  simul 
atque  prodierit,  ut  et  Thomam  Fienum  De  vi  'potentiœ  imaginativœ. 
Jara  quod  pater  vester  vir  ornatissimus  mihi  dono  miserit  opéra 
Pétri  Simonis,  Consultationem  Lessii,  et  Scribanium  De  miraculis 
ac  reliquiis,  gratias  ipsi  per  te  ago  maximas,  oblata  omni  opéra 
mea  si  qua  in  re  ipsi  usui  esse  queat. 

R®"  Petrus  Simonis  a puero  mihi  notus  fuit  et  ad  mortem 
usque  familiaris,  idcirco  gratissima  est  mihi  ejus  memoria.  Quod 
superest,  lætor  vos  omnes  bene  valere  oroque  Deum  ut  diu  pos- 
sitis,  vestro  et  communi  Reip.  bono.  Audomaropoli,  6 Decembris 
1609. 

Clariss*®  D.  T.  addictiss. 

Fbanciscus  Lucas. 

Adresse  : 

Ornatiss0  clarissimoque  viro  Dn*  Balthazari  filio  Johannis 
Moreti,  architypographi  regii,  Antverpiæ.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  375. 


64. 


Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  theologo  et  decano  Audomaropolit. 

• Eximie  ac  R*  admodum  Dne. 

19  Décembre  Prom^ssi  nostri  fidem,  Sermonum  tuorum  quatuor  excusa 

1609.  folia.  Spero  et  opéra  nostra  expectationi  vestræ  respondebit.  In 
titulis  ipsis  Sermonum  aliquod  subinde  verbum  addo,  demo,  muto, 
transpono,  ut  magis  e decoro  constitui  possint.  Majusculas  litteras 
vocibus  quibusdam  præpono;  quæ  etsi  haud  omnino  necessariæ 
tamen  lucis  aliquid  adferre  videntur  aut  ornamenti.  In  interpun- 
gendi  ratione,  quæ  admodum  accurata  est,  nihil  mutoj  nisi  quod 


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277 


aliquando  snbdistinctionis  nota  sententiam  illustro,  ubi  crebra 
nimis  commata  intercurrunt.  Si  quid  tamen  præter  R.  V.  mentem 
moneri  desidero,  ad  majorem  in  reliquis  cautelara. 

Pecnnias  bona  tabellarius  fide  reddidit,  de  quibus  gratia 
R.  Y.  esto. 

De  Breviario  in  4°  Indicis  Francofurtensis  est  error  : neque 
enim  in  4°  sed  in  8°  notari  oportebat.  Etsi  jam  illud  nobis  sub 
prælis,  sed  retardât  nonnihil  nova  Missalis  in  folio  editio,  absol- 
venda  intra  bimestre. 

. Serrarii  In  Josue  prior  tantum  tomus  prodiit;  posterior  proxi- 
mis  forte  nundinis  proditurus.  Fieni  De  Imaginatione  nullum 
modo  Antverpiæ  exemplar  vénale  : in  proximum  tabellarii  redi- 
tum  Lovanio  adferri  curavero.  Yale  eximie  ao  Rdt  D*e  et  a paren- 
tibus  meis  plurimum  salve.  Antverpiæ, XIX  Decembris  M.DC.IX. 

Archives  du  musée  Plan  tin:  Beg.  A0  1607-1615,  fol.  70. 


65. 


Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  I. 

Clarisse  D“e  Morete. 

Accepi  quatuor  folia  Sermonum  meorum,  quæ  visa  et  perlecta  5 Janvier 
plurimum  mihi  placuerunt,  consideranti  industriam  quam  adhi-  1610. 
betis,  ut  nitide  et  diligentiam  ut  emaculate  correcteque  impri- 
mantur;  quam  ob  rem  gratias  vobis  ago  plnrimas,  commendans 
progressum.  Mitto  epistolam  dedicatoriam,  ne  forte  requiratur 
priusquam  adsit:  quamquam  si  quid  in  ea  mutandum  judicem, 
tempus  credo  facile  adhuc  permittet.Yelim  autem  primo  folio  non 
alium  indicem  contineri,  quam  eum  qui  est  Sermonum  in  genere; 
alterum  indicem,  qui  est  Scripturarum,  manere  in  fine,  prout  est 
in  autographo,  si  fieri  aliquo  modo  queat.  Quod  reliquum  est, 

Morete  optime,  precor  ut  annus  hic  faustus,  felixque  vobis  decur- 
rat.  Belletus  jam  ante  Natalera  Dnl  migravit  bine  Yperas,  estque 
illic  et  habitat  cum  tota  familia.  Audomaropoli,  5 Januarii  1610. 

D.  Y.  addictissu# 

Francisctjs  Lucas. 

Adresse  : 

Clarissimo  viro  ac  Domino  D.  Baltazari  Moreto,  Johannis  filio, 
architypographi,  Antverpiæ.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXYII,  fol.  411. 


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278 


5 Février 
1610. 


66. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Âdmodum  R.  D.  decane. 

Occasionem  quandocumque  mihi  offertur  ad  tuam  R.  scribendi, 
amplector  avidissime,  ut  vel  hoc  modo  necessitudinem  inter  nos, 
tuis  meritis  contractais,  foveam,  quum  aliter  non  datur.  Migrât 
in  vestram  urbem  M.  Carolus  Boscardus  bibliopola  et  typographus, 
qui  multos  hic  annos  bedellum  egit  collegii  U.  juris.  Is,  variis  ex 
cau8is  unus  clientum  nostrorum,  a me  petivit  aliquid  cotnmenda- 
tionis  ad  tuam  R.  ac  dignitatem:  quam  ei  abs  te,  quantum  poteris 
et  ipse  possum,  rogo  hisce  literis  ; ut  viro  honesto  ac  probo, 
qualem  experientia  vobis  demonstrabit,  Deo  bene  propitio. 

Yalde  desim  huic  pulchræ  occasioni,  si  non  eadem  opéra  horter 
tuam  Eruditiss.  pietatem,  ne  castigationes  illas  Romanas  quœ  in 
prima  Sixtina  recognitione  fuerunt,  sinas  perire  et  esse  ignotas, 
quantum  vis  suppressæ  fuerint,  objecto  præli  vitio,  ut  vides  in 
prœfatione  secundæ  recognitioni  quæ  sub  Clemente  VIII  demum 
apparuit,  præposita.  Credo  tuam  pietatem  non  minus  quam  me, 
intellexisse  ex  his,  qui  Romæ  tune  erant  quum  suppressio  facta 
est,  qui  et  per  quos  id  acciderit.  Patres  Ignatiani  periculosum 
censebant  Biblia  sic  exire,  nescio  quid  sectariis  commodi  inde 
venturum  aut  certe  quærendum;  sicut  quidam  ex  illis  nostras 
tune  collegio  cuidam  nostrati  præfectus,  ac  eo  tempore  Romæ 
hærens,  mihi  narravit  aliquando  : quæ  qualia  sint,  nemo  certius 
quam  tu,  in  libris  veteribus  scru tandis  et  conféré ndis  jam  olim 
contritus,  judicare  potest. 

Eæ  correctiones  ex  vetustis  codicibus  acceptæ,  originalibus 
consentientes  et  maximis  notis  suam  germanitatem  déclarantes, 
nonne  indignum  est,  si  perpetuo  delitescant  P Inter  ipsos  Igna- 
tianos  sunt,  qui  de  suorum  sociorum  judiciis  judicent.  Inter  eos 
Joannes  Mariana  Hispanus  qui  ab  hinc  triennio  S.  D.  N.  Paulo  Y 
septem  tractatus  dicavit;  in  eo  qui  est  pro  editione  vulgata,  c.  24, 
sub  fine,  ita  dicit,  post  multa  et  ante  multa  alia  : “ Ubi  latini 
codices  variarint,  eam  esse  præferendam  lectionem  adjicimus  quæ 
magis  cum  protypo  et  fontibus  convenit,  etiamsi  diversa  lectio  iu 
pluribus  codicibus  extet.  Atque  adeo  Genes.8.  v.7.  Dimisit  corvum , 
qui  egrediebatur  et  revertebatur,  ut  est  iu  Bibliis  Gothicis  et  Com- 
plutensibus,  verior  lectio  haberi  debet,  tametsi  in  multo  majore 
codicum  numéro  adjecta  negatione  legatur:  egrediebatur  et  non 
revertebatur . Danielis  9.  v.  26.  occidetur  Clirietus : et  non  erit  ejw, 


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279 


quod  sequitur,  populus,  qui  eum  negaturus  est,  additum  existimari 
debet;  qnum  in  Gothicis  deerat,  in  Benedicti  Bibliis  obeîo  erafc 
jugulatum,  quemadmodum  in  Hebræis  fontibus  non  legitur,  efc  ex 
margine  in  contextum  transiisse  videtur,  cum  alioqui  omnino 
deficiens  videretur.”  Sic  ille.  Gothica  ilia  quæ  ipse  viderit  Biblia 
sæpius  commémorât,  atque  sexcentos  annos  descripta  fuisse,  ait 
c.  17,  ejusdem  tractatus.  Hoc  si  ille,  ex  eodem  tamen  sodalicio  : 
multo  magis  tu,  Rever.  Dfie,  tuique  (si  qui  sint)  similes,  quos 
nullns  peculiaris  nexus  correctoribus  istis  posterioribus  astringit, 
eornm  vel  offendiculo  vel  judicio  neglecto,  utilitati  communi  istas 
primas  castigationes  publicare  potes  ac  debes,  si  fas  ita  loqui. 
Erit  autem  tibi  facile,  eas  attexere  vel  intertexere  libello  tno  quo 
Romanas  correctiones  conservare  satagis,  haud  dubie  laudabiliter; 
quum  multa  bene,  quœdam  optime,  etiam  posterioris  sunt 
epanorthotes. 

Yale  in  Dfio;  ac  (nisi  præter  decorem  facio)  Dfio  Lie.  Fabro,  D. 
Vredio,  ex  me  salutem.  Duaco,  1610,  ipso  S.  Agathæ. 

Qui  Eruditiss.  pietati  ac  R.  tuæ  add. 

Bartholomæus  Petrus. 

Adresse  : 

Pietate  et  eruditione  celeberrimo  D.  Francisco  Lucæ,  theologo 
ao  decano  cathedralis  ecclesiæ  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  G.  270. 

67. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  More  tus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

Non  possum  admirare  satis  accuratam  diligentiam  vestram  in 
excudendo  correcte  adeo  libello  Sermonura;  in  lectis  enim  ab  initio 
adcalcem  sex  foliis  quæ  mihi  jam  misistis,  vix  unius  literulæ  erra- 
tulum  inveni.  Quod  si  ita  perexeritis  (de  quo  non  dubito)  laudem 
promerebimini  insignem.  Ut  epistolæ  dedicatoriœ  aliquid  addam, 
aut  prolegomena  nova  fingam,  non  videtur  consultum:  sed  si  fieri 
non  potest  ut  alter  indiculus  in  calcem  rejiciatur,  ferendum  erit, 
licet  ægre.  Quod  restât,  opto  te,  Clarisse  Dfie  Morete,  bene  valere 
in  Domino  cum  parentibus  etfratribus.  Audomaropoli,  7 Febr.1610. 

Clari8Se  D.  T.  eddict^s** 
Franciscus  Lucas. 


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Février 

1610. 


280 


Videri  possit  non  ita  absonum  si  unum  folium  divisum  in  duo 
occupet  partim  principium,  partim  finem. 


A Monsieur,  Monsieur  Balthazar  Moretus  en  la  typographie 
Plan  tienne  (etc)  d’Anvers.  Francq. 

Archives  du  musée  Plan  tin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  379. 


68. 


Lettre  de  François  Lucas  à Moretus. 

Honorande  Domine  Morete. 

11  Mars  1610.  Literæ  tuæ  scriptœ  die  vigesimo  quinto  Februarii  cum  sarcinula 
septem  foliorum,  redditæ  demum  mihi  fuerunt  die  nono  hujus 
mensis  Martii.  Hesterno  die,  nempe  decimo,  allatæ  sunt  literæ 
Rdl  Patris  Schondonchi:  ex  quibus  cum  intelligam,  in  epistola 
dedicatoria  videri  vobis  quædam  a me  humilius  quam  par  sit 
scripta,  eis  correctis  ex  judicio  Rdi  Patris,  remitto  vobis  epistolam 
illam.  Quod  si  jamdiu  vobis  candide  illud  mihi  indicare  placuisset, 
jamdiu  correctam  apud  vos  habuissetis:  neque  enim  is  sum,  qui 
nolim  audire  judicia  amicorum.  In  ea  epistola  voculæ  delineatæ 
videantur  majusculis  literis  intégré  excudi  debere.  Remitto  autem 
quam  cito  licet,  ut  vides  : nam  tabellariorum  in  itinere  hæsitantia, 
causa  hujus  moræ  fuit.  Insignia  Brugensium,  si  nondum  sint 
sculpta,  merito  omittanda  sunt:  at  videbatur  mihi  titulus  epistolæ 
sufficere,  ut  congrue  possent  addi.  Si  expensæ  vos  deteruerunt, 
ego  expensas  ferre  paratus  fueram.  Sed  bene  habet,  quod  ad 
substantiam  rei  non  pertinet.  Porro  quidquid  animi  volvam, 
nihil  excogitare  possum  quod  addam  primo  folio  implendo,  ad  rem 
faciens.  Errata  notanda  nulla  invenio  : hæc  laus  est  deesse.  Si 
insignia  fuissent  addita,  licuisset  eorum  intrepretationem  et 
laudem  Brugarum  ex  veteri  historîographo  subjungere:  videtur 
enim  hæc  civitas  Germanis  et  Hispanis  ignota,  qui  me  plerumque 
Burgensem  scribunt.  Sed  si  primam  paginam  titulus  occupet, 
secundam  una  ex  parte  approbatio,  ex  altéra  privilegium,  tertiam 
et  quartam  epistola  dedicatoria,  magno  charactere  exarata 
(qualis  epistola  præmissa  Apophtegmati  Christianorum),  reliquas 
paginas  index  Sermonum  majoribus  cum  typis  lineisque  deductis, 
parum  videtur  superfuturum  chartæ  (quamquam  vestræ  art i s est, 
non  meæ,  de  his  judicare).Cæterum  omni  modo  præstat  chartam 
vaouam  esse  quam  supervacua  verba. 


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281 


Quod  restât,  honorande  Domine  Morete,  laudo  plurimum  dili- 
gentiam  vestram.  Proxirao  tabellario  declarabo  quot  exemplaria 
et  qno  mitti  cupiam  : prius  nihil  desidero  mihi  mitti,  nisi  folia 
quæ  desunt  primo  exemplari.  R.  ultimum  a vobis  accepi,  T.  a 
pâtre  Schondoncho,  omisso  S.  Dominus  Deus  Moretos  Reip. 
literariæ  et  nobis  diu  servet  incolumes.  Audomaropoli,  menais 
Martii  die  undecimo,  anno  1610. 

Eximiœ  D.  V.  studiosiss*'  amicus  et  servus. 

Franciscus  Lucas. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg . LXXXVIT,  fol.  381. 

69. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Yir  ornatissime  Morete. 

Non  dubito  quin  acceperis  meas  die  XI0  hujus  menais  hinc  20  Mars  1610. 
missas  per  viam  Insulensem,una  cum  præfatione  correcta:  operam 
enim  omnem  et  curam  adhibui  ut  quam  tutissirae  et  citissime  ad 
manus  vestras  venirent.  In  omnem  tamen  eventum  mitto  exemplar 
earum  per  hune  tabellarium  ordinarium,  qui  hesterno  die  mihi 
attulit  vestras,  datas  tertio  Kalendas  Martias,  una  cum  folio  S, 

Ita  incerta  est  tabellariorum  profectio  : hic  in  itinere  ægrotum  se 
fuisse  dicit.  Nondum  intellexi  Brugis  quot  mihi  illic  opus  erit 
exemplaribus  Sermonum  : ubi  intellexero,  scribam  tune  de  omni- 
bus; nam  ut  nunc  plura  addam,  non  perinde  permittit  valetudo. 

Yale  ornatissime  Domine  Morete  et  parentes  meis  verbis  officiose 
saluta.  Audomaropoli,  die  XX  Martii  XVIe  X. 

D.  T.  perquam  studiosus. 

Fbanciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Mons*  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Roye<  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXXVII,  fol.  389. 

70. 

Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  I. 

Monsieur  Moretus  mon  bon  seigneur  et  amy. 

Le  XIe  de  ce  mois  je  vous  ay  envoyé  par  la  voie  de  Lille  le  28  Mars  1610. 
plus  seurement  que  faire  se  pouit,  l’épistre  dédicatoire  de  mes 
Sermons,  changée  comme  désiriez.  Le  XXe  après  je  l’ay  enroié 


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itérativement  par  le  messagier  ordinaire,  de  sorte  que  je  ne 
doubte  qu'avez  achevé  d'imprimer  mesdicts  Sermons,  pour  les 
envoier  opportunément  au  foire  de  Francfort.  Reste  maintenant 
qu’ils  soient  aussi  envoié  à nous.  Et  primes,  il  vous  plaira  par 
envoier  les  feuillets  restans,  à scavoir  F.  et  ceux  quy  B’ensuivent, 
par  le  premier  messagier,  affin  que  je  les  puisse  lire.  Après  il 
vous  plaira  faire  relier  VIII  exemplaires  en  corne  blancq  avecq 
cordons  de  soie,  dont  en  envoierez  deux  au  Rd  Père  Guilielmus 
de  Graet,  mon  cousin,  presbtre  de  la  Société  de  Jésus,  demourant 
au  collège  d’Anvers,  lequel  en  présentera  l'un  à Rd  Père  Héribert, 
l’aultre  tiendra  pour  soy,  avecq  la  letre  que  je  luy  escript  cy 
enclose.  Deux  aultres  plaira  envoier  à Malines,  deux  aultres  à 
Louvain,  ung  à Maestricht,  ung  à Ruremonde,  chacun  avecq  ses 
letres  ci  joinctes.  Que  sy  le  Père  Lucas  demourant  à Ruremonde, 
vous  demande  quelqu'exemplaire  de  Bréviaire,  il  vous  plaira  luy 
envoier  et  l’adjouster  à mes  comptes,  comme  aussi  les  ligatures 
et  ports  des  susdicts  VIII  exemplaires.  En  oultre  il  vous  plaira 
envoier  quelques  LXII  exemplaires  desdicts  Sermons  en  blancq 
à Bruges,  à Monsieur  et  Mre  Lambert  Sproncholf,  premier  Talman 
de  la  ville  de  Bruges,  y demourant  auprès  de  la  Bourse,  lequel 
en  paiera  le  port  et  les  fera  relier  et  les  distribuera,  selon  que 
j'ordonneray  par  son  ad  vis,  comme  faisant  mes  affaires  à Bruges, 
de  sa  grâce,  estant  mon  cousin  germain,  advocat  très  célèbre,  la 
fille  duquel  avez  dernièrement  avecq  moy  de  vostre  grâce  receu 
en  vostre  maison.  Finablement  il  vous  plaira  envoier  XL  exem- 
plaires desdicts  Sermons  à moy  à S*  Orner,  faisans  tous  lesdicts 
exemplaires  le  nombre  de  cent  dix,  dont  je  prenderay  en  don  de 
vous,  avecq  action  de  grâces,  aultant  que  trouverez  bon  de  m’en 
présenter  de  vostre  libéralité;  les  aultres  je  les  paieray  et  seront 
escript  sur  mon  compte,  désirant  par  la  première  occasion  de 
sçavoir  le  prix  auquel  ils  sont  mis.  Je  prétends  envers  la  Pente- 
couste  prochaine  vous  satisfaire  de  tout  ce  que  seray  trouve 
redevable,  ensemble  de  vous  remercier,  vos  filz  et  nommément 
Monsr  Baltazar,  des  bons  debvoirs  faicts  à l'impression  de  ces 
Sermons,  recommandant  le  surplus  etc.  Le  Rd  Père  Schondoncq, 
après  long  séjour,  est  retourné  chez  nous. 

En  la  place  de  Franchois  Bellet  est  succédé  en  ceste  ville 
Charles  Boscard,  venu  de  Douay  pour  exercer  icy  l'imprimerie, 
aiant  achepté  mesme  la  maison  dudict  Bellet.  Il  at  apporté 
honnourable  tesmoignage  des  docteurs  de  Douay,  touchant  sa 
preudhomie. 

Au  surplus,  Monsieur  Moretus  je  prie  le  Créateur  vous  accrois- 


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fcre  ses  grâces  célestes,  me  recommandant  très  affectueusement 
aux  vostres  et  à celles  de  Mademoiselle  vostre  compaigne  et  de 
Messieurs  vos  fils,  nommément  Baltazar  et  Jehan.  De  S*  Orner 
le  XXVIII*  de  Mars,  XVIe  dix. 

Le  très  appareillé  à vostre  service, 
François  Lucas. 


Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes, 
en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin.*  Beg.  LXXXVII,  fol.  391. 

71. 

Extrait  d’une  lettre  de  J.  Docado,  majordome  de  l’archevêque 
de  Lima,  à François  Lucas. 

Extractum  ex  literis  datis  Limæ  30  Martii  1610  a Jnymc  Docado 
ad  Franciscum  Lucam  decanum  Audom. 

Statim  accidit,  quod  civitatem  hanc  ingressus,  vestri  invenerim 
deditissimum,  Magrum  Frem  Petrum  Ramires  Augustinianum,  ob 
admirandum  eruditionis  documentum,  quod  antiquorum  idioma- 
tum  phrases  super  Evangelia  exponendo  dedisti  in  edito  volumine, 
quod  a patribus  Societatis  Jesu  (quorum  hic  numerus  super  200) 
obtinuit. 

Est  enim  hic  vir  divinarum  humanarumque  literarum,  inter 
hujus  academiæ  proceres,  longe  peritissimus,  grœcœ,  hebraicæ, 
caldaicæquæ  linguæ  (quarum  hic  summa  imperitia)  non  ignarus, 
proregis  hujus  vastissimi  regni,  marchionis  à Monteclaro  et  a 
concionibus  et  a confessionibus.  Admirandam  vestram  eruditio- 
nem  in  Scripturis  præ  cæteris  hujus  ævi  scriptoribus,  non  desinib 
extollere;  tui  studiosissimus  se  per  præsentem  classem  tibi  literas 
missurum  pollicitus,  quod  nunc,  ob  proregis  cum  eo  absentiam, 
fieri  posse  dubito.  Si  aliquæ  a te  ipsi  literæ  erunb  transmittendæ, 
optarem  et  iis  commendari,  etc. 

Jayme  Docado,  presbyt0 
majordomo  del  Snr  Arcobispo  de  Lima. 

Archives  du  musée  Plantin  ; Beg.  LXXXVII,  fol.  327. 


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30  Mars 
)610. 


284 


7 Avril 
1610. 


72. 

Lettre  de  François  Lacas  à Jean  Moretns  I. 

Clarissime  Dfie  Morete. 

Hodie  die  17  Aprilis,  accepi  literas  a vobis  datas  die  22  Martii 
et  una  oum  eis  primum  et  ultima  folia  Sermonum  meomm.  Deo 
sit  laus  et  Ecclesiæ  ædificatio  in  illorum  impressione.  Qnod  ad 
vestram  industriam,  omnia  placent,  ita  ut  plurimum  vobis  debeam: 
quod  tamen  in  titulo  Sermonis  24l  adjectivum  funebris  mutatum 
invenio  cum  subs  tan  tivo/wwere,  non  usque  adeo  convenire  videtur 
cum  exordio  ejusdem  Sermonis,  quod  habet:  Quod  Indus , curœ  et 
domus  orbœ  negotia , adfunus  non  pemiiserunt  etc.,  idhoc  anniuersario 
funeris  die  faciendum  mihi  visum  est,  etc. 

Scripsi  jam  a diebus  quindecim  per  tabellarium  Brugensem,  et 
rogavi  ut  placeat  vobis  horum  Sermonum  exemplaria  LXII 
mittere  Brugas  ad  M.  Lambertum  Spronoholf,  XL  hue  ad  me, 
octo  alia  compacta  Ântverpiæ  et  in  locis  vicinis  inter  amicos 
distribuere,  et  nominatim  Rd0  Patri  Gratio,  qui  latinis  cognati 
Sermonibus  græca  carmina  voluit  addere,  unum  aut  alterum  offere. 
Spero  ilia  jam  iter  facere,  et  brevi  adfutura.  Yelim  autem  nosse 
pretium  libri,  ut  fere  sciam  quantum  in  œre  vestro  sim,  ut  dissol- 
vam  illud  prima  opportunitate,  et  simul  gratias  vobis  referam 
pro  modulo  meo. 

Quod  ad  Concordantias,  recte  monetis,  ut,  quandoquidem  iuve- 
neritis  editionem  posteriorem  et  emendatiorem,  correctiones  a 
nobis  adhibitœ  ad  exemplar  anni  1567  transferantur  in  exemplar 
anni  1585,  et  ex  eo  deinde  fiat  impressio.  Nullura  enim  puto  esse 
discrimen  inter  utramque  editionem  quod  ad  textum  S.  Scrip- 
turæ.  Fieri  potest  editionem  anni  1585  emendatiorem  esse  quod  ad 
typographicam  curam:  sed  quod  ad  textum  S.  Scripturœ  nihil  in 
eo  esse  diversum  ab  editione  anni  1567,  satis  certe  novi.  Nam 
Biblia  Lovaniensia,  proxime  præcedentibus  annis  édita  variis  for- 
mis,  nihil  quod  ad  textum  mutatum  habuerunt,  solummodo 
margines  variis  lectionibus  et  iis  ad  fontes  examinatis,  nobilitatas. 
Id  ergo  si  fiat,  mutanda  erunt  in  præfatione  aliquot  verba  in  hune 
modum.  Sumto  in  manus  exemplari  Concordantiarum  excusso  Ant - 
verpiœ  anno  1585  per  Christophorum  Ptantinum  ( piœ  memoriœ)  quo 
non  aliud  etc. 

Timemus  hic  nobis  a Gallis,  qui  nescio  quid  novi  rursus 
moliuntur,  gens  irrequieta.  D**  Deus  nos  serret,  et  vos  adaugeat 


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pace  et  incolumitate  in  multos  annos.  Yale  Clariss.  D*f  Morete  et 
ab  amicis  salve.  Audomaropoli,  17  Aprilis  1610. 

ClarissBe  D.  T.  addictissimus 
Fkanciscus  Lucas. 


Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes  en  la  ville  d’Anvers.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  399. 


73. 


Lettre  de  François  Lucas  à Barthélemi  Peeters  (*). 

Rde  atque  eximie  Dfie  M.  N. 

Quod  hactenus  non  responderim  literis  Rae  Vae  ad  medatis  jam 
ab  aliquot  mensibus  per  M.  Carolum  Boscard  [clientem]  mihi 
tenere  per  te  commendatum,  si  quid  prodesse  ei  poterie  mea 
exilitas,  fecifc  quod  expectaverim  libellum  quemdam  Sermonum 
meum  in  lucemprodeuntem  : quera,etsi  non  sit  scriptus  viris  doctis 
(quihujus  argumenti  melioraedant)cogitavi  ad  Ram  tuam  mitter^, 
fovendæ  amicitiæ  nostræ  causa,  prout  jam,  sero  tandum  a me 
accepta,  ad  Raœ  tuam  mitto  tria  exemplaria,  quorum  unum  Ra  Va 
sibi  retinebit,  alterum  non  gravabitur  mittere  ad  Clarissim.  Dfium 
concellarium  Estium,  tertium  ad  M.  N.  Colvenerium,  una  cum 
mei  commendatione  obnixa. 

Quod  ergo  me  hortaris  ut  castigationes  illas  Romanas,  quæ  in 
prima  Sixtina  editione  fuerunt,  publicem,  videaturmihi,  ut  sincere 
dicam,  res  ilia  odii  et  periculi  multum,  utilitatis  autem  parum 
admodum  adferre  posse.  Quid  enim?  Declarabone  inibi  quod 
quam  plures  castigationes  quas  Sixtus  probaverat,  meo  quoque 
judicio  genuinas,  alii  a morte  Sixti  e Bibliis  abstulerint  et  sup- 
presserint  et  nihiloniinus  sub  Sixti  nomine  Biblia  ediderint,  acce- 


(*)  C’est  une  réponse  à la  lettre  de  B.  Peeters,  datée  du  5 Février  et 
reproduite  au  document  66  Elle  est  écrite  de  la  main  de  Lucas  sur  le 
dos  de  l’épître  que  lui  avait  adressée  le  professeur  de  Douai.  Il  est  à 
remarquer  que  les  lettres  de  François  Lucas  à Bartliélemi  Peeters  et 
celles  de  Plantiu  et  des  Moretus  à leurs  correspondants,  non  signées, 
sont  de  simples  minutes. 


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18  Juin 
1CIO. 


286 


dente  Clementis  successoris  authoritate?  Annon  hoc  calumniæ 
obnoxium  est  apnd  hæreticos  præsertim  P Quam  siraile  criraini 
faisi  ? Nisi  quod  a nobis  excusatur,  quod,  licet  ablatæ  fuerint  aliquæ 
Sixti  castigationes,plures  tamen  non  auserint.  Quid  vero  utilitatis 
sperandum  ex  illius  enumeratione  et  descriptionequæper  me  fiet? 
Exstant  enim  eædem  illæ  lectiones  in  margine  Bibliorum  Lova- 
niensium  et  in  Notationibus  meis  scriptis  in  varias  lectiones 
Bibliorum,  unde  unusquisque  eas  petere  potest.  Hoc  solum  acce- 
det,  quod  Sixti  eas  auctoritate  probabo.  Sed  cum  voluerit  Clemens 
id  occultum  manere,  ego  quanto  periculo  propalabo?  Iibs  quoque 
quas  nuper  collegi  Romanis  correctionibus,  has  addere  aut  inter  - 
texere  non  possum,  ita  ut  eas  adstruam  et  aliis  præferam,  nisi 
pervertam  scopum  illius  mei  libelli,  quo  me  præbeo  collectorem 
locorum  a Romanis  emendatorum  et  editorum,  non  correctorem 
autjudicem.  Neque  tamen  probo  semper  aut  præfero  correctio- 
nem  ipsorum,  sed  rejicere  aut  contendere  ex  obscura  Pontificis 
auctoritate  alias  esse  præferendas,  alienum  ab  officio  meo  fit. 

Quocirca,  meo  judicio,  relinquendum  hoc  Sedi  Apostolicæ,  quæ 
suo  tempore,  Deo  inspirante,  poterit  has  aliasque  etiam  corre- 
ctiones  in  Biblia  admittere,  ut  prodeant  magis  magisque  emacu- 
lata.  In  quam  sententiam  scripsit  aliquando  mihi  cardinalis 
Bellarminus  his  verbis  : De  libello  ad  me  misso  gratias  ago,  sed 
scias  velim 

Quare  miror  auctores  quosdam  etiam  graves,  qui  in  S.  Scrip- 
turam  hodie  libros  edunt,  editionem  illam  Sixtinam  seu  potius 
Clementinam  quam  habemus,  eo  loco  habere,  ac  si  nihil  in  ilia 
corrigendum  restet  et  sit  pro  certa  et  definitiva  habenda  lectio 
ilia  quam  sequitur. 

Quod  restât,  Rde  atque  eximie  Dfie  M.  N.,  oro  ut  Dfis  Deus  diu 
te  servefc  incolumem.  Audomaropoli,  18  Junii  1610. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer:  G.  270. 

74. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Admodura  reverende  atque  eruditissime  D.  decane. 

2 Juillet  Accepi  superioribus  diebus  Sermonum  perdoctæ  pietatis  tuæ 
16 LO.  exemplaria  tria,  quorum  duo  ex  meis  manibus  acceperunt  M.  N. 

Colvenerius  hesterno  die  creatus  magnificus  hujus  academiæ 
rector,  et  Ampl.  D.  cancellarius  Estius,  onere  mihi  imposito, 
quam  maximas  tuæ  R*e  agendi  gratias  : quod  facio  et  pro  ipsis  et 


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pro  meipso.  Delibavi  hinc  illinc  varia  : omnia  eumdem  authorem 
suum  loquuntur,  quem  alia  hactenus  abs  te  publicata  : Deo 
gratias. 

Quum  hodie  post  disputationes  in  schola  tbeologica,  de  more, 
consist  remus  très  nos,  nec  alius  quisquam  præterea  ; suspiciun- 
cula  muta  est,  num  in  Sermone  qui  est  de  Conceptione  Deiparæ, 
aliquid  sibi  permiserint  ii  qui  Antverpiæ  prælo  seu  impressioni 
horum  Sermonum  præfuerunt,  præter  mandatum  authoris  aut 
præter  fidem  autograplii.  Argumento  enim  quod  illic  adfertur, 
etiam  de  Avo  atque  Avia  Dfîi  Salvatoris  probari  posset,  quod  eos 
ipse  a labe  peccati  originalis  servaverit;  potuit  enim,  et,  secundum 
istam  ratiocinationem,  eum  decuit.  Non  valde  libens  hoc  scribo, 
sed  videbatur  collegis  illis  meis  esse  in  epistola  attingendum, 
si  quid  forte  præter  voluntatem  authoris  illic  factum  est. 

Quod  attinet  ad  alteram  tuarum  literarum  partera,  Yen.  Dfie» 
ego  non  satis  memini  quibus  verbis  usus  sim  in  mea  novissima 
epistola  cui  illic  respondetur,  et  fieri  potest  ut  quippiam  minus 
commode  enunciatum  sit,  quam  esse  velim. 

Sententia  autem  mea  fuit  et  est,  dignas  esse  correctiones  illas 
Romanas  primæ  Sixtinæ  editionis  quæ  conservent ur,  usui  futu- 
ræ  si  non  toti  multitudini  eorum  qui  Biblia  lectitant,  saltem 
eruditioribus.  Via  uua  videbatur,  si  intertexerentur  castigationi- 
bus  posterioribus  separatim  editis;  id  quod  fieri  poterat  non 
præferendo  eas  castigationi  vel  lectioni  relictæ  in  Clementinis, 
etiam  quando  præferri  mereantur,  sed  dumtaxat  commemorando 
libros  quosdam  ita  habuisse,  vel  etiam  nunc  veteres  mss.  ita  habere. 
Nam  et  in  libello  illo  Rae  tuæ  abhinc  septennium  edito,  non 
semper  correctio  Romana  præfertur  alteri  quæ  aliorum  librorum 
fuit  et  est  lectioni,  ut  nec  semper  potest;  narratur  dumtaxat 
aliquando  et  ponitur.  Exempla  facile  occurrunt  legenti. 

Neque  vero  satis  conservandæ  videntur  illæ  Sixtinæ  correctio- 
nes per  variarum  lectionum  adnotationes  factas  in  margine 
Bibliorum  Lovaniensium,  aut  per  Notationes  vestras  laboriosissi- 
mas  doctissimasque  : tum  quia  deinceps  Lovaniensia  Biblia  non 
imprimentur,  quum  nolit  Pontifex  varias  lectiones  ad  marginem 
sacri  textus  adnotari,  ut  est  in  fine  præfationis  ad  lectorem 
positæ  in  Bibliis  Clementinis;  tum  quia  Notationes  vestræ  in 
paucorum  manibus  f uturæ  deinceps  sunt,  nisi  denuo  imprimantur. 
Cujus  rei  curam  videntur  Romani  in  sese  suscepisse,  si  perpenda- 
mus  verba  Dfii  Card.  Bellarmini  in  epistola  data  ad  tuam  R"” 
6 Deoemb.  1603,  quorum  exemplum  et  aliàs  mihi  misisti,  atque 
ego  diligenter  servo:  cæterum,  in  tanta  varietate  judiciorum  quæ 


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et  inter  eos  est  qui  hujusmodi  rebus  sunt  deputati,  et  inter  eog 
quoque  quos  illi  consulunt,  valde  ambigo  sitne  per  illos  curan* 
dum  aliquando,  utcumque  illo  schemate  tune  usi  fuerint,  non 
videri  varietates  illas  Lovaniensibus  observatas  et  tuas,  quibus 
illæ  dijudicantur,Notationes  esse  addendas  Bibliis  Clementinisin 
prima  editione;  quasi  in  secunda  aut  tertia  id  faciendum  sit. 

Accedit,  quod  inter  illas  primas  Sixtinas  correctiones  sint 
quædam  quarum  in  Lovaniensium  annotationibus  nulla  mentio, 
ex  mss.  tamen,  ut  credo  acceptas.  Occurrit  mihi  ilia  Eccli.  l.y.  16.  Et 
cum  eledis  seminis  creditur  ; quam  esse  verissimam  restitutionem 
videtur  legenti  quæ  ad  ilium  locum  dicit  scholiastes  Romanus  in 
70  et  conferenti  Psalm.  77.  v.  8.  ubi,  et  non  est  creditus  cum  Deo 
spintus  ejus. 

Nunc,  si  quis  dicat  non  videri  contrarium  futurum  Apostolicæ 
Sedis  prohibition^  extremis  verbis  illius  supradictœ  præfationis 
promulgatæ,  si  varias  in  tota  Biblia  lectiones  et  earum  (si  ita 
videtur)  dijudicationes,  libello  separato  colligantur,eaque  ratione 
conserventur,  marginibus  Bibliorum  intérim  non  oneratis:  hoc 
est  illud  quod  volui,  quodque  etiam  nunc  opto  ; quo  labores  semel 
exantlati  perpetuo  utiles  esse  possint  Ecclesiæ  Dei  et  in  ea  his 
quorum  maxime  interest  ista  nosse. 

Absit  autem,  ut  rem  istam  sic  optem  fieri,  ut  vel  offendiculum 
aliquod  infirmis,  vel  materia  ulla  iniqui  gaudii  præbeatur  impiis 
ac  superbis  et  calumniandi  avidis  secfcariis  ; aut  ut  periculum 
aliquod  seu  quicquam  odii  creetur  tam  caro  ac  venerabili  isti 
capiti,  tamque  bene  de  omnibus  merito.  Quod  ut  Dfis  Deus  noster 
quam  diutissime  suis,  nobis  omnibus,  adeoque  ipsi  Ecclesiæ  servet 
incolume  etiam  atque  etiam  optamus.  Duaco,  2 Julii,  1610. 

Qui  venerabili  et  Eruditiss.  Rae  tuæ  addictiss. 

Babtholomæus  Petbus. 

Adresse  : 

Admodum  venerabili  ac  longe  eruditissimo  viro,  D.  Francisco 
Lucas,  theologo  et  decano  Eccl.  Cathedr.  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  270. 


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75. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Exiraie  Domine  Morete. 

Nuntium  allatum  de  morte  clarissimi  viri  parentis  vestri, 
tristitia  me  affecit  non  mediocri,  tum  mea  causa,  qui  virum  opti- 
mum semper  et  amavi  ut  amicum,  et  colui  ut  dominum,  tum 
causa  Reip.  Christianæ,  eo  viro  orbatæ,  a quo  ilia  tamquam  sole 
quodam  illustrabatur.  Nec  dubium  quin  et  vos  filios  ejus  tristi- 
tia corripuerit  haud  modica,  sublato  parente,  tam  bono,  mansueto, 
liberali,  prudente,  pio,  quara  non  facile  sit  alius  quisquam.  Sed 
quid  P Æquo  animo  feramus  oportet  decretum  Dei  non  mutabile, 
quo  fiet  ut  et  nos  hinc  brevimigremus.  Nam  (quod  fides  christiana 
nos  docet)  mors  non  aliud  quam  migratio  est  ab  una  vita  ad  aliam, 
et  eam  modis  omnibus  potiorem,  æternum  nempe  beatam,  in 
qua  sola  datur  frui  summo  bono  et  fine  ultimo,  ad  quem  creati 
sumus.  Hoc  solamen  nobis  esse  debet  ejus  quod  in  morte  repe- 
ritur  mali,  quod  præcipue  in  temporaria  amicorum  a se  mutuo 
separatione  consistât.  Cum  ergo  vivat  ad  hue  Moretus,  et  quidem 
vitam  longe  meliorem  (nam,  ne  quid  offensas  levions  a beatitu- 
dine  eum  remoretnr,  sacrificium  obtulimus  Deo,  justaque  persol- 
vimus),  æqua  est  causa  temperandi  doloris  ex  miseras  hujus  vitæ 
amissione  concepti.  Yivit  plane  Moretus;  nec  solum  Deo  (quam- 
quam  ea  præcipua  est  vita),  verum  etiam  mundo  et  hominibus, 
exemplis  virtutum  quœ  post  se  reliquit,  libris  quos  sine  numéro 
edidit  toto  orbe  celebribus,  filiis  denique  quos  genuit,  hœredibus, 
non  tantum  opum,  sed  etiam  artis,  industries,  ac  pietatis. 

Horura  concordia  typographicum  opus  continuantium  faciet, 
ut  pater  vitam  continuare  judicetur,  illis  patris  vicem  præstanti- 
bus,  nihilque  pâtre  minus  Remp.  illustrantibus.  Quæ  spes  firma 
cum  sederit  animo  meo,  sicut  necessitudine  conjunctus  fui 
clarissimis  majoribus  eorum  avo  et  patri,  ita  et  ipsis  conjunctus 
esse  desidero,  eisque  lucubrationum  mearura  editionem  com- 
mendo.  Quocirca,  supplément um  Commentarii  mei  in  Lucam, 
quod  apud  vos  habetis,  quodque  superiorimense  Septerabri  prælo 
subjecissetis,  nisi  promissio  animo  excidisset  (ut  postremis  ad  me 
literis  excusatis)  rogo  ut  prima  opportunitate,  saltem  mense 
Martio  proximo  aggrediamini.  Promisit  mihi  Johannes  e nundinis 
alterum  tomum  Disputaiionum  Pererii  in  Evangelium  secundum 

19 


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13  Octobre 
1610. 


290 


Johannem , et  e typographia  vestra  Breviarium  ultimæ  édition» 
in  quarto  cum  Diurnali,  quibus  adjungere  placebit  exemplar 
Bibliorum  veRtrorum  in  8°  cum  Libello  correctionum  ad  calcem 
addendo.  Velim  etiam  ut  exemplar  Sermonum  meorum  mem- 
brana  contectum  et  sericis  ligaminibus  ornatum,  cum  literis 
hic  inclusis,  mittatis  Leodium,  ad  Rdum  Dominum  Chapeau  ville 
vicarium  generalem.  Quod  restât,  oro  Deum  Opt.  Max.  ut  diu 
vos,  Baltazar  et  Johannes  Moreti,  viri  præstantissimi,  una  cum 
Domina  matre  et  fratribus,nobis  et  Reip.  servet  incolumes,  confi- 
doque  quod  solitudinem  hanc  suam  solabitur  mater  præsentia 
filiorum.  R“u'  Dominus  Blasæus,  tristis  de  morte  patris  vestri, 
vos  salvere  plurimum  jubet,  spondensque  eamdem  vobiscum 
amicitiæ  conjunctionem,  expectat  catalogum  nundinarum  Franc- 
fortenBium.  Audomaropoli,  13  Oct.  1610. 

Honorandæ  D.  Y.  addictiss. 

Franciscüs  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Balthazar  Moretus,  imprimeur  au  compas 
d’or  en  Anvers.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg,  LXXXVII,  fol.  403. 


76. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Xoretns. 

Honorande  Dfie  Morete. 

12  Novembre  Jam  mensis  est  et  eo  amplius,  quod  ad  vos,  per  tabellarium 
1610.  proficiscentem  Audomaropoli  Bruxellam  dederim  literas,  quas  cum 
non  dubitem  quin  acceperitis,  nolui  prætermittere  quin  hoc  uno 
verbo  urgerem  vos  ad  responsum  dandum,  per  hune  virum  qui 
commode  illud  nobis  adferre  possit,  Carolum  Boscardum.  Scrip- 
seram  autem  de  rebus  potissimum  quatuor,  si  bene  mernini:  uUa, 
quam  male  me  haberet  mors  Clariss.  viri  parentis  vestri,  ferenda 
tamen  æquanimiter  tam  vobis  quam  nobis.  Altéra,  quod  neces- 
situdinem  qua  conjunctus  fuerara  majoribus  vestris  avo  et  patri 
Ornatiss1*  ao  celeberrimis  viris,  etiam  vobis  ofïeram.  Tertia,  quod 
desiderarem  supplementum  meum  in  Lucam,  quam  primura  fieri 
possit,  prælo  subjici,  ut  tardissime  proximo  mense  Martio.  Pos- 
trema,  ut  certi  aliquot  libri  ad  me  mitterentur:  id  quod  fieri 


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291 


poterit  una  cnm  sarcina  dicti  Boscardi,  si  quam  ilie  Anfcverpia 
reportet.  Quod  restât,  commendo  me  plurimum  Dominas  matris 
vestræ  viduæ  vestræque  humanitati,  et  oro  ut  vos  Deus  dia 
incolumes  servet.  Audomaropoli,  12  Novembris  1610. 

DombUB  Y.  Y.  addictissimus 
Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 


A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  en 
Anvers,  au  compas  d’or.  Par  amy  que  Dieu  garde. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXYII,  fol.  407. 


77. 


Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano,  Audomaropoli.  * 

Eximie  ac  Rde  Domine. 

Parce  diuturno  huic  silentio  ad  gratissimas  R.  Y.  litteras,  12  Novembre 
quibus  de  parentis  optimi  morte  benigne  nos  solatur.  Sed  dabit  1610. 
veniam  spero  faciliorem,  et  luctu  et  pluribus  ob  eam  ipsam 
negotiis  mibi  impedito.  Quid  enim  aliàs  diutius  obmutescerem  ad 
tam  opportunam,  tam  cbristiani  omnis  solatii  plenam  scriptionemP 
insuper  certissimam  sui  amoris  testem,  quo  patrem  prosecuta, 
filios  prosequturam  se  addicit  P De  quo  insigni  in  vita  functum, 
in  stirpem  ej  us  superstitem  affectu,  gratiam  R.  Y.  debere  quam 
maximam  agnoscimus,  brevi  cum  bono  Deo  aliquam  relaturi, 
eamdem  Commentarii  vestri  in  Lucam  supplemento  operam  præ- 
stando,  quam  bonæ  memoriœ  parens  addixit.  Et  si  forte,  dum  in 
hoc  pergemus,  R.  Y.  in  Johannem  absolvere  contingat,  baud  illi- 
benter  subjungemus,  quo  et  opus  sit  perfectius  ac  justius  volumen. 

Pererii  In  Johannem  tomum  alterum,  Breviarium  in  4°  et  Biblia 
in  8°  editionis  nostrœ  cras  ad  Ant.  Crabbe  isthic  bibliopolam 
mittemus,  R.  Y.  reddenda,  unà  P.  Heriberti  et  P.  Lessii  Defide 
libellos  : quos  etsi  exiguos,  recenter  tamen  ab  obitu  patris  typo- 
graphies Plantinianæ  fructus,  æqui  bonique  consulere  R.  V. 
rogamus,  atque  alterum  utriusque  libelli  exemplar  R.  P.  Schon- 
doncho  cum  officiosa  saiute  nostro  nomine  offerre. 

R.  Dd0  Blasæo,  cui  obsequia  nostra  et  cultum  deferimus,  seorsim 
libellos  bos  mittimus,  cum  aliis  quos  postula  vit.  Yale  eximie  ao 


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8 Janvier 
16X1. 


292 

Rd*  DM,  a matre  et  fratre  meo  salve.  Antverpia,  in  officina  Planti- 
niana,  XII  Novemb.  1610. 

Diarnale  in  8°  eisdem  quo  Breviarium  in  4°  typis  intra  du  as 
abhinc  hebdomadas  finiemus  et  B.  T.  mittemus. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  A0  1607-1615,  fol.  97. 


78. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Honorande  Domine  Morete. 

Quod  nihildura  responderim  ad  literas  vestras  datas  10  Novem- 
bres 1610  fecit  quod  nihil  singnlare  haberem  quod  scriberem, 
prœsertim  cum  D.  Y.  promitteret  se  brevi  Bupplementum  Com- 
mentarii  mei  in  Lucam  impressurum.  Credo  tempus  instare  quo 
novi  libri  ‘soient  prœlo  subjici  : id  enim  vere  ineunte  fieri  consue- 
visse  arbitror.  Itaque  hoc  «no  verbo  memoriara  promissi  vobis 
refrico,  ne  anirao  excidat.  Quod  si  autem  consultum  videatur  ut, 
supplemento  in  Lucam  impresso,  subjungantur  ea  quœ  parata 
habuero  ex  supplemento  in  Johannem,  libenter  ea  mittam.  Nam 
ut  omnia  quœ  desunt  Johanni  in  illud  tempus  parata  sint,  impos- 
sibile  est  : ita  et  sunt  ilia  difficilia,  et  ego  aliis  negotiis  distineor, 
quamvis  invitus.  Sexennium  facile  adhuc  requiram  ad  absolven- 
dura.  Libres  quos  misistis,  accepi  per  Antonium  Crabbe.  Jara 
debitor  vobis  sum  viginti  plus  minus  florenorum  : differam  solu- 
tionem,  donec  paulo  major  sit  summa. 

Yelimmihi  mitti  etiam  Diurnale.  Sed  pene  exciderat  memoria, 
gratias  vobis  agere,  de  libellis  Heriberti  et  Lessii  dono  missis  : id 
quod  nunc  facio  animo  grato.  A.  Dno  Chappeauville  nihil  litera- 
rum  accepi  5 sed  res  vix  meretur  responsum. 

Yale,  honorande  Dn#  Morete,  diu  inoolumis,  cum  Dominis  matre 
et  Johanne  fratre  tuis.  Audomaropoli,  8 Januarii  1611. 

Honorandæ  D.  Y.  studioaise" 
Franciscus  Lucas. 

Quod  pene  oblitus  fnerim,  accepi  literas  ex  Lima,  metropoli 
regni  Peruani  in  India,  ex  quibus  inter  alia  intelligo  Commenta- 
rium  meum  in  Evangelia  etiam  illic  exstare  et  legi  et  probari  non 
mediocriter  juxta  extractum  hic  adjunctum  (*). 


(*)  Voir  Docnment  71* 


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293 

Adresse  ; 


A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
SermM,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXYII,  fol.  395. 


79. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus* 

Honorande  Dne  Morete. 

Quamvis  ab  una  aut  altéra  hebdomada  literas  ad  vos  miserim, 
via  Insulensi:  bac  tameu  opportunitate  proficiscentis  ad  vos 
Antonii  Crabbe  bibliopegi  nostri  non  potui  non  iterum  scribe re, 
vel  ut  suggererem  vobis  occasionem  respondendi.  Tabellarius 
enim  noster  senex,  diu  non  comparons,  videtur  defuncfcus  officio 
simul  et  vita.  Supplemento  Commentarii  mei  in  Lucam,  quod 
cogitatis  hoc  vere  ineunte  prœlo  subjicere,  scribebam  addi  posse 
quœ  parata  tenebam  in  Joannem,  si  modo  consultum  videretur. 
Et  facile  sane  suggerere  possem  XY  aut  XYI  quaterniones 
manuscriptos  in  Johannis  capita  3um,  4nm,  5nœ  et  6nœ,  qui  librum 
reddant  paulo  justiorem  putarim  tamen  nullum  alium  titulum 
præûgendnm  quam  supplementi  in  Lucam,  ita  ut  ilia  lector  tam- 
quam  corollarium  prœter  spem  inveniat.  Sed  de  his  audiemus 
judicium  vestrum.  Addebam  postremis  literis  meis,  extractum  ex 
epistola  Joannis  Docado,  Lima  ad  me  missa,  unde  videre  possetis 
etiam  apud  extremos  Indos  artem  vestram  una  cum  Commentario 
illo  meo  celebrari. 

Expectabo  per  hune  Diumale  ultimœ  editionis  in  8°  vel  potius 
in  12®,  neenon  3m  tomum  Pererii  In  Johannem  ubi  prodierit.  Yale 
honorande  D“*  Morete  diu  incolumis,  una  cum  Dominis  matre 
et  fratre. 

Audomaropoli,  23  Januarii  1611. 

D.  Y.  addicti8sw 
Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes, 
au  compas  d’or,  en  Anvers. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . LXXXYII,  fol.  413. 


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28  Janvier 
1611. 


294 


7 Février 
1611. 


80. 


Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano,  Àudomaropolim. 

Binas  R.  Y.  eodem  argumento  litfceras  accepi  : altéras  jampri- 
dem  cum  testimonio  Joannis  Docado  e Lima  de  vestris  in  Evan- 
gelia  ■ Commentariis  ; altéras  modo  per  Ântonium  Crabbe,  per 
qnem  optima  respondendi  opportunités.  Testimonium  istud  perli- 
benter  legi  : optem  solummodo  plures  vere  eruditos  esse,  qui  sic 
censeant,  et  solidam  R.  Y.  operam  levialiorum  labori  prœferant,  ut 
non  jam  necessum  sit  supplementum  in  Lucam  seorsim  cudere,  at 
prions  editionis  exemplaribus  distractis  toti  operiliceret  inserere. 
Supplemento  in  Lucam  subjungere  quidquid  in  Joannem  R.  Y. 
perfecerit,  minime  recusamus  : neque  id  indecore,  imo  cum  usu 
lectoris  fiet,  et  justius  erit  tertii  hujus  tomi  volumen;  nec  tamen 
alium  titulum  quam  Supplementi  in  Lucam  probavoro,  cum  non 
plénum  sit  in  Joannem.  Diurnale  in  8*  excudimus  quam  plenissi- 
mum,  ut  nihil  præter  Lectiones  et  Responsoria  desit,  quo  Brevia- 
rium  fiat,  quam  Diurnalis  rationem  plurimi  a nobis  expetebant, 
ab  avo  p.  m.  Plantino  olim  observât am.  Si  tamen  in  12°  eandem 
imitemur,  paullo  densius  quam  antehac  futurum  volumen,  aut 
minori  nobis  typo  utendum.  At  Diurnalis  hujus  in  8°  maximus 
est  character  quali  hactenus  avus  aut  parens  in  eo  cudendo  num- 
quam  usi.  Sub  prœlo  modo  habemus  Breviarium  in  8°  duobus 
tomis,  Officium  B.  Mariæ  in  8°,  Baronii  Annalium  tomum  octa- 
vum,  Concilium  Tridentinum,  Catechisraum  Romanum,  Lipsii 
Opéra  Critica  : item  Joannis  Nider,  antiqui  ex  Ordine  Prædicatorum 
scriptoris,  De  Beformatione  Beligiosvrum  libros  très  ; P.  Lessii 
De  AntichrUto  ejusque  prœcur8oribus  disputationem  adversus  Præ- 
fationem  monitoriam,  false,  ut  creditur,  adscriptam  (hanc  Aula 
formulam  prœfigi  jussit)  magnæ  Britanniœ  Régi.  Supplementum 
vestrum  cum  bono  Deo,  si  non  citius,  saltem  extremo  Martio 
ordiemur.  Yale  eximie  et  Rde  admodum  Dne,  a matre  et  fratre 
salve,  et  obsequîa  nostra  R®0  Dno  Blasæo  et  R.  P.  Schondoncho 
in  occasione  deferre  ne  graveris.  Antverpiæ,  in  officina  Plant“a, 
YII  Febr.  M.  DO.  XI. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . A0  1607-1615,  fol.  104. 


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295 


81. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretns. 

Attulit  ad  me  literas  vestras  Antonias  Crabbe,  quibus  inter  2 Mars  1611. 
cœtera  declaratis,  statutum  vobis  esse,  supplementum  nostrum  in 
Lncam  ordiri,  si  non  citius,  saltem  extremo  Martio,  eidemque 
subjungere  quidquid  perfecero  in  Johannem.  Illud  nt  mihi  per- 
gratum  est,  ita  rogarim  primum  folium  libri  postremo  excudi, 
quamadmodum  fere  solet  fieri.  Fortassis  enim  prœfationibus 
consulto  quidaddiposset,  etsi  libri  titulus  non  mutetur,  et  appro- 
bationes  mutari  possent,  ita  ut  contineant  ea  etiam  quæ  Johannis. 

Quocirca  velim  ut  mihi  mit  tas  exemplar  approbation um  descrip- 
tumi  nam  præfationum  exemplaria  penes  me  habeo.  Antonius 
Crabbe  nondum  accepit  sarcinam  suam  : ubi  ex  ea  recepero  libros 
meos,  scribam  ad  fratrem  de  solutione.  Yale  diu  incolumis,  hono- 
rande  Domine  Morete,  una  cum  D.  D.  matre  et  fratre.  Audoma- 
ropoli,  postridie  Kalendas  Martias  anni  1611. 

Honorandœ  D.  Y.  addictiss®* 

Feanciscus  Lucas. 

Tabellarii  stipendium  adscribatur  rationibus  meis. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
SermM,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq  jusques  à Lille. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg . LXXXVII,  fol.  417. 


82. 

Jugement  de  François  Lucas  touchant  l’ouvrage  de  Jean 
Baptiste  Houwaert  : De  quatuor  extremis . 

Rde  Domine  prior. 

Legi  librum  quem  ad  me  misisti,  et  quamvis  speciosum  præ  25  Avril 
se  ferat  titulum,  inveni  tamen  hæreticum  esse,  nec  permittendum  *®1L 
cuique,  prout  in  frontispicio  testor.  Quare  si  R.  Y.  eum  igni 
tradat,  faciet  quod  ille  meretur,  et  aliis  consultum  erit.  E domo 
vestra  25  Aprilis  1611  scribebat,  addita  salute  plurima, 

R<ue  j )#  y.  quam  addictissimus 
Feanciscus  Lucas  (1). 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg,  LXXXVII,  fol.  418. 


(*)  EU  marge  on  lit  : Uterste  wille  Houwaert  improbatur  a D.  Fr.  Luca. 


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296 


83. 


Lettre  de  François  Lncas  à Balthasar  More  tus. 

Honorande  Domine  Morete. 

28  Mai  1611,  jam  diu  exspecto  literas  vestras  cum  initio  Commentarii  mei 
in  Lucam:  sed  frustor  omni  exspectatione.  Postremis  literis  pro- 
miseratis  opus  inchoare  exeunte  mense  Martio,  nt  tardissime;  jam 
exeunte  mense  Majo  nihildum  video  aut  audio.  M.  Claudius 
Dausquius  nunciavit  mihi  nuper  a vobis  qnod  mercator  papyri 
fefellisset  vos,  ita  ut  statuto  tempore  opus  inchoare  non  valuisse- 
tis  : sed  miror  quod  in  meo  ille  negotio  fallat,  qui  in  tam  multorum 
aliorum  satisfacit.  Quod  ultra  scribam  non  babeo,  nisi  quod 
commendem  vobis  plurimum  scripta  mea  et  promis  sa  vestra. 
Opus  a pluribus  exspectatur,  tamquam  tertius  Commentariorum 
in  Evangelia  tomus:  cui  ego  facile  addam  quaterniones  sedecim 
in  capita  D.  Johannis  3“  4“  5“  et  6m.  Pecuniam  quam  debeo, 
circiter  sex  libras  grossorum,  mittam  per  primum  ex  notis  qui  ad 
vos  proficiscetur.  Hic  finiam,  rogato  Deo,  honorande  Domine 
Morete,  ut  te  cum  D.  D.  raatre  et  fratre  diu  servet  incolumem. 
Audomaropoli,  XXYIII  Maii  XVI*  XI. 

Honorandœ  D.  Y.  studiosiss** 
Feanciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Ser“•,^  au  compas  d’or  en  Anvers.  Francq. 

Archives  du  musée  Plant  in:  Beg.  LXXXYII,  fol.  419. 


84. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dn#. 

18  Juillet  -Ad  non  unas  tuas  sileo,  donec  reipsa,  non  scriptione,  satis- 
1611.  faciara,  tardius  mea  ipsius  opinione,  Commentarii  in  Lucam 
supplementurn  auspicatus.  Sed  aliquandiu  gravior  mea  valetudo 
et  febris  morarn  operi  injecit  : nec  charta  ad  raanum  erat,  quali  in 
prioribus  tomis  usus  parens  6 fxa/capiaTos,  Mitto  nunc  tandem 


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297 


ternionem  primum  ex  optima  et  quam  scriptoriam  vocant,  charta; 
in  qua  quadraginta  excudimus  exemplaria,  quia  priorum  tomorum 
restant  trecenta  quinquaginta,  e quingentis  excusis.  Et  vero 
paucissimi  præstantiam  hanc  chartæ  desiderant,  contenti  alia 
communi  quæ  viliori  pretio  ematur.  Interea  nec  quinquaginta  in 
ampliori  charta  omittemus,  ut  undequaque  priorum  tomorum 
editioni  respondeamus.  Censurœ  exemplum  quod  B.  Y.  postulavit 
his  jungo;  ut  communis  fiat  supplemento  Commentarii  in 
Johannem  : quod  operæ  pretium  ait  integrum  absolvi,  dum  nos  in 
cudendo  moramur. 

Yale  Bde  et  Clm#  D0#,  a matre  et  fratre  meis  salve  et  Rm0  D“* 
Blasœo  et  R.  P.  Schondoncho  obsequia  nostra  et  cultum  in  ocoa* 
sione  deferto.  Antverpiæ,  in  officina  Plant*0*,  XVIII  Julii 
MDCXI. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A».  1607-1615,  fol.  119. 


85. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  More  tus. 

Clarissime  Bfie  Morete. 

Accepi  literas  tuas  diu  desideratas,  una  cum  primo  ternione  1 Août  1611. 
supplementi  in  Lucam  abs  te  excuso.  Lœtus  legi  et  literas  illas 
tuas  et  ternionem,  in  quo  observavi  talem  a/cpifteuiv  quod  ad 
emaculatam  impressionem,  qualem  in  prioribus  tomis,  id  quod 
tibi  debeo.  Restât,  orem  ut  ad  similem  raodura  placeat  pergere,  et 
quando  suppetent  terniones  aliqui  perfecti,  illos  mittere  per  viam 
Insulensem  ; ego  enim  cum  tabellariis  conveniam.  Velim  autem 
non  graveris  mutare  quœdam  in  autographo.  Inprimis  Lucœ 
9.  v.  53.  ad  ilia  verba  Ægre  bulerunt  autem,  sic  scribatur  : Ægre 
tulerunt  autem  quod  non  p otites  ipsorum  Scenopegia  honoraret:  nam 
et  ipsi , easdem  omnes  eolemnitates  quas  Judœi , observabant  (3  Reg. 

12.  v.  32.  4 Reg.  17.  v.  41.  Joseph.  1.  11  Antiq.  c 8.)  quamquam 
tempora  transposuissent , ne  adversus  Judœos,  ad  suas  solemnifates 
prœtereuntes , ad  pugnam  provocarentur , prout  aliquando  contigerai, 
narrante  Epiphanio  (Secta  XI).  Sed  erat  inter  Judœos  et  Samarüarios 
prœdpua  quœstio  de  loco  seu  templo,  etc.:  Deinde  in  paucis  qui» 
busdam  versibus  quorum  Commentarius  in  supplemento  non 
est  completus,  ubi  additur  in  fine,  et  cœtera  ut  vn  priori  editione, 
loco  vocis  editione  velim  poni  tomo  seu,  volumine.  Quod  ad 
chartam,  permitto  illam  prudentiœ  vestrœjudicio;hocunum  scio, 
quod  de  pretii  magnitudine  plerique  conquerantur.  Sed  observo, 
inter  cæteras  causas  morœ  huicCommentarioimprimendoinjectæ 


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298 


fuisse  morbum  vestrum,  quod  grave  mihi  est  intelligere,  nisiquod 
bene  habeat,  quod  in  melius  res  mutatæ  sinfc.  Ego  quoque  ab  uno 
bine  mense  a febribus  laboravi,  nec  pristinam  adhuo  recuperavi 
solertiam  agendi.  Deus  Opt.Max.  dignetur  vos  diu  servare  incolu- 
mes  ad  publicum  Reip.  bonum.  R®®*  D***  Blasæus  et  R*®*  Pater 
Schondonchus  plurimam  quoque  vobis  salutem  impertiunt  : quo- 
rum ille  miratur  se  nibil  responsi  accipere  de  pecunia  quam  ad 
vos  transmisit  accepta.  Yale  clarissime  Domine  Morete  cumD.  D. 
matre  et  fratre.  Audomaropoli,  Kalendis  Augusti  anno  1611. 

Clariss**  D.  Y.  studiosiss'’* 
Fbanciscus  Lucas. 

Placebit  inclusas  mittere  àd  amicum. 

(6*  Augusti  recepta  pecunia  ab  Antonio  Hosquino  assignata  a 
P.  Flacco  fl.  54  b.  14)  (*). 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Ser®",  au  compas  d’or  en  Anvers.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . LXXX  VII,  fol.  423. 


86. 


Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

18  Septembre  Distuli  diutius,  quo  plures  mitterem  operis  tui  terniones,  R.  Y. 

1611.  ut  spero,  haud  minus  probandos  quam  priores.  In  autographo 
mutavi  et  addidi,  quœ  præscripsit.  In  charta  meliori,  quam  scrip- 
toriam  vocamus,  eamque  non  Lotharingicam,  quæ  albedinem  forte 
majorem  habet,  sed  Trojanam,  quæ  soliditatem,  et  gravioris  præ 
ista  est  pretii,  quadringenta  operis  exemplaria  excudimus;  ne 
tertius  hic  tomus,  prioribus  melioris  illius  chartæ  junctus,  sor- 
descat.  Etsi  jam  ante  experti  sumus,  plures  communem  chartam 
quam  impressoriam  appellamus,  appetere,  quæ  minoris  ipsis 
constat.  Quandoquidem  in  communi  charta,  octo  florenis  priores 
tomi  sunt  vénales  ; in  meliori,  decem.  Et  vero,  quod  quibusdam 
paradoxum  videatur,  minus  nobis  ex  bac  lucellum  quam  ex  ilia. 
Quod  haud  difficile  quis  considerabit,  si  duplofere  majus  chartæ 
melioris  pretium  attendat,  cum  plenissimum  rismorum  (utvocant) 
numerum  comparemus,  qui  deinde,  libris  excusis,  longo  annorum 

O Note  de  la  main  de  Moretus. 


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299 


spatio  per  pauciores  subinde  manus  distrabendus  est.Hocprolixins 
paullo,  ut  quam  justa  de  pretii  magnitudine  querendi  quibusdam 
supersit  caussa,  R.  V.  intelligat.  Rmo  Dno  Blasæo  obsequia  nostra 
et  cultum  deferimus,  cujus  pecuniam  a R.  P.  Flacco  nobis  assi- 
gnatam,  per  P.  Ant.  Hosquinum  hic  accepimus  VIII  Id.  Augusti. 
Meminit  f rater  paullo  ante  brevi  recipiendam  indicasse,  ac  proinde 
de  jam  accepta  monere  omiserat.  Orthodoxœ  fidei  Controversorum 
P.  Scribanii  libros  quartum  et  quintum  excudimus,  quos  Rm0  Dno 
inscribit,  atque  opinor  primum  folium  ad  ipsum  transmisisse  P. 
rectorem  priusquam  Romam  hinc  discederet.  Vale,  eximie  et  R. 
D.  et  R.  P.  Schondonchum  a nobis  saluta.  Antverpiæ,  ex  officina 
Plantiniana,  XIII  Kal.  Octob.  M.  DO.  XI. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A°.  1607-1615,  fol.  132. 


87. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissc  Dno  Morete. 

Jam  quinque  terniones  accepi  ex  Commentario  meo  in  Lucam, 
omnes  œque  immunes  a mendis  et  erroribus,  et  posteriores  etiam 
magis  ; quod  totum  industries  tuæ  debeo.  Dedi  autem  ad  vos  jam 
ante  plures  hebdomadas  literas  per  Rdum  P.  Antonium  Hosquinum, 
una  cum  quinquaginta  florenis  monetæ  probatæ,  quos  numerare 
vobis  debet,  adscribendos  rationibus  meis.  Petiveram  tune  quoque 
Bellarminum  In  Psalmos.  Credo  ilium  Patrem  diutius  hæsisse  in 
via,  ac  propterea  serius  mea  vobis  esse  tradita.  Bxpectabo  itaque 
tandem  responsum  vestrum,  una  cum  novis  ternionibus.  R,,lu,  Dui 
Audomarensis  jubet  vos  plurimum  salvere  et  catalogum  nundina- 
rum  autumnalium  a vobis  exspectat.  Rdug  Per  Schondonchus,  hinc 
evocatus  Atrebatum  a Rdo  Pre  Scribano,  putatur  cum  eo  Lutetiam 
profectus.  Vale,  Clarisse  D,,e  Morete  una  cum  Clariss1*  mihi  amicis 
et  dominis  matre  et  fratre.  Audomaropoli,  7 Octobris  1611. 

Clariss"  D.  V.  addictiss®* 
Franciscus  Lucas. 

Philippe  de  Narbonne  au  verd  lion  pr  jeudi. 

Adresse: 

A Monsieur,  Mr  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  au  com- 
pas d’or  en  Anvers,  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol.  431, 


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7 Octobre 
1611. 


300 


20  Octobre 
1611. 


88. 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  More  tus. 

Clariss  Dne  Morete. 

Literas  vestras  datas  postridie  Kalendas,  accepi  quarto  Idus 
hujus  menais  una  cum  indice  Francofurtensi  et  ternione  F.  Ter- 
nionem  lectum  probavi.  Indicem  mox  comraunicavi  cum  R“0  Dfio 
nostro  (cui  is  fuit  gratos)  postquam  ex  eo  scripsissem  libros 
sequentes  : Gymnasium  Syriacum , auctore  Chri9tophoro  Orimesio, 
Wittembergœ  in  4°.  Horæ  diurnæ  Breviarii  Romani,  Àntverpiæ 
apud  Moretum  in  32°.  Concilium  Tridentinum,  noviss®  apud 
Moretum. 

Quos  placebit  mihi  mittere,  cum  Bellarmino  In  Pscdmos  prima 
occasione,  et  Horis  diurnis  seu  Diurnali  apud  Moretum  in  12°  aut 
16°,  si  exstet.  Yideo  excusas  Concordantias  majores  utriusque 
Testamenti  quibus  adjunctæ  sunt  correctiones  Romanæ  a F.Luca, 
editæ  Antverpiæ,  apud  Keerbergium  in  4°.Miror  an  Concordantias 
a me  correctas,  vos  tradideritis  Keerbergio  excudendas:  an  vero 
Concordantiæ  ab  eo  excusæ,  sint  veteres  illæ,  quibus  adjunctus 
sit  libellus  meus.  Posterius  potius  locum  habere  cum  mihi  persua- 
deam,  abitror  nihil  obfuturam  illam  editionem  alteri,  quam  ex 
correctione  nostra  vos  meditamini.  Ille  enim  reipsa  dicit,  siquis 
siterrorin  Concordantiis,  corrige  ex  libello  adjuncto:  id  quod  non 
est  cujusvis  (nam  præter  laborem  quærendi,  si  etiam  errorem 
observaverit,  non  est  cujusvis  errorem  observare);  nos  vero 
ipsas  Concordantias  correctas  exhibemus,  easque  breviores  et  cla- 
riores.  Quocirca  non  judicarim  diutius  prima  opportuuitate 
differendam  vobis  esse  editionem  Concordantiarum  nostrarum. 
Quod  restât,  vale  Clarisse  Dfie  Morete  cum  tuis.  Àudomaropoli, 
die  20  Octobris  1611. 

Clarissae  D.  Y.  studiosissimus, 
Fuanciscus  Lucas. 

Keerberghe  deberet  merito  mittere  mihi  exemplar  Concordan- 
tiarum suarum  et  libelli  mei,  ut  nec  debuerat  eum  impressisse  me 
incons  ulto. 

Adresse  : 


A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  en 
Anvers,  au  compas  d’or. 

Francq. 


Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXYII,  fol.  435. 


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301 


89* 


Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Morètus. 


Claris se  Dfie  Morete. 


Rm°  Dfio  nostro  accipiente  sarcinam  suam,  accepi  et  ego  a vobis  8 Décembre 
libros  quos  petieram  : Bellarminum  In  Psalmos,  ConcraTridm,  Diur-  1611. 
nale  et  cum  his  Concordantias  sub  nomine  Keerbergii  impressas, 
quas  quod  mihi  dono  detis,  gratias  ago  maximas.  Perlustravi  illas, 
nec  quidquam  inveni  novi  aut  diversi  a prioribus  editionibus  simi- 
lis formæ,  nisi  quod  adjungatur  libellus  correctionum  Romanarum 
a me  observatarum.  Ad  quas  si  Concordantiæ  ipsæ  correctœ 
essent,  egregie  serviret  libellus  hic  additus,  ubi  jam  ad  nihil  aliud 
servit  quam  ut  testetur  Concordantias  multiplicibus  locis  esse 
incorrectas. 

Terniones  O . E.  I.  ex  supplemento  Commentarii  mei  in  Lucam 
similiter  accepi,  legi  et  probavi  : reliquos  deinde  exspectabo.  Ipse 
vero,  post  Nafcalem  Dfii  instantem,  mittam  XX  quaterniones 
manu8criptos,  in  capita  Johannis  4 m 5m  6m  et  7m,  opus  biennii: 

quos  R,”u,  Dfis  noster  habet  ac  legit  probandi  causa.  His  augebitur 
tomus  noster  tertius,  quod  ad  spissitudinem  : et  si  quidem  non 
cogitetis  edere  ante  nundinas  autumnales,  (quod  videri  posait), 
posset  accedere  adhuc  unum  aut  alterum  caput.  Rmu*  Dfis  noster 
promisit  bis  jungere  suas  literas,  quibus  vos  faciat  certiores  curæ 
quam  dédit  Rd0  Pri  Schondoncho,  ut  numerari  vobis  illic  jubeat 
pretium  librorum  postremo  acceptorum.  Si  mittat,  jungam.  Yale 
Clariss*  Dfie  Morete  una  cum  matre  et  fratre,  quos  tecum  colo. 
Audomaropoli,  VIII  Decembris  XVIe  XI. 

Clariss**  D.  V.  studiosissu,J 
Feaiîciscus  Lucas. 


1""'  Dfis  misit  literas  suas  per  alium  tabellarium. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Ber“•,,  au  compas  d'or  en  Anvers. 

Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  LXXXVII,  fol.  427. 


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302 


90. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clariss*  Domine  Morete. 


16  Décembre  Superiori  hebdomada  ad  vos  scripsi,  tamquam  persuasus  nihil 

1611.  vos  festinare  in  eo  opéré  quod  a me  præ  manibus  liabetis  : interea 
vero  literas  vestras  accepi  quibus,  contra,  vos  maxime  festinare 
scribitis,  et  desiderare  quamprimum  ad  vos  mitti  quæ  in  Evan- 
gelia  Johannis  addenda  erunt.  Id  mihi  cum  non  sit  ingratum, 
imo  vero  gratissimum  sit,  statim  parerem  vobis,et  mitterem  quæ- 
cumque  in  Johannem  parata  habeo:  sed  quia  Rm,,,  Dfis  necdum 
omnia  legit,  jam  mitto  dimidiam  partem,  nimirum  decem  quater- 
niones  manuscriptos,  missurus  post  Dfii  Natalem  reliquos 
decem;  prout  Rmu8  Dfis  pollicetur,  ante  Natalem  Dfii  absolvere 
quæ  cœpit,  ac  sua  manu  signare.  Hæc  autemin  Johannem  scripta 
consequenter  adprimentur  iis  quæ  præcedunt  in  Lucam,  nisi, 
quod  forte  decebit,  ut  incipiant  a nova  pagina. 

Doleo  quod  charta  nostra  aliquando  sic  perferat,  ut  scriptura 
obscurior  sit  : sed  spero  id  nihil  obfore  perspicaciæ  vestræ,  quin  ut 
cætera  quam  correctissime  imprimatis.  Rmui  D*8  Blasæus  plurimam 
vobis  mecura  salutem  impertit. 

Yale  honorande  et  Clariss*  Dfie.  Audomaropoli,  XYI  Decem- 
bris  XYI*  XI. 

Honorandæ  D.  Y.  studiosiss"8 
Fbanciscus  Lucas. 

Yelim  tabellario  a vobis  dari  saltem  testimonium  receptæ 
hujus  sarcinæ.  Nam  ternionem  U prima  opportunitate  exspecto. 

Adresse  : 

Clariss0  Dfio  Moreto. 

Archives  du  musée  Plantin  : Eeg.  LXXXYII,  fol.  439. 

91. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Honorande  Domine  Morete. 

16  Février  Mensis  est  et  eo  amplius,  quod  ad  vos  miserim  duos  postremos 

1612.  quatemiones  soriptorum  meorum  in  Johannem:  angor  autem  et 
vereor  ut  ad  manu  s vestras  pervenerint,  eo  quod  nullum  a vobis 
responsum  accipiam.  Yeredarius  hinc  Insulas  proficiscens,  affir- 


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303 


mat  a se  datos  esse  in  manus  veredarii  Antverpiensis:  nescio 
satis  quid  debeam  autumare,  an  infidum  fuisse  veredarium  Ant- 
yerpiensem,  an  vos  fortasse  male  valere,  aufc  adversi  quid  pati, 
quod  Deus  avertat.  Quare  prima  occasione  placebit  nos  de  negotio 
certiores  facere  et  mitfcere  terniones  impressos  post  U.,  sicut  nos 
vicissim  parati  sumus  mittere  prolegomena.Dominus  Deus  servet 
D.  T.  cum  D.  D.  matre  et  fratre  diu  incolumem.  Audomaropoli, 
15  Febr.  1612. 


Clarissae  D.  V.  addiotissimus, 
Fbanciscus  Lucas. 


Scripsi  ad  vos  ante  aliquot  dies  ejusdem  tenoris  literas:quas 
tamen  jam  hic  repetivi,  si  forte  illæ  non  venissent  ad  manus. 
Placebit  nos  quam  primum  liberare  anxietate  qua  laboramus. 
Nam  et  Rml,,  Da*  quandoquidem  intellexerit  numeratam  vobis 
suo  nomine  pecuniam,  restitueret  eam  hic,  si  a vobis  certior 
factus  esset. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  en 
Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  443. 


92. 

Lettre  de  François  Lncas  à Balthasar  Moretus. 

Clarisse  Dfie  Morete. 

Nudiustertius  reversus  Iperis,  inveni  domi  meæ  literas  vestras 
diu  desideratas,  una  cum  quinque  ternionibus,  continentibus 
finem  supplementi  in  Johannem,  quos  per  otium  legam.  Intérim 
quia  festinatis  ad  proximas  nundinas  huic  operi  finem  imponere, 
mitto  quæ  habeo  reliqua.  Et  imprimis  quidem  initium  octavi 
capitis  Evangelii  secundum  Johannem  continens  historiam  adul- 
teræ:  quæ  historia  ut  per  se  consistit,  absque  eo  quod  cohæreat 
iis  quæ  sequuntur,  ita  a me  his  diebus  exposita  poterit  reliquo 
operi  addi,  ante  ilia  postrema  verba  Hucusq.  Auctor  produxü 
Commentarium  mum  etc.  Deinde  titulum  mitto  et  prolegomena. 
Et  quod  ad  titulum  quidem  attinet,  diu  mihi  placuit  tomi  tertii 
inscriptio  : sed  propter  rationem  quam  adfers,  retinui  nomen 
Supplem&nii.  Quod  ad  prolegomena,  ea  complectuntur  epistolam 
dedicatoriam,  præfationem  ad  lectorem  et  approbationem  : nec 
aliud  habeo  quod  addam;  præsertim  cum  Rd0  Dno  nostro  non  satis 


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28  Février 
1612. 


304 


placeat  addi  carmina(quæ  ofïeruntur  a viris  certe  docfcis)  eoquod 
illud  præter  veteram  theologorum  morem  sit  (!).  Ut  autem  alia 
est  et  ab  aliis  data  approbatio  suppleraenti  Johannis  et  ea  quæ 
est  supplementi  Lucæ  ; ita  congruat  fortassis  hanc  in  principio 
operis  collocari,  illam  in  fine:  rem  tamen  facile  permitto  judicio 
vestro.  Proxima  opportunitate  exspectabo  responsum  vestrum, 
cum  novis  ternionibus  in  Johannem.  Intérim,  Clariss*  Dfie  Morete 
vale  diu  incolumis,  cum  Dominis  matre  et  fratre.  Audomaropoli, 
pridie  Kalendas  Martias  anno  1612. 

Clariss"  D.  T.  Addictiss" 
Fbanciscus  Lucas. 

Sans  adresse. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXYII,  fol.  445. 
Annexe  : 

Tco  irâvv 

4 

$paVKl<TK(p  TCO  Aov/ca 
tco  t&v  evayyeXiœv 
7 rapacf>pd(7T7j 

T&v  Svpirj ç yXcoTjrj^y  f Efipaîrji 'J SXXaSoç  epfifjv, 
'‘JïpypLaTos  evTTLvvTOv  SlÇeai  èpyarlvrjv  ; 

Tov  Aov/câv  àrevéaauv  iaoTrrptaov  oÿOâXfioîaLv' 

*Hv  Se  pbrjy  â\\’  avrov  raîsS'èvl  TrXatjlv  opa . 

v EirXeTO  fièv  /3 tySXoç  tt)ç  ISfioavvrjs  rafuelov, 

''EttXct  àvrjp  7r\ei<rT7)s  lSfioavvrj<;  rafiir)?. 

'PrjTprjs  evKeXâSov  arbfi  virepyéfiov  èariv,  éa  Se 
EveTTLrjv  tclvtcus  èv  aeXiSeacrt  péeuv. 

HXrjpew  evfJLa0L7)<;  irpairLSe ç mvvroc^povo ç eialv, 
Kairoi  fièv  ravrrjv  rrjS ’ èyapaï-e  fîifiXœ. 

'Avépes  eXXôy i/jloi,  kclI  ÿiXofiadeîs,  <f)tXôyXcoaaoL, 

Mr)  (f)6/3oç  vfieias,  fir]  fieXéSrjfia  SaKOi 

Toaaarir]<;  acopov  aocf>irja  fiera  àvSpos  oXeaaeiv. 
f/ Ht àel  IStco  ÇrjcreC  èvl  (3l/3Xlco. 


(*)  Nous  avons  trouvé  un  carmen  P.  Societatis  in  Fr.  Lucam.  Nous  le 
reproduisons  ici  en  annexe. 


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305 


S&fiCL  fiovov  Bafiaav  Karà  fioîpa  fcparaîa  7ri<f>VK€V 
0I/77TOÇ  àvrjp  7 rekerat,  cuBavaros  Se  ttovos. 

Kal  puera  irorpbov  àel  àvBrjaerai,  ov&é  taç  carat 
$pav/CLa/cov  Aovkcl  vœvvptos  T/éXioç. 

Archives  du  musée  Plantin  : Eeg.  LXXXVII,  fol.  329. 

93, 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretus. 

Clarisse  Dne  Morete. 

Accepi  literas  tuas,  datas  die  octavo  hujus  mensis  cum  ternione  16  Mars  1612. 
T et  duobus  foliis  interioribus  ternionis  F.  Restant,  credo,  facile 
sex  terniones,  quos  tamen  brevi  absolvetis,  duplicatis  operis: 
illos  expectabimus  desideranter.  Gaudeo  autem  quod  liceat  uti 
titulo  tomi  tertii,  qui  mihi  semper  placuit:  nec  probo  ut  subjun- 
gatur  mentio  aliqua  Lucæ  aut  Johannis.  Quia  igifcur,  occasione 
mutati  tituli,  verba  quædam  mutaram  in  epistola  dedicatoria  et 
præfatione,  illis,  ut  prius  erant,  restitutis,  mitto  iterum  prolego- 
mena,  ad  eum  plane  modum  correcta,  quo  edi  desidero.  Pauca 
erratula  in  toto  tomo  occurrerunb:  præcipua  tamen,  quæ  lectorem 
remorari  possent,  annotavi.  Quod  si  sarcinam  Francofurto  mit- 
tatis  Romam,  addatis,  rogo,  duo  exemplaria  hujus  tertii  tomi  in 
albis,  tradenda  collegio  Anglicano  illic,  quorum  unum  collegio 
ipsi  rémanent,  alterum  olferatur  Illm0  cardinali  Bellarmino.  Literæ 
Rtü  pri«  Schondonchi  et  meæ,  mittentur  per  veredarios.  De  cæberis 
exemplaribus  ex  me  distribuendis,  scribam  postquam  postremos 
terniones  acceperim:  quando  et  pretium  hujus  tomi  placebit  mihi 
indicare-  Yale  diu  incolumis,  Clarisse  Dfie  Morete,  cum  Dominis 
matre  et  fratre.  Audomaropoli,die  XVI  mensis  Martii  A®  XVICXII. 

Clarissae  D.  Y.  studiosissimus 
FftANciscus  Lucas. 

Adresse  : ‘ 

A Monsieur,  Mons.  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  au 
compas  d’or  en  la  ville  d’Anvers.  Cito,  cito,  cito. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXX VII,  fol.  449. 

94. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretas. 

Clarisse  Dne  Morete. 

Spero  tempori  venisse  in  manus  vestras  prolegomena  prout  28  Mars  1612. 
mutanda  erant,  retento  titulo  tomi  tertii:  cumque,  quantum 

20 


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306 


colligo  ex  literis  vestris,  jam  finis  operi  sit  impositns,  exspeoto 
qnotidie  postremos  terniones  et  folia.  Superest  nt  ordinem  de 
exemplaribus  quœ  ad  me  aocipere  deerevi.  Imprimis  itaque  place- 
bit  duo  Bomam  mittere,  cum  prima  vestra  sarcinula,  prout 
scripsi  postremis  literis,  quorum  unum  lllm#  Card.  Bellarmino 
offeratur,  alterum  remaneat  collegio  Anglicano.  Lovanium  digna- 
bimini  prima  opportunitate  mittere  tria,  ad  Bduœ  Pem  rectorem 
collegii  Societatis  Jesu,  cum  literis  quas  hic  jungo.  Trajectum  ad 
Mosam  unum  cum  epistola  prœsenti.  Tornacum  quoque  unum 
ad  Rmum  Epm  Tomacensem,  ad  quem  hinc  scrib&m.  Duacum  tria 
juncta  sarcinæ  Belleri  typographi,  tradenda  ei  qui  meas  ad  Belle- 
rum  adferet.  Et  portorium  quidem  harum  quinque  sarcinularum 
adscribetis  rationibus  meis.  Brugas  ad  M.  Petrum  Sproncholf, 
ejus  civitatis  advocatum  cogna tum  meum,  placebit  mittere  octo 
exemplaria,  Audomaropolim  vero  ad  me  ipsum  viginti  unum, 
exemplaria.  Quæ  omnia  simul  conficiunt  quadraginta  exemplaria, 
eo  connumerato  quod  foliatim  accepi.  Congruet  autem,  ut  hæc 
omnia  exemplaria  sint  chartæ  aut  optimæ  aut  trojanœ  illius,  ne 
difformia  sint  exemplaribus  primorum  tomorum,  quœ  omnia 
erant  hujusmodi  chartæ.  Fere  enim  iidem  sunt  magnates,  quibus 
jam  offere  cogito,  qui  nuper.  Unum  tamen  tertii  tomi  exemplar 
ex  iis  quæ  ad  me  mittentur,  erit  ex  minimi  pretii  charta,  eique 
jungentur  duo  priores  tomi  ex  simili  charta,  adscribendi  rationi- 
bus meis,  et  per  me  dandi  cuidam  S.  Scripturæ  studioso.  Ex 
editione  duorum  primorum  tomorum,  Clarissu*  parens  vester,  piæ 
mem.,  dederat  mihi  dono  XXXV  exemplaria, quod  potestis  memi- 
nisse  : vos  dabitis  ex  hac  editione  non  pauciora,  spero;  saltem  quot 
placebit;  reliqua  adscripta  computui  meo,  primo  quoque  tempore 
solvam.  Yale  Clarisse  Dne  Morete,  cum  Dominis  meis  matre  et 
fratre  tuis.  Audomaropoli,  28  Martii  1612. 

Clarisste  D.  Y.  eddict^s"* 
Fbanciscus  Lucas. 

Catalogum  nundinarum  non  negliget  mittere  primo  quoque 
tempore  ad  Rraura  nostrum. 

Adresse  : 

Clariss0  ornatissimoq.  viro  Dno  Baltazari  Moreto,  typographo, 
Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . LXXXVII,  fol.  451. 


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307 


95, 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  More  tus. 

Clarisse  Dne  Morete. 

Accepi  prima  et  ultima  folia  tertii  tomi  Commentariorum  in 
Evangelia,  gavisus  ob  opus,  Deo  favente,  absolutum.  Et  vobis 
qnidem  gratias  ago  ob  sumtos  labores,  industriam  et  diligentiam. 
Deum  autem  oro,  nt  serviat  hoc  opus  ad  Ecclesiœ  Catholicœ 
œdificationem,  mihi  salutem  animæ  conciliet,  vobis  etiam  emolu- 
mentum  aliquod  temporarium.  Quot  exemplaria  et  quibus  mitti 
desiderem,  scripsi  a duobus  hebdomadis,  nimirum  Brugas  ad 
Dfium  Sproncholf  VIII,  Lovanium  ad  Patres  III,  Duacum  ad 
Bellerum  totidem,  Romam  II,  Trajectum  ad  Patres  1,  Tornacum 
adRmum  Epra  I,  Audomaropolim  ad  me  XXII  (quorum  unum  teneo). 
Sunt  simul  XL,  quæ  jam  a vobis  missa  esse  et  in  itinere  versari 
credo,  aut  certe  brevi  mittenda.  Unum  adhuc  plaeebit  addere 
et  mittere  Collegio  SoctU  Jesu  Antverpiensi,  cum  literis  hic  indu- 
sis.  Rationibus  meis  adscribetis  quot  videbitur  æquum,  una  cum 
exemplari  priorum  tomorum  ex  charta  impressoria,  ad  me  cum 
aliis  mittendum,  prout  nuper  scripsi. 

Titulum  et  prœfationem  in  novum  tomum  Annal ium  Baronii 
libenter  vidi,  legi  et  probavi  ac  una  mecum  Rmus  Epus  noster  ac 
RdBi  Pr  Schondonchus  qui  vos  mecum  officiose  salutant.  Et  Rmu, 
quidem  laudat  animositatem  vestram,  tanta  cum  sedulitate,  indu- 
stria  et  à/cpifieia  ornantium  atque  augentium  rem  librariam 
exemplo  majorum:  decrevitque  evocare  recusos  Baronii  tomos  I, 
VIII  et  IX  ac  Missale  noviter  emendatum,  cum  aliis  libris,  quos 
ex  catalogo  nundinarum,  quem  exspectat,  selecturus  est;  nam 
meam  sarcinam  persuasus  est  in  itinere  esse.  Vale  Clariss®  Dfie 
Morete  diu  incolumis,  cum  honorandis  Dominis  matre  et  fratre 
tuis,  sitque  vobis  proximum  Pascha  felix  et  salutare.  Audomaro- 
poli,  XI  Aprilis  XVIe  XII. 

Clariss”  D.  V.  eddict^s” 
Fkanciscus  Lucas. 

Adresse: 

A Monsieur,  Mons.  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes,  en 
Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  ; lleg.  LXXX V II,  fol.  455. 


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11  Avril 
1612. 


308 


26  Juillet 
1612. 


8 Février 
1613. 


96. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretus. 

Clariss®  Dne  Morete. 

Distuli  responsum  ad  postremas  vestras  literas  donec  advecta 
esset  sarcina  Antonii  Crabbe  t qua  advecta,  satisfacio  rationibus 
a D.  fratre  misais. 

Gratias  autem  ago  maximas,  quod  XXXV  exemplaria  tertii 
tomi,  non  minus  quam  præcedentium,  placuerit  mihi  donare,  et 
conabor  etiam  referre  gratias,  ubi  potuero.  Sed  ut  ego,  vel  multa 
exemplaria  emam,  non  perinde  ferunt  facultates  meæ,  vel  aliis 
emenda  commendem,  non  sum  idoneus  commendator,  ego.  Cæte- 
rum  spero  facile  distractum  iri  universa  postquam  intelligo 
viris  doctis  placere.  Certe  Dus  Abbas  S.  Vedasti  mihi  scripsit  se 
emturum  Gommentarii  mei  in  Evangelia  non  tantum  duo  aut 
tria  (quod  aliquando  dixerat)  sed  decem  aut  duodecim  exemplaria, 
Heligiosis  suis  (quos  habet  non  parvo  numéro  sacris  studiis 
addictos)  distribuenda.  Intelligo  quod  Horatius  Cardon  sponte 
offerat  suis  ducenta  exemplaria:  verum  ut  il  le  vobis  non  est 
æquiparandus,  ita  nec  ego  illis  quibus  ipse  servit.  Quidquid  sit, 
spes  animo  meo  sedet  optima,  quod  nullum  detrimentum  ex 
impressione  lucubrationum  mearum  passuri  sitis,  et  si  visum 
vobis  esset  brevi  excudere  Concordantias  Bibliorum  ut  sunt  a 
me  correctæ,  credidero  consultum:  fieri  enim  facile  possit,  ut 
alius  mihi  laudem,  vobis  et  laudem  et  lucrum  præripiat.  Vale 
Clariss®  Dne  Morete  cum  Domina  matre.  Audomaropoli,  26  J ulii  1612. 

Clariss**  D.  V.  studiosisstt, 
Fkanciscüs  Lucas. 

Adresse  : 

Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Ser‘ue,>  en  la  ville  d’Anvers  au  compas  d’or.  Arnica  manu. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  459. 

97. 

* Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretns. 

Honorande  Dfie  Morete. 

Accepi  literas  tuas,  et  una  copiam  decreti  principum  de  restau- 
rationibus  ecelesiarum,  quam  petieram.  Nam,  ut  audieram 


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309 


hujusmodi  decrefci  copiam  non  authenticam  esse  penes  Dominum 
Abbatem  Bertinianum,  proposui  confratribus  meis,  an  vellent  sibi 
per  me  procurari  copiam  authenticam.  Sed  ilii  quidem,  auditis 
iis  quæ  continerentur,  responderunt  se  non  desiderare,  eo  quod 
non  esset  ipsis  utile  decretum,  nt  qui  hactenus  initis  amicis 
conventionibus,  multo  minus  solverint  quam  proventus  decimarum 
duorum  annorum,  adeoque  curandum,  quoad  ejus  fieri  possit, 
ne  hujusmodi  decretum  veniat  ad  manus  eorum,  quibuscum  ipsis 
est  adhuc  aliquid  controversiæ.  Ego  vero  ductus  curiositate,  quia 
frequens  est  de  reparandis  per  ecclesiasticos  ecclesiis  mentio,  et 
persuasus  rem  esse  parvam,  stipendium  Notarii,  petii  pro  meipso 
hujusmodi  copiam,  sed  ignarus  quod  Dfii  canonici  Antverpienses 
tam  care  venderent  copias  chartarum  suarum,  præter  morem 
aliorum.  Quod  si  D.  Y.  mihi  prius  significasset  quam  numerasset 
pecuniam,  ego  potius  insignem  aliquem  librum  illius  pretii  mihi 
jussissem  mitti,  quam  copiam  illius  decreti.  Sed  valeat  istud,  et 
serviat  cautelæ  loco. 

In  præfatione  Concordantiarum  placet  vestra  correctio,  paucis 
mutatis  : Hac  enim  ralione  sublatis  vocibus  minus  necessariis,  fit,  ut 
eœ  voceê  quæ  quœruntur  facilius  inveniri , et  concordantiarum  liber 
minus  gravis  commodms  circumfem  possit.  Ubi  inchoaveritis  hoc 
operis,  spero  honorabitis  nos  primo  folio.  R“U8  Dfis  noster  jatn 
melius  valet,  Deo  laus:  precatur  vobis  per  me  salutem  plurimam, 
pollicitus  nomen  suum  apud  vos  brevi  expungere.  Barradii  tomum 
quartum  prima  opportunitate  exspectabo,  tomum  etiam  tertium 
Pererii  In  Johannem , si  prodierit.  lllmui  Bellarminus  jam  certiorem 
me  fecit,  acceptum  a se  esse  tomum  tertium  nostrum  ; hoc  soluni 
conquerens  quod  desint  adhuc  aliquot  capita,  cætera  probans. 
Honorande  Domine  Morete,  vale  diu  incolumis  cum  tuis,  immo 
nostris.  Audomaropoli,  die  octavo  Februarii,  an  no  M.  DC.  XIII. 

D.  Y.  addictissimus 
Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Mons.  Moretus,  imprimeur  de  leur  Altèzes  Serm#8, 
en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXX VII,  fol.  463. 

98. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  Brugensi,  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Concordantiarum  specimen  Rmo  antistiti  Blasæo,  R.  P.  Schon- 
doncho  et  R.  V.  in  primis  placcre,  summopere.  gaudcmus,  haud 


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9 Octobre 
1613. 


310 


14  Juin 
1614. 


ignari  alios  facile  landaturos,  quod  triumviratus  hic  approbarit* 
Diligenter,  ut  R.  Y.  raonet,  in  opéré  semel  cepto  pergimus  : etsi 
lentius  paullo  festinamus,  quo  melins  et  correctius  prodeat; 
proverbii  hic  memores:  Sat  cito , si  sat  bene.  Numéros  versuum  in 
Sixtina  Bibliorum  editione  plurimis  locis  immutatos,  his  diebus 
observabam:  itaque  collataveteriLovaniensium  recognitione  cum 
Romana  in  versuum  numeris  distinguendis,  omnes  in  Concor- 
dantiis  ad  Romanam  restitui  curavi.  Nova  tituli  formula,  quam 
R.  Y.  præscribit,  nequaquam  displicet.  At  de  præfatione,  uterque 
falsi  sumus.  — Ego  inprimis,  dum  ex  R.  V.  litteris  aliquam  sibi 
præfationem  dedicatoriam  gratam  fore  conjecerim,  ex  his  scilicet 
verbis:  Ubi  inchoaveritis  hoc  operis,  spero  honorabitis  nos  primo 
folio.  Sed  et  R.  Y.  dum  existimat.  sua  omissa  præfatione,  nostram 
substituendam;  imo  vero  subjungere  cogitabamus,  et  opus  a R.V. 
emendatum,  velut  typis  nostris  expolitum,  remittere. 

Commentarium  in  Evangelia  recudere  nobis  haud  licebit, 
priusquam  prioris  editionis  exempla,  quæ  circiter  quadringenta 
nobis  restant,  sint  divendita:  et  certe  miramur  ipsi  tôt  nobis 
præstantissimi  operis  exemplaria  superesse.  At  hæc  æyi  hujus 
infelicitas  est,  ut  quæ  optima  sunt,  discernere  nesciat,  aut  recuset 
amplecti.  Gratulamur  intérim  R.  V.  operam  utiliter  et  féliciter 
nactam,  si  non  huic,  futuræ  aliquando  ætati  magis  expetendam. 

Vale  eximie  et  Rde  admodum  Dne  tuo  et  publico  Ecclesiæ  bono. 
Rmo  antistiti  Dno  Blasæo  et  R.  P.  Schondoncho  obsequia  nostra 
et  cultum  in  occasione  deferri  rogo.  Antverpiæ,  in  officina  Plan- 
tiniana,  IX  Octobr.  M.  DC.  XIII. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  A0  1607-1615,  fol.  222. 

99. 

Lettre  de  S.  Cobellutius,  secrétaire  du  Pape  Paul  V,  à 
Balthasar  Moretus. 

S.  Cobellutius  S.  D.  Balthasari  Moreto. 

Tandem  decretum  est  a Sacra  Congregatione,  quæ  præposita 
est  Indici  librorum,  posse  te  Sacra  Biblia  imprimere,  cum  argu- 
ments sive  summariis,  sed  cum  iis  tamen,  cum  quibus  édita  fuit 
ita  in  Urbe  ex  officina  Christophori  Plantini  anno  MDLIX,  ita  ut 
nihil  immutetur,  detrahatur,  adjiciatur.  Non  visum  est  litteras 
hujusmodi  licentiæ  expedire,  cum  tuæ  conscientiæ  satis  sit  nosse 
te  ita  decretum  fuisse.  Quamobrem  cave  has  nostras  typis  man- 
des, sed  apud  te  habeas  in  decreti  Sacræ  Congregationis  testi- 


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311 


monium.  Si  qua  alia  in  re  meam  tibi  operam  aut  studium  usui 
esse  posse  intelliges,  fac  ut  sciam  ; me  enim  de  te  benemerendi 
cupidum  cognosces.  Yale,  Romæ,  14  Junii  1614. 

Au  bas: 

Balth.  Moreto  Antverp. 

Adresse  : 

Balthasari  Moreto,  typographo  clarissimo,  Antverpiam. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXX,  fol.  241. 

100. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lacas. 

D.  Francisco  Lucas  theologo  et  decano  Audomaropolitano. 

Tardius  quam  speraram,  Concordantias  auspicati  sumus.  Sed  4 Septembre 
plura  intervenere  quæ  impedirent,  jamdiu  earum  editionem  medi-  1614. 
tatum.  In  primis  duplex  Gallorum  editio,  altéra  in  4°,  altéra  m 
majori  folio,  cum  quibus  statim  concurrere,  non  una  nobis  ratio 
dissuasit.  Diutius  etiam  dubitavi,  quam  potissimum  formam 
eligerem  : tandem  media  quædam  placuit,  quæ  ad  Parisiensis 
illius  molem  haud  accederet,  et  tamen  typos  juveni  gratos,  nec 
seni  molestos,  præferret. 

Specimen  R.  Y.  his  jungo  ; quod  ipsi  et  patronis  et  amicis  istic 
nostris,  probatum  iri  confidimus.  Titulum  et  præfationes  sub 
finem  editionis  differimus,  et  in  titulo  R.  Y.  nomen  præscribimus, 
his  verbis  : Opéra  et  studio  Francisci  Lucœ  Brugensis  Theologi  et 
Decani  A'xdomaropolitani  recensitœ  atque  emendatœ.  Deinde,  bona 
R.  Y.  venia,  nostram  ipsi  operam  publica  præfatione  inscribemus. 

De  pecuniis,  quas,  in  litteris  ad  fratrem,  per  R.  P.  Schondonchum 
rectorem  se  nobis  transmittere  significat,gratias  agimus,  monituri, 
ut  mandat,  de  acceptis.  Præter  Concordantias  quarum  specimen 
mitto,  sub  prælis  item  sunt  (nam  de  rebus  nostris  typographicis 
libenter  R.  Y.  intelligere  haud  nescio):  Annalium  Bomanorum 
Stephani  Yinandi  Pighii  tomus  secundus  et  tertius  postremi, 

R™1  nostri  Malderi  in  Secundam  Secundœ  Comment  ariorum  tomi 
duo,  quorum  prior  est  De  virtutibus  theologicis , alter  Dejusticia  et 
religions , P.  Heriberti  Libellas  pro  Gard.  Baronio  adversu#  Casau- 
bonum , Breviarium  in  4°  minore  duobus  tomis,  Diurnale  in  12°  et 
24°,  Officium  B.  Mariæ  in  12°  et  Concilium  Tridentinum.  Senecam 
philosophum,  ex  postrema  Lipsii  recognitione,  typis  nostris  absol- 
vimus  et  superioribus  nundinis  divulgavimus.  At  restât  etiam- 


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312 


num  duplex  Senecæ  imago,  quam  ex  archetypis  antiquus  Rubenius 
nobis  depinxit,  incidenda,  quæ  novam  banc  editionem  deinceps 
illustret.  Yale  eximie  eb  Rde  admodum  Dne,  et  a matre,  fratre 
ejusque  conjuge,  quos  salvere  jusseras,  atque  imprimis  a me 
salve  ; qui  obsequia  nostra  et  cultum  R.  Y.  deferimus  et  Rmo  D. 
Blasæo  et  R.  P.  Schondoncho  deferri  eadem  rogamus.  Antverpiæ, 
in  ofîicina  Plant"*,  Prid.  Non.  Septemb.  M.  DO.  XI Y. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A°  1607-1615,  fol.  214. 

101. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Dne  Morete. 

11  Septembre  Distuli  responsum  ad  postremas  literas  a vobis  accep- 
1 * tas,  donec  intelligerem,  an  pecuniæ  quas  vobis  debeo  essent 
numeratæ  : id  quod  factum  esse  Rdus  Pater  Scbondonchus  heri 
mibi  per  apocham  vestram  ostendit;  gavisus  fui,  quod  ad  hoc 
usque  tempus  contracta  débita  solverim.  Novas  rationes  ineundi 
argumentum  præbebunt,  Breviarum  Romanum  in  minori  4°  duobus 
tomis  et  Diurnale  in  12°,  quæ  sub  prælo  vos  cum  aliih  operibus 
habere  libens  intellexi. 

Specimen  Concordantiarum  quod  misistis,  multum  placuit, 
mibi  doctisque  amicis,  nominatim  RmüDn°nostro  et  RdoP.  Schon- 
doncho. Tantum  streuue  pergite.  Quod  autem  scribitis  mentem 
vestram  esse,  ut  titulo  nomen  meum  præfigatur,  vos  ipsi  autem 
præfationem  scribatis,  placet  mihi  quidem  quidquid  vobis  commo- 
dum  visum  f uerib  : sed  non  satis  intelligimus,  quomodo  a vobis 
cum  gratia  scribi  poterib  de  ratione  emendationis,  si  ille  adhuc 
superstes  fuerit,  cui  per  titulum  emendatio  attribuitur.  At 
speramus  mittendum  a vobis  specimen  conceptæ  præfationis, 
priusquam  excudatur.  Porro  titulus  barum  Concordantiarum 
videtur  mibi  exactius  consideranti,  obscurior  esse,  nec  ita  clare 
præ  se  ferre  id  quod  in  opéré  novum  est:  quare  hujusmodi 
titulum  frontispicio  dem:  Concordantiœ  Bibliorum  Saworum  Vul- 
gatœ  editionis , ad  recognitionem  jussu  Sixti  V Pont.  Max.  Bibliis 
illis  nuperrime  adhibitam , recensitœ  atque  emendatœ , opéra  et  studio  f 
etc. Atque  hic  titulus  erit  quasi  explicatio  ejus  tituli  qui  præpositus 
est  primo  folio.  Consideret  rem  prudentia  vestra. 

Commentaria  in  Evangelia  jam  pene  absolvi  ut  qui  verser  in 
penultimo  capite  Evangelii  secundum  Johannem.  His  circa  Nata- 
lem  Dm  absolutis,  cogito  in  ordinem  redigere  quæ  sparsa  sunt 


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313 


in  posterioribus  tomis,  deinde  universum  opus  recognoscere  et 
panlo  locupletiorem  indicem  colligere,  denique  mittere  vobis 
omnia  circa  Pascha,  favente  Deo,  si  vobis  placuerit  papyrum  et 
cætera  vestra  in  illud  tempus  præparare.  Quod  superest  clarissime 
Domine  Morete,  oro  ut  Dûs  Deus  diu  vos  servet  Reip.  Christianæ 
incolumes.  Audomaropoli,  XI0  YIIbri#  XVIe  XI Y. 

Clariss.  D.  Y.  merito  addictiss*" 

FaANciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Sermes,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  LXXXYII,  fol.  177. 

102. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Dfie  Morete. 

Quod  in  Concordantiarum  impressions  strenue  pergatis  hoc  22  Octobre 
etiam  operæ  addito,  ut  numerum  versuum  correxeritis,  bene  1614. 
habet:  quod  autem  attinet  ad  præfationem  dedicatoriam,  quæ 
meo  noraini  possit  iuscribi,  ut  non  fuit  illud  mens  mea,  quod 
bene  animadvertit  D.  Y.  (accepto  enim  specimine  primi  folii, 
censui  me  primo  folio  honoratum),  ita  non  probatur  Rmo  Dno 
Blasæo,  tamquam  quod  parum  gratiæ  sit  habiturum;  certe  videri 
possit  honor  a me  emendicatus. 

Negotio  recudendorum  Commentariorum  meorum  in  Evangelia 
serio  discusso  inter  nos,  videtur  Rmo  Dno  Blasæo  et  Rdo  P.  Schon- 
doncho,  causam  facile  præcipuam  ejus  quod  exemplaria  tardius 
distrahuntur,  esse,  quod  opus  hactenus  sit  imperfectum.  Quocirca 
consultum  judicant,  ut  D.  Y.  prima  opportunitate  prælo  subjiciat 
quartum  tomum  jam  paratum,  quo  opus  totum  absolvetur  : ita 
enim  fore  autumant,  ut  qui  hactenus  sibi  non  compararunt 
priores  très  tomos,  omnes  quatuor  expetant,  et  qui  nuper  de 
tribus  prioribus  tomis  se  prospexerunt,  hune  quartum  non 
negligant.  Certe  quotidie  a me  petitur  iste  quartus  tomus,  et 
urgeor  ad  perficiendum,  immo  et  autographum  meum  rogarunt 
quidam  sibi  concedi  commodato.  Quod  si  editio  istius  quarti 
tomi  differatur  donec  liceat  totum  opus  recudere,  multi  con- 
querentur,  non  de  eo  solum  quod  operis  perfectione  fraudent ur, 
opéré  frustra  manente  imperfecto,  verum  etiam  de  eo  quod 
duplex  pretium,  nec  illud  exiguum,  solvere  cogantur  pro  tribus 


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314 


10  Novembre 
1614. 


prioribus  tomis,  si  velint  opéré  perfecto  frui  : id  quod  dumm  sane 
foret,  nec  satis  ex  honore  nostro.  Quare  ita  mecum  statui,  ut  si 
D.  Y.  placeat,  hune  quartum  tomum,  constantem  circiter  XL 
quaternionibus  manuscriptis,  circa  Pascha  proximum  prælo  subji- 
cere,  eo  contentus  sim  pro  vita  mea,  quam  sentio  non  posse  esse 
longam,  non  solum  ex  provecta  64  annorum  ætate,  verum  ex 
variis  etiam  infirmitatibus.  Interea  vero  ego,  universum  opus 
digestum  in  ordinem,  et  diligenter  recognitum  (quod  cepi),  indici- 
busque  auctum,  distinctum  per  quatuor  Evangelia,  relinquam 
vobis  excudendum  a morte  mea,  pro  vestra  et  Reip.  commoditate. 
Quod  si  vereamini,  ne  quarto  jam  tomo  excuso,  alius  aliquis 
typographus,  in  Gallia  aut  Germania,  totum  opus  in  ordinem 
redactum  excudat  : non  videtur  hoc  esse  metuendum,  eo  quod 
desit  aliis  ea  typorum  varietas  qua  opus*  est,  et  noverint  omnes 
ipsi  vestram  editionem  ipsorum  editioni  semper  præferendam, 
etiamsi  minus  aliquid  contineret,  denique  timebunt  semper  auc- 
toris  recognitionem,  cujus  obtinendæ  non  suppetet  eis  spes. 
Facillima  igitur  ratio,  et  divendendi  quæ  vobis  restant  exemplaria, 
et  emtoribus  ac  lectoribus  satisfaciendi,  erit,  si  quartum  tomum 
quam  ocissime  imprimatis,  judicio  gravissimorum  illorum  virorum 
qui  et  hac  de  re  ad  vos  scribere,  si  opus  sit,  sunt  parati.  Rem 
itaque  gratam  multis  feceritis,  et  mihi  imprimis,  si  huic  consilio 
obsequi  placeat  vobis  fratribus,  amicis  meis,  una  cum  Domina 
mea,  matre  vestra  : quibus  ego  me,  et  rem  istam,  etiam  atque 
etiam  commendo  et  opto  vitam  longam,  sanam,  sanctam. 

Audomaropoli,  22  Octobris  1614. 

Clarissae  D.  Y.  studiosiss"*. 

Fkanciscus  Lucas. 

Adresse  : 

À Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Àltèzes 
Serm8S,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXYII,  fol.  469. 

103. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucœ,  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Præfationem  ad  Concordantias  libenter  omittemus,  R“l  Dfii 
Blasæi  judicio  acquiescentes,  et  R.  Y.  voto;  quod  aliud  fuisse, 
imprudenter  nuper  interpretati  sumus.  De  quarto  item  Commen- 


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tariornm  in  Evangelia  tomo  seorsim  cudendo  consilium  ego  et 
frater  probamus.  Nam  D.  matrem  haud  adjungo,  quæ  a paucis 
mensibus  negotiis  se  abdicavit,  et  rem  omnem  typographicam  et 
librariam  mihi  et  fratri  certo  pretio  transscripsit  : eu  jus  pretii 
partem  liberis  suis  æqualiter  dividendam  concessit,  partem  sibi 
reservavit,  pro  qua  annuum  ei  reditum  persolvimus.  Idque  suœ 
olim  matris  exemplo  faciendum  sibi  duxit,  ne  qua  post  mortem 
suam  de  hæreditate  partienda  difficultas  oriri  possit. 

Itaque  commodo  suo  R.  Y.  quartum  tomum  transmittet,  et  nos 
primum  eum  auspicandi  opportunitatem  haud  negligemus;  si 
non  magno  nostro,  saltem  publico  bono  : cui  inservire,  avito  et 
patemo  exemplis  didicimus.  Yale  eximie  et  Rde  admodum  DBe  et  a 
fratre  meo  plurimum  salve,  qui  uua  mecum  R.Y.,  R“°  D"°  Blasæo 
et  R.  P.  Schondoncbo  obsequia  sua  et  cultum  defert. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  X Novemb.  M.  DC.  XIV. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A°  1607-1615,  fol.  225^ 

104. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Horetus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

Nosti,  opinor,  quod  proximo  mense  Maio,  Roraam  convenire 
debeant  procuratores  singularum  provinciarum  Societatis  Jesu. 
Hanc  rem  Rda“  P.  Schondonchus  valde  opportunam  judicat,  ad 
propagandam  notitiam  Commentarii  mei  in  Evangelia,  modo 
DominationiV.  placeret,  mox  imprimere  L plus  minus  exemplaria 
eorum  quæ  his  juncta  mitto,  quæ  sunt  quarti  tomi  titulus, 
approbatio,  epistola  dedicatoria,  præfatio  ad  lectorem  et  index 
quatuor  Evangeliorum  ac  tomorum,  tamquam  specimina  totius 
operis.  Possent  enim,  inquit,  Romam  mitti,  et  illic  distribui  sin- 
gulis  procuratoribus  unum  ut  miuimum,  quod  secum  référant 
ad  suas  provincias.  Mitti  autem  possent,  partim  per  procuratores 
hujus  Belgii,  quorum  unus  hic  est  ad  manum,  Pater  inquam 
Crombecius,  rector  hujus  collegii  Audomarensis,  partim  per 
veredarios,  ad  Rdo,n  Patrem  Coffinum  agentem  Romæ  in  semi- 
nario  Anglorum.  Hoc  si  consultum  Dominationi  vestræ  videretur, 
oporteret  mox  subjicere  prælo  dictum  speciraen,  ita  ut  exemplaria 
per  tabellarios  missa  possint  hic  adesse  circa  medium  Februarii. 
Nam  sub  finem  Februarii  parat  dictus  P.  Crombecius  abitum. 
Pollicitus  est  P.  Schondonchus  se  juncturum  suas  ad  vos  literas 


*27  Janvier 
1615. 


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istis  meis.  Dominus  Deus  diu  vos  servefc.  Audomaropoli,  27 
Januarii  1615. 

Clariss”  D.  Y.  addictiss. 

Franciscus  Lucas. 

Intelligo  capones  a vobis  acceptas  fuisse,  ex  literis  vestris, 
tain  ad  cognatum  meum  Brugas  quam  hue  ad  me  datis.  Si 
jucunde  vobis  sapuerunt,  gaudeo  : mihi  vicissim  sapit  benevolentia 
vestra. 

Adresse  : 

Clariss.  viro  D*°  Balthasari  Moreto,  architypographo  regio, 
Antverpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  483. 

105. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

19  Février  Ut  tuas  accepi  (serius  paullo  redditæ  fuere)  quaternioni  cudendo 
1615.  me  accinxi,  cujus  quinquaginta  modo  mitto  exemplaria.  Spero, 
fiet  tempestive,  ni  tabellarii  nos  fides  fallat,  atque  ante  B.  P. 
Crombecii  discessum.  De  caponibus  gratia  B.  Y.  iterum  atque 
iterum  esto  : sed  imprirais  de  insigni  erga  nos  benevolentia,  pro 
qua  mutuam  cum  debito  cultu  perpetuo  reponernus. 

Vale  eximie  et  Bde  Dne,  et  a singulis  nostris  peramanter  salve, 
nostri  in  sacris  precibus  memor. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  XIX  Febr.  M.  DC.  XY. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  A*  1607-1615,  fol.  239. 

106. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Horetns. 

Clarissime  Domine  Morete. 

22  Avril  Gaudeo  a vobis  accepta,  quæcumque  per  D.  Johann em  Wautier 
1615.  miseram,  et  speciminis  quidem  exemplaria  Bomam  per  vos  ad 
P.  Coffinuin  mittenda;  tomum  autem  quartum  Commentarii 
mei  prælo  subjiciendum  statim  a Pascha.  Concordantiarum  et 
compositionem  et  correctionem  facile  credo  esse  laboriosam  : 
recteque  faciunt  correctores  vestri,  quod  Biblia  ipsa  sæpe  con- 
sulant  (Sixtina  præsertim  et  ea  quæ  in  quarto  sunt  édita,  omnium 


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correctissima);  credo  enim  multos  inveteratos  errores  in  eis  latere. 

Quod  translation em  Notarum  et  Traetatus  de  Chaldaïca  para- 
phasi,  e secundo  tomo  in  quartum  minus  probetis;  cedo  jndicio 
vestro  : quamquam  aliquid  opéra  dignum  invenisse  me  arbitrabar. 

Sufficiet  igitur  mntare  illud  Tomvs  posterior  in  Tomus  secundus . 

Accepi  exemplaria  Breviarii  et  Diurnalis,  unum  per  D.  Johannem, 
alterum  per  Petrum  Guebens;  cætera  quæ  petieram  exspectabo 
tempore  opportuno.  Yale  vir  clarissime,  una  cum  Domina  matre, 
diu  incolumis.  Audomaropoli,  22  Aprilis  1615. 

ClarissRe  D.  T.  studiosissUB 
Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 

Clarissimo  viro  Dno  Balthasari  Moreto,  architypographo,  Ant- 
verpiæ. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  487. 

107. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretns. 

Clarissime  Domine  Morete. 

Quæcumque  ad  me  missa  fuere,  nominatim  per  Antonium  5 Août  1615. 
Crabbe,  certo  omnia  accepi  : accepi  et  primum  ternionem  tomi 
quarti  Comraentariorum  meorum  in  Evangelia,  quem  ab  uno 
mense  et  eo  amplius  misisti  : quod  autem  plures  terniones,  prout 
polliceris,  hactenus  non  subsequantur,  credo,  opus  De  vitis  Patrum 
nondum  absolutum,  in  causa  esse:  nisi  forte  Dominus  Johannes, 
frater  tuus,  in  itinere  sit,  quo  nos  invisat  (id  quod  dudum  pro- 
misit)  et  pluribus  simil  allatis  nos  reficere  cogitet.  Certe  jamdiu 
eum  exspectamus,  et  vergit  æstas  in  finera  : non  tamen  minus 
gratus  erit,  etiamsi  nullos  secum  adferat  terniones,  quos  longa- 
nimiter  exspectamus  adfuturos  pro  vestra  opportunitate.  Rdu> 

Pater  Schondonchus  longo  hactenus  morbo  subjacuit  : et  quam- 
quam nondum  sanus,  init  tamen  iter  ad  vestras  partes.  Tanto 
capitur  desiderio  alloquendi  Rdos  Patres  Provinciales  antequam 
Romam  proficiscantur,  et  frueudi  inter  veteres  illic  amicos,  aëre 
regionis  vestræ.  Nos  metuimus  ut  ad  nos  redeat.  Deus  servet 
eum  nobis  et  Reip.  Christianæ  incolumem  ubicumque  tandem  : et 
te,  optime  Morete,  cum  familia,  omnis  generis  donis,  et  animæ 
inquam  et  corporis,  augeat.  Audomaropoli,  5 Augusti  XYIC  XV. 

Clarissae  D.  T.  studiosiss’" 

Franciscus  Lucas. 


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318 


Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Ser“*B,  en  Anvers,  au  compas  d*or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXVII,  fol.  473. 

108. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropol. 

17  Septembre  Constans  nimis  hoc  silentium  meum  ad  binas  R.  V.  litteras. 
1615.  Sed,  ne  quid  dissimulem,  studio  quodam  istud  volui;  ne  prius 
temiones  hos,  etsi  plures,  mitterem,  quam,  Vitis  Patrurn  absolutis, 
denuo  ad  intermissa  aliquantisper  Commentaria  vestra  rediissem. 
Et  id  consilii  haud  improbavit  R.  P.  Schondonchus  ; quem,  spera- 
mus,  et  Antverpiensis  aura,  et  medicorum  hic  cura,  plenius 
reficient.  Commentarii  vestri  specimina  Romam  misimus  mense 
Maio  ad  Gasparem  Vivarium  bibliopolam,  R.  P.  Coffino  reddenda  : 
et  jam  reddita  confidimus.  Ternionibus  his  bina  Indicis  Planti- 
niani  recens  a me  concinnati  exempla  jungo;  quorum  alterum, 
cum  debito  obsequio  meo  et  cultu  R“°  antistiti  D.  Blasæo  offerre 
rogo  ne  grave tur.  Vale  eximie  et  Rde  Dfie,  et  nos  R.  V.  amantis- 
simos  amare  perge  et  precibus  apud  Deum  juvare. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  XVII  Sept.  1615. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A0  1607-1615,  fol.  264. 

109. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Domine  Morete, 

6 Octobre  Accepi  a vobis,  moram  diligentia  com pensant ibus,  octo  simul 
1615.  terniones  Commentarii  mei  (quorum  ultimus  J)  ex  quibus  video 
vos  festinare,  et  tempus  esse  ut  admoneara  si  quidoccurrat  de  fine 
aut  initio.  Quod  ad  finem,  illi  jungetur  index  ille  in  specimine 
editus,  cui  titulus  : Index  et  ordo  quatuor  Evangeliorum  his  quatuor 
tomis  expositorum,  cujus  non  dubito  exemplum  a vobis  esse  reser- 
vatum.  Deinde  subnectetur  folium  quod  mitto  manuscriptura, 
unum  aut  alterum,  cui  titulus:  Quœdam  in  primû  tomis  addenda 
et  mutanda,  ex  recognitione  Auctoris.  Quod  ad  initium  attinet,  eo 
quod  videremus  differri  a vobis  hanc  Commentarii  impressionem. 


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319 


persnasi  fuimus  non  ante  Decembrem  prodiburnm  : itaque  mntari 
posse  in  opisbola  dedicatoria,  sine  ullo  incommodo,  nomen  Gene- 
ralis  vita  functi,  cum  nomine  Generalis  noviter  electi  ; quod  ante 
mensem  Decembrem  hic  notnm  fore  non  dubitatur.  Certe  Rd"s 
Pater  Crombecius,  cnm  cœteris  Romam  profectus,  curam  in  se 
accepit,  quam  primum  certiorem  me  faciendi  nominis  et  qualita- 
tum  electi. 

Quamobrem  si  exspectari  illud  tempus  potest;  fcum  demum 
mitfcam  epistolam  dedicatoriam,  paucis  mutatis  dictatam  : videmus 
enim  illud  plerisque  e RdU  Patribus  gratum  fore  si  noviter  electo 
opus  inscribatnr.  Vitce  Patrum  magnifiée  prodierunt.  Index  libro- 
rum  typographiæ  Plantinianœ  gratissimus  fuit  Rmo  Domino 
Blasæo  et  mihi.  Rdttm  Patrum  Schondonchum  exspectamus,  meliori 
cum  valetudine  quam  hinc  discesserat.  Vale  clarissime  Domine 
Morete  cum  tuis,  diu  incolumis.  Audomaropoli,  die  sexta  Octobris 
XVIe  XV. 

Clarissae  D.  Y.  addictiss"1 


Fbanciscus  Lucas. 


Sans  adresse  : 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg . LXXXYII,  fol.  489. 

110. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucœ  decano  Audomarensi. 

Eximie  et  Rde  adraodum  Dfie. 

Dum  R,,,a,  noster,  foras  proficiscens,  suum  Dejustüia  et  religione 
Commentarium  intermitti  aliquanfcisper  desiderat,  occasionem 
haud  neglexi  tuum  in  sacrosancta  Evangelia  citius  absolvendi.  At 
optassem  gratissimas  R.  Y.  Iittera3  cum  additiunculis  et  erratis 
prius  aîlatas,  quam  ultimus  ternio  R inceptus  esset:  cujus  unicum 
folium  cudendum  superesfc,  quod  reliqua  indicis  parte  approba- 
tionibus  et  summa  privilegii  implere  decreveram.  At  jam  dispi- 
ciendum  si  istarum  loco,  approbationum  inquam  et  privilegii, 
additiones  ad  priores  tomos  et  errata  in  ultimo,  substituenda  sint, 
atque  ista,  initio  Commentarii,  præfationibus  subjungantur  : etsi 
vereor  ne  additiones  et  errata  plura  sint,  quam  ut  in  fine  reliqui 
folii  cudendi  commode  reponantur.  De  dedicatoria,  jam  scripsi 
libenter  nos  tempus  exspectaturos,  quo  novo  Patri  Generali  accom- 
modari  possit.  Indicem  nostrum  gratissimum  fuisse  gaudeo  : et 


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17  Octobre 
1615. 


320 


6 Décembre 
1615. 


28  Janvier 
1616. 


de  Vitis  Patrum , errore  factum,  quod  nec  R.  Y.  nec  R"*1  Dn,l, 
Blasæus  acceperit,  dum  R.  P.  Heribertus  a nobis,  nos  ab  ipso 
mittendas  credimus.  Proxima  opportunitate,  cum  libris  R.  P. 
Schondonehi,  eas  reponemus.  Yale  exiraie  et  Rde  admodum  Dne, 
nostri  in  precibus  memor. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  XVIT  Octobr.  1615. 

Archives  du  musée  Plautin:  Reg.  A0  1615-1620,  fol.  4. 

111. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

1 R.  P.  Schondonchum  ad  vos  redire  sine  litterulis  meis  haud 
patior,  addito  postremo  qunrti  tomi  folio,  in  quo  priorum  tomo- 
rum  recognitiones  et  hujus  erratula  excusa,  cum  censura  et 
privilegio;  nam  iis  typis  usus,  ut  binæ  pagellæ  commode  omnia 
hæc  ceperint.  Pretium  hivjns  tomi  e meliori  charta,  triginta 
septem  erunt  asses  ; ex  charta  communi,  triginta  duo.  At  vero 
pauca  nobis  e communi  charta  priorum  tomorum  supersunt  exem- 
pla,  sed  fere  omnia  e meliori,  eu  jus  præstantia  a nemine  fere 
æstimatur,  dum  commun is  nostra  tanti  a plerisque  fiat,  ut  præ- 
stantissimæ  aliorum  præferendam  censeant.  ItaqueR.V.  ex  meliori 
charta  quot  volet  totius  operis  exemplaria  suppeditabimus,  pretio 
fere  eodem  quo  ex  communi,  nempe  quatuordecim  florenis 
quattuor  tomos  incompacLos.  De  R,,,ü  Pâtre  Generali  electo  in 
siugulas  septimanas  nuncium  exspectamus.  Ut  quid  rescivero, 
faciam  R.  Y.  quam  citissime  certiorem.  Yale  eximie  et  Rde  Dfie. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  v Decembris  M.  DO.  XV.  • 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  A0  1615-1620,  fol.  19. 

112. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Domine. 

Superiori  hebdomada  præfationem  ad  R.  Patrem  Generalem 
una  cum  R.  Y.  litteris,  ad  R.  P.  de  Quaille  misi,  cujus  præfationis 
exemplar  ad  R.  Y.  præraitto,  dum  melior  aura  ipsius  libri  exem- 
plaribus  devehendis  via  s aperuerit.  Porro  Lovanium,  Silvam- 


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321 


Ducis,  Brugas,  Duacum,  ex  K.  Y.  præscripto  mittam.  Rdo  nostro 
antistiti  Maldero  et  R.  P.  Heriberto  exempla  tradere  haud  festino, 
dum  sua  auctori  nondum  missa.  Romam  missuras  sum  (quod  et 
R.  P.  do  Quaille  indicavi)  ut  libri  aliquot,  simul  ad  bibliopolam 
Romam  mittendi,  e prælis  nostris  exierint,  Missal,e  in  f°,  Brevia- 
riùm  in  8°,  Remb,  Dodonæi  Stirpium  Historiay  P.  Malapertii 
Poëmatat  R.  P.  Lessii  De  Summo  Bono  Libri  quattuor , Illmi  Card. 

Bellarmini  De  œierna  felicitate  Sanctorum  (quos  manuscriptos  ex 
Urbe  ad  nos  misit)  Libri  quinque.  Atque  isti  omnes  cum  bouoDeo, 
ante  medium  Martium  finientur,  quando  et  Romam  sarcinas 
transferendi  coramoditas  major  erit. 

At  ver o multo  citius  tomi  hujus  quarti  exemplaria  per  aurigas 
deferri  curabo,  quam  præfationis,  quæ  cum  libris  ad  Gasparem 
Vivarium  per  nautas  missa  sunt,  ut  ejusdem  Vivarii  desiderio 
fieret  satis.  At  nimis  incerta  maris  itinera,  et,  nî  venti  faveant, 
longissima  : terræ  breviora  sunt,  et  certiora. 

Imagines  ad  P.  de  Quaille  distuli,  ne  pretiosa  nimis  per  curso- 
rem  sit  vectura  ; mittendas  cum  Diurnali  de  eu j us  forma,  quam 
R.  Y.  donari  malit,  responsum  exspectabo.  Yale  exiipie  et  Rde 
admodum  Dne  ; et  obsequia  nostra  cultumque  quem  R.  V.  ego  et 
f rater  deferimus,  Rra#  Dno  Blasæo  et  R.  P.  Schondoncho  pariter 
offerri  rogamus.  Archidux  Maxirailiamus  typographiam  nostram 
visere  dignatus  est,  et  hanc  ei  inscriptionem  concepi,  et  coram 
excudi  curavi.  Si  tanti  est,  utrique  legendam  R.  V.  exhibebit. 

Antverpiæ,  XXVIII  Jan.  1616. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  A0  1615-1620,  fol.  27. 

113. 

Lettre  de  François  Lncas  à Balthasar  Moretns. 

Monsieur  Morentorf  mon  bon  seigneur  et  amy. 

Je  vous  ay  escrit  deux  lectres  ausquelles  eucoires  que  n’ayez  1 Mars  1616. 
respondu,  j’espère  touttefois  que  les  avez  receu.  Par  la  première, 
je  vous  ay  avisé  que  les  Specimina  de  mon  Commentaire  sont  à la 
parfin  arrivé  à Rome  et  distribué  aux  Provinciaux  de  l’Europe, 
selon  la  lectre  du  Rd  père  Grombecque  dont  je  vous  ai  envoyé 
copie  pour  vostre  instruction.  Pardedans  l’aultre  estoit  enclose 
celle  du  secrétaire  de  Monseigneur,  pour  la  doubte  qu’on  avoit  de 
la  fidélité  des  messagiers  : laquelle  doubte  du  depuis  a esté  solue 
par  vostre  rescript. 

21 


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322 


L©  X“*  du  mois  passé  j’ay  reoeu  la  mande  des  livres  que  m'aviez 
envoyé,  dont  le  Rd  Père  Schondoncq  et  Crabbe  ont  eu  leur  part 
et  moy  pour  la  mienne  (en  suite  de  vostre  lectre  bientost  après 
receue)  25  quarti  tomi,  G integri  operis,  2 Vitæ  D . Augustini , 
2 Epigrammatum  Bauhusii,  mais  non  4 Sermonum,  lesqueles  pol- 
driez  envoyer  une  aultrefois,  avecq  encoire  ung  tertii  tomi  et  ung 
quarti,  item  avecq  un  ternion  VV  qui  mancque  in  2°  torao  inter 
paginas  1052  et  1065,  et  un  aultre  Q qui  mancque  in  quarto  tomo 
inter  paginas  180  et  primam  indicis,  vous  remercians  moy  et  mon 
clercq  desdicts  Vita  Augustini  et  Epigrammata. 

J’ay  receu  nouvelles  de  Bruges,  que  les  exemplaires  y destinéz 
sont  venu  en  main  seure,  semblablement  de  Bos-le-ducq  ; quant 
aux  aultres  lieux  j’attends  encoire  le  certificat. 

J’ay  esté  persuadé  de  Monseigneur  le  R“e  et  aucuns  aultres,  de 
présenter  un  exemplaire  totius  operis , a Monseigneur  de  Vendesries 
comte  d’Estaires,  chef  des  finances.  Partant  il  vous  plaira  faire 
relier  ung  in  tribus  voluminibus  in  corio,  doré  sur  la  tranche, 
avec  un  fil  d’or  et  cordons  de  soye,  mcctant  sur  le  dos  F.L.,Tomus 
I.  II.  III  et  IIII.  Lequel  estant  relié  plaira  envoier  à Brusselles 
au  Rd  Père  du  Carne  avec  les  lectres  cy  joinctes  pour  le  présenter 
audict  Seigneur  de  ma  part,  ou  bien  si  vostre  commodité  et 
volonté  estoit  de  le  présenter  plustot  vous  mesme  (car  c’est  ung 
homme  duquel  on  poldroit  recepvoir  plaisir)  faire  le  poldrez  adver- 
tissant  préalablement  Monsieur-de  Watines  au  cas  qu’il  soit  alors 
a Brusselles  auprès  dudict  Seigneur  son  oncle,  pour  le  présenter 
ensemble,  par  ce  qu’estant  icy  il  s’at  offert  de  le  faire. 

Et  en  ce  cas  il  vous  plaira  supprimer  la  dicte  lectre  par  moy 
escrite  audict  père  du  Carne,  et  néantmoins  s’il  entendait  que  son 
collège  de  Brusselles  n’a  point  tomum  tertium  et  quartum  Com- 
mentarii  mei,  luy  envoiez  de  ma  part  ung  exemplaire  de  chacun, 
avecq  mes  recommandations. 

Tout  ce  que  dessus  estant  accomply,  je  deviendray  fort  endebté 
envers  vous  aultres,  messieurs,  mais  je  tascheray  vous  contenter 
honnestement,  avecq  la  grâce  de  Dieu,  auquel  je  prie  vous  accrois- 
tre  ses  grâces  célestes,  me  recommandant  affectueusement  aux 
vostres,  et  à celles  de  Madl,c  vostre  mère.  De  S*  Orner,  le  premier 
de  Mars  XVIe  XVI. 

Le  tout  affectionné  à vostre  service, 
François  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  LXXXVII,  fol.  493. 


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823 


114. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lacas. 

Francisco  Lucæ  decano  Àudomarensi  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dne. 

Silentii  culpam  agnosco;  at  utinam  non  tam  justa  ejus  caussa 
superesset,  obitus  optimæ  matris,  en  jus  animas  etsi  Deus,  ut 
confidimus,  benefecerit,  piis  tamen  R.  Y.  precibus  et  sacrificiis 
summopere  commendo.  Ipso  Purificatæ  Virginia  Matris  festo, 
gravius  se  habere  cœpit,  atque  ipsa  in  dies  vires  suas  imminui 
sensit:  pauperibus  proinde  consanguineis  et  amicis  prospicere,  et 
Religiosorum  monasteriis  eleemosynas  partiri  satagebat,  et  mox 
Ecclesiæ  sacramentis  adversus  instantem  mortem  (quam  ultro,  si 
Deo  visum,  expetebat)  muniri  festinabat.  Feria  Cinerum,  sub 
horam  quartam  me  excitari  jussit,  atque  ego  statim  fratres,sorores, 
et  R.  P.  Heribertum  advocavi:  qui  oculos  morientis  sub  horam 
octavam  clausit.  Porro  usque  ad  extremum  vitæ  momentum 
plane  mentis  suæ  compos,  de  ipso  etiam  cereo  accendendo  cura- 
bat,  qui  manibus  morituræ  imponeretur. 

Post  luctum  et  extrema  officia  quæ  piæ  matri  præstita,  curœ 
fuit,  quæ  nundinis  Francfurtensibus  destinaramus,  absolvere: 
Missale  in  folio,  Breviarium  in  8°,  Herbarum  hùtoriam  Dodonæi, 
R.  P.  Lessii  De  Summo  Bono  et  œtenia  beatitudine,  Illmi  Bellarmini 
De  œtema  fèliciiate  Sanctorum  libros.  Et  his  quidem  jam  finitis 
quarti  vestri  tomi  exemplaria  aliaque  Romam  per  primos  aurigas 
mittendi  occasionem  haud  prætermittam.  111”°  D.  Vendesio  exem- 
pter, ut  bibliopegus  absolverit,  per  R.  P.  du  Carne  offerri  cura- 
bimus.  Quatuor  Sermonum  exempla,unum  tertiiet  quarti  tomorum 
cum  foliis  quæ  R.  Y.  desunt,  et  Vitas  Patrurn  quas  gratis  ei 
offerimus,  prima  mittemus  opportunitate  : aepostmodum  omnium 
quæ  R.  Y.  debet  rationem  subducemus.  Yale  Rde  admodum  Dfie 
et  mea  fratrisque  Joannis  obsequia  cultumque  benignus  admitte, 
quæ  et  Rmo  £)"•  Blasæo  et  R.  P.  Schondoncho  deferri  rogamus. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  19e  Martii  1616. 

Archives  du  musée  Plantin:  Jleg.  A°  1615-1620,  fol.  34. 


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19  Mars 
1616. 


324 


115. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

29  Mars  Accepi  literas  D.  V.  significantes  obitum  optimæ  matris,  tristes 
16L6.  certe  etiam  mihi,  utpote  qui  coluerim  dominam  semper  ut  filiam 
Plantino  et  uxorem  Moreto  dignam,  dominis  et  amicis  meis  sin- 
gularissimis  jam  olim.  Sed  quia  ea  omnes  lege  nati  sumus,  non 
ut  hic  semper  vivamus,  sed  ut  hac  vita  bene  peracta,  ad  meliorem 
transferamur,  ubi  frui  liceat  Summo  Bono  et  fine  ultimo  nostro, 
id  cum  præstiterit  mater,  quippe  mortua  plena  ut  annorum  ita  et 
virtutum,  pietatis  erga  Deum,  liberalitatis  in  pauperes,  et  cætera, 
non  dubitamus  quin  sit  ei  jam  optime,  et  Deo  beata  fruatur.  Si 
quid  tamen  moræ  ex  humana  fragilitate  pateretur,  obtuli  ego 
quidem  ipso  die  festo  Annuneiatæ  Yirginis,  hoc  est,  postridie 
acceptarum  literarum,  pro  ejus  salute  sacrificium  : id  quod  etiam 
Rmwm  Dominum  Blasæum  et  Rdum  Patrem  Schondonchum,  ad 
quos  statim  easdem  literas  transraisi,  fecisse,  certo  persuasus  sum. 

Libris  illis  quos  D.  Y.  scribit  se  mihi  missurum, prout  petieram, 
placebit  etiam  addere  tomos  primum  et  secundum  Commentarii 
inei  in  Evangelia  et  a me  bene  valere,  una  cum  Domino  Johanne 
fratre,  ac  in  promovenda  re  literaria  yiriliter  pergere,  luctu 
temperato. 

Audomaropoli,  die  29  Martii  anno  1616. 

Clarisste  D.  V,  studiosiss"1,  . 

Franciscus  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  MonsT  Moretus,  grand  imprimeur  (le  leurs  Altèzes 
Ser"*6*,  en  la  ville  d’Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXVII,  fol.  497. 

116. 

Lettre  du  cardinal  Bellarmin  à François  Lucas. 

8 Octobre  Admodum  Revde  Dne.  Ad  litteras  D.  Yestræ  scriptas  22  Decem- 
1616.  bris  annj  guperioris,  distuli  hucusque  responsum,  quia  expectabam 
propediem  exoptatissimum  munus,  quod  videlicet,  reliquum  erat 
ex  Commentariis  D.  Yestræ  in  Evangelium  S.  Joannis.  Quia  vero 
ante  duos  dies  primum  recepi  a D.  Balthassare  Moreto,  quod 


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325 


expectavi  per  menses  fere  decem.;  ideo  nunc  primura  respondeo  : 
et  maximas  ago  gratias,  quod  tandem  Commentarium  vestrum 
integrum  habeo.  Ego  enim  magni  facio  labores  D.  Yestræ  : quia 
explicatio  vestra  literæ  inhæret,  et  non  solum  latinæ,  sed  etiam 
græcæ  : neque  desunt  ea,  qua)  ad  bonos  mores  utilia  sunt. 

Delectatus  sum  etiam  non  parum  dedicatoria  epistola,  quæ  ad 
Reverendissimum  Generalem  Præpositum  Societatis  Jesu  directa 
est  : is  enim  vir  optimus  et  doctissimus,  et  mihi  in  primis  amicis- 
simus  est.  Igitur  pluribus  de  causis  charitati  yestræ  obstrictum 
me  fateor. 

Yaleat  D.  Yestra  mei  memor  in  sanctis  precibus  suis:  et  vicis- 
sim  ego  precor  a Deo  vobis  ingentem  gloriæ  coronam.  Romæ 
die  8 Octobris  1616. 

Roberti  Bellarmini  S.  R.  E.  Cardinalis  e Societate  Jesu 
epistolœ  familiares.  Romæ  MDCL.,  p.  308. 

117. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

Quod  ad  literas  vestras  datas  XE  Augusti  hujus  anni  1616  non 
responderim  hactenus,  fecit  morbus  qui  me  plusquam  duobus 
mensibus  occupa  vit,  nec  adhuc  omnino  reliquit  : intérim  si  mori 
contigisset,  gaudebam  acceptam  a vobis  pecuniæ  summam,  quam 
debebam  reliquam,  nec  me  quidquam;  amplius  debere,  prout 
litteræ  vestræ  testantur.  Inchoabimus  igitur  novum  computum 
ab  opéré  Rdi  Patris  Cornelii  a Lapide  In  Pentateuchurn,  quod 
placebit  mihi  mittere  primæ  sarcinæ  opportunitate.  Correctorium 
biblicum  manuscriptum  quod  Rd0  Patri  Scotto  miseram,  iterum 
accepi  in  manus  meas:  quo,  aliisqne  manuscriptis  et  adversariis 
quæ  penes  me  adhuc  habeo,  statui  uti  ad  augendum  libellum 
Gorrectionum  Romanarum,  non  adjectis  novis  correctionibus,  sed 
indicatis  iis  lectionibus  latinorum  librorum,  quæ  cum  a Romanis 
Patribus  inobservatæ,  præteritæ  aut  neglectæ  fuerint,  videntur 
tamen  iis  quas  ipsi  secuti  sunt  meliores,  aut  etc.  Has  intersero 
ipsis  Romanis  correctionibus  ita  suaviter  ut  vix  possit  per- 
cipi:  nisi  quod  metuo  ne  in  majorem  numerum  excrescant.  Hic 
haud  dubium  adversarios  multos  patiar  (*)  : sed  utemur  ita 
prudenti  amicorum  consilio  et  rem  ita  clare  explicabimus,  spero, 

(l)  En  marge , de  V écriture  de  Moretus  : Lorinus,  Barrrdias  etc* 


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16  Novembre 
X616. 


326 


ut  se  falli  fateantur,  qui  putant  hæc  postrema  Biblia  Sixtina  seu 
Clementina,  post  correctionem  jam  semel  adhibitam,  tantæ  esse 
auctoritatis,  ut  nefas  sit  dicere  illis  aliquid  addi,  demi  mutarive 
posse,  multoque  magis  reipsa  mutare.  Ita  foret  iste  libellus  con- 
tinens,  et  correction  es  jam  factas  a Romanis,  et  quæ  adhuc  fie  ri 
possent  (nostro  quidem  judicio),  intervenante  pontificia  auctori- 
tate.  Aveo  scire  quousque  perductœ  sint  Concordantiœ,  jamdiu 
sub  prœlo  laborantes. 

Quod  restât,  Dominus  Deus  servet  Dominationem  Y.  una  cum 
Domino  Johanne  fratre  diu  incolumes.  Rmtt#  Dominus  noster 
quandoque  podagra  capitur,  sed  Rdtti  Pater  Schondonchus  conta- 
bescit  et  paulatim  extinguiter,  ut  audio  (non  enim  valemus  nos 
mutuo  invisere,  nisi  per  internuucios)  : res  est  deploranda,  tanti 
viri  tam  perversa  affect io.  Audomaropoli,  die  16  Novembris 
anno  1616. 

Clariss“  D.  Y.  studios^s®* 
Feanciscus  Lucas. 

Postquam  has  scripseram,  accepi  Roma  literas  ex  quibus  intel- 
ligo  de  exemplaribus  quarti  tomi  Commentarii  nostri  eo  advectis 
et  distribu tis.  Scribit  IHm«»  cardin alis  Bellar minus,  quod  tandem 
Commentarium  nostrum  integrum  habeat.  Ego  enira,  addit,  magni- 
facio  labores  D.  V.,  quia  explicatio  vestra  literæ  inhæret  et  non 
solum  latinœ  sed  et  grœcœ,  neque  desunt  ea  quæ  ad  bonos  mores 
utilia  sunt,  etc. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
Serme%  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  LXXXYII,  fol.  503. 


118. 


Lettre  de  François  Lucas  à Jean  Moretus  II. 

Monsieur  Morentorf. 

14  Décembre  J’ay  receu  la  vostre  au  mesme  temps  que  je  croy  qu’aurez 
1616.  receu  la  mienne.  Par  la  mande  de  Crabbe  j’ay  receu  Vincentiue 
Uegiu8 , du  pris  de  4 florins,  bien  mis  sur  mon  compte  et  quant  et 
quant  l’œuvre  du  Rme  d’Anvers  par  vostre  donation,  dont  je  vous  en 
remercie  infiniment.  J’ay  demandé  par  ma  dernière  Cornelium  a 
Lapide  In  Fentateuchum  : il  vous  plaira  envoyer  au  college  des 
Pères  Jésuites  à Courtrai  les  deux  premières  tomes  de  mon  Com- 


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327 


mentaire  In  Evangelia  par  ce  qu’ilz  ont  les  deux  dernières.  Il 
semble  à mon  cousin  Père  Lucas,  que  je  les  doy  envoyer  par  tout 
après  luy,  où  il  va  demeurer.  Les  Concordances  attenderons  en 
bonne  dévotion.  A tant,  Monsieur  Morentorf,  je  me  recommande 
en  vostre  bonne  grâce,  ensemble  en  celle  de  Monsieur  vostre  frère 
Baltasar,  priant  Dieu  vous  conserver  longues  années*  en  santé  et 
saincteté. 

De  S*  Orner,  le  XII1I*  de  Décembre  1616. 

Le  très  affectionné  à vostre  service, 
Fkançois  Lucas. 

Adresse  : 

A Monsieur,  MonsT  Moerentorf,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes  Serme#,  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  601. 

119. 

Lettre  de  B&rthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Admodum  venerabilis  D.  decane, 
eruditissime  Dfie  liceneiate. 

Ut  literis  tuœ  R.  quas  15  hujus  mensis  datas,  21  accepi,  respon-  ** 
deam  ; ne  sit  grave  paulo  altius  repetentem  præterita,  audire. 
Sunt  anni  supra  viginti,  quum  Sixtina  priore  correctione  Biblio- 
rum  suppressa,  quod  præli  vitiis  laborare  diceretur,  nova  sub 
Clementis  octavi  (laudatiss.  mem.  Pontificis)  auspiciis,  prodiret. 
Quo  tempore  nihilominus  multi  sibi  Romæ  describebant  eas  emen- 
dationes  quæ  in  ilia  suppressa  correctione  fuerant,  sive  conferendi 
studio,  sive  ea  mente  ut  quara  emendatissimam  haberent  Vulgatam 
sacrorum  Bibliorum  editionem.  Id  quum  intellexissem,  rogavi 
D.  Joannem  Wrichtum  Anglum,  hujus  UnitU  licentiatum  in 
theologia,  virum  doctum  uobisque  amicum,  (tune  temporis  cano- 
nicum  in  Deiparæ  Cortracensis,  nunc  autem  multos  jam  annos, 
decanum)  ut  per  aliquem  suorum  quos  Romæ  habebat  clientum, 
illas  emendationes  sibi  describi  curaret;  quarum  ego  deinde 
copiam  nansciscerer.  Missæ  sunt  illi  accurate  descriptœ  : ex  quibus 
ego  utilissimas  quasque  (ut  tune  j udicabam)  annota vi  ad  marginem 
meorum  Bibliorum  Clementinorum,  Romæ  anno  1603  impres- 
sorum  ; cæteris,  quæ  minoris  momenti  tune  videbantur,  præteritis. 

Aliquot  annis  postea,  venit  mihi  in  mentem,ex  margine  meorum 
Bibliorum  eas  excerpere,  ac  tibi  talium  rerum  et  avidissimo  et 


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Décembie 

1616. 


•328 


scientissimo,  mittere.  Quod  cum  feoissem,  tua  mihi  Râ  in  hune 
modutn  scripsit,  quinto  calendas  Martias,  1607.  “ Nondum  gratias 
egi  R.  D.  T.  de  missis  ad  me  nuper  castigationibus  Sixtinis  : quod 
nunc  demum  facio  quam  officiosissime,  postquam  examinavi,  et 
cum  fontibus  suis  contuli  bonam  illarum  partem.  Atque  omnino 
ea8dem  castigcdiones  inf  er  chartas  meas  inveni  ; casque  longe  améliores, 
missas  mihi  a Moreto,vel  alio  nescio  quo  : sed  quia  deerat  congruus 
titulus,  nesciebam  quid  sibi  vellent,  vel  unde  essent  extractæ.  Jam 
examinatas,  quod  dixi,  miror  a posterioribus  eorrectoribus  fuisse 
omissasplerasque  omnes,  præsertim  quum  nec  latini  libri  manu- 
scripti  desint  qui  illis  suffragentur.Verum  ita  faciendum  hac  vice, 
tulit  judicium  deputatorum,  quod  nuper  scribebat  Card.  Bellar- 
minus  : suo  posthac  tempore  et  illæ  poterunt  obtinere”^)-  Hacte- 
nus  verba  sunt  tuæ  erudifcissimæ  pietatis. 

Quocirca,  quod  nunc  scribis  mirari  te  esse  multos  Scripturæ 
sacræ  libros  in  quibus  nullæ  aut  paucæ  sint  emendationes  Six- 
tinæ  ; teque  nescire  unde  id  accidat  : hortor  ut  tuas  ipsius  chartas 
excutias  atque  discutias,  ut  illic  alicubi  reperias  eas  ipsas  tuas,  a 
quocumque  tandem  olim  tibi  missas,  de  quibus  ante  annos  decem 
mihi  quœ  superius  recitavi,  tute  scripsisti. 

Quod  si  forte  non  reperias  : nullum  occurrit  melius  consilium 
quam  ut  easdem  vel  Roma  petas  ab  aliquo  tibi  amico;  vel  alter 
nostrum  petat  a Dfio  decano  Cortracensi,  jam  pene  decrepito.. 
Quod  vero  tibi  aliquando  relatum  fuisse  arbitraris,  ilia  Biblia 
Sixtina  suppressa  exs  tare  in  bibliotheca  seminarii  regii  Duacensis, 
erravit  si  quis  tibi  retulit;  quum  ego  jam  25  aut  amplius  annos 
seminarii  provisor,  et  omnium  rerum  çonscius  nihil  unquum  taie 
audierim.  Et  tamen  de  illis  versibus  libri  Proverbiorum,  quos 
annotasti,  ex  meis  quas  dixi  annotationibus  tibi  respondere  pos- 
sum,  fuerintne  in  Bibliis  Sixtinis. 

Proverb.  13.  v.  13.  Animœ  dolosœ  etc.,  video  me  in  Clementinis 
meis  Bibliis  totum  linea  nigra  inducta,  oblite- 
randum  signare:  sed  non  appono  hanc  notam, 
Rom.,  quam  ubique  addo  ubi  ex  Sixtina  correc- 
tione  quippiam  annoto.  Ea  nota  mihi  significat 
Romanam  priorem  correctionem. 
c.  14.  v.  15.  Filio  doloso  etc. 

v.  21.  Qui  crédit  etc.  De  his  duobus  idem  plane  est 
dicendum,  idemque  nos  fecimus  in  nostro 
Bibliorum  Romanorum  codice,  quod  de  v.  13. 
capitis  13. 

c.  15.  v.  5.  In  abundanti  etc.,  non  omittitur;  ut  necabest 
græcis  ; tametsi  multis  mss.  latinis. 

(')  Voir  document  01. 


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329 


c.  15.  v.  27.  Per  mùericordiam  etc.,  idem  plane  judicinm. 
c.  16.  y.  5.  Initium  viœ  bonœ  etc.,  de  hoc  quoque  prorsus 
idem  judicium. 

c.  17.  v.  16.  Qui  aUam  etc.,  delevimus  in  nostro  codice 
Romano,  sed  sine  nota  ilia:  Rom,  1. 
c.  18.  v.  8.  Pigrum  dejidt  timor  etc.,  non  omittitur  : ut  est 

in.gr\ 

c.  22.  v.  9.  Vidoriam  etc.,  idem  judicium. 
c.  25.  v.  10.  Gratia  etc.,  idem  judicium. 
c.  27.  v.  21.  Cor  inigui  etc.,  deleyimus  in  nostro  codice 
ïtomano,  sed  sine  nota  ilia  Rom.  1. 
c.  29.  v.  27.  Verbum  custodiens  etc.,  hoc  quoque  delevimus, 
sed  sine  ilia  nota. 

Habes  ad  omnes  versus  de  quibus  quærebas.  Cur  eos  non 
sustulit  Sixtina  correctio,  quum  absint  concorditer  rnultis  latinis 
libris,  ut  hebræis  et  chaldæis?  Sustulit  multas  similes  sententias 
ex  libris  Regum.  Credo  illos  priores  Sixti  authoritate.  datos 
correctores  veritos  fuisse  offendiculum  aliquod  si  versus  illos 
omnes  ex  Proverbiis  sustulissent,  hactenus  in  codicibus  Biblio* 
rum  latinis  excusis  toleratos.  Quæ  ratio  et  Hentenium  movit  ne  e 
textu  Lovaniensium  Bibliorum  ejiceret;  ut  testatur  ipse  in  sua  ad 
lectores  præfatione.  Nullam  aliam  credo  causam  fuisse  Sixtinis 
correctoribus,  volentibus  evitare  hominum  morosorum  et  vetustis 
manuscriptis  inspiciendis  minime  assuetorum,  querelas  et  obmur- 
murationes. 

Jam  ad  illud  venio  quod  scribis  te  serio  cogitare  de  conservan- 
dis  iis  variis  lectionibus  quæ  extant  in  Bibliis  Lovaniensibus,  et 
in  priore  ilia  correctione  Sixtina;  iis,  dico,  quas  correctores  Romani 
posteriores  præterierunt  ; quamquam  meliores  sæpe  videantur  iis 
quas  ipse  sequuti  sunt:  non  possum  non  magnopere  istum 
animum  collaudare,  quo  rem  tam  utilem  Ecclesiæ  mediteris,  quæ 
viam  parabit  ad  plurium  locorum  in  sacris  Bibliis  nostris  emen- 
dationem  tandem  aliquando  publica  ac  suprema  authoritate 
faciendam.  Et  alioqui,  nonne  sunt  indignæ  varietates  illæ  quæ 
pereant  ? Faciès  autem  hoc  eo  modo,  quem  judicaveris  commodis- 
simum  ; ac  (ut  promittis)  in  præfatione  rationem  tui  instituti 
lectori  aperies.  Negligendum  omnino  (ut  quam  civilissime  dicam) 
est  eorum  judicium,  qui  nihil  superesse  putant  quod  possit  aut 
licitum  sit  corrigi  in  Bibliis  Clementinæ  editionis.  Nonne  post 
illorum  editionem  Romæ  factam  anno  1593,  ipsi  Romani  sæpiusad 
Moretum  emendationes  miserunt  quæ  esset  textui  inserendæ? 
Nonne  ipsa  præfatio  Romanorum  correctorum  longe  aliud  sonat? 
Loquentes  de  ista  editione  Romana  sub  Clemente  VIII  facto, 


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330 


dicunt:  quam  sicut  omnibus  numeris  absolutam,  pro  humana 
imbecillitate,  affirmare  difficile  est  : ita  etc.  Et  mox  : Ir  bac  pervul- 
gata  lectione,  sicut  nonnulla  consulto  mutata;  ita  etiam,  aliaquæ 
mutanda  videbantur,  consulto  immutata  relicta  sunt:  tum  quod 
ita  faciendum  esse  ad  offensionem  populorum  vitandam  sanctus 
Hieronymus  non  semel  admonuit  ; tum  quod  etc.,  tumdenique  etc., 
sed  ipsam  veterem  ac  vulgatam  editionem  latinam  a mendis 
veterum  librariorum,  necnon  pravarum  emendationum  erroribus 
repurgatam,  suæ  pristinæ  integritati  ac  puritati,  quoad  ejus  fieri 
potuifc,  restituere  ; eaque  restituta  ut  quam  emendatissime  impri- 
meretur,  juxta  Concilii  œcumenici  decretutn,  pro  viribus  operam 
dare.  Hæc  ibi.  Porro  quod  de  offensione  populorum  vitanda  ex 
B.  Hieronymo  adferunt;  non  valde  huic  rei  sistendum  est.  Offen- 
sionis  minôr  est  occasio,  quando  scribarum  et  imperitorum  vel 
teraerariorum'criticorum  errata  tolluntur,  quamcum  interpretum 
errata  S.  Hieronymus  castigabat,  quæ  jampridem  in  usum  eccle- 
siarum  vénérant,  quum  scilicet  minor  illic  est  variatio,  et  quum 
tali  correctione  jam  prœlusum  est  per  annotationes  variarum 
lectionum  hactenus  a diversis  catholicis  viris  factas  (quo  in 
numéro,  inter  primos  merito  habent  omnes  talium  rerum  pruden- 
tes D.  Franciscum  Lucam)  quibus  annotationibus  novitas,  quæ 
aliquid  oiïendiculi  gignere  poterat,  magna  jam  parte  est  detrita. 

Liceat  mihi  hac  occasion e te  eruditissime  D.  rogare  ut  in  edendis 
Concordantiis  Bibliorum,  velis  habere  singularem  rationem  eorum 
vocabulorum  quæ  in  veteribus  Concordantiis  melius  leguntur 
quam  in  Bibliis  Clementinis,  imo  quam  in  Lovaniensibus,  non 
raro.  Exerapli  gratia,  in  3 B.  Joannis,  v.  4.  illæ  legunt,  ma  jus  his 
non  habeo  gaudium , quam  etc.  Tribus  locis  hæc  lectio  illic  reperitur, 
scil.  vb0  major ; vbo  habeo ; vbo  gaudium, quæ  sine  dubio  germana  est,  et 
melioribus  codicibus  græcis  respondet,  legentibus  y^apav,  quum 
minus  probi  aliquot  habeant  ')(apiv.  An  igitur  non  fuerit  noxium, 
banc  in  Concordantiis  lectionem  mutare,  et  reponere  illam 
Clementinorum  et  Yulgarium  Bibliorum:  majorem  horum  non 
habeo  gratiam  ? 

Sæpe  alias  veteres  illæConcordantiæ  habent  lectionem Vulgatæ 
nostræ  editionis  meliorem,  quam  plerique  Bibliorum  codices# 
etiam  Clementinorum  ; ut  et  D.  Estius,  piæ  mem.Commentariis  ad 
Apostolicas  epistolas  sæpe  admonuit.  Ut  credibile  sit,  Romanos 
correctores,  si  eas  consuluissent,  multa  loca  emendaturos  fuisse,  nec 
reformidaturos  novitatis  invidiam,  quam  jam  olim  obtrivisset 
Hugo  cardinalis,  collector  Concordantiarum  istarum  quas  veteres 
dicimus.  Yidentur  certe  talibus  saltem  in  locis,  scilicet  ubi 
meliorem  lectionem  habent,  omnino  retinendæ. 


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331 


Mihi  temporum  ordinem  consideranti  videtur,  quum  sub  Jor- 
dano  Mgro  ordinis  Prœdicatorura  secundo,  Biblia  sacra  per 
ejusdern  ordinis  in  Francia  Fratres  essent  emendata  ex  vetustis 
libris  (mentio  hujus  rei  abs  te  facta  est  in  catalogo,  nbi  viginti 
ilia  exempla  a D.  Hunnæo  contributa,  explicas),  qua  in  emendatione 
authoritatem  et  anxilium  attulit  non  médiocre  Hugo  provincialis 
prior  in  eadem  Francia, hac  occasione  eumdem  Hugonem  cardinalem 
suscepisse  istam  egregiam  curam  concinnandi  Bibliorum  Concor- 
dantias  ; non  eo  tantum  fine  ut  constaret  quoties  et  ubi  unaquæque 
dictio  (saltem  declinabilis)  in  sacris  Bibliis  reperiretur  ; sed  etiam 
ut  germanam  lectionem  Vulgatæ  nostræ  editionis,  inlocis  discre- 
pantem  lectionem  habentibus,  hoc  velut  indicio  nobis  monstraret 
et  assereret.  Ita  ut  Concordantiæ  veteres,  probatissimi  cuiusdam 
exemplaris  loco  censeri  merito  debeant.  Sed  hæc  bactenus;  pluri- 
bus  fortassis  quam  conveniat,  certe  quam  necesse  sit  apud  te, 
horum  omnium  (si  quis  est  alius)  in  prirais  gnarum.  Claudam 
igitnr  epistolam;  Deumque  precabor  ut  vires  atque  animum  tuœ 
eruditissimæ  pietati  addat,  ad  perficienda  hæc  de  quibus  nunc 
loquimur,  et  quæcumque  meditaris  alia  Ecclesiæ  ipsius  utilia. 
Duaco,partim  S.  Stephano  protomartyre  Christi,partim  B.  Joanne 
Evangelista  tantillum  otii  nobis  facientibus  : quorum  precibus  vos, 
nostros  et  nostra  humiliter  commendamus. 

Venerabili  ac  eruditissimæ  pietati  tuæ  ofiBciose  add. 

BA.RTHOLOMÆ.US  PeTRUS  LlNTR. 

Adresse  : 

Admodum  venerabili  et  eruditione  clarissimo  viro  D.  Francisco 
Lucæ,  theologo  canonico  et  decano  cathedralis  ecclesiæ  S.  Audo- 
mari. 

Archives  de  la  ville  de  S*  Orner:  G.  270. 

120. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lacas. 

Francisco  Lucæ  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dne. 

Distuli  responsum,  donec  plenius  et  certius  de  Concordantiis 
S.  S.  Bibliorum  finiendis  responderem.  Quns  demum  video  ad 
nundinas  has  vernales  cum  bono  Deo  prodituras  in  lucem,  correc- 
torum  no8trornm  opéra  haud  paullo  emendatiores  quam  R.  V . 
transmiserat.  Nam  cum  sub  impressionis  initium  çrebra  nimis 


1 Février 
1617. 


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332 


16  Février 
1617. 


dubia  vel  in  numeris  versuum  vel  in  ipsis  vocibus  occurrerent,  ut 
inter  corrigendum  sacer  textus  sæpissime  consulendus  esset, 
operæ  pretium  fore  videbatur,  si  extraordinaria  mercede  correc- 
tores  nostros  indncerem,  lit  successivis  horis  singulas  voces  cum 
sacro  textu  conferrent,  quo  emendatissima  hæc  tandem  atque 
omnium  perfectissima  Concordantiarum  prodiret  editio. 

Atque  hanc  operampræstare  cœperuntab  ipsadictione  CONTRA. 
Quæ  opéra  haud  exiguam  fateor  editioni  moram  injecta,  sed  majori 
lectoris  commod'o  haud  dubie  compensandam.  Nam  dictu  pene 
incredibile,  quot  errorum  millia  sustulerint;  quot  voces,  quas 
nusquam  sacer  textus  agnoscit,  repererint;  quot  formulas  incon- 
cinnas  in  ordinem  redegerint,  ut  in  ipso  Concordantiarum  titulo 
hujus  laboris  mentionem  fieri  ratio  omnino  suadeat,  in  liunc 
modum  commendandi  : Accessit  Correctorum  Plant  inianorum  opéra, 
qui  singulis  cum  samo  Textu  collatis  vocibus , innumeros  qui  in  omnes 
hactenus  editiones  irrepserant  errores  sustulerunt. 

Præterea  difficultatem  aliquam  fore  deprehendi,  si  omnes  voces 
quas  R.  Y.  eodem  capite  repetitas  annotarat,  inducerentur  : nam 
si  quis  forte  sententiam  aliquam  sub  nominibus  istis  sæpé  repetitis 
latentem  quærat,  quomodo  inveniet  nî  ipsa  S.  S.  Bibliorum 
integra  capita  magno  suo  incommodo  evolvat!  Quare  ab  ipso 
verbo  BENEDICO  formulam  istam  sœpe  hoc  capite  omittendam 
duxi,  atque  omnes  ordine  voces  reponendas  : et  proinde  in  R.  Y. 
præfatione  de  nominibus  istis  sublatis  monitio  inducenda  erit. 

Quem  R.  Y.  postularat  P.  Cornelii  In  Pentateuchvm  Commeu- 
tarium,  certe  accepisse  confido,  Petro  Geubens  bibliopola 
reddente.  Commentarii  vestri  in  Evangelia  priores  tomos  R.  P. 
rectori  Cortracensi  coram  hic  tradidimus.  Rituale  Romanura 
Pauli  Y Pont.  Max.  jussu  editum,  jam  nunc  typis  nostris  excudi- 
mus  ; cujus  R.  Y.  et  simul  Rmo  antistiti  Blasæo  et  R.  P.  Schon- 
doncho  mittendi  opportunitatem  exspectamus;  atque  interea  sin- 
gulis vestrum  obsequia  nostra  et  cultum  ego  et  frater  deferimus, 
et  felicissimum  hune  annum,  etsi  serius,  animo  precamur. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  Kal.  Febr.  M.  DC.  XYII. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg.  A°  1615-1620,  fol.  86. 

121. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

Accepi  literas  tuas  datas  fmiente  mense  Januario,  ex  quibus 
quod  intelligam, Concordantes  proximis  nundinis  prodituras,  gau- 


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333 


deo,  eoqûemagis  quod  correctiores  prodibunt  quam  aliæplerœque 
hactenus,  idque  opéra  correctorum  vestrorum,  quorum  diligentia 
jure  merito  ipso  titulo  venit  commendanda,  et  lectoribus  signifi- 
canda.  Nam  mihi  non  fuit  aliud  curæ  quam  ut  ad  correctiones 
Romanas  emendarem.  Sed  salva  pace  vestra,  videtur  mihi  plenius 
clariusque  ille  titulus  exprimi  posse,  sidicatur  : Accessit  correctorum 
Plantinianorum  opéra , singularum  sententiarum , etiam  earum  quibus 
nulla  est  a Romanis  Patribus  correctio  adhibita,  cum  sawo  textu 
collatio  : qua  fit  ut  innumeri  errores  vocum  et  numerwum  sublati 
sint,  qui  in  omnes  hactenus  editiones  ùrepserant. 

Dolendum  est  quod  ad  ipso  initio  operis  non  venerit  in  mentem 
hæc  cura  : immo  occurrit  quidem  semper  menti  meœ,  sed,  cum 
mihi  non  vacaret  ei  rei  intendere,  nesciebam  cui  possem  commit- 
tere.  Audio  exstare  Concordantias  quas  veteres  vocant,  Estius 
Commentariis  in  Apostolum  et  Lintrensis  literis  ad  me  datis,  et 
magnifaciunfc,  et  tenent  esse  correctissimas,  profectas  ab  ipso 
Hugone  cardinali,  primo  Concordantiarum  auctore  : sed  nondum 
contigit  me  videre  eas,  quod  sciam. 

Quod  ad  alterum  literarum  vestrarum  punctum,  quo  signifi- 
catis  quod  plerisque  locis  reponsueritis  voces  sæpins  repetitas 
quas  ego  obduxeram;  non  reprobo  quidem  vestrum  judicium, 
nam  sæpe  apud  me  consideravi,  Concordantias  non  posse  esse 
nimis  prolixas,  etiamsi  relinquerentur  errores  qui  libros  et  animos 
multorum  occuparint,  immo  etiam  monosyllaba  ad  longuin 
expressa  aliquando  prodesse  posse  eis  qui  bene  Concordantiis 
norunt  uti  (expertus  loquor),  sed  illud  hic  erit  incommodi,  quod 
illæ  sententiæ.quas  putaveram  obducendas,  cum  non  sint  collatæ 
cum  Romanis  correctionibus,  dissidebunt  nonnuriquam  ab  aliis. 
Yerbi  gratia,  sæpius  occurrit  ut  Concordantiæ  sub  nomine  Aaron 
legant  filii  Aaron  sacerdotù,  cum  correctio  Romana  sit  sacerdotes ; 
dissidebit  locus  qui  sub  nomine  sacerdos  est,  ab  altero.  Ad  evitan- 
dum  autem  laborem  revolvendi  integri  capitis,  ratio  occurrit  ut 
quæratur  una  ex  vocibus  cohærentibus,  ut  loco  Aaron  quæratur 
sacerdos,  quamquam  fieri  aliquando  posset  ut  hæc  ratio  non  suffi- 
ceret:  sed  nobis  propositum  fuit,  librum  ejusque  usum  expeditum 
reddere,  resectis  iis  quæ  raro  prodesse  possunt.  Quis  enim  facile 
quæret  vocem  Aaron  iu  Lcvitico  ubi  crnties,  aut  aliquo  ejus  capite 
ubi  vicies  occurrit  ? Quamquam,  ut  dixi,  nihil  noceat  reliquisse;  sed 
velim  ut  placeat  mihi  mittere  præfationem  meam  ita  mutatam,  ut 
mutandam  indicatis,  antequam  excudatis. 

Quod  ad  novas  correctiones  Bibliorum,  quas  ego  jam  meditor 
(ut  vobis  scripsi),  addam  hic  épigraphe n earum,  ex  qua  facile 
judicare  poteritis  de  toto  libello. 


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334 


Libellas  unus,  continens  Romance  correclionis,  in  Latinis  Bibliis 
editionis  Vulgatœ , jussu  Sixti  V.  Pontif.  Max . récognitif,  Loca 
insigniora . 

Libellas  aller,  continens  alias  lectionum  varietates,  in  eisdem  Bibliis 
Latinis , ex  manuscriptis  exemplaribus  collectas,  guibus  perfectior  rcddi 
possit  féliciter  cœpta  correctio , si  accédai  Summi  Pontificis  auctoritas ; 
observatore  et  colledore  Francisco  Luca  Brugensi,  Ecclesiœ  Cathe - 
dralis  Audomaropolitanœ  Theologo  et  Decano . 

Prior  libellus  erit  qualis  jamdin  prodiit,  paucis  mutatis:  poste- 
rior  jam  pene  obsolutus  est  ; restât  præfatio,  qua  doceam  Biblia 
ilia  postrema  non  tam  exacte  correcta  fuisse,  quin  relictum  sit 
aliquid  industriæ  posterorum.  Yidentur  enim  multi  aliter  sentire, 
et  nominatim  Lorinus,  qui  multa  scripsit  a correctioneilla  Biblio- 
rum,  et  exacte  ubique  varias  lectiones  examinât, citatis  plus  centies 
Notationibus  in  varias  lectiones  a me  scriptis  jam  inde  ab  annis 
quadraginta.  Sed  puto  illos  non  discussisse  hoc  argumentum, 
Biblia  autem  ilia  nova  Summi  Pontificis  auctoritate  édita,  simpli- 
citer  accepisse  tanquam  àvafidprrjTa,  contra  ipsius  Pontificis 
mentem.  Si  rescire  posset  D.  Y.  an  adhuc  vivat  Lorinus  Avenione 
et  an  literas  queas  ad  eum  mittere,  ego  hac  de  re  ad  eum  scribe- 
rem.  B.dl  P.  Cornelii  opus  In  Pentateuchum  certe  accepi.  Rdus 
Dominus  plurima  vos  salute  impertit,  et  avide  mecum  exspectat 
Rituale  Romanum,  quo  Rda#  Pater  Schondonchus  jam  opus  non 
habet,  ut  qui  totus  sit  in  contemplandis  rebus  ritibusque  Ecclesiœ 
triumphantis,  evocatus  ex  hac  misera  vita  diebus  superioribus, 
magno  sui  desiderio  apud  amicos  aliosque  relicto.  Memoriaejus  in 
benedictione  ; nam  quid  aliud  apprecabimur?  Mihi  post  diutumum 
morbum  videntur  vires  paulatim  adhuc  restaurari  ad  tempus 
breve.  Dominus  Deus  det  et  servet  vobis,  tibi  inquam  ac  fratri 
tuo,  sanitatem  perfectam  et  diuturnam.  R“u*  Dominus  noster  velit 
certior  fieri,  an  acceperitis  LXIIII  flor.  cum  aliquot  assibus  quos 
vobis  misit  diebus  superioribus  per  tabellarium  ordinarium. 
Audomaropoli,  16  Februarii  1617. 

Clariss**  D.  Y.  studiosiss**, 
Franciscus  Lucas. 


Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
ger1"»*,  en  Anvers  au  compas  d*or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin:  Reg . LXXXYII,  fol.  509. 


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122. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

D.  Francisco  Lucæ  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dfie. 

Mitto  præfationis  tuæ  ad  Concordantias  exemplar  (*)  ; in  qua, 
quæ  inducenda  existimo,  annotavi.  Sed  et  titnlum  Concordantia- 
rum  subjunxi,  de  quo  R.  V.  judicium,  simul  cum  præfationis 
exemplo,  quam  licebit  citissime  exspecto.  Et  vero,  si  tabellarii 
culpa  diutius  exspectandum  responsum,  ad  hanc  ipsam  formara, 
quam  mitto,  finem  operi  imponam.  Quam  autem  R.  Y.  difficulta- 
tem  concepit  circa  voces  quas  obduxerat,  easque  a nobis  repositas; 
nulla  aut  exigua  esse  potest,  nam  a verbo  B EN  ED  IC  O reponere 
primum  cœpimus,  et  a præpositione  CONTRA  singulas  voces 
cüm  sacro  textu  conferre. 

Primum  Concordantiarum  auctorem  quem  hactenus  ignoravi, 
libens  e R.  Y.  litteris  cognosco,  cardinalem  Hugonem,  atque 
edoceri  velim  quibus  argumentis  auctorem  eum  fuisse  constat. 

Libellusille  alter  variarum  lectionum,  e quibus  sacrorum  Biblio- 
rum  [castigatio]  perfici  poterit,  lucem  profecto  meretur,  a Roma- 
nis, uti  credo,  Patribus  haud  improbandus.  P.  Lorinus  non  jam 
Avenione  sed  Romæ  vivit.  Si  quid  ad  eum  litterarum  mihi  R.  Y. 
commendarit,  libens  curavero. 

R.  P.  Schondonchi  mors  magno  nos  dolore  affecit,  quæ  ad 
summa  haud  dubie  gaudia  ipsum  evexit,  et  proinde  æquiori  nobis 
animo  ferenda,  ne  amicissimo  Patri  quietem  invidere  videamur. 

Ritualis  Romani  mittendi  occasio  nondum  fuit,  et  vereor  ut 
erit  priusquam  Concordantiæ  finiantur,  et  plenior  aliqua  sarcina 
componatur.  Interea  libellum  hune  adversus  archiepiscopum 
Spalatensem  per  cursorem  promitto,  si  forte  R.  Y.  et  Rmo  antistiti 
tanti  sit  vidisse.  Yale  Rde  admodum  Dne  et  a fratre  meo  pariter 
salve.  Antverpiæ,  XXY  Febr.  1617. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  A 0 1615-1620,  fol.  92. 


0)  La  préface  qui  se  trouve  imprimée  dans  l’édition  de  la  Concordance 
de  1617,  diffère  quelque  peu  de  celle  dont  Lucas  avait  envoyé  le  manu- 
scrit à Moretus.  Nous  croyons  devoir  reproduire  ici  en  annexe  la  préface 
primitive,  parce  qu’elle  contient  plusieurs  détails  historiques. 


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25  Février 
1617. 


336 

Annexe  : 


Franciscus  Lucas  Brugensis,  Ecclesiæ  Cathedralis 
Audomaropolitanæ  theologus  et  decanus,  studioso 
S.  Script uræ  lectori,  salutem. 

Quis  hujus  libri,  cui  vulgo  titulus  est  Concordantiœ  Bibliorum , 
sit  usus,  non  dicam,  eo  quod  non  ignotum  tibi  esse  credam  : 
solummodo  declarabo,  quid  in  hac  editione  sit  præstitum,  quod 
non  in  aliis  bactenus.  Sumto  igitur  in  manus  exemplari  Concor- 
dantiarum  excuso  Antverpiæ  anno  1585,  quo  non  aliud  exstare 
arbitramur  aut  copiosius  aut  exactius,  contulimus  et  correximus 
illud,  ad  libellum  nostrum  Correctorium,  cui  titulus  est: 

Romane b corredionis  in  Latinis  Bïbliis  editionis  Vulgatœ , j tissu 
Sixti  V Pont.  Max.  recognitis,  Loca  insignion'a. 

Eo  descripta  continentur  quæ  Summorum  Pontificum  Sixti  Y 
et  Clementis  VIII  auctoritate  nuper  in  Bibliis  sunt  emendata. 
Concordantiæ,  cum  ad  ilium  et  juxta  ilium  libellum  correctæ 
sunt, consequenter  ad  Biblia  ipsa  correctæ  sunt:  nam  et  Biblia 
ipsa  plerisque  occasionibus  consulta  a nobis  fuerunt.  Hoc  igitur 
primum  præstitum  a nobis  est,  quod  hæc  Concordantiarum  editio, 
ad  Sixtina  Biblia  sit  correcta.  Nam  cum  plerique  alii  sacri  libri 
ad  ea  Biblia  recogniti  jam  essent,  non  oportuit  Concordantias, 
quæ  nihil  aliud  quam  ipsa  Bibliorum  verba  referunt,  omitti. 

Alterum  est,  quod  suffragantibus  pluribus  viris  doctis,  nomina- 
tim  RmU  Dominis  episcopis  Audomaropolitano  et  Ruræmundano, 
clarissimo  Domino  Universitatis  Duacenæ  cancellario  Estio  et 
Rd0  Pâtre  Societatis  Jesu  Schondoncho,  multa  præciderimus 
vocabula;  ea  videlicet,  quæ  plus  oneris  quam  utilitatis  Concor- 
dantiis  adferre  videbantur.  Imprimis  pronomina  pleraque,  con- 
junctiones  et  præpositiones  ; deinde  nomina  quædam,  ut  Dominus, 
Deus;  ad  hæc  etiam  verba  quædam,  ut  sum,  dico ; quæ  adeo 
fréquenter  occurrunt,  ut  nemo  ex  ipsis  facile  meminerit  certi 
alicujus  Scripturæ  loci.  Hac  enim  ratione  sublatis  vocibus  minus 
necessariis,  fit,  ut  et  eæ  voces  quæ  quæruntur  facilius  inveniri,  et 
Concordantiarum  liber  minus  gravis,  coramodius  circumferri 
possit. 

Postremo  collocavimus  hic  quasdam  voces  commodiori,  adeoque 
magis  proprio  loco,  mutata  plerumque  orthographia  in  roelius, 
aut  certe  juxta  Bibliorum  præscriptum. 

Hoc  igitur  nostro,  et  aliorum  quorumdam  qui  nos  adjuverunt, 
labore,  utaris,  fruaris,  Lector,  licet.  Yale. 


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337 


133. 

Lettre  de  Balthasar  Moretas  à François  Lacas. 

D.  Francisco  Lucœ  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodura  Dfie. 

Sabbato  proxime  elapso  tuam  præfationem  et  Concordantiarum  27  Février 
titulum  misi,  ut  utrumque  tuo  arbitrio  correctum  quam  citissime  1617. 
remitteres.  Interea  satius  mihi  visum,  ut  brevi  ad  Rmom  D. 

Blasæum  præfatione,  eu  jus  inConcordantiis  rite  concinnandisR.Y. 
libenter  usa  est  suffragio,  operam  nostram  typographicam  meo 
et  fratris  nomine  explicarem,  dedicarem.  Atque  hanc  merito 
R.  Y.  judicio  submitto,  et  ut  cura  præfatione  sua  et  titulo  citius 
remittat,  rogo  ; nam  intra  unam  atque  alteram  septimanas  ipsi 
Concordantiarum  operi  finem  imponemus,  et  proinde  prolegoraena 
hæc  pariter  absoivere  optamus.  Yale  eximie  Düe.  Subito.  XXVII 
Febr.  1617. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A0 1615-1620,  fol.  94. 


124. 

Lettre  de  François  Lacas  à Balthasar  Moretas. 

Clariss*  Domine  Morete. 


Ut  in  præfatione  mea  ad  Concordantias  inducantur  ilia  verba  2 Mars  1617. 
Denique  aliaquœdam  nomma  prœsertim  propna,  etc.,  ut  a vobis  est 
annotatum,  per  me  licet  : dubitaveram  an  etiam  pronomina,  præpo- 
sitiones  et  cætera  hujusmodi  composita  essent. 

Utile  judicaveram  fore  si  libellus  Romanarum  Correctionum  ad 
calcem  Concordantiarum  adprimeretur  (ut  promtum  esset  consu- 
lere,  si  quis  de  lectionis  veritate  ambigeret),  sed  quia  illius 
mentionem  ex  præfatione  delevistis,  video  nos  alterius  esse  sen- 
tentiæ. 

Postremo,  placet  ut  ex  titulo  omittantur  ea  verba  etiam  iis  in 
quitus  Romani  Patres  nihiî  correxere . 

De  primo  Concordantiarum  auctore  exactius  inquiram.  Libellus 
adversus  archiepiscopum  Spalatensem  (de  quo  misso  maximas 
gratias  ago)  videtur  mihi  docte  et  eloquenter  scriptus  : sed  nondum 
licuit  per  otium  legere  aut  cum  Rmo  Dno  Blasæo  communicare. 

Rituale  exspectabimus  opportune.  Quod  superest,  vale  clarissime 
Domine,  una  cum  fratre  avvépyo),  diu  incolumis.  Audomaropoli, 

2 Martii  1617. 


Clariss"  D.  Y.  studios^s" 
Fkanciscüs  Lucas. 

22 


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338 


Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes  Ser“e',  en  Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Cito,  cito,  cito. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  LXXXVII,  fol.  513. 

125. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dfie. 

15  Avril  Concordantias  (Deo  gratia  esto)  jam  tandem  absolvimus  : quarum 
1617.  duodecim  exemplaR.Y.  transmittimus,  atque  una  recentes  aliquot 
typographies  nostræ  fœtus,  Rituale  Romanum,  Jacobi  Bosii  De 
triumphanti  et  gloriosa  cruce  libros  sex,  Illml  Card.  Bellarmini  De 
gemüu  columbœ , Thomas  a Kempis  De  imitalione  Christi  cum  Fin- 
diciis  Kempenribus  P.  Heriberti  Rosweydi,  P.  Hermanni  Hugonis 
De  prima  scribendi  origine , Laurentii  Beyerlinck  Examen  Profec- 
tionis  M.  Antonii  de  Dominis,  Ericii  denique  Puteani  Pietatie  thau - 
mata  in  Proteum  Parthenium  P.  Bemardi  Bauhusii. 

Concordantiarum  bina  exempla  compacta,  cum  libris  item  novis, 
Rm#  Blasæo  offerenda,  sarcinæ  vestrœ  adjunximus,  quæ  ut 
receperit,reddere  quæso  ne  gravetur,  et  literas  quas  his  jungo.  In 
dedicatoria  elogium  adjeci  de  duplici  episcopatu  quorum  alterum 
Rmu.  Dfius  administravit,  alterum  modo  administrât. 

Verbum  redeundi  nobis  hic  placuit,  quo  aliorum  invidiam  decli- 
nemus,  qui  sibi  non  minus  quam  Rmo  Audomarensi  hanc  inscri- 
ptionem  deberi  forsan  cogitent.  Sed  ut  magis  me  explicem,addidi 
vocem  istuc , scilicet,  Audomaropolim  ad  te  redeunt , locum  velut 
originis  suas,  ubi  emendatio  a R.  Y.  instituts,  et  ab  ipso  Rmo 
comprobata. 

Itaque  ad  eum  redeunt,  qui  prius  eas  vidit  et  laudavit.  Rituale 
Romanum  quod  R.  P.  Schondoncho  p.  m.  destinaramus,  R.  P. 
rectori  collegii  Anglicani  offerri  rogamus.  Biblia  in  4°  recudere 
modo  incepimus,  et  capitum  Summaria  adjecimus,  olim  ab  avo 
p.  m.  excusa,  Romanorum  Patrum,  atque  ipsius  Sacres  Rituum 
Congregationis  permissu.  Nam  exemplar  editionis  Plantinianæ 
anni  M.  D.  LIX  in  Urbem  misimus,  cum  nullum  illic  exstare 
Illmut  Cobellutius  rescripsisset,  quo  deinde  a Sacra  Rituum  Con- 
gregatione  examinato,  juxta  illud,et  non  aliter, argumenta  a nobis 
imprimi  posse  mandavit. 


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339 

Yale  eximie  et  Rde  admodum  Dne,  nostri  in  sacris  precibus 
memor. 

Anverpiae,  in  ofïicina  Plantiniana,  XY  April.  M.  D.  O.  XYII. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg.  A0  1615-1620,  fol.  99. 

126. 

Lettre  de  François  Lne&s  à Balthasar  et  à Jean  Moretns  II. 

Clarissimi  Domini  Moreti. 

Hesterna  vespera  allata  domum  meam  fuit  sporta,  signata  notis 
quas  prius  indicaveratis,  continens  exemplaria  Concordantiarura 
duodecim  incompacta,  cum  aliis  libris  sex,  ex  horto  typographiæ 
vestræ  hoc  primo  vere  quam  amœnissime  ortis,  et  sarcinas  septem* 
Mane  hujus  diei  obtuli  Rmo  Domino  Blasæo  suam  sarciuam,  im- 
munem  a ve.ctura  (quod  necesse  non  fuerat  stipulari),  cum  literis 
vestris,  quam  ille  lœtissimo  vultu  accepit,  pollicitus  prima  oppor- 
tunitate  vobis  gratias  agere.  Bibliopolæ  etiam,  Crabbe,  Boscard, 
et  Geubens,  suas  singuli  sarcinulas  abstulerunt.  Ego  maximas 
ago  gratias  pro  iis  quos  tam  liberaliter  mihi  donastis  libris, 
conaturus  reddere  vicem,  ubi  potuero:  e quibus  unum  Concor- 
dantiarum  curabo  mitti  M.  Guidoni  Stassart,  qui  mihi  in  eo  opéré 
auxilio  fuerat.  Unicum  illud  exemplar  Ritualis  Romani  quod  Rd® 
P.  rectori  collegii  Anglorum  inscribitis,dabo  vicerectori,  Rd0  Patri 
Creswello  (nullus  enim  adhuc  præfectus  collegio  est  rector)  post- 
quam  Bruxella  redierit.  Dominus  Descamps,  secretarius  Rml 
Domini  Blasœi,  promittit  obire  libenter  officium  susceptoris  vestro 
nomine,  in  levanda  e sacro  fonte  proie  Pétri  Guebens.  De  aliis 
quibusdam  rebus  proxima  opportunitate  scripturus,  jam  finem 
faciam,  precatus  Deum  pro  vestra  incolumitate,  clarissimi  Domini 
mei  et  summi  amici.  Audomaropoli,  die  26  Aprilis  1617. 

Clariss.  D.  Y.  studiosissimus, 
Feanciscus  Lucas. 

' Adresse  : 

A Monsieur,  Monsieur  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs 
Altèzes  Sermet,  en  la  ville  d’Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Archives  du  musée  Plantin  : Reg . LXXXYII,  fol.  617. 


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26  Avril 
1617. 


840 


127. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Adtnodum  venerabilis  D.  decane,  eruditissime  Dne. 

28  Uai  16X7.  Quas  istinc  dedisti  16  hujus  mensis,  eas  ego  24  demum  accepi, 
unacum  sarcinula  chartacea  continente  libellos  tuos:  alterum 
sæpius  jam  impressum,  alterum  vero  recens  collectum,  impres- 
sioni  destinatum,  quem  a me  legi  cupiebas,  probari,  ac  remitti. 
Omnibus  quæ  seponi  ullo  modo  poterant,  sepositis,  in  lectionem 
incubui;  idque  feci  libentissime,  magnopere  nimirum  gavisus 
quod  viderem  tam  multas  egregias  sacrorum  Bibliorum  latinorum 
lectiones,  hac  via  per  te  ab  oblivione  et  neglectu  vindicandas; 
indignas  prorsus  quæ  pereant,  nec  sine  magno  penitioris  theolo- 
giœ  detrimento  velufci  sepeliendas. 

Inter  legendum,  paucula  annotavi  in  charta  separata,  quam  his 
adjungo  (').  Tna  eruditio  eorum  ration em  habere  velit,  quantam 
mereri  videbuntur,  et  quanti  tua  interesse  putabis.  Nam  ego  nihil 
meum  illio  specto,  Deo  gratia. 

Approbationem  similiter  separatim  scripsi,  ac  transmitto. 

Quod  de  nomine  meo  in  dedicatoria  exprimendo,  ad  meum 
arbitrium  remittis,  velimne  permit  ter  e : facis  tu  quidem  quod 
virum  eruditissimum  et  humanissimum  decet,  sed  rogo,  ut  sinas 
me  hic  judicio  et  .desiderio  meo  frui,  de  quo  tuæ  pietati  scripsi 
ante  annos  plus  minus  tredecim.  Qua  de  causa,  nolim  ægre  feras 
quod  in  libello  posteriore  ad  libri  Esther  cap.  15.  v.  4.  delevi  ea 
quæ  de  me  nominatim  erant. 

Cæterum,  antequam  judicium  meum  proferam  super  eo,  vide- 
licet  utro  ex  duobus  quos  proponis  modo  videatur  prima  hujus 
libelli  posterions  impressio  facienda  : arbitror  excutiendum  esse 
quidnam  illud  sit  quod  de  professoribus  S.  Th.  certi  ordinis  qui 
isthic  sunt,  scribis  in  tua  epistola.  Probarunt  (inquis)  libellum  : 
nec  putarunt  obnoxium  esse  posse  alicujus  calumniæ;  una 
monuerunt  ne  anxius  sim  de  mittendo  libello  Romam.  Ego  an 
hœc  verba  satis  assequar,  nescio.  Estne  illorum  mens  ut  libellus 
Romam  mittatur,  illic  prius  probandus  quam  imprimatur;  ac 
jubent  D.  tuam  esse  securam  de  approbatione  illic  obtinendaP  An 
potius  est  mens  illorum,  non  esse  necessariura  ut  Romam  mittatur, 
approbandus  scilicet  illic,  priusquam  prœlo  subjiciaturP  Id  quod 
révéra  non  est  necessarium  ; nihilomagis  de  libello  isto  tuo  quam 


(l)  Voir  Yann»xe  qui  suit  cette  lettre. 


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341 


de  infinitis  aliis.  Ac  fcametsi  eorum  mens  et  consilium  foret,  non 
imprimi,  nisi  Romana  approbatione  prævia  ; ego  tamen  existimo 
id  nullo  modo  faciendum,  ut  libellus  illuc  mittatur:  propter 
causas  quas  babeo  certe  cognitas  ex  aliis  viris  ejusdem  ordinis, 
idque  jam  pridem.  Te  vero  majorem  in  modum  rogo,  ut  (si  for- 
tassis  is  tibi  animus  sit,  quod  non  credo)  eum  in  Urbem  non 
mittas,  nisi  rationes  meas  vel  coram  audieris,  vel  saltem  literis 
certa  via  datis,  intellexeris.  Summa  est,  nullos  te  illic  majores 
adversarios  habiturum,  quam  vel  hos  ipsos  vel  eorum  gregales  ; 
quantumvis  speciosa  promissa  istic  dentur  tuæ  pietati.  Nec  dubito 
quin  libellus  Romæ  foret  probandus,  nisi  isti  illic  possent  omnia. 

Quibus  ita  se  habentibus,  et  alioqui;  non  video  cur  ad  calcem 
sacrorum  Bibliorum,  quæ  jam  in  4°  recudantur,  non  possitapponi 
nterque  libellus  tuus;  et  ille  scilicet  jam  sœpius  impressus,sed  nunc 
denuo  auctus,  qui  veluti  januam  aperiat  posteriori  nunc  primum 
in  luccm  prodeunti;  et  is  ipse  posterior.  Quorsum  enim  hic  pos- 
terior  separatim  primum  edatur,  ut  lectorum  judicia  audiantur  P 
Quam  pauci  sunb  ex  tanta  multitudine  libros  manibus  terentium, 
qui  hac  de  re  scienter  judicare  possint  ! Quod  si  etiam  plures 
essent,  quam  révéra  sint  : cur  male  eos  babeat  hune  libellum  una 
cum  sacris  Bibliis  (sed  priori  illi  subnexum)  prodire;  potius  quam 
ipsos  oifendere  potuerit  opus  Notationum  tuarum  Biblicarum, 
iisdem  Bibliis  sacris  quondam  subtextum,  et  avide  per  totum 
orbem  christianum  arreptum  P Subnecte  istum  ipsi  corpori  Bibli- 
orum, in  nomme  Düi:  sed  præeunte  illo  altero,  qui  viam  isti  apud 
lectores  intelligentes  aperiat. 

Yale  in  Dfio,  nostri  subinde  apud  eum  memor.  Duaco,  1617 
28  Maii. 

Qui  Eruditiss.  tuæ  pietatis  studiosiss. 

Baetholomæus  Peteus. 

Approbationem  concepi  iis  verbis  quæ  putarem  præsenti  nego- 
cio  conducere:  si  quid  cupiat  tua  R.  in  iis  mutatum,  audacter 
significet  et  mihi  remittat.  Mutabo  prout  expedire  indicaveris. 

Annexe  ; 

In  libeüo  •priore. 

Numeror.  c.  20.  v.  6.,  perpendat  quæso  an  correotio  sub  Sixto 
quinto  facta,  temere  omiserit  totam  illam  sententiam  : Clamave - 
funtque  ad  Dominum , etc.,  usque  : murmuratio  eorum . Credibile  est 
correctores  illius  temporis  vidisse  manuscripta  quæ  omitterent. 
Consonantia  latinorum  librorum  non  videtur  satis  arguere  quod 
hæo  sententia  sit  addita  ab  interprète  nostro.  Quid  enim  simile 


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342 


alibi  feoit  HieronymusP  Potius  videtur  hæc  consonantia  esse  es 
libro  missali,  ubi,  feria  6*  post  Dominicain  3am  Quadragesimæ,  ex 
ipso  capite  recitatnr  lectio  epistolaris.  Sed  notum  est  qnod  qui 
olim  lectiones  epistolares  in  missalem  librum  congesserunt,  non 
ubique  eas  retinent  ut  in  corpore  Bibliorum  erant,  sed  nonnulla 
interdum  mutasse,  detraxisse,  addidisse.  Certe  in  hac  eadem  epi- 
stolari  lectione  prout  in  Missali  est,  statim  post  initium  attexitur 
una  clausula  ex  c.  17.  Exodi;  ilia:  Baie  nobis  aguam  ut  bibamus. 
Tum  omittuntur  versus  3.  4.  et  5.  dicti  capifcis  20.  Numerorum. 
Attexitur  demum  versus  6.,  sed  cum  isto  additamento;  quod  vel 
solecismo  testatur  se  alterius  esse  quam  Hieronymi.  Qnœ  estenim 
istaloquutio:  ut  saiiaii , cesset  murmuratio  eorum ? 

Si  textus  sacer  olim  habuisset  hanc  sententiam,  certe  Glossa 
ordinaria  non  prætermisisset  expositionem  aliquam  tam  pulcræ 
precationi  apponere. 

Observavit  tua  pietas  et  alia  loca  in  Missali,  ac  prœcipue  in 
epistolaribus  lectionibus,  non  recte  se  habentia,  aut  certe  non  ex 
Bibliis  ita  desumpta  prout  illic  leguntur.  Ut  enim  omittamus  eas 
quæ  in  communi  Confessorum  ex  Eccli.  diversis  partibus  carp- 
tim  desumptis,  mutuoque  cohnexis  leguntur  ; quale  est  illud 
feriæ  2ae  hebdomadœ  majoris  : In  diebus  illis , dixit  Isaïas , 
Dominu8  Beux  aperuit  mihi  aurem,  etc.,  quæ  sunt  verba  Salva- 
toris  apud  Isaïam  c.  50  P Aut  initium  Epistolæ  feriæ  2ae  Penteco- 
stes?  Sabbato  autem  Pentecostes,  lectione  epistolari  secunda,  ubi 
vba : numerabis  ergo  àb  ipso  die  sabbaii : qui  conf ert  hoc  ita  in 
Missali  positum  cum  textu  Script  uræ  Le  vit.  23.,  videbit  esse 
mendum  vel  audaciam  correctoris  vel  collectons  epistolarium 
lectionum,  qui  non  curavit  quantum  oportebat  verba  sacrorum 
Bibliorum  latinorum. 

Optarim  igitur  illam  annotationem  libelli  prioris,  quæ  scheda 
inserta  addita  est  ad  c.  20.  Numerorum,  rejici  in  libellum  poste- 
riorem,  loco  suo  ponendam. 

Optarim  etiam  notationem  quæ  in  libello  priore  est  ad 
1 Joannis  Epist.  3.  v.  4.  nonnihil  commutatam  referri  in  poste- 
riorem  libellum,  proprio  loco.  Certe  enim  Concordantiæ  biblicæ 
tribus  diversis  locis,  videlicet  vbo  major , vbo  habeo , vbo  gaudium, 
legunt  : ma  jus  his  non  habeo  gaudium . Isidorus  Clarius  testatur 
sibi  conspectos  veteres  codices  qui  ita  legerent.  Habent  ita  Biblia 
Complutensia  et  Regia  inde  orta,  (tute  testaris  in  Notationibus)  et 
satis  constat  non  esse  probos  codices  græcos,  paucos  quidem  illos, 
qui  hic  legunt  X^pw,  quum  plerique  omnes  xaP^v  habeant  : 
quamquam  sensus  pene  eodem  redit,  licet  is,  qui  est  lectionis 
minus  probæ,  ait  coactior. 


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343 


In  libéllo  posteriori, 

Exodi  32.  v.  28.  Quid  si  ad  finem  notatiunculæ  adjician- 
tur  hæc:  Favent  item  Reibanua , Hugo  a 
8.  Vidore  tomo  2 Serm . 33.,  si  bene  expen - 
das,  Glossa  interlinealis , S.  Thomas  2 Sec . 
g,  14.  art  3.  in  c.  et  g . 97.  arf.  4.  arçr.  1., 
gui  omnes  nostra  Vulgata  sunt  usi.  Nam 
àliogui  et  Tertull,  tria  milia  refert,  Scorp. 
c.  3.  Ambrosius  guogue  epist.  56„  Optatus 
Milevit.  Contra  Farm,,  lib,  3.  post  med, 

5.  v.  6.  Ibi,  guam  non  videre  addita  ab  interprété; 

quid  si  adjungas  : et  abesae  a bonis  ma- 
nuss.  * ob  rationes  in  Notât ionibus  ex- 
positas  * ( 1 ). 

21.  v.  11.  Cum  vidissent  David.  Videtur  hoc  super- 
fluere,  Quœso  adde  : nam  bonis  îibris  abest, 
ut  etiam  hébrœo  et  græco;  et  serrno  est  de 
servis  Achis  gui  Davidem  tenebant  et  ei 
adducebantj  ut  palet  ex.  v.  14.  * Ut  abest 
a bonis  Iibris,  consonantibus  hebræo, 
græco,  etc.  * 

2.  v.  27.  Addi  posset:  confer  cum  v . 14  hujus  cap, 
* Respicitur  nempe  ad  id  quod  dictum 
est  supra  v.  14.  Surgant  pueri , etc.  * 

14.  y.  33.  Adde  : iisdem  de  causis  guas  diximus  ad 
v,  30. 

16.  y.  15.  Addatur  si  placet  : sed  confer  hune  locum 
cum  capitis  15  v,  17.  et  observentur  taies 
locutiones  similes. 

3.  v.  23.  Si  placet  addatur:  Et  ita  est  in  Miss, 
Rom.  feria  2 post  Dominic.  4 Quadrag. 
**Nam  et  in  Miss.Rom.  legitur  præsens, 
feria  2 post  Dominic.  4 Quadrag.**  (2). 

3 Reg.  6.  v.  8.  Adde:  Et  recte , ut  videtur;  postguam 
corredio  Romana  pro  pariete  guod  muUi 
codices  habébant,  reposait  parte.  * Ita  ut 
ad  parte  referatur,  ‘non  ad  domus.  * 
tPsal.  138,  v.  11.  Adde:  Et  Rupertus,  De  Divin,  off.  lib.  6. 
c.  24.  f (8). 

O Les  mots  placés  ioi  et  plus  loin  entre  deux  astérisques,  sont  ajoutés 
àp  la  main  de  Lucas. 

(s)  C’est  ainsi  que  Lucas  a changé  la  phrase  précédente. 

(8)  Les  trois  annotations  comprises  entre  deux  croix  sont  biffées,  proba- 
blement par  Lucas. 


1 Reg. 

IReg. 

2 Reg. 

2 Reg. 

2 Reg. 

3 Reg. 


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344 


fSap. 


Sap. 


f Eccli, 

Isaïœ 

Matth. 

Lucœ 

Act. 


Rom. 


Coloss. 


14.  v.  11.  Adde:  Et  scholiastes  Romarms  ad  70  illic 
ipso  crédit  esse  vitium  scribarum  in  textu 
Vulgatæ.  f 

18.  v.  22.  Adde:  Ex  v.  25  subséquente  omnino 
apparet  inierpretem  hic  non  apposuisse 
illud  relativum  se.  * Sicut  infra  y.  25 
6 oXedpevû) v,  qui  exterminabat.  * 

1.  y.  16.  Adde:  Hujus  annotationis  bona  pars  est 
ex  scholiaste  Romano  ad  70  illic  latine 
impresso.  f 

49.  v.  10.  Adde  : Portabit  habet  Missale  Romanvm , 
sabbato  post  Dominicum  4 Qimdrag . 

21.  y.  31.  Adde:  Et  ita  récitai  8 . Thom . 2 Sec . 
q.  189.  art . 1.  ad  1. 

16.  v.  21.  Adde  : Videntur  hue  translata  ex  cap . 15. 
v.  16. 

1.  y.  20.  Adde:  Ejus  legitur  in  Missali  Romano , 

festo  8 . Mathiæ, 

11.  v.  5.  Adde  : 8 . Augustinus  illud  salvæ  omittit 
non  semélf  Ad  Bonifadum  lib,  2.  c.  7 ; De 
præd . Sanct.  c.  16.  et  18. 

2.  v.  4.  Adde  : Forte  interpres  scrvpsü  suasibili- 

tafce,  quod  œ'iginali  consonat . 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  270. 


128. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Venerabilis  et  ernditissime  D.  decane. 

9 Juin  1617.  Munusculiim  hoc  appellasPVolumen  magnum  Concordantiarum 
Biblicarum,  multo  labore  et  sollicitudine  tuæ  R.  redactarum  ad  cor- 
rectionem  Clementinam.  Gratiam  itaque  habeo  et  propter  donum 
ipsum,  et  propter  benevolentissimum  ipsum  affectum  quo  donas. 

Anni  sunt  circiter  24,  quum  ego  hic  ex  P.  Joanne  Servio  amico 
et  familiari  nostro,  intelligebam,  primam  illam  Romanam  corre- 
ctionem  quœsub  Sixto  Yfel.  rec.  facta  fuit  (per  Fratres  S.Dominici), 
fuisse  deinde  suppressam,  agentibus  religiosis  ejus  ordiuis  cujus 
erat  ipse,  tanquam  quæ  non  esset  digna  prodire  sub  nomine 
Summi  Pontificis.  Factum  est  deinde,  ut  qui  eam  correctionem 
tametsi  jam  impressam,  Pontifice  persuaso,  supprimi  curaverant, 
objecto  vitio  prœli,  quo  res  diBsimularetur,  ii  sunt  adhibiti  ad 


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novam  correctionem  faciendam.  Quos  proinde  non  esfc  mirum  ita 
extollere  Clementinam  illam  correctionem,  quasi  nihil  uspiam 
desideretur  ; ac  quasi  judicium  Ecclesiæ  parvi  pendat  qui  hoc 
ausus  fuerit  hiscere.  Yides,  opinor,  eos  sub  umbra  magnorum 
nominum  Pontificis  et  Ecclesiæ,  certare  pro  honore  suo  et  suorum; 
ne  quicquam  imperfectum  ab  iis  videatur  prodiisse.  Et  quid  dicent 
de  tam  multis  emendationibus,  quæ  diverso  tempore  sunt  ex 
Urbe  missæ  ad  Moretum,  post  primas  illas  Clementinæ  correc- 
tionis  impressiones?  Secundum  has  circumstantias  istius  negotii, 
tua  prudentia  consilium  suum  dirigat  ; ac  diu  incolumis  agat 
vigeatque  ad  communem  Ecclesiæ  utilitatem.  Duaco  9 Junii  1617. 

Eruditissimæ  pietati  tuæ  toto  pectore  add. 

Babtholomæus  Petrus. 

Adresse  : 

Yenerabili  viro  D.  Francisco  Lucæ,  decano  et  theologo  cathe- 
dralis  ecclesiæ  S.  Audomari,  longe  doctiss. 

A Sainct  Orner.  Francq. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  270. 

129. 

Lettre  de  François  Lucas  à Barthélemi  Peeters. 

Clarissime  et  colendissime  M.  N. 

Gaudeo  quod  acceperis  volumen  Concordantiarum  biblicarum,  ^u*n 
et  gratum  fuerit. 

Examinavi  loca  a vobis  annotata  in  libello  meo  et  judicium 
fere  vestrum  sequutus  sum,  approbante  Rm#  Dfio,  nisi  quod  ilium 
locum  Joh.  Epist.  3.  v.  4.  reliquerim  intactura,  ob  eam  præsertim 
rationem  quod  definite  non  itapridem  scripsissem  non  mutes 
gratiam  cum  gaudium.  De  loco  Num.  20  v.  6.  multum  dubius  fui; 
rejeci  tamen  tandem  in  posteriorem  libellum  ex  vestra  eententia, 
nam  collector  epistolarium  lectionum  non  videtur  solitus  taies 
periodos  addere  de  suo  : ut  omittam  quod  etiam  vêtus  Epanor- 
thotes  meus  sententiam  illam  in  Numéris  legerit.  Hoc  itaque 
modo  se  habentem  posteriorem  libellum  et  a Rmo  Dfio  nostro 
vestraque  eruditione  probatum,  statui  brevi  mittere  ad  Moretum, 
adjiciendum  (si  ipsi  placet)  calci  Bibliorum  sub  prælo  sudantium, 
una  cum  priori  libello,  nisi  malit  etiam  seorsum  excudere,  quod 
potius  foret.  De  illo  Romam  prius  mittendo,  ego  plus  sollicitus 
f ueram  quam  professoreB  Societatis  ; nam  et  unus  eortim  aperte 
mihi  suaserat  ne  mitterem* 


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Non  mittemus  itaque  niai  impressum,  et  audiemus  Romanorum 
judicium  post  rei  divulgationem.  Gratiis  itaque  Rae  D.  Y.  actis 
de  labore  quem  in  bis  reoensendis  adhibuit,  oro  Dûum  Deum  ut 
te  diu  nobis  et  Ecclesiæ  suœ  servet  incolumem.  Audomaropoli, 
13  Junii  1617. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  270. 

130. 

Lettre  de  François  Lncas  à Balthasar  Moretus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

15  Juin  1617.  Mitto  vobis,  quem  perfeci,  libellum  daplicem  variarum  lectio- 
num  in  S.  Bibliis,  unurn  earum  ad  quas  Biblia  jam  correcta  sunt, 
alterum  ad  quas  corrigi  adhuc  possint;  unum  quem  aliquoties  im- 
pressum jam  auxi  et  recognovi  ; alterum  quem  recenter  concin- 
navi  : utrumque  ut  addatur  ad  calcem  Bibliorum  quæ  jam  recuditis 
in  4°,  si  plaoet,  nisi  malitis  seorsum  imprimere.  Diu  animi  dubius 
fui,  an  permittendum  mihi  esset,  ut  posterior  libellus  ad  calcem 
Bibliorum  adderetur,  priusquam  Romæ  visus  et  probatus  esset, 
aut  saltem  de  impresso  seorsum,  doctorum  judicia  audita  essent. 
Yerum  hœsitationem  illam  animo  meo  exemerunt  Rmu‘  Dominus 
Blasœus  et  Rdtti  M.  N.  Lintrensis,  approbatores,  aliique  docti, 
quibus  videtur,  non  tantum  non  esse  necessarium  ilium  Romam 
mittere,sed  nec  oonsultum,immo  tuto  jamnuno  addi  posse  Bibliis, 
modo  prior  non  omittatur. 

Et  certe  ita  ego  judico,  posteriorem  libellum  solum,  numquam 
esse  typis  evulgandum,  sive  in  fine  Bibliorum  sive  seorsum, 
nisi  prior  adjungatur,  adeoque  præcedat  : ut  autem  calci  Biblio- 
rum uterque  etiam  nunc  adjungatur,  persuaderi  mihi  permitto. 
In  hanc  sententiam  scripsit  ad  me  dictus  M.  N.  Lintrensis,  literis 
ad  me  datis,  Duaco  mensis  Maii  superiorifr  die  28.  " Omnibus  quæ 
seponi,  ait,  ullo  modo  poterant,  sepositls,  in  ledionem  incubui ; idque 
feci  libentissime,  magnopere  nimirum  g avisas, , quod  viderem  tam 
muUas  egregias  sacrorum  Bibliorum  latinorum  lediones , hac  via 
per  te  ab  oblivione  et  negledu  vindicandas : indignas  prorsus  quæ 
pereant , nec  sine  magno  penitioris  theologiæ  detrimento,  velut  sepe - 
lienda8  et  paulo  post  : " Te  vero  majorem  in  modum  rogo,  ut  (si 
fortassis  is  tibi  animus  sit , quod  non  credo)  eum  in  TJrbem  non  mittas, 
nisi  ratione8  meas  vel  coram  audieris,vel  saltem  literis  certavia  datis , 
intellexeris  et  iterum  : “ Non  video  cur  ad  calcem  sacrorum  Biblio- 
rum, quæ  jam  in  4°  recuduntur , non  possit  apponi  uterque  libeUus 
tuus , et  ille  scilicetjam  eæpius  impressus,  sed  nunc  denuo  audus>  qui 


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347 


véluti  januam  aperiat  position  nunc  primum  in  lucem  prodeunti 
et  is  ipse  posterior.  Quorsum  enim  hic  posterior  separatim  primum 
edatur , ut  ledorum  judicia  audiantur  ? Quam  pauci  sunt  ex  tanta 
muUUudine  libros  manibus  terentium,  qui  hac  de  re  scienter  judicare 
possint  ! Quod  si  etiam  plures  essent  quam  révéra  sint  : cur  male  eos 
habeat , hune  libellum  una  cum  sacris  Bibliis  (sed  priori  illi  subnexum) 
prodire ; potius  quam  ipsos  offendei-e  potuerit  opus  Notationum  tua • 
rum  Biblicammt  iisdem  Bibliis  sacris  quondam  subtextum,  et  avide 
per  totum  orbem  christianum  arreptum  ? Subnecte  igitur  ipsi  corpori 
Bibliorum  in  nomine  Domini  : sed  præeunte  iüo  aUero , qui  viam  isti 
apud  lectores  intelligentes  aperiat.  Hactenus  ille,  cui,  post  has  a me 
acceptas,  misi  exemplar  Concordantiarum  vesfcrarum,  non  tantum 
ut  atnico  veteri,  veram  etiam  quod  promissum  fuisset  ab  initio 
clarissimo  M.  N.  Estio,  piæ  mem.,  cujus  iste  personam  refert. 

Alterum  quoque  exemplar  misi  Brugas,  tradendum  M.  Guidoni 
Stassart,  pastori  Ostendano,  qui  sub  dicto  M.  N.  Estio,  secupdum 
instructionem  meam  correctioni  intenderat. 

Quod  ad  impressionem  igitur  libellorum  istorum  attinet,  facietis 
quod  vobis  videbitur,  consultis  etiam  si  placuerit,  doctissimis 
viris  quos  vobis  prœsentes  habetis,  nominatim  Rdl'  Patribus  Heri- 
berto  et  Scotto  amicis  meis.  Mentem  autem  vestrara,  ubi  definita 
fuerit,  significare  mihi  non  gravabimini.  Yale  clarissime  Domine 
Morete,  una  cum  solertissimo  viro  D.  Johanne  fratre.  Rmtt,  Dominus 
Blasæus  suam  hic  quoque  vobis  salutem  addit. 

Audomaropoli,  15  Junii  1617. 

Clarissae  D.  Y.  studio8is8,1^ 

Fkanciscus  Lucas. 

Si  vobis  restarent  exemplaria  aliquot  prions  libelli  in  4°,  missis 
duobus  ad  nos,possemus  Biblia  nostra  eviscerata  replere. 

Sans  adresse. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  LXXXY1I,  fol.  521. 

131. 

Lettre  de  B&lth&s&r  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dfie. 

Ignosce  tardius  hoc  responsum,  carissimi  fratris  morbo  nimium  Septembre 
occupato  : morbo  inquam  satis  gravi,  qui  eum  jam  très  septimanas  1617. 
lecto  affixit.  At  spero,  summus  ille  medicorum  omnium  princeps, 

Deus,  qui  jam  a triduo  animam  ejus  pavit,  corpori  ejus  mox 


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Octobre 

1617. 


mederi  dignabitur  : quam  ipsi  gratiam  piis  R.  Y.  precibus  pariter 
impetrari  summopere  desidero.  Quod  vero  litteræ  ejus  sapuerint 
acerbi,  haud  scio  ; neque  enim  mihi  inspectœ.  Ignoscat  R.  Y. 
si  quid  minus  caute  ipsi  exciderit,  morbum  forte  jam  præsentienti. 
Yenditionem  Commentarii  sui  in  Evangelia  quod  commendarit, 
gratias  ago  ; itemque  quod  suam  in  nos  benevolentiam  etiam  a 
morte  sua  testari  velit.  At  longiorem  omnino  vitam  R.  Y.  ani- 
mitus  opto,  suo,  publico,  ac  nostro  etiam  privafcim  bono.  Porro  ex 
litteris  fratris  nihil  R.  V.  suspicari  velim,  quidpiam  nos  male 
habere  : de  Notationibus  vero  ignoscere,  quod  earum  exempla 
deesse  alias  scriptum.  Duo  earum  exempla  cum  Bellarmini  Com - 
pendio  et  Breviario  in  16°  duobus  tomis,  prima  occasione  mittam. 
R.  P.  Schotto  Epanorthoten  manuscriptum  cum  epistola  reddidi. 
Binos  correctionum  Biblicarum  libellos  novæ  Bibliorum  in  4" 
editioni  subjungemus,  etsi  prioris  in  hac  forma  nobis  circiter 
ducenta  exempla  restent.  In  titulo  autem  hujus,  omittendæ  mihi 
videntur  quas  addidit  R.  Y.  voces,  et  denuo  aucta  : quo  idem  libellus 
in  12*  excusus  haud  minoris  quam  antehac  æstimetur. 

Bibliorum  hæc  editio  antiquis  capitum  Summariis,  jam  a sacra 
Rituum  Congregatione  approbatis,  illustrabitur.  In  istis  tamen 
aliquis  majorem  operam  et  curam  requirat,  quam  in  Gallica 
Bibliorum  éditions  observo,  ut  per  versus  ipsa  Summaria  distin- 
guante. Sed  et  in  Latina,  Psalmorum  Summaria  desiderantur, 
quœ  in  Gallica  haud  desunt.  Operæ  itaque  pretium  R.Y.  facturam 
existimo,  si  Latinis  Summariis  recensendis  operam  impenderet,  a 
R.  Y.  studio  minime  alienam.  Yale  eximie  et  Rdc  in  Christo 
Domine  et  R.  D.  Blasæo  obsequia  nostra  in  occasione  deferre  ne 
graveris. 

Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  XYI  Sept.  1617. 

Archives  du  musée  Plantin  : Beg.  A°  1615-1620,  fol.  144. 

132. 

t 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lucas. 

Admodura  venerabilis  D.  decane. 

Hoc  temporis  articulo  accipio  tuas  istinc  datas  23  hujus,  ex 
manibus  Adriani  van  Belle,  qui  filium  Joannem  hue  adduxit 
auditurum  philosophiam  in  collegio  Aquicinctino.  Hune  Joannem 
allocutus  sum,  variisque  percontationibus  diutiuscule  tenui  ; quo 
perspicerem  quid  in  adolescente  lateret.  Gaudeo  talem  tibi  esse 
clientem:  videtur  enim  mihi,  nihil  médiocre  ab  illo  exspectandum, 
divina  gratia  duce.  Eum  monui  ut  subinde  me  visât  ; ut  recens 


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per  intervalla  calcar  addere  queamus  ; certe  intelligere  quantum 
proficiat.  Ubi  curriculum  philosophicum  absolverit,  spero  eum 
dignum  futurum  cui  benefacere  bona  conscientia  queamus  si  tan- 
tisper  Deus  vitam  nobis  proroget  : nisi  (quod  conjecto)  ad  aliud 
vitæ  genus  aniraum  tune  applicet. 

Satis  miror  hactenus  ex  Notationibus  Y.  R.  apud  Moretos  cen- 
tum  facile  exemplaria  restare  : nec  ad  bibliopolas  esse  missa  jam- 
pridem,  etiam  non  petentes,  ut  via  permutationis  alios  pro  illis 
libros  accipiant.  Ad  bibliopolas  dico,  sive  Lovanienses,  sive  nostros, 
sive  Parisienses,  sive  Lugdunenses,  sive  ad  Francfordienses  nun- 
dinas,  quæ  bir.æ  singulis  annis  habentur.  Idemque  dictum  volo 
de  Coramentario  in  4 Evangelia,  digno  lectu  ; quem  in  Gallia 
quoque  avide  legi  intelligimus.  Ego  Commentarium  hune  studiosis 
nos  tris  commendandi  occasiones  non  tam  expectavi,  quam  fabri- 
cavi  subinde  : sed  non  ignorât  tua  pietas  plerosque  theologiæ 
studiosos  esse  tenues  ; eos  quoque  qui  re  sunt  paulo  lautiores, 
magno  tamen  hic  ali  in  Universitate.  Denique  nescio  quod  cacoëthes 
multorum  animos  occupât,  ut  citius  sinant  Bibi  persuaderi  em- 
ptionem  libellorum  et  librorum  parum  utilium,  quam  bene  fructuo- 
sorum.  Quod  potero  libenter  in  hanc  rem  conferam,  non  solum 
amici  causa,  sed  ipsorum  qui  lecturi  sunt  vel  inprimis.  Moreti 
sunt  monendi,  ut  mittant,  non  expectata  postulatione  bibliopola- 
rum.  Cui  enim  in  mentem  queat  venire,  penes  ipsos  restare  adhuc 
complura  exempta  illarum  Notationum  ; ut  sic  petat  nonnulla 
sibi  mitti  P Yale  in  Dfio,  apud  ipsum  nostri  subinde  memor.  Duaco, 
festo  S.  S.  apostolorum  Simonis  et  Judæ,  1617. 

Qui  Eruditis.  pietatis  et  R.  tuæ  minister  et  amicus  in  Dfio. 

Bartholomæus  Petrus 

Adresse  : 

Admodum  venerabiliD.  Francisco  Lucœ,  eruditissimo  theologo 
ac  vigilantissimo  decano  Eccl.  Cathedr.  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  Saint-Omer  : G.  270. 

133, 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucœ  decano,  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dfie. 

Dum  ad  Rmum  antistitem  libros  mittimus,  oportune  adjungimus 
quos  R.  Y.  libros  postulavit:  Notationes  in  Biblia  in  4°;  Brevia- 
rium  in  16°  2 voll.;  Bellarmini  cardinal  is  opuscula. 


Décembre 

1617. 


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350 


Âdjicimu8  vefceris  et  novi  J ubilæi  collationem  in  gratiam  Hlml 
archiepiscopi  excusam,  si  tanti  forte  sit  ut  légat.  Frater  Joannes 
a gravi  suo  morbo  jam  liberatus,  Deo  gratia  esto,  qui  porro  eum 
firmet,  et  tanti  mali  reliquias  tollat  pallorem  et  imbecillitatem.  De 
Summariis  Bibliorum  excndendis  haud  pauci  nos  urgebant;  et 
cum  Moguntinum  typographum  ea  impressisse  animadverterem, 
Bomam  scripsi  ad  S.  Cobellutium  tum  Sml  Pontifici  a seoretis, 
nunc  insuper  S.  B.  E.  cardinalom,  ut  bona  S.  Âpostolicæ  Sedis 
vecia  et  ipsi  possemus  juxta  avi  Plantini  exemplar  : quod  quidem 
in  Urbem  per  cursorem  misi,  cum  nulla  illic  exempla  reperiri 
indicasset. 

Rescripsib  is  in  bæc  verba:  Tandem  decretum  est  a Sacra 
Congregatione  quœ  præposita  est  Indici  librorum,  posse  te  Sacra 
Biblia  imprimere,  cum  argumentis,  sive  Summariis,  sed  cum  iis 
tamen,  cum  quibus  édita  fuore  ista  in  Urbe  ex  officina  Christo- 
phori  Plantini  anno  M.  DLIX,  ita  ut  nihil  immutetur,  detrabatur, 
adjiciatur.  Non  visum  est  litteras  hujusmodi  licentiœ  expedire, 
cum  tuæ  conscientise  satis  sit  nosse  te  ita  decretum  fuisse.  Quam- 
obrem  cave  has  nostras  typis  mandes,  sed  apud  te  habeas  in 
decreti  Sacræ  Congregationis  testimonium.  Hactenus  Cobellutius. 
Itaque  in  his  Summariis  cudendis  libéré  jam  pergimus:  in  quibus 
unum  atque  alterum  locum  B”**  noster  Malderus  nobis  suggessit. 
De  iis  recensendis  et  per  versus  distinguendis,  nescio  quis  eecta- 
rius  cogitationem  nuper  ingessit,  qui  hæc  a suis  ita  distincta 
jactabat.  Et  ego  in  editione  Gallica  avi  Plantini  pariter  sic  distincta 
deprehendebam.  At  fiet  terapestive  in  aliam  aliquando  editionem, 
cum  publico  (ita  existimo)  Ecclesiœ  Catbolicæ  bono,  ne  in  his 
talibus  majorem  suam  curam  et  industriam  nobis  objiciant 
hœretici.  De  vestra  in  Ecclesiasticum  paraphrasi  libefcs  intelligo, 
et  Deum  precor,  uti  huic  aliisque  laboribus  perficiendis  diu  inco- 
lumem  B.  Y.  servet.  Smi  Pontificis  de  SœM  Virginia  conceptione 
decretum  ex  Urbe  accepi,  et  tanti  mihi  fuit  ut  typis  nostris 
recusum  pluribus  impertirem. 

Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  A°  1615-1620,  fol.  155. 

134. 

Lettre  de  François  Lucas  à Balthasar  Ktoretus. 

Clarissime  Domine  Morete. 

8 JnDvier  Postremæ  literæ  quas  ad  vos  dedi,  missæ  fuerunt  per  Bruxellam, 
1618.  et  credo  ad  manus  venisse,  sed  serius,  postquam  sarcina  Bml 
Pomini  esset  missa;  idcirco  libros  quos  per  eas  petebam,  videlicet 


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851 


Serrarium  In  libros  Regum  ac  Paralipomenon  et  Remonstrantias 
ac  Contraremonstrantias  Ministrorum  Hollandiæ , non  fuisse  impo- 
sitos,  ut  eos  quos  antea  petiveram,  nempe  3 Notationes  in  Biblia, 

1 Breviarium  in  16  et  Epitome  Bellarmini,  qui  adscribentur 
rationibus  meis,  actis  gratiis  pro  duplici  J ubilæo.  Ad  literas  quas 
nuper  misi  Duacura  ad  clarissimum  M.  N.  Lintrensem,  accepi 
responsum,  quale  vides  in  chartahis  juncta  (*).  Cum  istis  quas 
jam  scribo  Brugas,  dono  accipietis  a me,  si  placet,  par  caponum 
Brugensium,  qui  ut  ad  vos  mittantur,  curam  dedi  D.  Jacobo 
Christiaens  cognato  meo.  Fortasse  D.  Johannes  frater  tuus, 
possit  ex  gustatu  pristinum  colorem  roburque  recuperare  : id 
enim  mihi  in  primis  votis  est,  ut  novo  hoc  anno  et  pluribus 
consequentibus,  belle  prospereque  agatis,  Deo  adspirante.  Audo- 
maropoli,  die  8 Januarii,  anno  1618. 

Clarissae  D.  Y.  studiosiss"8 
Franciscus  Lucas. 

Primæ  sarcinæ  quam  hue  mittetis,  placebit  imponere  non 
solum  Serrarium  supradictum  et  Remonstr antias,  si  habetis,  verum 
etiam  opus  completum  Commentarii  mei  in  Evangelia,  auctis 
rationibus  meis. 

Emu#  Du#  noster  graviter  laborat  ex  tibia,  Deus  ejus  misereatur. 

Adresse  : 

A Monsieur,  Monsr  Moretus,  grand  imprimeur  de  leurs  Altèzes 
SermC8,  en  la  ville  d’Anvers,  au  compas  d’or.  Francq. 

Sur  un  petit  bout  de  papier  joint  à cette  lettre  on  lit  : 

Dese  capoenen  syn  gheteekenfc  anden  hais  met  myn  manswae- 
pen  ghelyck  den  brievf  is. 

Archives  du  musée  Plant  in:  Reg.  LXXXVII,  fol.  531. 

135. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lncas. 

D.  Francisco  Lucæ  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Bda  admodum  Dne. 

Quas  R.  Y.  via  Bruxellensi  ad  nos  dédit,  serius  paullo  accepi-  28  Janvier 
mus  ; sed  nec  libri  vénales  restabant,  quos  iis  postulabat.  Par 
insignium  caponum  ego  et  frater  accepimus  : gratias  agimus, 


(!)  Voir  document  132. 


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852 


primo  quoque  tempore  Missale,  in  quo  missœ  propriæ  de  Sanotis 
ad  longum  positæ  sunt,  R.  V.  missuri,  quod  illorum  loco  melio- 
rem  in  partem  recipere  dignetur.  Responsum  eximii  M.  Y.  Lin- 
trensis  libenter  legimus,  et  verum  istud  ejus  oraculum  agnovimus, 
quod  multi  citius  sibi  sinant  persuaderi  eraptionem  libellorum  et 
librornm  parum  utilium,  quatn  bene  fructuosorum.  Balthasar 
Bellerus  typographus  DuaceDsis  nobis  hic  adest.  Notationum  et 
Commentarii  exempla  offeremus  si  volet  et  quot  volet. 

In  Bibliis  et  Correct  ionibu  s sedulo  pergimus,  mense  Martio 
cum  bono  Deo  finituri.;De  Rrol  Dni  ex  tibia  doloribus  graviter  doleo: 
obsequia  mea  et  fratris  in  occasione  ei  deferri  rogo.Frater  gravi  suo 
morbo  in  quartanam  incidit  ; quæ  vereor  ut  eum  deserat,  nisi  cura 
mitiori  et  vernali  aura.  At  Deus  Opt.  Max.  citius  eum  salvet  et 
firmet  et  te  eximie  et  Rde  Dne  incolumem  diu  servet,  tuo,  Ecclesiæ, 
et  amicorum  bono. 

Antverpiæ,  in  officina  Plant  iniana,  XXVIII  Jan.  M.DC.XYIII. 
Archives  du  musée  Plantin:  Beg.  A°  1615-1620,  fol.  174. 

136. 

Lettre  de  Barthélemi  Peeters  à François  Lncas. 

Admodum  venerabilis  D.  decane,  Eruditis's.  D.  Licent. 

7 Mai  1618.  Nudiustertius  gratum  munus  abs  tua  R.  accepi,  libellos  duos 
recens  impressos  : alterum  jamprimum  ; alterura  sæpius  antehac  : 
utrumque  studiosis  sacræ  Theol.  utilissimum,  nec  studiosis  tan- 
tum junioribus,  sedprovectis  etiam  et  veteranis.  Magnopere  vero 
gaudeo,  tibique  ac  mihi  gratulor  quod  videam  illas,  quas  interci- 
dere  vel  obliterari  nolebamus,  aliarum  lectionum  observationes, 
ita  suaviter  ab  inter  itu  vindicatas.  Per  occupation  es  nondum 
licuit  accuratius  contemplari  : percurri  dumtaxat,  et  volantibus 
oculis  veluti  delibavi  : vis  us  sum  tamen  percipere,  non  eas  tantum 
varietates  quas  tua  R.  quondam  aMoreto  acceperat  ; sed  et  alias 
nonnullas,  quin  et  quasdam  non  improbabiles  conjecturas  diversæ 
lectionis,  libello  tuo  complexum  te  esse  ; ne  quid  vel  deesset  lecto- 
rum  utilitati,  vel  subtraheretur  auxilii  his  qui  in  ulteriorem  Yul- 
gatæ  editionis  emendationem  aliquando  sunt  incubituri, Apostolicæ 
Sedis  au8piciis  et  mandato.  Gratiam  de  tuo  munere  tibi  habeo  : 
curavi  M.  N.  Colvenerio  et  P.  Bonfrerio  tradi  quæ  ipsis  miseras  ; 
M.  N.  Silvio  ipse  tradidi  hodie,  una  cum  tuis  ad  eum  literis.  Yale 
in  Dno  ac  eo  duce  pergito  semper  aliquid  in  publicum  usum  moliri. 

Duaco,  7 Maii,  1618. 

Eruditiss.  tuæ  R.  et  pietati  toto  pectore  add. 
Bàrtholomæus  Petrus 


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353 

Adresse  : 

Admodum  venerabili  viro  D.  Francisco  Lucæ,  eruditissimo  theo- 
logo  et  decano  ecclesiæ  cathedralis  S.  Audomari. 

Archives  de  la  ville  de  S1  Orner:  G.  270. 

137. 

Lettre  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas. 

Francisco  Lucæ  theologo  et  decano  Audomaropolim. 

Eximie  et  Rde  admodum  Dne. 

Libros  per  Petrum  Geubens  accepisse  libens  intelligo,  et  in  iis  9 Juin  1618. 
Missale  quod  addixeram.  Ignoscet  R.  V.  oblivionis  hanc  culpam, 
quia  per  plures  modo  occupationes  litterarum  mearum  exempla 
rarius  servo.  Rationes  quas  perscribit  agnosco  : at  bona  R.  Y. 
venia,  decem  sunt  floreni  et  quattuor fasses  quos  reliquos  debet  ; 
nam  19,  qui  R.  Y.  debebantnr,  subductis  ex  29,  restant  10.  Corre- 
ctionum  exempla  seorsim  a Bibliis  pauca  excudimus,  et  quæ  fere 
ad  R.  Y.  omnia  tramsmissa.  111™°  Card.  Bellarmino  unum  cum 
ipsis  Bibliis  mittere  decrevi,  et  pilura  ad  ipsum  bibliopolam 
Romanum.  Atvero  seorsim  ipsas  Correctiones  ad  Rdos  ipsos  Patres 
Societatis,  R.  Y.  nomine  haud  omittam.  Eximium  D.  Boudot 
ecclesiæ  vestræ  designatum  episcopum  gratulor,  qui  pari  quo 
Rmu»  defunctus  studio  pietatem  et  eruditionem  promoveat.  Yale 
eximie  et  Rde  admodum  Dne  mei  in  sacris  precibus  memor  : quem 
nescio  quis  corporis  et  animi  languor  a morte  fratris  cepit,  a quo 
Deus  Opt.  Max.  me  liberet,  R.  Y.  publico  Ecclesiæ  bono  et  mihi 
servet.  Antverpiæ,inofficinaPlantiniana,  IX  Junii  M.D.  C.  XYIII. 

Archives  du  musée  Plantin:  Eeg.  A°  1615-1620,  fol.  182. 

138. 

Testament  de  François  Lucas,  doyen  du  chapitre  de  Saint-Omer. 

In  nomine  Domini.  Amen. 

Ego  Franciscus  Lucas,  presbyter  indignus,  memor  incertitu-  19  Février 
dinis  vitæ,  hoc  condidi  testamentura,  declaroque  hanc  extremam  1619. 
voluntatem  esse  meam. 

Imprimis  spiritu  in  manus  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti, 

Dei  mei,  per  mérita  mortis  Domini  Nostri  Jesu  Christi  Filii 
Dei  et  suffragia  Sanctorum,  Mariæ  Yirginis  Matris,  Audomari, 

23 


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854 


Franoisoi,  Catharinæ,  Ângeli  custodis,  omniumque  beatomm 
cœlitum  commendato,  corpus  meum  terræ  sanctœ  mandari  cupio 
in  navi  ecclesiæ  hujus  S.  Audomari,  ante  sacellum  S.  Dionisii, 
prope  corpus  sororis  raeæ  piæ  mémorisé,  (si  quidem  ita  placuerit 
Rmo  Dfio  nostro  et  venerabilibus  DD.  confratribus),  ubi  epitaphioli 
loco,  in  novo  marmore  surrogando  inlocum  veteris  ejusquefracti, 
majusculis  literis  insculpantur  hæc  aut  similia  verba:  Fkanciscus 
Lucas,  Brugensisf  hujus  ecclesiæ  decanus , qui  hic  jacet , fidelium 
precibm  se  commendat . 

Obiit  anno a sexcentesimo  millesimo mensis die 

Ipso  die  obitus  mei,  aut  certe  sequente,  cupio  fieri  triginta  sacra 
et  solvi  sacerdoti  decem  solidos  Arthesiæ  pro  siugulis.  Ad  hæc 
pauperibus  distribui  quinquaginta  libras  Arthesiæ,  his  proximis- 
qiie  diebus.  A die  obitus  mei  usque  ad  diem  anniversarium,  toto 
anno  siugulis  diebus,  mox  finitis  matutinis,  missam  pro  refrigerio 
animæ  meæ  et  parent um  ac  benefactorum,  quorum  fundationibus 
et  obligationibus  minus  satisfeci,  celebrari  cupio  in  dicto  sacellc 
S.  Dionisii,  in  quo  celebrare  consuevi,  per  duos  pios  sacerdotes 
alternatim,  (quorum  unus  erit  Dnus  canonicus  Gualterus,  si  quidem 
ei  placuerit),  quibus  solventur  in  singulas  missas  decem  solidi 
Arthesiæ.  Clerico  vero  qui  servierit  missæ  sex  denarii  Arthesiæ 
solventur  singulis  vicibus.  Dum  fiet  missa,  ponetur  super  sepul- 
chra  pannus  ad  hoc  comparatus.  Utentur  autem  sacerdotes,  quan- 
tum fieri  poterit,  ornamentis  altaris  quibus  ego  uti  consuevi, 
acceptis  ex  vestiario  communi,  cui  vestiario  lego  omnia  mea 
ornamenta  altari  servientia  cujuscumque  materiæ  sint,  serica, 
linea  etc.,  exceptis  Missali,  quod  dabitur  fabricæ,  utensilibus 
argenteis  et  armario  quæ  vende ntur.*  Sic  tamen  ut  crux  argentea 
relinquatur  fabricæ  ad  usum  majoris  altaris  prout  habet  sub- 
scriptio  * (*).  Quatuor  cerei,  singuli  mediæ  libræ,  missa  durante 
ardebunt,  duo  ad  altare,  duo  ad  sepulchrum  et  suppeditabuntur  a 
vestiario  communi, mediante  summa  quinquaginta  librarum  Arthe- 
siæ, quam  ei  lego.  Præfectus  quoque  vestiarii  habebit  sex  libras 
Arthesiæ  pro  cura  ornamentorum  et  altaris.  Cui  quidem  vestiario 
lego  etiam  sex  exemplaria  Romani  Missalis  in  4®  impressa  a 
Moretis,  honeste  et  decenter  compacta.  De  pretio  convenietur 
cum  dictis  Moretis. 

Sepulturæ  et  exequiarum,  uno  eodemque  die  celebrandarum,  si 
fieri  potest,  et  auniversarii  sollemnis  [curam]  relinquo  arbitrio  et 
discretioniexecutorum  hujus  mei  testamenti,  tam  quoad  distribu- 
tiones  venerabilibus  DD.  confratribus  meis  cæterisque  habituatis 
ecclesiæ  dandas,  quam  quoad  reliqua,  sic  tamen  ut  nulla  arma  seu 

(*)  La  clause  mise  entre  deux  astérisques  est  biffée. 


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355 


insignia  mea  ad  ecclesiam  ferri  velim.  Exequiarum  die  volo  DD. 
meis  confratribus  triginta  libras  in  pitantiam  offerri  ; conventui 
autem  S.  Bertini,  magistratui  eivitatis  et  raagistratui  ballivatus 
(comprehensis  consiliariis)  singulis  viginti  libras  in  similem 
pitantiam  ofEerri. 

Altéras  exequias  cupio  Brugis  in  patria  mea  celebrari  primo 
quoque  tempore  apüd  sanctimonialesBethaniæ,quæferentexpensas 
harnm  exequiarum  quod  ad  ea  quæ  sunt  ecclesiæ  et  pitantiæ  con- 
ventualis,  acceptis  legati  loco  quinquaginta  libris  Àrthesiæ.  Sol- 
ventur  præterea  pauperibus  triginta  libræ  Àrthesiæ  (et  fratribus 
atque  amicis  meis  proximis  qui  adfuerint  viginti  libræ  Arthesiæ 
in  pitantiam). 

Franciscanis,  Dominicanis,  Capucinis,  Sororibus  pœnitentibus, 
pauperibus  Clarissis  inhac  civitate  do  singulis  sex  libras  Arthesiæ. 
Seminario  clericorum  Brugensi  et  sebolæ  Bogardicæ  pauperum 
puerorum  Brugensi  lego  singulis  centum  libras  Arthesiæ.  Mona- 
sterio  sanctimonialium  Athensi  lego  quinquaginta  libras  Arthesiæ 
una  cum  tabella  Kmi  Dni  Six  in  piam  memoriara.  Pauperibus 
viginti  quatuor  in  Esqua,  singulis  viginti  solidos  Arthesiæ,  post 
auditum  sacrum  de  defunctis,  pro  eujus  celebratione  solventur 
pastori  similiter  viginti  solidi  Arthesiæ.  Sodalitati  B.  Mariæ 
Yirginis,  sodalitati  S.  Joannis  Evangelistæ,  scholæ  dominicali  in 
hac  civitate,  communitati  vicariorum  hujus  ecclesiæ  et  monasterio 
S.  Coletæ  Brugis,  do  singulis  duodecim  libras  Arthesiæ,  rcum 
onere  tamen  .unius  sacri  quoad  sorores  Coletanas. 

Pastori  meo,  qui  mihi  extrema  sacramenta  administraverit,  lego 
duplieem  ducatum  Hispanicum. 

Ecclesiis  pagorum  quorum  decimarum  sum  particeps  et  nomina 
sequuntur  numéro  quadraginta,  videlicet  ; Merques,  Kemilly, 
Grecque,  Esque,  Blendesque,  Alveringhem,  Lampernesse,  Oost- 
kerke,  Vielcappelle,  Bambeke,  Rexpoede,  Westcapple,  Oostcapple, 
Boullezelle,  Zegherscapple,  Loberghe,  Brouokerke,  Bissinghem, 
Ste-Croix,  Nard,  Zudausque,  Boidinghem,  Tilques,  Bilques,  Ser- 
ques,  Pihem,  St.-Omer-Cappelle,  Adinkerke,  Pervise,  Fleternes, 
Nortkerke,  Clety,  Sobruyck,  Difques,  Blaringhem,  Wismes,  Niel- 
les, Materinghem,  Blequin,  Wineselle,  lego  singulis  unum  Missale 
in  folio  ex  impressions  Moretana  cum  figuris  æneis  in  corio  solide 
compactum  in  asseribus  cura  claustris,  more  solito,  deauratum 
etiam  super  plica,  instructum  registro  decem  funiculorum  exsaie- 
ta  diversi  coloris:  de  pretio  convenietur  cum  Moretis  sicut 
supra. 

Collegio  Societatis  Jesu  Brugensi  do  lego  vasculum  illud  ex 
argento  deaurato,  quod  magistratus  Brugensis  mihi  aliquando 


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356 


dono  dédit,  ea  conditione,  ut  singulis  diebus  Dominicis  et  festis 
eo  utantur  ad  præbendam  ablutionem  populo  Brugensi,  qui 
sacris  mysteriis  communieaverib.  Audomarensi  vero  collegio  lego 
bibliothecammeam,  in  quo  si  libri  sint  quibua  opus  non  habeant, 
eos  donabunt  aliis,  aut  faeient  de  eis  pro  sua  discretione.  Eidem 
collegio  lego  libras  Arthesiæ  centum.  Rogo  intérim  venerandos 
illos  Patres  ut  œqui  boni  consulant  tenuia  munuscula,  data  pro 
tenui  statu  facultatum  mearum. 

Reverendo  Patri  Guillelmo  de  Graet  ejusdem  Societatis  pre- 
sbytero  et  consobrino  meo  cupio  tradi  ilia  exempla  librorum  meo- 
rum  impressorum,  quœ  mihi  servavi,  legi  et  correxi.  Prœterea 
quidquid  habeo  chartarum  et  papyhrorum  scriptarum  manu,  quæ 
ad  studia  litteraria  spectant  et  libris  meis  adjacent,  quales  sunt 
litteræ  ab  illustribus  viris  acceptas  et  lucubratiunculæ  quædam 
propriæ,  eo  fine,  ut  ex  consilio  amicorum  de  eis  faciat  quod  con- 
sultum  judicabit. 

Dfio  Balthazari  Moreto  oiïerri  volo,  postquam  cœperit  recudere 
Commentarium  meum  in  Evangelia,  Notationes  in  varias  lectiones 
Bibliorum,  cæteraque  opuscula  mea  facientia  ad  S.  Scripturæ 
lucem,  a me  recognita,  centum  floreuos  in  subsidium  (1). 

Porro  Rmo  Dfio  nostro  et  episcopo  Boudot  electo,  quem  expecta- 
mus,  memoriæ  loco  ofîero  arundinem  Hispanicam  quam  a majori- 
bus  accepi,  si  forte  solatium  aliquod  futuræ  senectuti  offerre 
posset  (2). 

Dfio  canonico  Waltero  qui  mihi  multis  annis  fideliter  inservivit, 
si  tempore  obitus  mei  adhuc  cohabitet,  do  lecticam,  lectum,  quæ- 
quæ  eo  pertinentia  omnia,  quibus  uti  consuevit.  Denique  pro 
omni  récognitions  do  lego  ei  ducentas  libras  Arthesiæ  semel, 
ultra  stipendium  anni  currentis  integrum  ; quod  stipendium  anni 
currentis  volo  etiam  ancillæ  integrum  dari,  una  cum  lineis  vesti- 
bus  meis  interioribus.  Lego  etiam  Livino  Sur  stipendium  anni 
currrentis  integrum  et  reliquas  quascumque  vestes  meas  interiores. 
Item  quinquaginta  florenos  ipsi  numerandos  cum  pervenerit  ad 
statum  honoris.  Denique  lego  Jacobo  Gillon  alios  quinquaginta 

O Primitivement  Lucas  avait  écrit  : Dictis  fratribns  DD.  Balthazari 
et  Johanni  Moretis  singulis  eorum  craterem  argenteam  quinquaginta 
florenorum  offerri  volo,  postquam  cœperint....  ** 

(2)  Cette  clause  était  d’abord  rédigée  comme  suit  : “ Porro  Rmo  Dno 
nostro  et  episcopo  Blasæo  nescio  quid  possum  relinquere  persona  ipsius 
et  mei  erga  eum  animi  affectu  : oro  ut  librorum  meorum  snb  ipsius  no- 
mme inscriptiones  memoriæ  loco  servare  dignetnr,  una  cum  arundine 
Hispanica,  quam  a meis  majoribus  accepi,  argento  præfixa,  si  forte  sola- 
tium aliquod  adferre  quoat  futnræ  ipsius  seneotnti.  " 


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357 


florenos  quibus  (*)  juvetur  in  studiis  litterariis,  et  Marfcino  Le  Mer 
quinquaginta  florenos  ut  discat  artem  mechanicam. 

Dfio  Paulo  canonico  ac  Mgro  Guillelmo  fratribus  meis  relinquo 
bona  patrimonialia  mea  æqualiter  dividenda,  ex  quibus  dono 
partem  meam  in  villa  Lisseweghensi  RE.  Patribus  Societatis 
Jesu  Brugis,  ut  ea  fruantur  post  mortem  utriusque  fratrum  meo- 
rum.  Præterea  nominato  quidem  Paulo  lego  ducentas  libras  Ar- 
thesiæ  semel  et  superpelliceum  judicio  executorum  meorum 
optimum.  Mgro  Guillelmo  do  chlamidem  meam  optimam  ex  panno, 
et  remitto  pecuniam  omnem  quam  ipsi  aliquando  mutuo  dedi, 
prœter  aliam  omnem  dono  datam,  prout  etiam  eum  ali  volo  ex  me 
more  consueto  usque  ad  finem  dimidii  anni  ab  obitu  meo,  quo 
finito,  numerabuntur  ei  ab  executoribus  hujus  mei  testamenti 
quinquaginta  floreni,  quibus  vivat  dimidio  anno  tune  incipiente, 
et  sic  continuabitur  solutio  per  très  annos,  ifca  ut  in  initio  singu- 
lornm  annorum  numerentur  ei  quinquaginta  floreni,  donec  acce- 
perit  trecentos  florenos.  Quod  si  vivat  ultra  très  annos  et  dimi- 
dium  a morte  mea,  rogo  exeeutores  et  amicos  meos,  ut  curent 
vendi  patrimonium  ejus  aut  partem.  Quod  si  moriatur  ante 
prædictos  annos  très  et  dimidium,  quod  supererit  ex  trecentis 
florenis  dabitur  seminario  clericorum  Brugensi. 

Annæ  filiæ  Jacobi  Christiaens  et  Elizabethæ  Lucas  do  quinqua- 
ginta  libras  Arthesiæ.  Franciscæ  Sproncholf  filiæ  Pétri,  quam 
salutaribus  undis  ipse  tinxi  lego  quinquaginta  libras  Arthesiæ. 

Postremo  quod  superesse  poterit  bonorum  meorum,  lego  col- 
legio  S.  Audomari,  prope  collegium  Patrum  Societatis  Jesu  in 
hac  civitate  sito,  ad  juvandum  pauperes  studiosos  illius  collegii 
pro  judicio  dictorum  administratorum,  si  non  ad  bursas  fundan- 
das,  saltem  ad  suggerenda  ea  quibus  opus  est  pauperibus  bursa- 
riis  præter  victum,  * commendando  ante  omnia  dictum  Gillon  * (*). 

Porro  hujus  testamenti  mei  exeeutores  cum  plena  et  omnimoda 
potestate  exequendi,  interpretandi,  definiendi,  reducendi  legata  si 
majora  sint  facultatibus  meis,  et  absolute  determinandi  dubium 
et  omnem  controversiam,  designo  et  declaro  venerabiles  Dfios 
mihique  conj unctissimos  amicos  (si  quidem  esse  non  graventur) 
Mg™'1*  Jacobum  du  Prez,  cantorem,  Mgrum  Wallerandum  Kerchove, 
canonicos  hujus  ecclesiæ,  confratres  meos,  D.  Jacobum  Christi- 
aens, scabinum  et  Mgrum  Petrum  Sproncholf,  pensionarium 

O An  lieu  de  : “ jnvetnr  in  studiis  litterariis,  ” Lucas  avait  écrit 
auparavant  : “ alatur  in  collegio  S.  Audomari,  donec  inveniat  gratiam 
in  oculis  R™1  Dni  et  administratorum,  ut  alatur  expensis  collegii,  ob 
felieem  indolem  conjunctam  cum  exacta  utriusque  linguæ  cognitioue.  ” 

(8)  Biffé  par  Lucas. 


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358 


civitatis  Brugensis,  cognatos  meos,  ita  tamen  ut  possint  primi  duo 
soli  quidlibet  agere  quod  Brugis  agendum  non  ait.  His  singulis 
mnemosyni  loco  craterem  argentcam  lego  vigintiquinque  librarum 
Arthesiæ,  ultra  stipendia  laborum. 

In  fidem  et  robur  hujus  mei  testamenti  et  extremæ  voluntatis  et 
omnium  ac  aingulorum  prœmissorum,  addidi  hic  signum  manuale 
meum  et  impressi  sigillum  litterarium. 


Ce  jourdhuy  dixneufiesme  de  Febvrier  seize  cent  dix  neuf, 
venerable  et  discrète  personne  Mre  Franchoys  Lucas  cy-devant 
nommé  comparant  derechief  pardevant  les  diets  Nottaires  soubz- 
signez,  le  quel  en  suite  de  la  faculté  par  lui  retenue  de  pooir 
augmenter  ou  diminuer  son  testament  et  dernière  volonté  par 
codicille  ou  aultrement,  a recognut  avoir  révoqué  et  changié  les 
poinctz  et  articles  cy-devant  et  augmenté  les  donz  et  legatz 
cy-après,  à scavoir:  qu’il  révoqué  le  don  de  la  croix  d’ebene  avecq 
le  crucifix  et  piedt  d’argent,  qu’il  en  avoit  faict  à l’église  cathédrale 
de  S*-Omer  pour  servir  au  grand  autel,  et  en  ce  lieu  donne  à la 
fabricque  de  la  dicte  eglise  cent  florins  une  fois,  pour  estre  employé 
en  l’achapt  des  graduels  et  aultres  livres  servant  en  cœur. 

Sy  révoqué  la  donation  des  deux  vachelles  de  L Fl.  pieche,  qu’il 
avoit  faict  aux  Sieurs  Jean  et  Balthazar  Moretus,  et  en  ce  lieu 
donne  au  dict  Balthazar  la  somme  de  100  Fl.  en  subvention  de  la 
nouvelle  impression  de  ses  œuvres  et  après  qu’il  aura  encommenché 
icelle  selon  qu’il  est  recogneu  par  le  dict  testament.  Quant  au 
roseau  ou  baston  d’Espaigne  qu’il  avoit  donné  à Monseigneur 
Blasæus  défunct  pour  s’en  soulagier  en  sa  vieillesse,  il  le  donne  à 
Monseigneur  Boudot  eleu  evesque  de  S'-Omer  avecq  les  mesmes 
affections  et  excuses  conteneues  en  son  dict  testament. 

Davantage  donne  à Martin  Le  Merre  son  petit  serviteur 
50  florins  pour  apprendre  un  mestier,  à Corneille  van  de  Yoorde 
son  cousin,  un  livre  intitulé  Les  vies  des  SS.  Pères  mises  en  lumière 
par  Père  Heribert  Bosweide,  et  à Jossine  Le  Prestre  sa  servante 
un  double  ducat  (1). 


(l)  Malheureusement  le  testament  ne  porte  pas  la  signature  de 
François  Lucas,  ni  le  codicille,  celle  des  notaires.  Néanmoins,  la  reddi- 
tion des  comptes  faite  par  le  chanoine  de  Kerohove  ne  laisse  aucun 
doute  sur  l’authenticité  de  ces  documents. 


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359 


EPITRES  dédicatoirbs  et  préfaces  des  ouvrages  publiés 

PAR  FRANÇOIS  LUCAS  (l). 

139. 

Biblia  Sacra.  Quid  in  bac  editione  à Theologis  Lonaniensibns 
præstitum  sit,  panlo  pôst  indicatnr. 

Antverpiœ,  Ex  officina  Ohristophori  Piantinû  M.  D.  LXXIIII. 

A. 

Facultatis  theologicœ  in  univerritate  Lovaniensi  decanus , lectori  a. 

Cum  sacra  Scriptura  Dei  opt.  max.  benignitate  fidelibus  data  sit, 
tanquam  certissimum  Catholicæ  fidei  et  religionis  fandamentum; 
ideoque  indignum  sit  et  ejus  majestate  et  Christianorum  pietate, 
esse  eam  ullis  aut  vitiis  aut  mendis  contaminatam:  visum  fait 
Facultati  nostræ  Theologicæ,  omni  conatu  et  studio  in  hoc 
incumbendum,  ut  vêtus  et  vulgata  Bibliorum  Latina  editio 
(quam  SS.Synodus  Tridentina,  in  publicis  lectionibus,  disputatio- 
nibus,  prædicationibus,  et  expositionibus,  authenticam  habendam 
declaravit)  accuratissime  castigaretur  : idq.  hac  via  et  ratione,  ut 
ad  diversa  exemplaria  manuscripta,  quam  diligentissime  confer- 
retur,  et  quœ  in  illis  diversimode  legi  deprehenderentur,  ad 
divinarum  literarum  fontes,  veterumque  Patrum  commentarios 
examinarentur,  et  examinata  commodis  signis  margini  adjiceren- 
tur:Istis  ut  adjutus  præsidiis,  quæ  lectio  germana,quæ  adulteriua 
sit,  prudens  Lector  facili  negotio  dijudicare  posait.  Navavit 
quidem,  ante  annos  aliquot,  in  conferendis  ad  manuscripta  et 
castigandis  Bibliis,  sane  laudandam  operam,  nostræ  Facultatis 
Doctor  Johannes  Hentenius  : verum  is,  cum  multas  et  non  con- 
temnendas  vulgatæ  editionis  lectiones  non  reperit,  tum  eas  quas 
reperit,  ad  sacræ  Scripturæ  fontes  minime  revocavit,  ita  factum 
est,  ut  loca  plurima  merito  corrigenda  ejus  diligentiam  fugerint. 


(*)  Les  œuvres  de  François  Lucas  sont  assez  rares,  et  peu  de  lecteurs 
ont  à leur  disposition  les  épîtres  dédicatoires  et  les  préfaoes  auxquelles 
nous  renvoyons.  Celles-ci  contiennent  des  détails  bio-bibliographiques 
importants  ; aussi  nous  a-t-il  paru  utile  de  les  reproduire  à la  suite 
de  la  correspondance  du  célèbre  exégète  et  critique.  Sous  les  numéros 
d'ordre,  que  nous  rattachons  à ceux  des  documents  précédents,  nous 
donnons  le  titre  de  l'ouvrage  auquel  la  dédicace  ou  la  préface  se 
rapportent. 


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360 


Quamobrem  elegit  Facilitas  nostra  Professores  quosdam  suos,  et 
eruditione  et  sedulitate  præstantes,  qui,  quæ  a sacrarum  literarura 
studiosis  in  superioribus  editionibus  desiderari  possent,  fideli 
diligentia  perfici  curarent:  perfeotaque  Regio  Architypographo 
Christophoro  Plantino  excudenda  committerent.  Quæ  autem 
præstita  sint,  illis,  quæ  subsequuntur,  prolegomenis,  indicatur. 
Lovanii  septimo  Idus  Maii  anni  M.  D.  LXX1II. 

B. 

Quid  in  hac  Bibliorum  editione  8\t  prœstitum. 

In  primis,  vulgatæ  editionis  Latinæ,  lectiones  variæ,  in  manu- 
criptis  exemplaribus  deprehensæ,  cum  exemplarium  in  quibus 
inventæ  sunt  numéro,  margini  adscriptæ  sunt.  Et  istud  quidem, 
partim  ante  annos  aliquot  Domini  Joh.  Hentenii,  partim  nunc  de- 
lectorum  Theologorum  industria  factum  est.  Cum  enim  plurimæ 
etiam  earum  lectionum  quæ  vere  nostri  Interpretis  videri  possint, 
D.  Hentenii  diligentiam  præteriorint,additæ  sunt  nunc  nonpaucæ, 
poteruntque  simili  labore  adjici  plures.  Id  ergo  in  primis  hac 
editione  præstitum  est. 

Deinde,  universæ  lectiones  variæ,  tam  illæ  quas  Hentenius 
invenit,  quam  eæ  quæ  nunc  repertæ  sunt,  primum  ad  eum  vulgatæ 
editionis  Textum,  qui  in  Regiis  Bibliis,  jussu  Catholici  Regis,  ex 
Complutensi  exemplari,  in  officina  Plantiniana,  nuperrime  excusus 
est,  colatæ  sunt.  Neque  immerito:  nam  etiamsi  non  omni  in  loco 
elimatus,  neq.  ab  omni  corruptela  sit  vindicatus  ille  textus  : 
tamen,locis  plurimis,  emendatioribus  scriptis  consentiens,  genui- 
uam  exibet  Scripturæ  lectionem:  quibusdam  etiam,  codicibus 
universis,  qui  et  ab  aliis,  et  a nobis  consulti  sunt,  contradicens, 
sinceram  habet  interpretis  translationem:  quippe  qui,  Cardinali 
Xemenio  teste,  ex  delectissimis  manuscriptis  expressus  sit.  Quan- 
quam  in  Psalmorum  libro  id  ei  sit  peculiare,  quod  inter  Græci 
textus  lineas  collocatus,  ei  plane  fuerit  accommodât  us.  Primum 
igitur  ad  hune  variæ  lectiones  collatæ  sunt. 

Tum  ad  veterum  Tractatorum  textus  et  commentaria  examinatæ 
sunt;  et  quorundam  quidem  librorum,  ad  plurium,  quorum  signa 
in  margine  perspiciantur,  cæterorum  vero,  ad  unius,  cum  adfuit 
copia.  Itaque  variæ  lectiones  Geneseos,  Exodi,  Numerorum, 
Deuteronomii,  Ecclesiastici,  et  posterions  partis  Jeremiæ,  exami- 
natæ sunt  ad  Rabanura;  Le  vit  ici  ad  Radulphum;  Librorum 
Regum,  Paralipomenon,  Job,  Psalmorum,  Ecclesiastæ,  Isaiæ, 
prioris  partis  Jeremiæ,  Ezechielis,  Danielis,  duodeoim  Propheta* 


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V 


361 

rum  rainorum,  Evangelii  secundum  Matthæum,  Epistolarum 
D.  Pauli,  ad  Galatas,  Ephesios,  Titum,  et  Philemonera,  ad  Hiero- 
nymnm,  aut  ea  commentaria,  quæ  Hieronymo  adscribi,  et  inter 
ejus  opéra  legi  soient  ; Primi  Regum,  Esdræ,  Nehemiæ,  Tobiæ, 
Proverbiorum,  Evangelii  secundum  Marcum,  Actorum,  Epistolæ 
Pauli  ad  Hœbræos,  et  septem  Catholicarum,  ad  Bedam  ; Job,  et 
Cantici  Canticorum,  ad  Gregorium;  Psalmorum  et  Evangelii 
secundum  Jobannem,  ad  Augustinum;  Psalmorum  et  Evangelii 
secundum  Matthæum,  ad  Hilarium  ; Psalmorum  quarto  et  Evan- 
gelii secundum  Lucam,  ad  Ambrosium  ; Epistolarum  D.  Pauli,  ad 
Rom.  Corinth.  Philipp.  Colossens.  Thessalon.  et  Timoth.  ad  ea 
commentaria  quæ  Ambrosii  titulum  ferunt,  Apocalypseos,  ad 
Primasium. 

Præterea  expensæ  sunt  eædem  lectiones,  veteris  quidem  instru- 
ment^ ad  Hebraicum,  Græcum,  et  Chaldaicum;  novi  vero,  ad 
Græcum  et  Syriacum  editionis  Regiæ  Textus.  Quia  vero  talis 
propemodum  exemplarium  Græcorum,  qualis  Latinorum,  diver- 
sitas  est,  etiam  aliarum  editionum  exemplaria  Græca  a nobis 
consulta  sunt.  Ad  hæc  igitur  universa  jam  recensita,  variæ 
lectiones  collatæ  sunt. 

Cum  autem  hæc,  aut  omnia,  aut  eorum  aliqua,  lectioni  quæ 
marginem  occupabat,  suffi ragabantur,  id  vel  brevissimis  signifi- 
catum  est  notis,  vel  paucissimis  verbis.  Si  vero  ei  concorditer,  vel 
repugnabant,  vel  suam  auctoritatem  non  accommodabant,  neq. 
aliunde  ejus  veritas  deprehendi  poterat,  eam  aut  exigui  aut  nullius 
esse  momenti,  certis  indicatum  est  signis.  Quod  si  eorum  .aliqua, 
ei  volebant  lectioni,  quæ  erat  in  Textu,  etiam  id  sæpenumero 
annotatum  est.  Quandoque  vero,  non  quam  lectionem  commen- 
darent,  sed  quid  legerent,  positum  est  : nonnunquam,  quod,  pro 
qua  magis  facerent  lectione,  discerni  non  satis  posset;  nonnun- 
quam, quod,ab  ipsis  quid  legeretur,indicare  utilius  videretur. 

Adhæc,  cum  deprehensum  est,  discrepare  Latinam  translatio- 
nem  a fonte  ex  quo  fluxit,  non  raro  annotatum  est;  non  quod 
Yersio  vulgata  ad  eum  modum  putetur  corrigenda,  sed,  quan- 
doque, quod  talia  sint,  ut  videri  verisimiliter  possit  ea  ab 
Interprète  translata  in  aliis  Latinis  scriptis  reperiri  posse  ; quan- 
doque, quod  ejusmodi  sint, ut  eorum  cognitio  non  parum  conférât. 

Præterea  cum  animadversum  est,  Latinam  vocem,  casu,  tem- 
pore,  aut  simili  modo  ambiguam  esse,  vox  Hebraica  aut  Græca, 
ex  qua  ilia  olim  translata  fuit,  si  ad  eum  modum  ambigua  non 
erat,  ad  marginem  est  notata,  utillius  ambiguitas  tollatur. 

Quia  vero  prædicta,  tôt  semper  verbis  absolvi  non  potuere,  quot 
marginis  angustia  capiebat,  seorsum  annotata  sunt  quorum  oapax 


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362 


margo  non  erat,  ea  præsertim,  quœ  ad  dijudicandas  varias  lectio- 
nes  aut  necessaria  aut  utilia  videbantur.  Quæ  quia  eodem  volumine 
Bibliis  jungi  commode  non  potuerunt,  tum  quod  exilibus  nimium 
litteris  utendum  fuisset,  tum  quod  plus  justo  volumem  excrevis- 
set,  brevi,  favento  Deo,  seorsum,  commodioribus  excusa  typis, 
Plantini  sedulitas  in  lucem  dabifc. 

Atque  hæc  prœcipua  sunt,  eorum  quæ  huic  Bibliorum  editioni 
accesserunt. 

c. 


Quid  in  hac  Bibliorum  editione  sit  observandum . 

In  primis  minime  ignorandum  est,  ilium  hac  editione  prodire 
Bibliorum  Textum,  qui  a Domino  Hentenio  castigatus,  et  Lovanii 
anno  1547  est  excusus  : eumque  neutiquam  mutatum  verbis  (nam 
distinctio  subinde  certis  de  causis  mutata  est)  ita  ut  nec  germanæ 
lectiones  in  Textum  relatæ  sint,  nec  spuriæ  Textu  pulsæ. 

Deinde  observandum  est,  eas  lectiones,  pæne  omnes,  quas  in 
margine  Hentenius  collocarat,  qualescumque  essent,  a nobis 
relictas  et  examinatas.  Nam  etsi  earum  multæ  tolli  merebantur  : 
tamen,  ad  aliorum  codicum  emendationem,  eas  relinqui,  et  rejec- 
tionis  signo  notari,  utile  videbatur.  Quam  ob  causam  quandoque 
lectiones  nothæ,  quæ  multos  atque  etiam  eos  qui  in  pretio  haben- 
tur  codices  occupant,  a nobis  sunt  additæ,  at  plerisque  earum 
quas  adjecimus,  verifcatis  probabilitas  fuit. 

Præterea  animadvertendum  est,  eas  lectiones  quæ  Latinorum 
sunt  codicum,  eodem  cum  Textu  charactere  expressas  : eas  vero, 
quæ  ex  Hebræis,  Græcis,  aut  similibus  libris  haustæ,  in  Latinis 
reperiri  non  potuerunt,  minoribus  typis  excusas,  ne  quis  arbitre- 
tur  vulgatam  translationem  aut  lectionem  ad  eum  modum  censeri 
emendandam. 

Insuper  sciendum  est,  non  semper  nobis  fuisse  curæ,  augere 
manuscriptorum  numerum;  quanquam  id  multis  in  locis  jam 
factum  sit:  neque  enim  ex  eo  censenda  est  lectio  germana,  quod 
eam  plura  habeant  munuscripta;  nam,  etiam  horum  major 
numerus  meliorem  sæpenumero  vincit.  Fréquenter  nullum  raanu- 
scriptorum  adjecimus  numerum:  quandoque,  quod  lectiones  essent 
satis  obviæ,  tam  in  impressis  quam  scriptis  libris,  quales  sunt 
omnes  illæ  quas  D.  Hentenius  e Textu  in  marginem,  nullo 
manuscriptorum  addito  numéro,  depulerat:  quandoque,  quod 
certus  numerus  nobis  esset  ignotus,  quippe  quæ  ex  fide  dignis- 
simorum  Auctorum  Annotationibus  aut  Commentariis  aocepo- 
rimus. 


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868 


Âdhæc  notandum  est,  Commentatores  veteres  non  semper  ad 
enm  legisse  modum  quo  habent  adjuncti  ant  inserti  eorum 
Commentariis  textus.  Hoc  cum  sæpissime  ex  Textus  cum  com- 
mentariis  collatione  pateat;  alias  qnoque,  quando  aut  nullus 
comment  arm  s Textui  respondefc,  aut  is  qui  verba  Textus  non 
exprimât,  vel  ad  eum  lecta  modum  ostendat,  conjicere  licet* 
Quamobrem  mirari  non  debefc  Lector,  si  nonnunquam  eas  lectiones 
videat  non  probatas,  quibus  signnm  Textus  commentario  Yeteris 
adjuncti  vel  additum  est,  vel  addi  potuit. 

His  adjiciendum  est,  cum  in  margine  notatur,  quid  pro  Textu, 
hoc  est,  ea  lectione  quæ  in  Textu  est,  faciat,  et  si  plerumque  non 
exprimantur,  semper  subaudiri  Manuscripta  ; quandoquidem  nihil 
in  Textu  legatur,  quod  in  Manuscriptis  non  reperiatur. 

Posthæc  declaranda  est  signorum,  quæ  in  hujus  editionis  cum 
textu  tum  margine  occurrunt  passim,  significatio.  Eorum  autem 
quædam  in  solo  texu  ; alia  in  solo  margine  ; nonnulla  et  in  textu 
conspiciuntur  et  in  margine. 

In  solo  textu  occurrunt  ista  ||*  quorum  istud  ||,  duæ  hujusmodi  ||* 
lineæ,eo  ubi  collocatæ  sunt,  referendum  significant  locum,  qui  ex 
alia  scripturæ  parte  citatur  in  margine. 

Deniq.  semicirculus  hujusmodi’,  lectionis  variæ  terminum  de-  9 
monstrat. 

Et  in  Textu  et  in  marigine  reperiuntur  hæc  : * — Asteriscus 
sive  stellula*,id  cui  in  margine  præponitur,in  notatorum  exempla-  * 
rium  textu  addi  significat,  eo  loco  ubi  altéra  stellula  collocata  est. 

Obelus  sive  veru  — , in  textu  illis  dictionibus  præfigitur,  quæ  — 
non  inveniuntur  in  codicibus  eodem  veru  in  margine  signatis. 

“ Duæ  hujusmodi  propendentes  virgulæ,  id  cui  in  margine  præ-  “ 
.ponuntur,  habcri  indicant  in  signatorum  librorum  textu,  ejusloco, 
quod  eisdem  in  hujus  editionis  textu  notatum  est. 

v Hujuscemodi  tria  punctula,  illis  dictionibus  in  marigine  præ- 
figuntur,  quæ  annotatæ  sunt  ad  earum  ambiguitatem  tollendam, 
quæ  eisdem  punctis  in  textu  notatæ  sunt. 

Est  autem  monendum,  concurrere  quandoque  lectiones  plures, 
quæ  eodem  signo  incipiant  et  semicirculis  diversis  claudantur, 
vel  e contra,  diversis  inchoentur  signis  et  eodem  terminentur  semi- 
circulo;  tumque  signorum  et  semicirculorum  situm  diligenter 
observandum,  et  ordinis  lectionum  in  margine,  si  generis  ejusdem 
signis  notatæ  fuerunt,  rationem  habendam. 

Signa,  quæ  in  solo  conspiciantur  margine  plura  sunt. 

MS.  exemplaria  Latina  editionis  vulgatæ  Manuscripta,  quorum  MS. 
ea  est  lectio  cui  adduntur,  désignât  : atque  horum  numerus  fere 
adjungitur. 


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864 


B. 

Rab.  & 
similia. 


Raban.  & 
similia. 


H. 


G. 


G. 


0. 


S. 

MS  q. 


0. 


R.  leotionem  illam  oui  adjicitur,  ei  oonsonare  yulgatæ  editionis 

Textui  qui  in  Bibliis  Regiis  est,  indioat. 

Rab.  sic  Rabanum  legere,  vel  saltem  textum  commentariis  ejus 
adjunctum  significat. 

Sic  Aug.  ita  Augustinum  legere,  aut  saltem  textum  enarratio- 
nibusejus  insertum,  demonstrat.  Simile  est  de  aliis  hujusmodi, 
quœ  ut  paucis  explicentur,  Rad.  Radulphum,  Hier.  Hieronymum, 
B.  Bedam,  Greg.  Gregorium,  Hil.  Hilarium,  Amb.  Ambrosium, 
Pr.  Primasium  dénotât.  Quod  si  cujus  ex  his  Patribus  nomen 
paulo  expressius  positum  fuerit,  Raban.  Radul.  Hieron.  Beda, 
Gregor.  August.  Hilar.  Ambros.  vel  Primas.,  insinuatur,  ex  ipsis 
Patris  commentariis  colligi,  sic  ab  eo  lectum  fuisse,  quamvis,  qui 
ipsis  adjunctus  est  Script uræ  textus,  aliter  habeat. 

H.  lectionem  cui  apponitur,  Hebræo  textui,  vel  conformem  esse, 
vel  propius  accedere,  commonstrat. 

G.  idipsum  de  Græco  textu  Regiorum  Bibliorum  ostendit.  Addi- 
tur  (Regiorum  Bibliorum)  nam  si  G q (quod  est  Græca  quædam) 
positum  fuerit,  indicatur,  non  Græco  Regiorum  Bibliorum  textui, 
sed  aliis  quibusdam  exemplaribus  Græcis  illam  consentire  lectio- 
nem. 

0.  Paraphrasim  Chaldaicam,  quæ  in  Regio  extat  opéré,  pro  ilia 
facere  lectione,  signât. 

S.  Syriacum  ejusdem  operis  textum,  illi  velle  lectioni,  notât. 

MS  q.  Manuscripta  quædam  sic  legere  significat.  Non  significat 

autem  pauca  esse,  quæ  hoc  modo  habeant  manuscripta  ; sed  hanc 
eorum,  sive  multa  sint  sive  pauca,  lectionem,  minus  esse  probabi- 
lem,  atq.  alteri  vel  aliis  postponendam  ; ejusmodi  tamen,  quæ 
non  sit  plane  rejicienda. 

0.  quod  apud  Arithraeticos  nota  est  nihili,  docet  eas  quibus  ad- 
jicitur Latinornm  codicum  lectiones  (non  enim  nisi  Latinorum 
exemplarium  hujusmodi  sunt  lectiones,  quamvis  ms  non  addatur) 
exigui  esse  aut  nullius  momenti,  ac  fere  taies  quæmeritorejician- 
tur  et  omittantur.  Id  autem  silentio  prætereundum  non  est,  duo 
hæc  postrema  signa,  nonnunquam  esse  confusa  : nonnullas  lectio- 
nes (ms  q.)  notatas,  quæ  (o)  signari  ; nonnullas  (o)  signatas,  quæ 
(ms  q.)  notari  poterant;  neque  enim  inter  ejusdem  pæne  signifi- 
cationis  notas  (utraque  enim  lectiones  minus  verisimiles  osten- 
duntur)  distinctio  usque  adeo  exacta  servari  potuit.  Yerum,  non 
sine  diligentissima  inquisitione,  hæc  collocata  sunt  signa  : multoq. 
plus  operæ,  circa  lectiones  has,  in  codicibus  et  commentariis  con- 
sulendis,  quam  circa  alias  quascumque,  positum  est.  Attamen,  si 
ab  aliis  quippiam  aut  animadversum  fuerit,  aut  repertum,  quod 
lectiones  hujusmodi  commendet,  indicare,  et  in  commune  conferre. 


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365 

dignentur  : sintque  melioribus  subjecta  sententiîs,  quæ  a nobis 
sunt  judicata. 

Q.  n.  hoc  est,  Quœre  notationes,  illas  videlicet  de  quibus  ante  Q.  n. 
diximus  : in  eis  enim  reperies,  quæ,  cum  ad  dignoscendam  S.  Scrip- 
turæ  germanam  lectionem  faciant,  in  margine  collocari  minime 
potuernnt.  Sunt  autem  Notationes,  juxta  librorum  S.  Scripturæ, 
capitumque  et  versunm  ordinem,  ut  par  erat,  dispositæ.  Itaq. 
quærendus  est  ipsius  capitis  ille  versus,  cujus  lectioni  Q.  n.  adjec- 
tum  erat. 

140. 

Notationes  in  saora  Biblia,  qnibns  variantia  discrepantibns  exem- 
plaribus  loca,  snmmo  studio  discutiuntur  ; Auctore  Francisco 
Luca,  Brugensi,  S.  Theologiæ  licentiato. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Christophori  Plantini,  architypographi 
regii.  M.  D.  LXXX. 

A. 

Illusirissimo  S . B.  E.  cardinali  Gulielmo  Sirlefo. 

Jam  demum  prodeunt,  Amplissime  Præsul,  secunda  Bibliorum 
Editione,  quæ  a quinquennio  primæ  Editioni  jugendæ  fuerant, 
promissæ  Notationes.  Merito  notandum  me  existiment  aliqui  non 
statim  ab  initio  servati  promissi,  quod  Bibliorum  illorum,  nostra 
tune  opéra  expolitorum,  margines,  absque  Notationibus  his,  ad 
quas  etiam  Lectorem  remittunt,  intelligi  nequeant.  Ceterum, 
facile  me  culpa  exsoluturus  est,  qui  causas  intellexerit.  Etenim, 
cum  primum  rem  animo  concepissem,  trium  mensium  arbitrabar 
opus  esse,  trimestri  a me  in  ea  quæ  tractanda  acceperam  loca 
scribi  posse.  At,  cum  rem  cœpi,  et  investigandis,  penetrandis, 
explicandisque  locorum  varietatibus,  me  dedi;  tantam  inveni, 
etiam  ubi  minime  expectaveram,  rei  difficultatem,  quantam  nemo, 
nisi  qui  ipse  experientia  didicerit,  facile  autumet,  ita  ut  triennium 
operi  diligentissime  tributum,  nedum  trimestre,  haudquaquam 
suffecerit,  si  exacti  aliquid,  cujusmodi  sit  oportet  id  quod  hoc 
exulceratissimo  quidem  sed  argutissimo  seculo  prodire  audeat, 
ederetur.  Yerum,  an  exact um  id  sit  quod  a nobis  editur,  aliis 
judicandum  relinquiraus  : nos  certe  laboribus  nullis  pepercimus, 
ita  ut,  si  non  res,  at  conatus,  laude  dignus  esse  posse  videatur. 
Accesserunt  porro  ad  operis  difficultatem,  alia  non  raro  litteraria 
negotia,  quæ,  nunc  a majoribus  demandata,  nunc  ex  officio  incum- 
bentia,  cum  prætermitti  non  possent,  operis  hujus  editionem 
tardarunt.  Denique,  bellorum  ortæ  tempestates,  cum  nos  Lovanio 


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860 


ejecissent,  atqae  in  patria  nihilo  jam  magis  tranquilla  exsuies 
esse  compulissent,  diu  manus  a tabulis  prohibuerunt,  servientium 
piorum  consolationi,  sacris  concionibus,  sacra  excipienda  exomolo- 
gesi,  alii8que  sacris  ministeriis,  atque  exspectantium  intérim,  si 
forte,  pacatis  divina  dignatione  rebus,  Lovanium,  ubi  librorum 
copia  suppetebat,  licerçt  reverti.  Verum,  cum  longa  nos  exspecta- 
tione  falli,  et  suavi  spe  frustrari  misere  eerneremus,  id  quod 
reliquum  erat  aggressi,  a medio  prions  Epistolæ  B.  Pétri  dein- 
ceps,  quo  modo  potuimus  ad  finem  perduximus, atque  ad  editionem 
universa  paravimus. 

Sed  erunt;  sat  scio;  qui  hæc  nostra  ridebunt,  atque  ut  frivola 
adspemabuntur,  ii  nempe,  qui,  aut  Scripturam  ipsam  sacram,  aut 
illius  præcipue  vulgatam  Latine  Editionem,  ob  styli  humilitatem, 
atque  incomtas  ac  nativas  phrases  parvipendunt,  nec  curœ  ipsis 
sunt,  quæ  occurrunt  subinde,  codicum  varietatulæ.  At  eorum  ego 
nihil  movebor  sententiis,  qui,  et  Scripturam  ipsam  sacram,  et 
vulgatam  illius  Latinorum  Yersionem,  antiquissimam  illam,  et 
SS.Tridentinæ  Synodi  declaratione,  præ  cæteris  universis  authen- 
ticam,  eo  prosequor  honore,  ut  longe  faciam  pluris,  unum  hic, 
etiam  minimum,  suæ  integritati  locum  restituisse,  quam  Ciceronis, 
Sallustii,  Yirgilii,  Horatii,  aut  cujuscumque  alterius  hujus 
ordinis,  quinquaginta.  Et  si  qui  laudi  sibi  ducunt  horum  editiones 
amendis  vindicasse:  longe  ego  majori  dignum  laude  censeo,  qui 
hîc  id  operæ  collocarit. 

Non  ita  vero  id  operæ  hîc  desidero,  quasi  Scriptura  sacra 
erroribus  obnoxia  sit,  quæ  a prima  veritate  profecta  veritatis 
régula  est,  sed,  quod,  in  codices  sive  apographa  ipsa,  Græca 
maxime  et  Latina,  per  frequentem  Exemplarium  in  Exemplaria 
transfusionem,  nunc  librariorum,  nunc  lectorum,  oscitantia,  incu- 
ria, inscitia,  temeritate,labeculæ,  errata,  depravationesque  subinde 
irrepserint,  quæ,  aliorum  codicum  sive  apographorum  collatione, 
mutari,  corrigi,  auferri  debeant.  Id  cum  in  ipso  Scripturæ  fonte 
acciderit  (perspicuum  est  in  Novo  Testamento  Græco:  nam  de 
veteri  Hebræo  nihil  dicere  volumus)  longe  magis  in  translatione 
accidisse  potuit.  Quare,  quod  nobis  objectant  alii,  cum  vêtus 
Editio  Latina,  a Tridentino  Concilio  probata,  atque  authentica 
pronunciata  sit,  nulla  amplius  esse  opus  castigatione,  ridiculum 
prorsus  est.  Neque  enim  Concilium,  Editionis  hujus  Exemplaria 
erratorum  expertia  esse  judicavit,  neque  etiam  certum  aliquod 
Editionis  Exemplar  sequendum  omnibus  proposuit  : sed  Editionem 
ipsam,  cæteris  quæcumque  exstant  Latinis  editionibus,  prætulit, 
et  authenticam  defini  vit.  Hanc  qui  voluerit  ex  Hebræo  aut  Græco 
mutare,  aut  suo  pro  judicio  corrigere,  correctamque  pro  ipsa 


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367 


veteri  Editioûe  emaculata  proponere,  is  Synodi  sententiæ  procul- 
dubio  adversetur.  Non  enim  veterem  servat,  sed  suam  obtrudit 
editionem.  Cæterum,  qui  ex  variis  ipsius  veteris  Ediliouis  Exem- 
plaribus,  illi  emendandæ  et  primævæ  lectioni  gennanæque  Inter- 
pretis  scripturæ  restituendæ,  operam  navet;  tantum  abest  ut 
menti  Synodi  adversetur,  ut  ipsa  ad  hoc  Synodo  hortante,  ex 
mente  Synodi  faciat.  Statuit  enim,  ut  hæc  ipsa  vêtus  et  Vulgata 
Editio,  quam  emendatissime  imprimatur  ; emendate  autem 
imprimi  haud  posse  videtur,  nisi,  collatis  variis  illius  Exemplari- 
bus,  menda  deprehensa  eliminentur,  sincera  lectio  admittatur. 
Qua  in  re,  ut  Synodi  desiderio  satisfaceret  Theologica  Facultas, 
et  D.  Hentenio  olim,  et  post  nobis,  hoc  operis  demandavit,  quan- 
quam  a nobis,  textus,  ut  ab  Hentenio  est  editus,  verbis  neutiquam 
mutatus  sit.  Non  enim,  ex  Hebræo,  Græco,  Chaldæo,  aut  Syro, 
vulgatam  emendare  studuimus  Versionem  : sed,  cum  variare 
reperta  essent  vulgatæ  Versionis  Exemplaria,  adhibita  sunt 
Hebræa  et  Græca,  plerumque  etiam  Chaldæa  et  Syra,  ut  dignosci 
posset  quæ  Exemplaria  lectionem  servarent  germanam.  Nam,  qui 
solam  adfert  Latinorum  Exemplarium  variationem,  nihil  nisi 
scrupurn  injicit  lectoris  animo:  hæret  enim  animi  dubius  quid 
amplectatur,  donec,  aut  ex  fontibus,  aut  ex  antiquis  aliarum 
Linguarum  editionibus,  aut  ex  Tractatorum  commentariis,  aut 
ex  locorum  circumstantiis,  aut  ex  ipsa  Exemplarium  spectata 
integritate,  aut  denique  ex  his  simul  omnibus,  quod  inter 
Exemplaria  ipsa  discernât,  adferatur.  Hoc  conati  sumus,  cum  in 
marginibus  Bibliorum,  tum  maxime  his  in  Notationibus. 

Usqueadeo  vero  a nobis  abfuit  animus,  vel  minimum  recedendi 
ab  ipsa  veteris  Interpretis  scriptura,  ut  is  scopus  noster  fuerit, 
ipsam  quærere  Interpretis  scripturam,  non  tantum  in  rebus 
majoris  ponderis,  verum  etiam  in  minutis,  et’,  quod  amplius  est, 
etiam  ubi  ipsa  Interpretis  scriptura  minus  forte  commoda  videri 
poterat;  itaut  mliil  perinde  verear,  quatn,  ut  nimiæ  me  anxietatis 
multi  notent.  At  quare  hæc  ? non  aliam  ob  causant,  quam,  ut  pura 
puta  haberi  possit,  quam  Synodo  visum  est  præscribere,  vêtus 
Editio:  quæ  si  quid  subinde  minus  commode  fortasse  vertat,  non 
aliunde  ipsa  emendetur,  sed  ex  doctorum  virorum  id  scriptis 
discatur.  Quare  et,  cum  in  dubium,  de  germana  Interpretis  scrip- 
tura, quovis  pacto  veniremus,  non  ipsi  sententiam  diximus,  sed, 
iis  quæ  pro  singulis  facerent  partibus  in  medium  allatis,  ferendam 
sententiam  aliis  reliquimus.  Quin  et  alias,  cum,  re  satis  perspicua, 
nostram  ausi  sumus  sententiam  explicare,  in  omîtes  æque  partes, 
ita  ut  ferebat  unaquæque,  disseruimus,  ut  si  que  ni  plus  forte 
alterius  partis  movere  possint  rationes,  eam  præ  nostra  liber 


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368 


amplectatur  opinione.  Cupimus  enim  melioribus  subjecta  Benten- 
tiis,  quæ  a nobis  judicata  sunt;  nec  tantum,  verum  etiam  quæ- 
cunque  ant  dicta  aut  scripta. 

Quamobrem,  olim  decrevimus,  alicui  Præsulum  Ecclesiæ,  has 
nostras  lucubrationes  inscribere  : non  quod  iis  dignas  censeremus, 
scd,  quod  eornm  proprie  sit,  certum  ejusmodi  de  rebus  judicium 
ferre.  Porro,  ab  ipso  initio,  non  alius  occurrit,  cui  meliori  videren- 
tur  ratione  offerri  posse,  quam  Y.  D.  Amplitudo,  Cardinalis 
Illustrissime,  quem,  pietatis  junctæ  eruditioni  nota,  celebrem 
nobis,  carum,  observatumque  reddiderat.  Ut  enim  auctoritate 
polies,  ita  et  eruditione  præ>tas,  et,  quod  hue  facit,  Linguarum 
cognitione  excellis,  quodque  proxime  urget,  earura  peritus  et 
studiosus  es  rerum,  cujusmodi  hîc  tractare  conati  sumus.  Id 
loquuntur  doctissimæ  vestræ  in  Græcum  Psalterium  observatio- 
nes,  Regio  Bibliorum  operi  juuctæ,  et,  quas  præ  manibus  R.  Y. 
liabet,  quarum  non  exiguam  ipsi  vidimus  et  legimus  partem, 
exactissimæ  in  librum  Ecclesiastici  Notationes,  quibus  alia  consi- 
milia  plura  D.  Y.  indusfcriam  meditari  intelleximus.  Quare,  quid- 
quid  hoc  est,  quod  de  lectionum  S.  Scripturæ  varietate  scripsimus  ; 
parum  utique,  si  r^spiciantur,  quæ,  et  nobis  ipsis,  et  aliis,  adhuc 
relicta  sunt  ; amplissimæ  D.T.  exhibemus  ac  dedicamus,  ut,  sub  tui 
nominis  auspiciis  editum,  et  a te  benigne  in  tutelam  acceptum,  si 
quid  boni,  tui  nominis  accomodatione  ad  versus  æmulos  defen- 
datur;  si  quid  lectu  dignum,  tuæ  eruditionis  celebritate  commen- 
detur.  Universa  enim  quæ  dicta  a nobis  sunt,  tuæ,  et  Sanctissimi 
Patris  nostri  Romani  Pontificis,  atque  Ecclesiæ  Catholicæ  cen- 
suræ,  perpetuo  submissa  volumus. 

Tn  his  porro  elaborandis,  adfuit  præcipue  nobis,  Reverendus  iu 
Christo  Pater,  S.  Theologiæ  Licentiatus,  P.  Joannes  Wilbelmi 
Harlemius,  Collegii  Societatis  Jesu  Lovanii  colendissimus  Rector, 
ac  per  Belgium  Viceprovincialis  dignissimus,  vir  summa  erudi- 
tione, qui,  divino  quo  præcellebat  ingenio  Linguarum,  Latinæ, 
Græcæ,  Hebraicæ,  Chaldaicæ,  Syriacæ  atque  Arabicæ,  difficultates 
superaverat,  et  Theologicorum  mysteriorum  intima  penetraverat, 
ea  adhæc  vitæ  puritate,  ea  morum  suavitate  ornatus,  ea  animi  ad 
juvandos  quoscumque  prom])titudine,  ea  denique  in  Deum  per- 
petuo pergenti  pietate  præditus,  ut  homini  bono,  voluptatis  sum- 
mæ  loco  esset,  ejus  frui  alloquio,  sacrisque  simul  ac  doctis  ser- 
monibus  refici.  Testari  possum,  qui,  eo,  præceptore,  institutore, 
pâtre,  quin  etiam  ; quæ  ejus  erat  humanitas  ; farniliari,  septennio 
et  eo  amplius  usus  sura  : nec  quidquam  ita  deploro,  ut,  quod 
ignorabam,  ultimum  id  esse  vale,  quod,  Scotis  hæreticis  Lovanium 
ingressis,  turbataque  universa  ac  suos  dimittente  Academia, 


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trisfcis  dicebam.  Flagrantis  cœlesti  amoris  igné  animæ  corpusculum, 
lœmicus,  Deo  opérante,  ignis  solvii,  ut,  cum  a corporis  miseriis,  tum 
amundi,  qui  eadignusnon  erat,  nunc  ceiie,  ei  unquam  alias,  totus 
in  maligno  positus,  malts  libéra , ad  cœlestem  dilecii  thalamum  ad - 
missa,  tota  àTrepiaTrâcrcos  in  mellifluis  ejus  amplexibus  versaretur, 
ita  ut  non  mors  ipsius,  sed  noslra  nobis  deflenda  sit  derelidio . Non 
grave  fcibi  arbitror  esse,  Serenissime  Cardinalis,  bonorum  virorum 
audire  laudes,  quinimo  volupe,  hujus  præsertiro,  cujus  fama  non 
incognita;  scio;  D.  Y.  fuit:  qui  hujus,  quod  A.  Y.  exhibemus, 
operis  scribendi,  fere  auctor  nobis  fuit,  et  consilio  persæpe  juvit, 
ac  librorum,  quibuscumque  opus  habuimus,  copiait),  ex  instructis- 
sima  Societatis  Jesu  Lovaniensi  Bibliotheca,  subministravit,  quin 
et  legit  hæc  pleraque  omnia,  suum  eis  calculum  additurus,  si  vita 
cornes  fuissefc  ; ut  et  delecti  a Facultate  Theologica  Doctores,  ii 
qui  Bibliorum  editioni  subscripserunt,  nisi  jam  a nobis  mutuo 
sejuncti,  vix,  an  in  vita  supers  tes  sit,  alfcer  de  altero  intelligere 
possemus. 

Adfuit  porro  etiam  singulariter,  ad  hæc  conficienda,  sua  nobis 
ope,  qui  ea  ipsa  excudit,  Eegis  Architypographus,  Christophorus 
Plantinus  : tulit  enim  sumptus  non  médiocres,  quibus,  et  me 
scribentem  minusque  solida  cum  valetudine  fere  colluctantem 
fovit,  et  aîiis,  qui,  aut  aliunde  manuscriptos  codices  advexerunt, 
aut  ea  quæ  in  adversaria  jeceramus,  accurate  descripserunt,  aut 
alio  quocumque  modo  auxilio  fuerunt,  liberaliter  satisfecit,  emptis 
etiam  a se  nonnullis  atque  e propria  officina  missis  libris.  Quare, 
si  quid  his,  aut  fructus,  aut  ornatus,  Ecclesiæ  Catholicæ  allatum 
esse  potuit,  vel  meriti  quid  boni  ipso  conatu  apud  Deum  compa- 
ratum;  ad  cujus  sane  gloriam  animus  respexit;  suas  sibi  hi 
vindicant  partes,  Harlemius  et  Plantinus,  ipsi  inter  se  conjunc- 
tissimi,  et  mihi  pro  beneficiis  in  me  collatis  suo  ambo  merito 
colendi. 

Te  itaque,  pietate  atque  eruditione  ornatissime  Cardinalis, 
obnixe  oro,  ut  hæc,  quæ  Illustrissimæ  D.  T.  dicamus,  qualiacum- 
que  scripta,  æqui  boni  consulas,  atque  in  tuara  benigne  tutelam 
accipias  : ut  intelligenti,  id  quod  primm  ediderira,  tibi  cæterisque 
Ecclesiæ  Præsulibus  gratum  esse,  ad  plura  tentenda  animus 
addatur.  Meipsum  porro  benevolentiæ  humanitatis  tuæ  etiam 
atque  etiam  commendo  : et  tuorum  a te  numéro  adscribi  opto. 
Dominus  Deus  Ecclesiæ  suæ  diu  to  incolumem  servet.  Brugis 
Flandrorum,  die  B.  Laurentii  martyrio  celebri,  IY.  Idus  Augusti, 
anni  cio.  Io.  lxxix. 

Amplissimæ  D.  Y.  observantissimus 
Fkanciscus  Lucas. 

24 


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370 


B. 


Audorh  ad  candidum  ledorem  prœfatio. 

Cumeommissum  mihi  esset,eas  quæ  in  Lovanien sium  Bibliorum 
marginibus  adnotatæ  erant  lectionum  varietates,  ad  fontes  et 
veternm  commentarios  revocare,  et,  si  quidem  concinerent,  margi- 
nalibus  id  notis  signare,  ut  quoquo  modo  gerraana  ab  adulterina 
discerni  posset  lectio  : animadyerti  sæpenumero,  fieri  haud  posse, 
ut  notis  id  in  margine  indicaretur  ; quod  fontes,  vel  ambigui  vel 
obscuri  essent,  aut  ad  dignoscendam  germanam  lectionem  quædam 
facerent,  quæ,  cum  verbis  exprimenda  essent,  tôt  exprimi  non 
posseut,  quot  marginis  angustia  posset  capere.  Quamobrem, 
consilium  subiit,  ad  calcem  Bibliorum,  breyibus  ejusmodi  anno- 
tari  posse.  Quod  cum  ad  B.  P.  Harlemium,  qui  hoc  in  negotio 
præerat,  retulissem,  probassetque  ille;  adscripsi,  in  Bibliorum 
margine,  ad  ea  loca,  in  quæ  visum  erat  aliquid  annotare,  signum 
Q.  n.  quod  esset,  Quære  notationes.  Cum  vero,  eo  quod  in  Biblio- 
rum margine  laborandum  erat  confecto,  Bibliisque  ipsis  ad 
Typographiam  missis,  me  ad  scribendas  in  ea  loca  notationes 
dedissem;  animum  temperare  haud  potui,  quin  exacte  id  conarer 
facere  quod  incumbebat;  nec  paucis,  quemadmodum  statueram, 
absolvere  potui,  ut  ad  calcem  Bibliorum  adjici  possent,  nec  cito, 
uti  speraveram,  ut  una  cum  Bibliis  prodirent.  Quare,  nunc, 
seorsum,  secunda  cum  Bibliorum  editione,  prodeunt,  necessariæ 
quidem  ad  intelligenda  marginalia  annotata  Bibliorum  illorum 
nostra  opéra  adauctorum:  quippe  ad  quas  ilia  remittant,  sed  quæ 
a marginalibus  illis  annotatis  ipsæ  non  pendeant,  quibuscumque 
Bibliorum  editionibus  atque  exemplaribus  adhibitis  servientes. 

In  his  porro,  textum,  initio  singularum  notationum,  ita  fere 
proposuimus,  ut  in  Lovaniensibus  est  Bibliis  ; quem  deinde,  cum 
aliis  Latinis  exemplaribus,  impressis  et  scriptis,  contulimus.  Ha- 
buimus  impressa  exemplaria  semper  octo  aut  novem;  scripta, 
XXXII,  aut  XXXIII,  ut  minimum,  sæpe  plura  ; ea  quæ  statim 
descripturi  sumus  ; propria  dico,  præter  ea,  quæ  ante  nos,  Pari- 
sienses,  Hentenius,  aliique,  annotaverant.  Sæpe  enim  in  uno 
invenias,  quod  non  in  multis  aliis  : et  fréquenter,  de  genuina 
Interpretis  scriptura,  plus  ex  Latinis  codicibus  quam  aliunde 
intelligere  licet,  dum,  inter  varia  exemplaria,  quem  legendi  modum 
vulgaria  sequantur,  in  quem  conspirent  emendatiora  conspicitur. 
Dehinc,  consuluimus  commentaria,  enarrationes,  scholia,  trans- 
lationes,  primæ,  mediæ,  postremæ  ætatis,  auctorum,  Græcorum, 
et  Latinorum,  quoscumque  habere  potuimus  : ut  si  quid  usquam 


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371 


esset,  quod  ad  nostrum  faceret  institutum,  quoad  ejus  a nobis 
fierüposset,  in  medium  adferremus.  Posthæc  adhibuimus,  in  Yeteri 
quidem  Testamento,  Hebraicum,  Græcum,  et  Chaldaicum,  textus; 
in  Novo,  Græcum  et  Syriacum  : et,  ne  forte  horum  exemplaria  sibi 
mutuo  quandoqne  non  constarent,  lecta  sunt  Græci  textus  anti- 
grapha  complura,  cæterorum  saltem  duo.  Postremo,  si  quid,  yel 
ex  locorum  circumstantiis,  vel  ex  locis  similibus,  vel  aliunde,  de 
lectionis  varietate  intelligi  posset,  id  omne  perscrutari  conati 
sumus  ; et,  si  non  ipsi  judicium  ferre,  certe  aliis  dare,  unde  aut 
ferre  possent,  aut  suo  quamque  momento  lectionis  yarietatem 
æstimare;  His  autem,  sensum  sæpenumero  addidimus,  aliquando 
singularum  varietatum,  maxime  vero  ejus  quæ  vero  simillima 
erat,  ut  ne  forte,  ob  minus  perspicuum  sensum  ; id  quod  fere 
accidit  ; reprobaretur.  Horum  porro  occasione,  sæpe  etiam  antece- 
dentia  et  subsequentia  proxime  tractavimus  loca:  et,  si  quæ 
Græcorum,  Cbaldaicorum,  aut  Syricorum  apographorum,  accur- 
reret  variatio,  etiam  ea  edisserta  est  : quin  et  difficultates,  quæ» 
vel  ex  his,  vel  ex  Hebraico,  oriuntur,  pro  virili  nostro  enodatæ 
sûnt  : nec  prætermissum  esse  arbitror,  id  quod  multi  desiderant, 
quo  modo  Hebraice  Latinus  et  Græci  Interprètes  legerint,  dum 
eorum  translationes,  ab  Hebraica  scriptura,  ut  nunc  punctis  voca- 
libus  adfecta  exstat,  discrepare  videntur. 

Cæterum,  non  deterreant  Lectorem,  Linguarum  forte  imperi- 
tum,  quæ  fréquenter  his  admiscentur,  Hebraici,  Chaldaici,  Græci, 
Syrici,  textuum,  verba  : id  enim  fieri  ita  debuit,  ut  fides  diotis 
haberetur,  fereque  ita  interjecta  sunt,  ut,  salvo  atque  integro  loci 
sensu,  transiliri,  ab  eo  qui  non  intelligat,  possint.  Porro  varietates, 
quæ, in  manuscriptis  exemplaribus,ejus  varietatis  quæ  discutienda 
erat  occasione,  quippe  loco  vicinæ,  repertæ  sunt,  cum  tractandæ 
non  viderentur,  ad  marginem  sunt  notatæ,  iis  signis  quæ  in 
Bibliis  frequentata  et  declarata  sunt.  Sunt  vero  notationes,  juxta 
librorum  S.  Scripturæ,  capitum,  versuumque,  ordinem,  sese 
mutuo  sequentes  : ita  ut  nullo  indice  opus  sit,  nisi  eorum  locorum, 
quæ,  occasione,  aliunde  explicanda  aliquando  se  obtulerunt;  quem 
et  ad  calcem  libri  invenies.  Quod  reliquum  est,  Lectorem  obsecro, 
ut,  hæc  mediocritatis  nostræ  scripta,  eo  accipiat  et  légat  animo, 
quo  scripta  et  data  sunt,  candido,  et  ver i bâtis  non  contentionis 
studioso,  qui  insectari  alios  abhorreat,  et,  sicubi  erret  ipse,  lubens 
monstratum  errorem  corrigat,  si  quid  ignoret,  discere  gaudeat, 
nec  suam  velit  usquam  opinionem  moliori  sententiæ  præjudicium 
ferre. 


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372 

C 

Catalogue  eorum  qxdbus  mi  eumue  S.  Scripturæ  librorum . 

Compl.  Coraplutensia,  et  ex  Oomplutensibus  express»,  Begia  Biblia, 
R.  Hebraica,  Græea,  Latina,  Chaldaica,  et,  quod  Regiis  proprium  est, 
Syrica. 

Yen.  Hebraica  et  Chaldaica  Biblia  magna,  Venetiie  excusa. 

Neb.  Psalterium  Augustini  Nebiensis , quinque  Linguis,  Hebraica, 
Græcn,  Latin»,  Chaldaica  atque  Arabica. 

Angl.  Psalteria  Hebraica  manuscripta  duo,  unum  Collegii  Lovanien- 

Port.  sis  Societatis  Jesu,  al  ter  uni  D.  Clementis  Angli , et  tertium  Portu - 
gallicum , ex  fide  reverendissimi  D.  Lindani  citatum. 

Syricum  Novi  Testamenti  manuscriptum,  Coloniense,  ex  Orien- 
tispartibus  allatum. 

Syrica  Novi  Testamenti  Editio,  sumtibus  Ferdinandi  Irapeiato* 
ris,  et  Johannis  Widmanstadii  opéra,  Viennæ  Austriacæ  édita. 

Aid.  . Grœca  Biblia  Aldi  Manutii,  anno  1517.  impressa. 

Argent.  Grœca  Yeteris  Testamenti  Biblia,  Argentorati  édita,  collata  cum 

Yat.  duobus  Grœcis  Vaticanæ  Bibliothecœ  antigraphis,  quorum  variœ 
lectiones  ad  marginem  adnotatæ  sunt,  jussu  reverendissimi 
Cardinalis  Granvellani. 

Bas.  Grœca  Vet.  Testamenti  Biblia  Bmileœ  excusa  anno  1550,  cum 
Latina  interpretatione. 

Torn.  Psalterium  Grœcum,  Latinis  litteris,  Tornad , olim  in  Cœnobio 
S.  Martini  scriptum. 

Psalterium  Grœcum  Parisiis  impressum,  ex  S.  Yictoris  codice 
emendatum.  Alterum  Parisiis  a Chevallonio  excusum;  Tertium, 
Antverpiœ  a Stelsio. 

Novum  Testamentum  Grœcum  Basileœ  excusum,  cum  Yaticano 
codice,  in  Evangeliis  collatum,  quondam  D.  Werneri  Atrebatensis 
Collegii  Lovanii  Prœsidis. 

Novum  Testamentum  Grœcum  Basileœ  impressum,  anno  1563. 
cum  lectionum  varietate  ; et  alia  aliquot  alibi  excusa,  quœ  quia 
Lovanio  longe  absumus,  commemorare  haud  possumus;  ut  nec 
cœteros  libros  exacte,  ita  ut  facile  deceret,  describere. 

Novum  Testamentum  Grœcum  Parisiis  editum,adXVI.  Grœca 
exemplaria  a Parisiensibus  collatum,  signata  Grœcis  numeris, 
a>fi>y> a>  fi»  y*  S,  e$  ç,  7) , d,  h ta,  t/3,  uy,  tS,  te,  tç  : quorum  pri- 

etc.  mum,Complutense  est  Exemplar  : secundum,  ex  Italia  transmissum 
fuit  : octavum,  cum  ceteris,  ex  Biblotheca  Regis  Franoorum 
sumtum. 

Di.  0. 1.  Yetusta  Latina  manuscripta,  quibus  ad  castigandum  Parisien  ©» 
G®.  0. 1.  sunt  usi  : 


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373 


Cœnobii  S.  Dionysii  oblongum  et  latum , p.  a.  ar. 

S.  Germant  oblongum,  latum,  parvum,  aureum  et  argenteum,  Do.  Pau. 

Bonatianicum,  Paulinum , Suessoniense,  Su.Con.Cor. 

Constantiense , Gorsendoncense,  Aureum,  Au.Y.  S. 

S.  Vidori8  exemplaria,  et  Sorbonicum  Correctorium. 

Latina  Biblia  quæ  ad  castigationem  D.  Johannes  Hentenius 
adhibuit,  descripta  ab  eo  in  præfatione  Bibliorum  a se  editorum. 

Manuscripta  Latina  Biblia,  duobus  magnis  voluminibus  com-  Brug. 
prehensa,Gathedralis  Ecclesiæ  D.  Donatiani  Brugensis,  antiquitate 
simul  et  integritate  paucis  aut  nullis  secunda,  quæ  a clarissimo 
viro  D.  Jacobo  Pamelio,  Bibliothecæ  D.  Donatiani  præfecto, 

Lovanium  transmissa  fnerunt. 

Alterum  Bibliorum,  duobus  tomis  contentum,  mannscriptum  Lob. 
Exemplar,  sirailiter  vetustate  et  integritate  venerandnm,  a B.  D. 

Ermino  Fransoys,  Cœnobii  Lobiensis  S.  Pétri  Abbate,  commodato 
missum,  scriptum;  ut  ad  calcem  libri  dilligens  scriptor  notavit; 
a F.  Goderanno,  Anno  incarnationis  Dominicæ  1084.  indictione 
7a,  concurrente  1°,  Epactall*,  Rege  Henrico  æque  Henrici  Cæsaris 
filio  jam  trienni  obsidione  urbem  Romam  graviter  premente,  con- 
cluso  in  ea  Gregorio  Papa,  qui  et  Hildebrandus,  Anno  9°.  præsu- 
latus  Henrici  Ecclesiæ  Leodicensis,  8°.  autem  Gerardi  Camera- 
censis,  6°.  quoque  Arnulfi  Abbatis  ejusdetn  Lobiensis  Cœnobii 
S.  Pétri.  Habet  hoc  Exemplar,  triplex  tribus  columnis  distinctum; 
ut  et  alii  quidam  veteres  codices  ; Psalterium,  Gallicum,  Roma- 
num,  et  Hebraicum.  Gallicum,  nostra  est  vulgata  Editio,  ab 
Hieronymo  castigata,  et  obeliscis  atque  asteriscis  notata.  Roma- 
num,  ea  est  qua  Romani  ante  Hieronymi  castigationem  videntur 
usi.  Hebraicum,  Hieronymi  est  ex  Hebræo  versio. 

Tertium  his  similo  manuscriptum,  quatuor  aut  quinque  tomis,  Leod. 
ex  Leodiensi  S.  Jacobi  Abbatia  allatum:  cui  hoc  unum  deest, 
quod,  plerisque  locis,  posteriori  alicujus  præpostera  cura,  antiqua 
ac  germana  erasa,  vulgaris  lectio  substituta  sit. 

Yiginti  manuscripta  Bibliorum  Exemplaria  contribuit,  quem 
suum  nuper  Lovanii  diem  obiisse  intelleximus,  M.  N.  Angustinus 
Hunnæus,  piæ  memoriæ  ; viginti  contribuit  signata  Alphabeti 
litteris  : suutque  ut  juxta  præstantiæ  ordinem  ea  numeremus, 

O,  Q,  T,  E,  N,  P,  L,  H,  G,  A,  M,  V,  I,  K,  B,  G,  D,  F,  B,  S.  A,B,C,D, 
Cæterum  T et  N,  fragmenta  sunt  dumtaxat;  T,  Acta  Apostolorum,  etc. 
Epistolas  D.  Pauli,  et  Catholicas  veteri  scriptura  continens; 

N,  Job,  Proverbia,  et  eos  qui  deinde  sequuntur  libros  usque  ad  N. 
Ezechiolem  : litteris  miræ  m ignitudinis  ; ernendatum,  ante  trecen- 
tos  an  nos,  ex  Caroli  rnagni  Bibliis  undequaque  collectis,  jiissu,  ut 
præfatio  habet,  F.  Jordani  Magistri  ordinis  Prædicatorum,  et 


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374 


o, Q. 
K 
O. 

n. 

p. 

L. 

T. 

K. 

V. 

Epanor- 

thotes. 


So.  ru. 
So.  an. 
Harl. 


So.  Ion. 
So.  al. 
So.  an. 
So.  la. 


PI.  m. 
PI.  an. 
PI.  la. 
PL  pa. 
PI.  Ion. 

Atr. 
Àtr.  s. 


Bess. 


F.  Hugonis  Prioris  Provincialis  in  Francia,  a Prædicatoribus 
S.  Dominici  Fratribus,  quorum  et  emendationura  rationes,  sub 
libri  finem  leguntur,  ad  quas  textus  aurea  marginis  nota  remittit. 
O,  Q , E,  lectissima  sunt  antigrapha;  sed  in  Psalmis,  0,  cum 
Hieronymi  ex  Hebræo  translationem  habeat,  multum  ab  aliis 
ejusdem  translationis  antigraphis  discrepat.  H,  in  libris  Regum 
præstat;  P,  in  Psalmis,  et,  in  quibus  excellit  etiam  L,  Sapientis 
libris.  Jet  K sæpe  adnotant  lectionem  veriorem.  V quod  signamus, 
et  ipsum  Q littera,  a M.  N.  Hunnæo  insignitum  est.  Habuimus  ab 
Hunnæo  et  Breviarium  pervetustum,  quod  quandoque  citamus; 
deniqne  præter  alia,  id  quod  maximi  facimus,  manuscriptum 
Bibliorum  Correctorium,  ab  incerto  Auctore;  quem  Epanorthoten 
aut  Corredorem  fere  vocamus;  magna  diligentiaac  fide  contextum, 
secuto,  uti  oportet,  antiquos  nostræ  Editionis  codices,  eosque, 
cum  Hebræis,  Græcis,  et  veterum  Patrura  commentariis,  sedulo 
collatos;  qui  liber  Genes.  8.  v.  7,  latius  a nobis  descriptus  est. 
Hos  Porro  manuscriptos  codices,  jam  a morte  D.  Hunnæi,  opinor 
Collegii  Societatis  Jesu  esse  : reliquerat  enim  iilos  Collegio,  cui 
olim  commodato  miserat,  nisi  ante  mortem  repeteret. 

Collegium  Societatis  Jesu,  duo  sua  subrainistravit  manuscripta 
Bibliorum  apographa,  minori  forma,  quorum  unum  Societatis 
ruh'um , alterum  appellavimus  aurenm  sive  Harlememe , eo  quod 
auro  ornatum  Harlemio  a Plantino  donatum  fuerit.  Plura  submi- 
nistravit  Collegium  Societatis  fragmenta  Bibliorum,  eaque  spec- 
tatæ  nntiquitatis,  quæ  idcirco  a confractione  P.  Harlemius 
redemerat  ; unum  continens  octateuchum,  unum  libros  Regum 
et  eos  qui  subsequuntur  usque  ad  Ezræ,  id  quod  Societatis  longum 
diximus  : duo,  Societatis  album  et  aureum , codices  sunt  Evangelio- 
rum  : quartum,  Societatis  latum , Pauli  nas  habet  Epistolas,  easque 
glossematibus  illustratas. 

Christophorus  Plantinus  quinque  miserat  manuscripta  Biblia, 
quæ  suo  ære  a confractione  servarat,  vocata  a nobis  Flantini 
médius  codex,  angostus,  lotus , parvus  et  long  us:  quæ,  quo  ordine  a 
nobis  numerantur,  eo  censenda  sunt. 

Atrebatensis  Collegii  Præsidens,  præclarissimus  M.  N.  M. 
Cornélius  Reineri  Goudanus,  duo  commodaverat  manuscripta 
Biblia,  quorum  unum  Atrebatense,  alterum  Atrebatense  sericatum 
diximus:  quibus  Exemplaribus,  ut  et  eo  quod  proxime  sequitur, 
etiam  Hentenius  usus  fuit. 

Ex  majori  Theologorum  Collegio  habuimus  Exemplar  quondam 
Bessarionis  Cardin alis,  quod  ille  a Juliano,  Cardinali  S.  Angeli, 
Florentini  Concilii  Præside  ; ut  épigraphe  habet  ; dono  accepernt, 
id  quod  in  libris  Regum  maxime,  veram  lectionem  sæpe  notât  in 
mnrgine, 


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375 


Collegium  Bu8Ïidianum  seu  Trilingue,  etiara  unum  dederat 
scriptum,  uti  coronide  addita  adnotatum  est  ; anno  1432,  annis 
octo  ante  typographicæ  artis  i n vent  ion  em. 

Ex  Àbbatia  Malmundariensi  accepiraus  miræ  yetustatis  libellos, 
qui  plerique,  magis  eam  qua  veteres  Patres,  quam  qua  nos  uti- 
mur,  Editionem  referunt;  unum  Psalmorum,  unum  Sapientiæ  et 
Ecclesiastici,  unum  Machabæorum,  unum  Epistolarum  Catholi- 
carum  et  Apocalypseos,  duos  Epistolarum  D.  Pauli,  quorum  alte- 
rum  majorera , alterum  minorera , a litterarum  magnitudine,  voca- 
vimus.  Minor  nostræ  Editionis  studiosus  est  ; major,  veterem 
sectatur,  eam  quœ  ante  Hieronymi  castigationem. 

D.  Pamelius  commodavit  nobis,  quod  Tomaco  allatum  fuit, 
vetustissimum  atque  lectissimum  Cœnobii  S.  Martini  Psalterium, 
anno  Domini  1105.  scriptum  : id  quod,  quatuor  columnis,  quatuor 
Psalterii  editiones  exhibe t Gallicam,  Roraanam,  Hebraicam, 
Grœcara.  Græca  ipsa  est  Grœca  translatio,  Latinis  litteris  scripta. 

Usi  sumus  et  Psalterio  ex  Cameraco  allato,  Ooticis  litteris 
scripto  ; in  cujus  lectione,  Reverendissimus  D.  Lindanus,  repue- 
rascendum  sibi  fuisse,  scripsit;  id  quod  Romani  Psalterii  Exemplar 
esse  deprehendimus. 

A.  D.  Lævino  Torrentino  habuimus  Glossam  ordinariam,  in 
Prophetas  minores,  manuscriptam. 

A.  D.  Nicolao  Michaëlis,  Reverendo  monasterii  S.  Andreæ  juxta 
Brugas  Abbate,  unum  tomum  manuscriptorum  Bibliorum,  quæ 
ea  habet  Abbatia,  insignium  : quo  uno  manuscripto’,  perficientes 
Brugis  id  quod  a Lovaniensi  fuga  restabat,  usi  sumus.  Legiraus 
atque  adduximus  aliquando  et  alia  quædam  manuscripta  Exem- 
plaria:  quibus  quia  continue  usi  non  sumus,  suis  ea  locis  nomi- 
nasse  sufficiat. 

Typis  excusa  Latina  Biblia,  quibus  perpetuo  usi  sumus,  hæc 
sunt  : Excusa  Moguntiæ  anno  1472,  quam  primam  esse  accepiraus 
Bibliorum  a Typographis  editionem  (quamquam  aliam  ilia  prio- 
rem  quidam  se  vidisse  dicant)  ; Colonise  anno  1479,  Nurenburgi 
anno  1478,  Venetiie  anno  1497  ; Lugduni , cum  lectionum  varietate 
anno  1522  ; Coloniæ  apud  Quentelium  anno  1529,  Parisiis  castigata 
anno  1557  ; et,  Benedicti  scholis  aucta,  anno  1573. 

Enarratorum  atque  Auctorum  quibus  usi  sumus,  longnm  esset 
catalogum  texere;  ex  iis  quibus  aliquando  nominantur  locis,  pote- 
runt  intelligi.  Cæterum  post  Epistolam  ad  Romanos,  non  omnes 
legimus  quos  adhuc  statueramus,  præter  spem  Lovanio  exsuies. 


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Bush 

Sive 

Tril. 

Mal. 

ma. 

Mal. 

mi. 


Torn. 


Got. 


Tor. 

And. 


Mog. 

Colo. 

Nure. 

Yen. 

Lugd. 

Quent. 


376 


141. 

In  obitam  D.  Joannis  Six,  episcopi  Audomaropolitani,  oratio 

fnnebris  Francisci  Lacs,  S.T.L.  canonici  Audomaropolitani. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Christophori  Plantini,  architypographi 
regii,  1587. 

Prædaiti88imo  amplissimoque  Domino  D.  Jacobo  Pamelio  électo 
Episcopo  Andomaropolitano. 

Orationem  funebrem,  in  obitura  communia  Episcopi  nostri 
nuper  vita  defuncti,  D.  Joannis  Six  (eu jus  memoria  in  benedicti- 
one)  a me  ut  primum  occupationes  tulerunt,  scriptam,  qnara 
dignam  censueras  quæ  in  tanti  viri  memoriam  ederetur,  subse- 
quuta  mox  tui  in  defuncti  locum  nominatione,  oirmino  judicavi, 
sub  tui  nominis  auspiciis  edendam,  et  Amplitudini  dedicandam 
tuæ.  Primum,  ut  plurimum  gratuler  tibi,  hune  tibi  decretum 
honorem  ; quamquam  nobis  ipsis  magis  gratulari  de  te  Episcopo 
debeamus.  Deinde  ut  novi  atque  ardui  hujus  muneris  functionem 
aggredienti  ob  oculos  ponam  exemplar  prædecessoris,  quod  imitere 
ant  etiam  superes:  tametsi  nihil  dubitem  quin  sponte  de  illo 
exemplum  sumturus  sis  qui  te  dum  viveret,  amore  complexus  est, 
honoribus  auxit,  denique  tuo  inter  primos  consilio,  tuaque  opéra 
usu8  est  ad  Episcopatus  gubernationem.  Adhæc,  ut  benevolentiam 
qua  me  hactenus  proseqni  dignatus  es,  continuam  mihi  conciliem. 
Postremo,  ut  oratiunculam  hanc,  sub  tuarum  integumentnm 
alarum  receptam,  si  quid  forte  timere  debeat,  protegas,  et  tua 
serves  auctoritate  intemeratara.  Det  Dominus  Deus  prosperos 
tuæ  Amplitudinis  rebus  successus,  ac  diu  te  nobis  custodiat. 

Audoraaropoli,  pridie  Kalend.  VIIbrii  010*  10.  L XXXVII. 

Amplitudinis  tuæ  observantiss. 
Fbanciscus  Lucas. 


142. 

Bom&næ  correctionis  in  latinis  Bibliis  editionis  vulgatæ,  jussu 
Sixti  V.  Pont.  Max.  recognitis,  loca  insigniora  ; observata  a 
Francisco  Laça  Brugensi,  ecclesi»  cathedralis  Audomaropoli- 
tanœ  tbeologo  et  decano. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniana,  apud  Joannem  Moretum. 
M.  DC.  III. 

R"'°  in  Ghriëto  Patri  Jacobo  Blasæo , episcopo  Audomaropolitano, 
Domino  suo  cum  primis  colendof  Francùcus  Lucas. 

Ut  inde  ab  ineunto  ætate,  sacræ  Scripturæ  lectione  pluiimum 


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377 


sum  delectatus,  Rme  Prœsul  idemque  Amplissime  Domine  : ita 
magnam  mihi  attulit  voluptatem,  quod  vidi  superioribus  annis, 
in  lucem  prodeuntia,  Latina  veteris  vulgatæque  versionis  Biblia, 
auctoritate  summorum  Pontificura,  nominatim  Sixti  Quinti,  et,  qui 
hodie  felicissime  sedet,  Clementis  Octavi,  a Nofcariorum  mendis 
vitiisque  diligentissimeexpurgata.  Yerumquantam  hæc  res  volup- 
tatem, tantam  e diverso  tristitiam  animo  meo  attulit  metus,  ne, 
dum  variis  posthac  locis  hæc  Biblia  typis  cudi  recudique  contin- 
geret,  foret,  ut  brevi  in  sublata  jam  vitia  recideretur.  Quamvis 
enim,  ad  hoc  periculum  evitandum,  prudentissime  caverit  summus 
Pontifex,no  quivisTypographus  ea  posset  excudere  : ea  tamen  est, 
plerorumque  qui  Typographiis  præsunt,  vel  inscitia,  ut  non 
agnoscant,  vel  incuria,  ut  negligant,  quod  verum  est,  et  inolitis 
vitiis  postponant.  Taie  quid  videmus  in  Romanis  Missalibus  et 
Breviariis  accidisse,  iis  præsertim  quæ  extra  hoc  Belginm  im- 
pressa  sunt  : simile  quibusdam  locis  fieri  cœptum  est  in  bis  ipsis 
Bibliis.  Dum  igitur  dispicio,  quodnam  efficacissimum  remedium 
huio  malo  queat  adhiberi,  ne  amplius  ea  loca  corrumpantur,  quæ 
jam  dexterrime  correcta  sunt  : visum  est  mihi,  sufïragante  Moreto 
exactissimæ  diligentiæ  Typographo  (quemadraodum  Plantini 
heredem  decet)  expediens  fore,  ut  adhibito  autographo  Romano, 
quod  ille  ad  me  misit,  colligerem  præcipua  atque  insigniora,  quæ 
in  hac  Bibliorum  editione,  a Romanis  Patribus  restituta  sunt, 
loca  : et  indicata  ea  quæ  rejecta  est  lectione,  ita  clare  distinguerem 
unam  ab  altéra,  ut  deinceps  nerao  non  clare  intelligere  posset, 
quæ  proba  sit  lectio,  quæ  reproba;  quæ  textu  expulsa,  quæ  in 
textum,  summi  Pontificis,  Ecclesiæ  totius  capitis,  auctoritate 
recepta.  Nam  quamvis, nec  hoc  quidem  modo  effici  poterit,ne  Typo- 
graphi  amplius  errent  : id  tamen  fiet,  ut  non  errent  si  velint  ; si 
velint  inquam  Correctorium  hoc  a nobis  collectum  consulere  : 
quod  si  nolint,  nec  vereantur  négligentes  relabi  in  vetera  vitia  ; 
ut  minimum  poterunt  ex  hoc  libello  negligentiæ  argui,  et  quæ 
admiserint  menda  dignosci  atque  auferri.  Sic  enim  concinnatum 
a nobis  est  hoc  Correctorium,  indicato  ad  singula  loca  nodo  ipso 
difficultatis,  adeoqoe  puncto  in  quo  varietas  consistit,  ut  etiamsi 
contingent  typographicum  vitium  in  hoc  ipsum  irrepere,  facile 
esset  ex  circumstantiis  deprehendere.  Quocirca  fiet  hac  ratione, 
ut  non  pereat  Romanorum  Patrum  labor,  qui  in  Biblia  veteris  ac 
vulgatæ  editionis  Latinæ  ab  ipsis  emendata,  in  suo  nitore  perma- 
nere  ac  perseverare  queant,  et  sarta  tecta  perpetuo  consorvari. 
Quamobrem,  uti  spero  hanc  operam  meam  ipsis  gratam  fore  : ita 
gratiorem  etiam  fore  confido,  si  Rroa#  Paternitatis  Tuæ,  quam  illi 
nobis  summo  cum  præconio  Episcopum  non  ita  pridem  magno 


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378 


nostro  bono  præfecerunt,  subjectis  calculis  approbetur.  Quod  ut 
impetrare  me  posse  sperera,  facit  eruditissima  simul  et  sacrarum 
Litterarum  studiosissiraa  Rroae  Ptl*  Tuæ  humanitas  : quam  ut 
Dominus  Deus  mihi  et  Ecclesiæ  Audomaropolitanæ  multis  annis 
servet  incolumem,  continuis  precibas  obtinere  côntendo.  Audo- 
maropoli,  anno  secundo  a sexcentesimo  et  millesimo,  III.  Nouas 
Aprilis. 

Omnia,  catholicœ  Ecclesiæ , ejusque  in  terra  conspicui 
capitis,  Romani  Pontificis,  judicio,  submissa  eunto . 

Fbanciscus  Lucas. 

143. 

In  sacrosancta  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia  Francisci  Lucæ, 
Brugensis,  ecclesiæ  cathedralis  Audomaropolitanæ  theologi  et 
decani,  commentarius.  Alia  ejusdem  auctoris  ad  S.  Scripturæ 
lucem  opuscula. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniana,  apud  Joannem  Moretum. 
M.  DC.  YI. 

A. 

Albei'to  et  Isabeüæ  Claræ  Eugmiæ  Infanti  Hispaniarum,  Archidu - 
dbm  Auètriæ  Belgii  Ethnarchis. 

Cum  elucidationem  tractationemque  Sacrorum  Evangeliorum, 
quam  a multis  annis  parturivi,  Celsissimi  Heroes  iidemque 
Principes  optimi,  eo  perduxissem,  ut,  doctorum  Amicorum  judi- 
cio, in  eam  formam  excrevisset,  qua  lucem  adspicere  optarent  : 
jamque  mihi  quærendus  esset,  cujus  nomini  pro  more  ilia  inscri- 
beretur:  ante  omnes  Vestra  Celsitudo  occurrit,  cogitanti,  si  quid 
honoris  cuipiam  in  hac  Belgica  Rep.  patria  mea,  conciliare  aut 
adferre  queam,  eum  me  vobis  in  primis  debere,  novis  Princi- 
pibus  nostris,  communi  nobiscum  aëre  saleque  viventibus.  Quam- 
vis  enim  Philippus  ille  maximus,  pater  rester,  Rex  tam 
regnis  quam  religione  Catholicus,  et  sapientissime  nos 
gubernarit,  et  potentissime  defenderit:  qui  tamen  corpore  nobis 
absens  fuit,  coactus  est  id  magis  per  Yicarios  quam  per  seipsum 
facere.Yos  autem  generosissima  illius  propago,  qui  etiam  corpore 
nobis  præsentes  inter  nos  vivitis,  et  vestris  oculis  auribusque 
percipientes  quibus  rebus  nobis  opus  sit,  opportunissime  provide- 
tis,  denique  pericula  vobis  nobiscum  communia,  adhibitis  solioi* 
tudine,  curn,  labore,  assiduitate,  viribus  ac  nervis  omnibus, 


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379  ’ 


adeoque  objectis  discrimini  etiara  propriis  corporibus  (id  patuifc) 
fortissime  propulsatis,  vel  hoc  nomiue  magis,  et  amandi  nobis, 
et  honorandi,  et  colendi  estis.  Præerafc  quidem  Philippus  nobis 
Regio  nomine,  ab  Hispaniarum  et  Indiarum  Regnis  accepto  : sed, 
si  consuetudo  permitteret,  Regium  nomen  negari  yobis  haud 
deberet,  qui  ex  Cæsaribus  et  Regibus  orti,  Regia  potestate  Belgis 
dominamini.  Immo,  si  sequi  mihi  liceat  sacra  Evangelia,  quorum 
explicationem  profiteor,  cur  non  dicam  vos  Reges  Belgarum, 
postquam  non  semel  hîc  legam,  Herodem,  Galilææ  ex  Augusti 
Cæsaris  institutione  Tetrarcham,  Regem  vocari,  non  aliam  ob 
causam  (quod  docent  Interprètes)  quam  quia  ex  Rege  natus, 
Galilææ  Regia  potestate,  etsi  non  Regio  nomine,  regnabat  ? Certe 
ego  judico,  in  plubicis  precibus  ubi  pro  Rege  consuevit  orari, 
Regis  nomen  mutandum  Belgis  esse  cum  Principum  : quamquam, 
quia  consuetudo  nondum  permittit  ut  vos  Reges  inscribam, 
Ethnarchas  vocem,quod  nomen  Augustus  Cæsar,  Archelao  Hero- 
dis  magni  Judææ  Regis  filio,  tamquam  Regis  nomini  proximum, 
data  spe  Regii  nominis,  olim  concesserat,  Josepho  historiographo 
teste.  Cum  igitur  omnem  quem  alicui  adferre  possim  bonorem, 
Yestræ  Celsitudini  a me  deberi  persuasus  sim  (nam  et  superiori- 
bus  annis,  munificentia  vestra,  me  dignitate  Decani  in  Ecclesia 
hac  cathedrali  S.  Audomari  ornavit)  statui,  has  lucubrationes 
meas,  sub  clarissimi  nominis  vestri  auspiciis  edere  ; sic  tamen  ut 
non  ignorem,  imo  vero  confidam  et  sperem,  plus  mihi  honoris  a 
Yestræ  Celsitudinis  nomine,  quam  Yestræ  Celsitudini  a me 
accessurum;  præsertim  si  hæ  meæ  lucrubationes,  Yestræ  Celsi- 
tudinis et  doctissimorum  virorum  qui  vobis  a eonsilio  sunt 
(quorum  copia  floret  hoc  Belgium  vestrum,  si  quæ  alia  regio) 
calculis  probatæ,  publice  omnibus  legendæ  commendentur.  Quod 
si  vestris  etiam  aliquando  manibus,  ad  sacrorum  Evangeliorum 
intelligentiam,  volvantur:  ut  partem  temporis  publicis  negotiis 
succidere  consuevistis,  quam  sacræ  lectioni  divinæque  meditationi 
detis  (habentes,  more  ducum  illorum  strenuorum  Machabæorum, 
pro  solatio  sanctos  libros,  qui  sunt  in  manibus  vestris)  honorem 
assecutus  mihi  videbor  longe  maximum.  Hoc  igitur  munusculum, 
Celsissimi  Principes,  Clari  atque  Eugenii,  si  qui  alii  inter  Heroas, 
argumentum  observantiæ  simul  et  gratitudinis  meæ,  benigne 
suscipere  ne  gravemini,  etiam  atque  etiam  rogo.  Ita  fiet,  ut 
magis  magisque  adstringar,  orare  Deum  Opt.  Max.  ut  Celsitudinem 
Yestram,  hærede  auctam,  diu  nobis  atque  uni  verso  Belgio  servet 
domi  bellique  incolumem,  et,  auxiliante  ex  Hispaniis  altero 
Philippo,  gnesio  Philippi  filio,  fratre  vestro  (quod  certe  facib  et 
promtissime  et  validissime,  magno  nostro  bono)  hæreticos 


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380 


rebellantes,  ad  se  Vestramqne  Celsitudinera  pie  flexos  incurvet. 
Audomaropoli,  celebri  ditionis  vestræ  civitate,  in  nobili  bellicoso- 
rura  Arthesiorum  regione,  anno  Domini  sexto  a sexcenfcesimo  et 
millesimo,  Idibus  Januarii. 


B. 


Franciscus  Lucas  leciori  benevolo,  de  opeiis  hujus  sui  ratione . 

Cum  absolvissera  aliquando,  jam  a vigintiquinque  eoque  amplius 
annis,  in  varias  SS.  Bibîiorum  lectiones,  tum  marginales  Notas, 
tum  prolixiores  tam  ad  calcem  Bibîiorum  quam  seorsum  éditas 
Notationes;  Christophorus  Plantinus,  cîaræ  memoriæ,  qui  me 
familiariter  utebatur,  rogavit,  ut  me  deinde  addicerem  scribendis 
Scholiis  in  novum  Testamentum,  iis  quæ  nomine  Yatabli  exstanfc 
consimilibus  in  vêtus  Testamentum,  quorum  ab  interspersis 
erroribus,  opéra  Theologorum  Lovaniensium  repurgatorum, 
editionem  meditabatur,  pollicitus  libros  quibus  judicarem  me 
opus  habere,  si  qui  ad  manum  forte  non  essent.  Ego  qui  diu 
sacrarum  literarum  studio  totum  me  consecraveram,  et,  affectus 
nonnihil  tædio  examinandarum  variarum  lectionum,  de  quibus 
judicium  sæpeex  codicibus  magis  pendet  quam  ex  re,  anhelaveram 
ad  rimandas  ipsas  sacræ  Scripturæ  sententias,  mox  conditionem 
amplexus  sum,  tum  ut  satisfacerem  petitioni  amici,  qui  plurimum 
posset  ad  bujusmodi  mea  studia  ornanda,  tum  ut  de  Rep.  Christia- 
na  bene  mererer,  quod  videbar  hac  ratione  consecuturus.  Itaque 
aggressus  sum  statim  negotium,  ne  quid  mihi  temporis  periret  ; 
exordio,  ab  eo  quod  primum  obtinet  locum,  Evangelio  Matthæi 
sumto  : sed  brevi  impeditus  tumultibus  quibns  concussum  fuit 
Belgium  hoc  nostrum,  supersedere  coactus  fui,  et  aliéna  agere 
negotia,  ejus  inquam  sub  eu  jus  me  receperam  invitatus  alas, 
Episcopi  Audomaropolitani:  sacra  quidem  ilia  pleraque  et  ædifi- 
candæ  Ecclesiæ  non  minimum  utilia,  sed  quorum  tanta  fuerit 
raultitudo,  quantam  literarium  studium  non  admiserit.  Cæterum 
quamprimum  licuit,  resumsi  tabulas  in  manus,  et  in  eo  quod  diu 
cœperam  opéré  perrexi,  tandemque  perduxi  ad  hune  quem  vides, 
Lector  optime,  statum,  quo  Evangelia  Matthæi  et  Marci  intégré, 
Lucæ  autem  et  Johannis  magna  ex  parte  explicui.  Hortatus 
quidem  fuerat  Plantinus  ut  Scholiis  Novum  Testamentum  univer- 
sum  illustrarum  : sed,  ut  fatear  quod  res  est,  quando  applicare 
animum  cœpi  negotio,  continere  me  intra  Scholiorum  fines  haud 
potui,  quin  unum  continuum  tractatura  darem,  persuasus  perire 
mihi  operam,  si  carptim  dumtaxat,  breviter  et  defunctorie  scribe- 
rem,  qua  intégré,  exacteque  possem.  Yerumenimvero  hac  præci- 


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381 


pua  in  parte  a Scholiastæ  proprietate  non  recessi,  quod  non  mihi 
curæ  f uerit  omnia  in  medium  adfere,  quæ  vel  legissem  vel  animo 
concepissem,  sed  unum  solum,  et  ilium  historieum,  siv,e  malis 
literalem,  id  est,  primum  sensum,  quem  sacer  Auctor  primum 
præcipueque  intellexisse  visus  est,  exacte  et  paucis,  quoad  ejus 
fieri  potuit,  expositum.  Curavimus  enim,  ubi  varietas  erat,  ilium 
unum  seligere  sensum,  qui  esset  vero  simillimus,  illumque  ita 
solide  statuere,  ut  cæteros  sive  referre  sive  refutare  non  esset 
opus.  Nam  quod  ad  mysticos  sive  spirituales  sensus  attinet,  alle- 
goriam  inquam,  tropologiam,  et  anagogiam,  cum  illi  nitantur 
historia  sensuque  primo  ut  fundamento,  unde  etiam  facile  elici 
queant,  nos  illos,  aut  præterivimus,  ant  uno  solum  verbo  attigi- 
mus.  Disputationes  denique  longas,sivede  explicandis  dogmatibus 
ecclesiasticis,  sive  de  refellendis  hæresibus,  evitavimus,  nee 
nisi  coacti  aliquando  brevibus  perstrinximus  hujusmodi.  Quara  - 
quam  vero  resecare  bæc  pleraque  omnia  studuerimus,  multoque 
magis  superfluum  quid  dicere  caverimus:  dum  tamen  nihil 
propositæ  Scripturæ  præterire  voluiraus  inexplicatum,  nec  omit- 
tere  quidquam  eorum  quæ  ad  unum  primarium  sensum,  sive 
stabiliendum,  sive  elucidandum  facerenb,  crevit  opus  upinione 
majus,  et  Scholiorum  loco  evasit  justa  tractatio;  hoc  lucro,  quod 
spero,  ut  pauca  melius  exactiusque  explicaverimus:  sed  illud 
aliorum  esto  judicium.  Interea  vero  prodierunt  ex  Typographia 
Plantiniana,  Scholia  sive  Notationes  doctissimi  Emannelis  Sa,  in 
novum  Testament um  non  solum,  verumetiam  in  vêtus. 

144. 

Notarum  ad  varias  lectiones  in  quatuor  Evangeliis  occurrentes 
libellas  dupiez  : quorum  uno  græcæ,  altero  latins  varietates 
ezplicantur  : auctore  Francisco  Luca,  Brugensi,  ecclesi» 
cathedralis  Audomaropolitanæ  theologo  et  decano  (O. 

A. 

Illmo  etRmo  in  Ghristo  Patri  ac  Domino,  Roberto  Bellarmino,  8.R.E. 

Cardinnli , archiepiscopo  Gapuano,  Francisais  Lucas . 

Cum,  superioribns  annis,  Illmt  ac  Rme  Gardinalis , tractandis 
sacris  Ecangeliis  incumberem,  et  veterem  vnlgatamque  versionem 
Latinam,  una  cum  Græco  fonte  ob  oculos  propositam,  explican- 
dara  mihi  sumerem  : putavi  mearum  partium  esse,  ut  et  varias 
omnes  lectiones,  sive  Græce,  sive  Latine  occurrentes,  annotarem, 

(*)  ln  sacrosancta  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia ....  Tomus  secundus , 

p.  1019. 


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332 


discuterem,  examinarem  : denique  eam  quœ  genuina  esset,  sive 
fontis  Græci,  sive  versionis  Latinœ,  quoad  ejus  a me  fieri  posset, 
indicarem,  et  a spuriis  distinguerem.  Et  quamquam  breviter  id 
et  compendiose,  notisque  potius  quam  multis  verbis,  conarer  præ- 
stare  : tamen  ne  Commentarius,  quem  ita  fabricabar,  ut  unum 
ubique  simplicissimum  ac  verisimillimum  loci  sensum  ponere  ac 
prosequi  contentus  esset,  lectionum  varietate  oneraretur  ; statui, 
libellis  duobus  ad  calcem  Commentarii  additis,  seorsum  id  agere, 
præsertim  cum  Suæ  Sanditaiis  mentem  esse  intelligerem,  ut 
lectiones  variæ  ad  marginem  ipsius  sacri  Textus  minime  anno- 
tarentur,  duobus  inquam  libellis,  uno  de  Græcis,  altero  de  Latinis 
varietatibus  agente.  Yidimus  sæpe  libros,  præsertim  sacros, 
studio  nec  parvo,  nec  infelici,aNotariorum  vitiis  emendatos,  dum 
fréquenter  excuduntur,  brevi  in  eadem  vitia  relapsos,  inscitia 
plerorumque,  veritatem  præ  inolitis  vitiis  mox  rejicientium.  Id 
ergo  ne  similiter  contingeret  sacris  Textibus,  quos  in  Commen- 
tario  mihi  proposueram  explicandos,  Græco  Begiorum,  et  Latino 
Sixtinorum  Bibliorum  (quibus  non  facile  exstant  alii  ejusdem 
generis  integriores)  ne,  inquam,  boc  idem  eis  accideret,  hoc  est, 
dum  fréquenter  recuduntur,  in  antiqua  jamque  semel  sublata 
vitia  relaberentur,  et,  si  quidem  accideret  (quod  profecto  fieri 
cœptum  observavimus)  facile  esset  restituere  : visum  est  mihi 
consultum,  brevibus  indicare  rationes  emendationum  quæ  insunt 
Textibus  istis  ; aut  si  non  rationes,  certe  distinctiones  genuinæ 
lectionis  a spuria,  quando  res  clara  est  : postremo  sicubi  dubi- 
tandi  causa  remanet,  an  illorum  lectio  sit  genuina  germanaque, 
sive  fontis  sive  versionis  vulgatæ  scriptura,  nihil  quidem  in  illis 
mutare,  sed  annotare  dumtaxat  quid  inveniam,  relinquere  autem 
Suæ  Sanctl “,  et  eorum  quibus  ilia  hoc  commiserit  auctoritati,  ut 
loca,  si  quando  videbitur,  mutent  : nec  enim  cujusvis  esse  debet 
mutare  pro  arbitrio.  In  his  igitur  duobus  libellis,  uno  Græcas, 
altero  Latinas  Evangelicorum  librorum  yarietates  explicante,  hæc 
mihi  servatur  methodus,  ut  primum  proponam,  in  Græcis  quidem, 
eam  lectionem  quæ  est  Begiorum  ; in  Latinis  autem,  eam  quæ  est 
Sixtinorum  Bibliorum  : deinde  adferam  eam  quæ  ab  ilia  variât, 
nec  adferam  tantum,  verumetiam  quo  distingua tur  describam, 
quando  differentia  exigua  est  (ut  sæpe  est)  ne  vel  in  hoc  ipsum 
correctorium  irrepat  error  (quale  exemplum  in  quibusdam  manu* 
scriptis  correctoriis  vidimus):  postremo,  si  quidem  nihil  verisimi- 
litudinis  habeat,  uno  eam  verbo  reprobem  ; si  quid  vero  habeat, 
id  paucis  exponam.  Quamquam  vero  hujusmodi  quid  non  ita 
pridem  præstare  conatus  sim,  edito  libello  de  Bomanis  correctio- 
pibus,  adhibitis  in  Latinis  illis,  Sixti  Quinti  jussu  recognitis 


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383 


Bibliis  : hic  tamen  aliquid  amplius,  et  illud  idem  plenius,  præsfcare 
conor,  in  quatuor  Evangeliù,  non  Latinis  solum,  verumetiam 
Grœcis.  In  hoc  porro  negotio,  etsi  oculorum  animi  mei  caliginem 
fateri  merito  debeam  : eo  tamen  majorem  mihi  fidem  spero  adhi- 
bendam,  quo  diutius,  a juventute  inquam  (quod  tu  Dlm*  Domine 
nosti)  in  eo  versatus  sura,  et  accuratius  olim  ac  prolixius  simile 
argumentum  tractavi,  Notationibus  in  varias  Bibliorum  lectiones 
editis.  Quidquid  autem  illud  est,  quod  hic  a me  præstitum  est,  ut 
vehementer  cupivi  probatum  esse  judicio  Rmae  Ptl8  Tuæ  : ita 
volui  Illmae  D.  T.  nomini  esse  dedicatum,  très  potissimum  ob 
causas;  Unam,  ut  exstaret  mnemosynon  animi  mei  erga  te  grati, 
quod  me  olim  humanitas  tua,  cum  Lovanii  Theologiæ  professorem 
ageret,  admittere  dignata  fuerit  ad  familiaritatem,  et  Romain 
quoque  reversa  non  minimis  benevolentiæ  argumentis  prosequi. 
Alteram,  quod  celebritas  doctrinæ  tuæ,  toto  orbe  terrarum  ful- 
gentis,  quafit,  ut  Catholicæ  quidem  Ecclesiæ  lumen,  hæreticorum 
autem  hujus  temporis  malleus  habearis  et  sis,  tutum  me  reddere 
poterit,  ne  vel  hæretici  scriptis  meis  abuti,  vel  Catholici  non  visa 
damnare  audeant  (qua  de  re  conquerendi  materiam  mihi  præbet 
Chronologia  Genebrardi  anno  1585  édita)  nemo  enim  te  solidius 
potest  judicare,  quam  non  hæc  ad  Græcæ  Latinæve  editionis,  sed 
ad  librariorum,  qui  eas  editiones  negligentius  descripserunt, 
errores  auferendos  et  exterminandos  colligantur  : ut  præteream, 
quod  major  varietatum  pars,  in  verbis  potius  consistât  quam  in 
rebus,  magisque  ad  exactam  quam  ad  necessariam  faciat  corri- 
gendi  rationem.  Postrema  causa  est,  ut  si  prudentia  tua  judicet, 
hoc  scripto  a me  adferri,  quod  ad  Græcum  Latinumve  Evange- 
liorum  Textum,  exactius  etiam  quam  hactenus  a Librariorum 
vitiis  vindicandum,  facere  possit,  ipsa,  si  dignum  censeat,  ad 
Suam  Sanditatem , a cujus  est  consiliis,  référât  ; ut  illius  auctori- 
tate,  quod  minus  emendatum  hactenus  esse  possit,  perfectiori 
integritati  ac  nitori  restituatur.  Dignaberis  igitur,  Illmt  ac  Rma 
Domine , hoc  munusculum  æqui  boni  consulere,  et  grati  memoris- 
que  animi  monimentum  hilari  vultu  accipere:  interea  ego  non 
omittam,  quin  Dominum  Deum  sacrificiis  precibusque  solicitera, 
ut  te  diu  nobis  et  Ecclesiæ  Catholicæ  servet  incolumem.  Audo- 
maropoli  Arthesiorum,  pridie  Nonas  Septembris,  anno  quinto  a 
sexcentesimo  et  millesimo. 

B. 


Audor  leciori  candido,  de  exemplaribus  quibus  usus  est  in  describen - 
dis  Ms  Ledionum  varietatibus. 

Quamvis  in  concinnandis  his  Variarum  Ledionum  libellis,  non 


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384 


fuerit  nobis  ad  manum,  multitudo  ilia  exemplarium,  tum  manu- 
scriptorum  tum  typis  excusorum,  quorum  fuit  nobis  usus  Lovanii 
ante  annos  triginta,  cum  Notationes  in  varias  Bibliorum  lediones, 
alias  seorsum,  alias  ad  margines  ipsorum  Bibliorum,  scriberemus  : 
ilia  ipsa  tamen  Biblia,  cum  notis  ac  notationibus  suis,  illorum 
exemplarium  Joco  nobis  servierunt.  Porro  tria  ex  illis,  quæ  erant 
prœstantissima  inter  omnia  manuscripta,  et  vêtus tate  et  integri- 
tate,  videlicet,  Biblia  Ecclesiæ  Cathedralis  D.  Donatiani  Brugen- 
sis,  Biblia  monasterii  S.  Pétri  Lobiensis,  denique  Biblia  Abbatiæ 
S.  Jacobi  Leodiensis,  hac  ratione  nobis  præsto  fuerunt,  quod 
habuerimus  ilia  Biblia  typis  excusa,  quæ,  antequam  Lovanio  dis- 
cederemus,  Chrislophoms  Plantinus , præ  eo  quo  semper  ardebat, 
munifico  rei  literariæ  promovendæ  desiderio,  suis  expensis  jusse- 
rat  cum  illis  manuscriptis  conferri,  et  addita  ad  marginem  illorum, 
sicubi  variarent,  lectione,  augeri.  Ad  hæc  Correctorium  illud  ma- 
nuscriptum,  a Doctore  Augustino  Hunnæo  relictum  Collegio 
Societatis  Jesu  Lovaniensi,  quod  sæpe  in  Notationibus  illis  nostris 
citamus,  cujusque  incertum  auctorem  vocamus  Epanorthotem 
sive  Correctorem  (quod  editionis  Bibliorum  Latinæ,  ex  antiquis 
libris,  correctionem  profitoatur)  Lovanio  evocavimus.  Præterea, 
Ecclesia  hæc  Cathedralis  S.  Audomari,  cui  adscripti  sumus,  esua 
Bibliotheca  suppeditavit  nobis,  in  primis  insigne  exemplar  Lati- 
norum  Bibliorum  manuscriptorum,  et  antiquitate  et  integritate 
venerandura,  distinctum  in  quinque  tomos,  regio  membranæ  folio, 
signatum  litera  E.  ; deinde  duos  alios  codices  manuscriptos,  qui 
Evangelia  quatuor  singuli  continent,  quorum  unus  signatus  est 
litera  F.,  alter,  præstantior  ille,  in  loco  Capitulari,  quem  vocamus, 
perpetuo  præsto  jacet,  ad  excipiendum  juramentum  eorum  qui  ad 
beneficiorum  Ecclesiæ  possessionem  admittuntur.  Insuper  Reve- 
rendus  in  Christo  Pater,  Dominus  Abbas  Monasterii  ordinis  Cis- 
terciensis,  quod  vulgo  Clarum  mapscum  vocatur,  situmque  est  in 
suburbiis  palustribus  civitatis  Audomarensis,  inter  agros  errati- 
cos,  vagos  inquam  natantesque  in  aquis,  commodato  nobis  dédit, 
vêtus  et  insigne  manuscriptorum  Bibliorum  exemplar,  et  ipsum 
Regio  membranæ  folio,  in  duos  tomos  distinctum.  Postremo,  pro 
Græcis  varietatibus,  præter  alia  typis  excusa  exemplaria,  illo  usi 
sumus,  quod  Parisienses  anno  1550  ediderunt,  collatum  ad  sede- 
cim  Græca  antigrapha,  signata  Græcis  literis  numerisque  a.  /3.  y. 
S.  €•  ç.  Ç.  tj,  6 . 1 . ta . i/3.  iy.  là.  1€,  tç.  quorum  primum,  est 
illud  Compluti  olim  impressum,  ex  quo  fluxerunt  Regia  nostra, 
reliqua  fuere  manuscripta,  præsertim  ex  Regis  Francorum 
Bibliotheca  accepta. 


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385 


145. 

Tractatas  de  Chaldaica  S.  Scripturæ  paraphrasi:  Quo,  et  oatenditnr 
quis  Paraphraseos  illias  usas,  et  plarima  S.  Scripturæ  loca 
enodantur  : Anctore  Francisco  Laça  Bragensi,  Ecclesi»  Cathe- 
dralis  Andomaropolitanæ  Theologo  et  Decano  (*). 

A. 

Illustri  Domino  Rmo  in  Christ o Patri  Jacoho  Blaeæo  episcopo 
Audomaropolitano , Franciscus  Lucas. 

Cum  excuderetur  meus  in  Evangelia  Commentarîns,  suggessit 
doctissimus  Schondonchus,  comraunis  noster  familiaris.  et  civis, 
ut  accuderetur,  quem  aliquando  legerat,  Tractatus  olim  a me 
scriptus  de  usu  Chaldaicæ  Paraphraseos.  Id  cum  aliis  quoque  et 
ipsi  Typographo  probaretur,  cogitavi  de  illo  Rmae  P.  V.  dedicando  : 
non  enim  in  lucem  edendum  putavi,  nisi  patrono  alicui  commen- 
darem,  quia  adversarium  habuit  ad  versus  quem  scriptus  est. 
Adversario  autem,  viro  celeberrimæ  auctoritatis,  non  potui  alium 
æquius  opponere,  quam  te,  Autistes  Rme,  auctoritatis  non  inferio- 
ris  ; qui  cum  optime  no  ris,  quantum  lucis  adferat  sacræ  Scripturæ, 
cognitio  linguarum  primigeniarum  quibus  ilia  scripta  fuit,  alia- 
rumque  in  quas  deinde  jam  olim  transfusa,  tanti  facis  (quod 
scio)  Regia  Biblia,  et  adjectam  illis  esse  Chaldaicam  Paraphrasin, 
quantum  ille  rem  improbabat:  sic  ut  auctoritate  tua  facile  repri- 
mendus  sit,  si  quis  ad  illius  viri  jam  vita  functi  exemplum, 
avius  suo  sensu  abduci  vellet.  Denique  volui  hoc  opusculum  ita 
exstare,  ut  esset  argumentum  qualecuraque  (interea  dum  dabitur 
occasio  majoris)  observantiæ  et  gratitudinis  erga  RraamP.  Y.  meæ: 
quam  ut  Dominus  Deus  in  multos  annos,  nobis  et  Ecclesiæ 
Audomaropolitanæ  servet  incolumem,  obnixe  oro.  Brevis  in  epi- 
stola  sum,  quia  in  libro  minime  longus.  Audomaropoli,  Kal. 
Decemb.  anno  quinto  a sexcentesimo  et  millesimo. 

B. 

Auclor  candido  lecton. 

Dumallatæ  essent  Yiri  cujusdam  Celebris  (cujus  nomen  honoris 
causa  tacere  visum  est)  litteræ,  quibus  Regia  Biblia  nuper  édita 
suggillabat,  ac  præsertim  quod  Chaldaica  Paraphrasis  reliquis 

O In  sacrosancta  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia...  Tomus  8ecundus} 
p.  1093; 

25 


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386 


S.  Scripturæ  textibus  adjecta  esset  reprehendebat,  Doctores 
Theologi,  qui  Censores  Regis  auctoritate  operi  prœfuerant,  illis 
respondendi  provinciam  mihi,  quod  ea  in  re  aliquid  prœstare  posse 
putarenfc,  commisere,  suscepi,  non  contentionis  amans,  sed  pro 
ea,  quam  tantis  viris  debui,  observantia.  Quæ  autem  eam  in  rem 
scripsi,  ex  illorum  sententia,  visum  fuit  publicæ  luci,  si  quando 
opportunitas  feret,  permittere  ; non  quod  controversias  fovere  sit 
animus,  absit  : sed  ob  causas,  quas  uno  tibi  verbo  Lector,  exponam, 
duas.  Una  est,  ut  sciât  Paraphaseos  Chaldaicæ  lector,  quomodo 
versari  in  ea  debeat,  et  quo  eam  loco  habere.  Altéra,  quod 
arbitror  complurahic  a me  S.  Scripturæ  tractata  loca,  editionibus 
inter  se  mutuo  et  cum  Hebraico  fonte  collatis,  quæ  S.  Scripturæ 
studiosis  adjumentum  adferre  possint.  Yale.  Lovanii,  Kal.Àugusti. 
CIO.  10.  LXXYII. 


146. 

Sermones  de  diyersis  fidei  mysteriis  Francisci  Luc»  Brngensis, 
Ecclesiæ  Cathed.  Audomaropolitanœ  Theologi  et  Decani. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniana,  apud 
Joannem  Moretum.  M.  DC.  X. 

Illustribus  viris , magnificis  dominis,  Prœtori , Consulibus,  et  Senatui 
Brugarum , Francisons  Lucas  civis, 

Cum  jam  olim  in  votis  mihi  f uerit,  exstare  publicum  meæ,  erga 
dulcissimam,  quæ  me  genuit  et  eduxit,  Patriam,  gratitudinis 
testimonium  : visus  tandem  mihi  fui  nactus  opportunitatem,  si  hos 
Sermones , quorum  plures  in  ipsa  patria  scripseram  et  habueram, 
sub  auspiciis  illustris  ac  maguificæ  Amplitudinis  Vestrœ  in  lucem 
ederem.  Sic  enim  mundo  testatum  fore  credidi,  quantum  me 
Brugarum  civitati  debere  agnoscam,  neque  iraraemorem  me  bene- 
ficiorum  aut  ingratum  vivere  (tametsi  divina  vocatus  sorte  extra 
eam  degam)  quando  id  quod  a me  exhibere  potuit  honoris,  iis  qui 
eam  referunt,  et  non  minus  féliciter  quam  sapienter  regunt, 
exhibuerim.  Nam  et  utilitatis  aliquid  civibus  meis  accedere  posse 
persuasus  fui,  si  animum  ad  legendos  aliquando  hos  Sermones 
applicarent;  inter  alia,  ut  adversus  eas  quæ  jam  fere  impune 
grassantur  hæreses  munirentur,  et  in  antiqua  fide  ac  religione 
Catholica  (a  eu  jus  constanti  cultu  semper  commendati  fuere) 
confirmarentur.  Gratulor  enim,  Amplissimi  Domini , vobis  et 
patriæ,  gratulor  inquam  ex  animo,  quod  ab  ærumnis,  misenis, 
et  continua  quasi  obsidione,  quas  annos  jam  amplius  viginti 


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387 


magnanimes  tolerastis,  liberati  nunc  estis,  per  eas  quæ  inter 
Sereni88imos  Principes  et  vicinos  nostros  pactœ  sunt  inducias. 
Sed  quia  pax  ista  temporaria,  admittit  dissensionem  in  rebus  quæ 
pertinent  ad  fidem  ac  religionem  Christianam  : curandum  est 
unice,  ne  civium  nostrorum  Brugensium  sensus,  vel  tantillum 
corrumpantur,  et  excidant  a simplicitate,  quæ  est  in  Christo  Jesu, 
ut  Apostoli  verbis  utar.  Id  cum  semper  vobis  fuerit  curæ,  qua  ad 
vos  pertinuit:  non  dubito  quin  jam  multo  solicitiores  eritis,  cum 
Reverendissimo  Episcopo  et  Sacerdotibus  vestris  colaborantes,  in 
adhibendis  omnis  generis  cautiouibus,  ne  hæreseos  venena,  eo 
periculosiora,  quo  speciosius  venditantur  nornine  veritatis,  per 
Remp.vestram  spargantur.  Sit  quies  a bello,  sit  cessatio  ab  armis 
sit  societas  et  communicatio  commerciorum  : sed  hujusmodi,  qua? 
ut  a ceteris  vitiis  quæ  iu  sæculo  régnant,  ita  et  ab  hæresi  cum- 
primis,  sedulo  unusquisque  se  servet  imraaculatum.  Hoc  ita  fore 
cum  confidam,  rogo  vos,  Amplissimi  Domini , ut  hoc  quidquid  est 
publici  testimonii  meæ  erga  vos  et  patriam  observantiæ,  æqui 
boni  consulatis,  pollicitus  ad  Deum  Opt.  Max.  sine  intermissione 
preces  ac  vota,  pro  communi  vestra  incolumitate  ac  salute.  Audo- 
maropoli,  anno  decimo  a sexcentesimo  et  millesimo,  sexto  Idus 
Martias. 

147. 

In  sacrosancta  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia  Francise!  Luc» 
Brugensis,  ecclesiœ  cathedralis  Audomaropolitan»  theologi 
et  decani,  commentariorum  tomus  tertius. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniana,  apud  Yiduam 
et  Filios  Joannis  Moreti.  M.  DO.  XII. 


A. 


Bm*  in  Christo  Patri,  illustri  domino  Jacobo  Blasœo  Brugensi , 
episcopo  Audomaropolitano , Franciscus  Lucas  Brugensis,  decanus 
Audomaropolitanu8 . 

Cum  Commeniarium  in  quatuor  Foangélh  superioribus  annis 
edidissern,  integrum  quidem  in  Matthæum  et  Marcum  ; in  Lucam 
veroet  Johannem,  qua  parte  cum  prioribus  eadem  narrant:  nunc 
quæ  Lucæ  sunt  propria  absolvi,  ita  ut  très  jam  Evangelistæ 
intégré  siut  expositi.  Restant  modo  ea  tantum  quæ  Johanni  sunt 
propria  : quæ,  si  Beus  ætatem  hanc  meam  ingravescentem  protra- 
hat,  eodem  duce  absolvam.  Ceterum  dum  Moreti,  variis  bonis 
libris  exoudendis  distenti  (ut  sunt  a Claris  majoribus  ad  literariam 


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388 


Remp.  illustrandam  nati)ad  biennium  editionem  horum  different: 
ea  quæ  interea  scripsi  in  Johannem,  huic  in  Lucam  volumini, 
amicorum  hortatu,  passus  sum  adjungi,  ut  Lectoris  desiderium 
plenius  explerem.  Hortatu  iuquam  ao  consilio  maxime  tuo, 
Antistes  Bmt , oui  placuit  calcaria  semper  addere  hæc  meditanti  ; 
et  non  solum  ea  legere  ac  probare  formata  simul  omnia,  verum- 
etiam  per  folia  ab  incude  calentia.  Quæ  res  facit,  ut  ea  nomini  tuo 
inscribenda  judicem,  nihil  dubius,  quin  te  sentient  protectorem 
(si  opus  ait)  quem  tam  benignum  senseruut  fautorem.  Ea  est 
enimet  eruditio  cum  eloquentia  conjuncta,  et  prudentia  virtus- 
que  tua,  ac  nominis  claritas,  ut  non  facile  quis  reprobaturus  sit, 
quæ  tantæ  auctoritatis  viro  probari  intellexerit.  Denique  volo  hac 
inscriptione,  fidem  meamliberare,  et  promissum  solvere,  ut  exstet 
argumentum  observantiæ  et  gratitudinis  erga  Rma“  Pten*  Yam 
mew,  majus  iis  quæ  hactenus.  Cujus  tutelæ  vehementer  commen- 
data  desidero,  cum  studiis  literariis,  negotia  ecclesiastica,  quaj 
mihi  ex  officio  incumbunt.  Beus  Optimus  Maximus  diu  servet 
R“*"  Pu“  V*“  Ecclesiæ  suæ  et  nobis  incolumem.  Audomaropoli, 
anno  duodecimo,  a sexcentesimo  et  millesimo,  Kalendis  Martii. 


B. 


Lectori  audor. 

En  do  tibi,  Lector , quæ  desunt  Commentario  meo  in  Evangelium 
secundum  Lucam nuperedito,  eanimirum  quæ  sunt  propria  Lucæ  ; 
et  adjicio  quoque  tibi,  corrollarii  loco,  aliquot  Capita  ex  Evangelio 
secundum  Johannem.  Quæres,  cur  non  inseruerim  hæc  posteriora 
prioribus,  ita  ut  unum  integrum  in  Lucam  Commentarium  pos- 
sent  absolvere  P fieri  id  poterit  suo  tempore,  si  expetatur  : sed  ne 
graventur  superfluis,  qui  non  ita  pricfem  priora  emerunt,  visum 
potius  fuit  hæc  jam  seorsum  edenda  esse.  Ceterum  sic  ilia  Moreti 
(qua  sunt  indus  tria  accuratissima,  filii  parent  um  æmuli)  prioribus 
accommodarunt,  ut  eadem  omnino  forma  impresserint,  qua  priora, 
eadem  chartæ  magnitudine,  eisdem  characteribus  et  notis,  ita  ut 
prioribus  hic  tanquam  tertius  tomus  jungi  possit.  Porro  modus 
utendi,  hujusmodi  erit,  ut  simul  ac  Lector,  priora  scripta  legens, 
inciderit  in  asteriscos  ; si  consequentium  explicationem  desideret, 
noverit  sibi  recurrendum  ad  posteriora  ; et  e con verso,  ad  priora, 
ubi  in  posterioribus  offenderit  asteriscos.  His  ergo  laboribus 
nostris  utere,  Lector,  si  utiles  tibi  judices;  et  Dei  misericordiam 
peccatori  tuis  precibus  concilia.  Vale. 

Omnia,  Ecclesiæ  Catholicæ , ejusque  in  terra  conspicui  capitis, 
Romani  Tontificis  judicio,  submissa  sunto. 


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389 


148. 

In  sacrosancta  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia  Francisci  Luc» 
Brugensis,  ecclesie  cathedralis  Audomaropolitan»  theologi 
et  decani,  commentariorum  tomus  quartns  et  ultimus,  continens 
complementum  Evangelii  secundum  Johannem. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniaria,  apnd  Yiduam  et 
Filios  Johannis  Moreti.  M.  DO.  XYI. 

A. 

Em#  in  Christo  Patri,  Mutio  Vitelleschio  Societatis  Jesu  prœposito 
generali , Frandscus  Lucas. 

Cum  in  lucem  jam  edendus  esset  quartus,  isque  ultimus 
Commentarii  in  Quatuor  Evangelia,  quem  multis  annis  parfcuriveram, 
tomus,  commodum  accidit  electio  vestri  in  Præpositum  Gene- 
ralem  Societatis  Jesu.  Yidens  enim  hic  universos  ejus  Societatis 
domesticos  lætari,  sibique  gratulari  de  novo  Pâtre  Prœposito, 
eoque  genere,  doctrina,  et  virtutibus  ornatissimo  viro,  ac  variis 
hactenus  functionibus  publicis  summa  cum  laude  obitis  celeber- 
rirao,  Professoris  Sacræ  Theologiæ  Romæ,  Rectoris  aliquot  illic 
Collegiorum,  Provincial  is  provinciæ  Romanæ,  Assistentis  denique 
per  multos  annos  pro  Italia  Rmo  Patri  Generali  jam  vita  def  uncto  : 
non  potui  non  una  cum  eis,  quibus  olim  amicitia  jungor,  lætari, 
et  declarandæ  lætitiæ  meæ  hanc  occasion em  arripere,  ut  hoc 
operis  mei  in  Evangelia  complementum,  clarissimo  nomini  vestro 
inscriberem.  Nam  quamquam  meliorum  et  præclariorum  operum 
inscriptionem,  a propriis  filiis,  Rma  PtM  V.  debeat  exspectare: 
ego  tamen  extraneus,  si  non  primus,  at  inter  primos,  obtulerim 
quod  ad  manum  erat,  quo  gratularer,  et  tibi  de  hoc  novo  honore, 
et  Societati  Jesu  de  te  novo  Præposito.  Hac  certe  ratione  satisfit 
votis  meis,  cui  statu tum  diu  fuerat,  mundo  t estât um  aliquando 
facere  gratum  animi  affectum,  quo  Societatem  hanc  vestram 
amplector,  partira  quod  considerem,  eam  studiose  aDeo  superiore 
sæculo  excitatam,  et  per  totum  orbem  terrarum  sparsam,  ut  in 
vetere  quidem  orbe  eam  tanquam  mur  um  opponeret  nascentibus 
hæresibus,  in  novo  autem  orbe  ea  uteretur  ad  prædicandum 
Evangelium  suum,  ubi  nondum  fuerat  auditum:  partim  ob 
singularia  bénéficia,  quæ  privatim  ab  ilia  accepi.  Jam  inde  ab 
annis  rétro  amplius  quadraginta,  cum  Lovanii  Theologiæ  operam 
darem,  sancta  in  occasione,  inivi  notitiam  oum  Rdo  admodum 
Pâtre  Johanne  Harlemio,  Rectore  Collegü  ej  us  looi,  viro  ut  vit» 


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integritate,  ita  doctrinæ  præstantia  clarissimo,  et  æterna  mémo- 
ria  dignorcui  tantum  debeo,  quantum  numquam  referre  me  posse 
agnosco,  diu  usus  eo  confessario  ad  vitæ  instructionem,  præcep- 
tore  in  Hebraicis  affinibusque  litteris  (ut  erat  in  veteribus  illis 
linguis,  Hebraica,  Chaldaica,  Syriaca,  versatissimus,  cujus  laus 
est  in  Regiis  Bibliis  Plantini  opéra  excusis)  denique  in  sacræ 
Scripturæ  studio  directore,  tam  familiariter  (quæ  ejus  erat 
liumanitas)  quam  filius  pâtre.  Per  ilium  ceteris  illius  Collegii 
Patribus,  nominatim  Illmo  Cardinali  Bellarmino , (qui  jam  tum 
excellentissimus  Theologus,  sacras  illic  litteras  profitebatur) 
aliisque  Claris  viris  innotui.  Ille  fecit  ut  Rmus  Episcopus  Lindanus 
adeo  familiarem  me  haberet,  ut  de  nacris  studiis  frequentissime  et 
coram  et  per  litteras  mecum  conferret.  Ille  mihi  auctor  fuit,  ut 
anno  ætatis  XXI Y.  scriberem  Notationes  in  varias  lectiones 
Bibliorum,  quæ  etiamnum  exstant  tam  seorsum  quam  Bibliis 
junctæ,  a multis  variisque  hactenus  Auctoribus  citatæ;  quin- 
etiam  ut  Tractatum  de  Chaldaica  S.  Scripturæ  Paraphrasi,  quam 
Leowardiensis  Episcopus  junctam  Bibliis  Regiis  non  ferebat, 
compouerem  ; quam  Doctores  Theologi  Lovanienses,  anno  M.  D. 
LXXVII.  a se  probatam,  in  lucem  edi  vellent.  Ille  postremo  adeo 
acceptum  et  charum  me  reddidit  Christophoro  Plantino,  id 
temporis  Architypographo  Regio,  ut  Lovanii  Plantini  nepos 
haberer,  et  amicitia  quasi  hereditate  transfusa,  etiamnum  in 
clarissimis  viris,  Balthasare  et  Joanne  Moretis,  genuinis  ex  filia 
nepotibus,  perseveret.  Hæc  Rdo  illi  Patri  Harlemio,  et  consequen- 
ter  Societati  universæ,  accepta  fero.  Illo  autem,  dum  sacræ  func- 
tioni  charitatisque  exercitio  incumberet,  gloriose  mortuo  (contraxit 
enim  pestem,  ab  eo  cujus  excipiebat  confessionem)  reliqui  Patres, 
ubicumque  vixi,  perrexerunt  favere  mihi,  et  ego  vicissim  illos 
colere:  et  eo  res  tandem  venit,  ut  cum  tenerer  desiderio  amplec- 
tendi  institutum  Societatis,  illis  commendantibus,  Rmtt“  antecessor 
vester,  fe.  re.,  facultatem  dederit,  me  in  sanctissimum  hune 
Ordinem  cooptandi.  Id  quod  Rdul  P.  Provincial]* s se  facturum, 
etiam  stato  tempore,  addixerat  quidem  : mutavit  tamen  postea 
consilium,  jussitque  ut  apud  R“um Episcopum  Audomaropolitanum 
(qui  me  Brugis  ad  se  evocaverat)  manerem,  eique  consilioet  opéra 
adesse  pergerem;  sive  Episcopo  ipso  id  procurante,  sive  Pâtre 
Provinciali  aliquid  in  me  a tam  perfecto  vitæ  cursu  alienum, 
quod  facile  fieri  potuit,  observante.  Perrexi  igitur  huic  S.  Audo- 
mari  Ecclesiæ  servire,  idque  hactenus,  permanens  semper  sanc- 
tissimæ  Societati  peraddictus,  et  quamquam  non  domicilio,  pleno 
tamen  animi  affectu  vester.  Quare  cum  inter  hæc  tacite  senectus 
obrepserit,  et  vicina  mors  curam  mihi  ingérât  reddendi  rationem 


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301 

gestorum  Deo:  velim,  ad  cetera  bénéficia  a Societate  accepta, 
illad  mihi  accedere,  ut  adjutus  precibus  et  parbiceps  sanctorum 
opernm  ac  meritorum  Societatis,  facilius  a morte  perveniam  ad 
Deura,  finem  ultimum  et  summum  bonum  meum.  Cujus  beneficii 
ac  spiritalis  thesauri  dispensatio,  cum  sib  penes  K“a“  Pteœ  Y. 
utpobe,  illustris  piebatis,  erudibionis,  et  sapienbiœ  merito,  toti 
Societati  Jesu  Præpositum,  obnixe  rogo,  ut  me  vobi  compotem 
faciab:  et  hoc  libberarium  monumentum,  animi  grati  signum» 
mqui  bgni  faciat.  Tnterea  opto,  ut  Deus  O.  M.  Pt,m  Y.  Rmam  multos 
annos,  ipsi  Societati  eb  universæ  Ecclesiœ  Dei,  servet.  Audoma- 
ropoli,  XII.  Kalondas  Januarii,  anno  Domini  CIO.  IQC.  2fY. 


B. 

Aucior  benevolo  lectori. 

Tandem  tibi,  Lecbor,  quartum  et  ulbimum  Commentarii  mei  in 
quabuor  Evangelia  tomum,  Deo  favente,  offero.  Primus  oontinet 
Evangelium  secundum  Mabthæum,  intégré  et  continue  expositum. 
Secundus,  Evangelium  secundum  Marcum,  eb  ipsum  intégré  ac 
continua  sérié  enarratum.  Habet  præterea  secundus  tomus 
Evangelia  Lucæ  et  Johannis,  iis  locis  tractata,  quæ  sunt  Lucæ  et 
Johannicum  Matthæo  eb  Marco  communia.  Tertius  tomus  supplet 
eâ  quæ  deerant  Evangelio  Lucæ:  et  explicat  capita  aliquot  Evan- 
gelii  secundum  Johannem.  Quartus  iste  perficit  reliqua  quæ 
restabant  ex  Johanne  edisserenda.  Habes  itaque  in  his  quatuor 
tomis  perfectam  et  absolutam  quatuor  Evangeliorum  tractatio- 
nem.  Quamvis  autem  quæ  Lucæ  sunt  et  Johannis,  non  continua 
sérié  se  mutuo  sequantur  (prius  enim  explicuimus  et  edidimus 
Matbhæum  et  Marcum  cum  iis  quæ  Lucas  et  Johannes  eadem 
habent,  posterius  vero  ea  quæ  Lucas  et  Johannes  habent  propria) 
tamen  absque  omni  difficultate  inveniet  quidquid  voluerit,  qui 
consideret,  quæ  in  secundo  et  tertio  tomo  sunt  ex  Luca,  et  qi*æ 
in  secundo,  tertio,  et  quarto  sunt  ex  J ohanne,  singula  sub  titulo 
proprii  Evangelii,  et  eo  ordine  quo  in  proprio  Evangelio  exstant, 
esse  collocata,  nihilque  aliud  requiri,  quam  si  quid  Lncæ  desit 
in  secundo  tomo  (quod  notant  asterisci)  quærendum  esse  in  tertio 
tomo,  suo  ordine  positum,  et  e contra;  et  illud  Johannis,  quod 
abest  a secundo  tomo,  petendum  esse  ex  tertio  aut  quarto  tomo, 
et  e converso,  suo  similiter  loco  et  ordine  collocatum.  Ne  quam 
tamen  hic  difficultatem  in  inveniendo  quis  imaginetur:  additus 
est  ad  calcem  hujus  quarti  tomi  Index  et  ordo  quatuor  Evange- 
liorum omnimo  planup.  Yale  memor  mei  peocatoris  in  tuis  ad 
Deum  oratiouibuB' 


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392 


149. 

Concordanti»  Bibliorum  sacrorum  vulgat»  editionis  ad  recogni- 
tionem  jussu  Sixti  V.  Pont.  Max.  Bibliis  adhibitam  reoensit» 
atqne  emendat»,  opéra  et  studio  Francisci  Luc»  Brugensis, 
theologi  et  deoani  Audomaropolitani. 

Accessit  corredorum  Plantinianorum  industriel,  qui  svngulis  cum 
sacro  textu  collatis  s&ntentiis  innumeros  vooum  et  numerorum 
errores  sustulere,  qui  in  omnes  hadenus  Concordantiarum  editiones 
irrepserant. 

Àntverpiæ,  Ex  officine  Plantiniana,  apud  Balthasarem 
et  Joannem  Moretos.  M.  DO.  XVII. 

A. 

Rever™9  in  Christo  Patri  ac  Domino , D.  Jacobo  Blasæo , ecclesiæ 
Audomaropolitance  episcopo  dignissimo , Balthasar  et  Joannes  Moreti 
fratres  typographi  Plantiniani  felidtatem  sempitemam . 

Tandem  istuc  ad  Te  redeunt,  Reverendissime  Autistes,  Sacrorum 
Bibliorum  Concordantiœ , ab  Eximio  Ecclesiæ  fcuæ  Theologo  et 
Decano  recensitæ,  et  singularis  judicii  tui  suff ragio  comprobatæ. 
Redeunt,  fateraur,  tardius;  at  facile,  ut  speramus,  longiorem 
moram  major  editionis  accuratio  compensabit.  Nam  cum  admodum 
Reverendus  D . Frandscus  Lucas , (cui  ob  insignem  linguarum 
peritiam,  atque  incomparabilem  in  Sacrosanctis  Evangeliis,  et 
universis  S.  Scripturæ  Libris  illustrandis  et  emendandis  soler- 
tiam,  non  una  laureola  debetur)  omnem  operam,  Concordantiis 
ad  Sixtinam  Bibliorum  correctionem  restituendis,  tuo  auspicio 
féliciter  impendisset  : nulla  nobis  supererat  molestia,  ni  plures 
aliunde  nævi  huic  jam  olim  Operi  adhærerent,  primi  forsan 
Auctoris  quadam  culpa,  imo  non  culpa,  cum  in  immenso  laby- 
rintho  subinde  eum  aberasse  nemo  jure  succenseat:  sed  et  libra- 
riorum  et  typographorum  incuria;  quibus  in  difficillimo  opéré 
faciliorem  lapsum  pariter  condonari  decet.  Quare  dum  sub  ipsum 
impressionis  initium,  Typographiæ  nostræ  Correc tores  crebras  et 
in  vooibus  et  in  numeris  maculas  observarent,  quas  non  niai 
inspectis  Bibliorum  fontibus  eluerent  : eos  porro  hortari,  et  pretio 
incitare  eoepimus,  ut  singulas  cum  sacro  Textu  sententias  con- 
ferrent;  eamque  operam,  etsi  laboriosam,  omnibus  tamen  S. 
Scripturæ  studiosis  utilissimam,  alacriter  præstarent.  Qua  itaque 
diligentia,  et  nostro  desiderio,  et  public»  simul  utilitati  «afcis- 


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393 


fecerint,  suo  Lectorem  commodo  experiri,  quam  explicare  ipsi 
malumus.  Te  vero,  Prœsul  dignissime , haud  magnopere  rogandum 
existimamus,  hanc  ut  prolem,  tua  prius  cura  et  judicio  excultam, 
et  Plantiniana  modo  veste  indutam,  benigne  ad  Te  redeuntem 
exipias:  solemne  enim  humanitatis  tuæ  officium  minime  hio 
defuturum  scimus  ; unum  oramus,  ut  paterni  quondam,  et  jam 
nostri  erga  Rmara  P.  T.  cultus  testimonium,  hoo  qualicumque  in 
munere,  libens  recognoscas.  Neque  hic  latissimum  Laudationis 
tuæ  campum  ingredimur  ; a quo  tua  in  primis  Modestia  longius 
nos  arcet,  dum  Deo  et  Conseientia  testibus,  quam  hominum 
quorumvis  elogio,  probari  desideras.  At  ignosce;  quo  profundius 
Christian»  humilitatis  jecisti  fundamentum,  eo  sublimius  Virtu- 
tum  tuarum  ædificium  exsurgit  : et  clariores  passim  radios  Lux  tua 
diffundit,  qui  commissum  tibi  Gregenunlluminant,  et  ad  gloriam 
cœlesti  Patri  tecum  assiduo  decantandam  invitant.  Illustre  hoc 
Pietatis  tuæ  lumen,  cum  intra  Seraphicœ  Religionis  septa  Deo  et 
Tibi  securius  vivere  elegisses,  haud  diu  Te  latere  permisit,  sed 
præ  aliis  idoneum  ostendit,  qui  in  sacra  dignitate  constitutus,  non 
uni  Ecclesiæ  præluceres.  Cum  igitur  Namurcensem  præclaris  et 
Vit»  et  Doctrinæ  monitis  illustrasses,  ad  8 . Audomari  Sedem 
mox  translatus  es;  ubi  in  Te,  suum  olim  Episcopum,  et  nunc 
tutelarem  in  cælo  Divum,  læta  amplectitur  Civitas  et  colit.  Plura, 
Autistes  Reverendissime,  haud  adjicimus,  ne  modestissimo  ingenio 
tuo  minus  parère  videamur  ; Deum  Opt.  Max.  modo  precati,  Te 
Ecclesiæ  suæ  diutissime  in  terris  incolumem,  et  perpetuo  deinde 
in  cælis  felicem,  servet.  Antverpiæ,  in  officina  Plantiniana,  X. 
Kalendas  Aprilis,  M.  DC.  XVII. 


B. 


Franciscus  Lucas  Brugensis,  ecclesiæ  cathedralis  Audomaropolitanæ 
theologus  et  decanu8f  studioso  8.  Scripturæ  lectori , de  iis  quœ  ipse 
in  hac  Concordantiarum  editione  præstitit. 

Inprimis  sumto  in  manus  exemplari  Concordantiarum  quam 
copiosissimo  et  recentissimo,  quale  invenire  potuimus,  contulimus 
et  correximus  illud  ad  libellum  nostrum  Correctorium,  cui  titulus 
est,  Romance  Correctionis , in  Latinis  Bibliis  editionis  Vulgatæ 
jussu  Sixti  V.  Pont.  Max , recognitis,  loca  insigniora.  Eo  enim 
libello  cum  pleraque  orania  loca  contineantur,  quæ  Summorum 
Pontificum  Sixti  V.  et  Clementis  VIII.  auctoritate  nuper  in  Bibliis 
sunt  emendata,  Concordantiæ  cum  ad  ilium  et  juxta  ilium  libel- 
lum correct»  sunt,consequenter  ad  Bibliaipsa  correct»  sunt;  nam 


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et  Biblia  ipsa  plerisque  occasionibus  consulta  anobis  fuerunt.  Hoc 
igitur  primum  præstitum  a nobis  est,  quod  hæc  Concordantiarum 
editio  ad  Sixtina  Biblia  sit  correcta.  Nam  cum  plerique  alii  sacri 
libri  ad  ea  Biblia  recogniti  jam  essent,  non  oportuit  Concordantias, 
quæ  nihil  aliud  quam  ipsa  Bibliorum  verba  referunt,  oraitti. 

Alterum  est,  quod  suffragantibus  compluribus  viris  doctrina 
celebribus,  nominatim  Rœ0  Domino  nostro  Episcopo  Audomaropo - 
litano,  multa  præciderimus  vocabula;  ea  yidelicet,  quæ  plus 
oneris  quam  utilitatis  Concordantiis  adf erre  videbantur  ; inprimis 
Pronomina  pleraque,  Conjunctiones,  et  Præpositiones  ; denique 
Nomina  quædam,ut  Bominus , Beus;  adhæc  etiam  Yerba  quædam» 
ut  sum,  dico ; quæ  adeo  fréquenter  occurrunt,  ut  nemo  ex  ipsis 
facile  meminerit  certi  alicujus  Scripturæ  loci.  Hac  enim  ratione, 
sublatis  vocibus  minus  necessariis,  fit  ut  et  eæ  voces  quæ  quærun- 
tur  facilius  inveniri,  et  Concordantiarum  liber  minus  gravis, 
commodius  circumferri  posait. 

Postremo  collocavimus  hic  quasdam  voces,  commodiori  adeoque 
magis  proprio  loco,  mutata  plerumque  orthographia  in  melius» 
aut  certe  juxta  Bibliorum  præscriptum.  Hoc  igitur  nostro,  et 
aliorum  quorumdam  qui  nos  adjuverunt,  labore,  utaris,  fruaris, 
Lector,  licet.  Yale.  Audomaropoli,  Anno  Domini  M.  DC.  XVII. 
Kalendis  Martii. 


150. 

Libellas  alter  continens  alias  lectionum  varie tates,  in  eisdem 
Bibliis  latinis,  ex  vetastis  manuscriptis  exemplaribns  collec- 
tas : qnibus  posait  perfectior  reddi,  féliciter  cœpta  correctio, 
si  accedat  SammiPontificis  aactoritas  ; observatore  et  collectore 
eodem  Francisco  Laça  Brugensi,  ecclesiæ  cathedralis  Audo- 
maropolitan»  theologo  et  decano. 

Antverpiæ,  Ex  officina  Plantiniana,  apud  Balthasarem 
et  Joannem  Moretos.  M.  DO.  XYIII. 

K*0  in  Chri8to  Patri , Jacobo  Blasœo,  episcopo  Audomaropolitano , 
Bomino  suo  cum  primis  colendo , Franciscus  Lucas. 

Sunt  anni  circiter  quindecim,  quod  R***®  Pu  V.  inscripserim  et 
probanduin  obtulerim  libellum,  in  quem  congesseram  loca  insigni- 
ora,  a Romanis  Patribus,  Summorum  Pontificurn  Sixti  V.  et 
Clementis  VIII.  auctoritate  delegatis,  correcta  in  Bibliis  Latinis 
Editionis  Vulgatæ.  Qui  libellus  ut  avide  fuit  a plerisque  expetitus, 
ita  variis  locis  excusus  hactenus,apud  viros  doctos  et  S.  Scripturæ 


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studiôsos,  virtute  atque  auspioio  vestro  tenet  locum  suum.  Jam 
offero  alterum  libellum,  in  quem,  doctorum  Theologorum  hortatu, 
oongessi  alia  loca  notatu  digna,  ex  veteribus  Editionis  Yulgatæ 
manuscriptis  libris  collecta,  quæ  hactenus  non  correcta,  merito 
fortassis  pleraque  corrigi  possent,  Summo  Pontifice  similiter 
committente.  Quamvis  enira  priores  illi  Patres  felicissime  labo- 
rarint,  et  plura  Yulgatæ  Editionis  loca  dexterrime  restituerait, 
ita  ut  omnino  fatendum  sit,  Editionem  eorum  cæteris  omnibus, 
quæ  ad  hune  usque  diem  prodierunt,  emendatiorem  purioremque 
esse,  quod  non  temere  habet  præfatio,  et  ex  priore  illo  nostro 
libello  manifestum  evadit  : tamen,  quod  etiam  præfatio  admittit, 
difficile  sit  affirmare,  numeris  omnibus  esse  absolutam.  Ea  est 
enim  humana  imbecillitas,  ut  non  semel  observet  omnia,  prætereat 
facile  hæc  illla,  nec  ita  rem  conficiat,  quin  posterorum  diligentiæ 
ac  curæ  aliquid  relinquat.  Nihil  in  hac  vita  exstat  omni  ex  parte 
perfectum.  Etiam  in  Vaticana  eaque  prima  horum  Bibliorum 
Editione,  impressores  non  pauca  errata  admiserunt,  quæ  passim 
in  priore  libello  notavimus.  Scio  quod  Patres  illi  Correctores, 
nonnulla  quæ  emendare  potuissent,  consulto  qualia  erant  relique- 
rint,  ad  ofEensionem  populorum  vitandam,  veteri  D.  Hieronymi 
exemplo,  in  libris  Regum  præsertim  et  Proverbiorura,  e quibus 
multa  fuerant  auferenda,  juxta  fidem  conspirantium  manuscrip- 
torum  Editionis  Yulgatæ  : sed  tamen  et  ilia  annotasse,  et  ne 
memoria  eorum  pereat,  hoc  libello  indicasse  expedit.  Ut  omittam 
quod  de  illis,  celebris  quidam  S.  Theologiæ  Prof  essor  aliquando  ad 
me  scripsit  in  hæc  verba  : Et  vero  quod  de  vitanda  eprum  qui  secus 
assueti  sint  oÿensione , allatum  est,  idque  exemplo  B.  Hieronymi: 
non  quidem  plane  negligendum  est , indies  tamen  minus  minusque 
retinet  virium : quoniam  per  Notationes  variarum  lectionum  hactenus 
a Gatholicis  et  eruditis  viris  éditas,  jam  prœlusum  est  castigationi , ita 
ut  novitate  jam  antea  magnam  partem  detrita , vix  quidquam  offen - 
sionis  pariat , quæ  deinde  subsequitur  Bibliorum  légitima  auctoritate 
facta  emendatio , sed  reverentiam  poilus  et  animi  gratitudinem.  Nam 
et,  ut  idem  alias  me  monuit,  Hieronymus  versabatur,  in  corrigendis 
erratis  Interpretum,  quorum  versiones  in  usura  plurium  Ecclesia- 
rum  receptæ  jam  fuerant:  hic  laboratur,  non  in  corrigendo Inter- 
prète, sed  in  versione  Interpretis  emendanda  ex  ejusdem  yersionis 
exemplaribus,  hoc  est,  in  Notariorum  erratis  auferendis  ; qua  re 
minus  facile  quis  potest  offendi.  Sive  autem  consulto  sive  for- 
tuito,  sint  omissa  hujusmodi  loca,  quæ  in  melius  forte  mutari 
potuerant  : utile  tamen  est,  quod  dicebam,  ea  annotasse  et  scripto 
tradidisse,  ne  memoria  notitiaque  doctorum  hominum,  qui  sacræ 
Scripturæ  evolvendæ  diligentius  incumbunt,  elabantur.  Sed 


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accusent  me  forte  roulti  temeritatis  et  arrogantiæ,  quod  post 
præclaros  illos  viros,  a Sede  Apostolica  delegatos,  ausim  mutare 
aliquid  in  Bibîiis,  et  judicinm  meum  illorum  judicio  præferre. 
Respondeo,  qnod  mea  mens  non  sit  mutare  aliquid  aut  præferre  : 
sed,  quod  eas  varias  Lectiones,  quas  in  latinis  Vulgatæ  editionis 
codicibus  et  tractatoribus  inveni,  et  verisimilitudinem  habere 
videntur,  in  medium  proferam,  judicio  Suæ  Sanctitati  iisque  quos 
ilia  iterum  committere  possit  relicto,  an  sint  præferendæ  aliisque 
surrogandæ.  Non  facile  quidem  ineuntur  et  resumuntur  hujus- 
modi  exafcnina  (scio)  sed  si  instituantur  aliquando,  serviet  libellus 
iste  noster  ad  sublevandos  deputatorum  labores  ; sin  minus,  ad 
lucetn  multorum  S.  Scripturæ  locorum.  In  quam  sententiam 
répondit  mihi  illustrissimus  Cardinalis  Bellarminus,  litteris  datis 
Romæ  die  primo  Novembris  1606.,  postquam  acceperat  libellum 
Notaruin  ad  varias  lectiones  Græcas  et  Latinas  in  quatuor 
Evangeliis  occurrentes,  quem  ipsi  dedicaram  : Si  videro  textum 
ipsum  certo  in  melius  alicubi  posse  mutari , significabo  id  Summo 
Pontifici  et  Gardinalibus  deputatis.  Sed  tu  ipse  plane  vides , non  facile 
hujusmodi  mutationes  in  sacro  textu  esse  faciendas  : guamvis  utilissi - 
mum  sit , ut  viri  docti,  tum  de  variis  ledionibust  tum  de  judicio 
peritorum  hominum,  tui  similium,  admoneantur.  Qui  et  al.is  litteris 
Capuæ  datis  die  6 Decembris  1603.,  postquam  accepisset  libellum 
ilium  Oorrectionum  Romanarum,  seripsit  ad  me  quod  liuc  apprime 
facit  : De  libello  ad  me  misso  gratins  ago  : sed  scias  velim,  Biblia 
vulgata  non  esse  a nobis  accuratissime  castigata , multa  enim  de 
industria  justis  de  cansis  pertransivimus,  guæ  correctione  indigere 
videbantur.  Varice  lectiones , guæ  in  Bibliis  Lovaniensibns  habentur 
et  in  quas  tu  librum  utilissimum  scripsisti,  mihi  videbantur  omnino 
addendæ:  quippe  guæ  instar  biblû-thecœ  mihi  esse  videntur:  sed  non 
placuit  aliis , ut  in  prima  editione  opponerentur.  Hæ  ille,  quibus 
significat,  et  se  unutn  fuisse  e numéro  Correctorum  (qua  re  multum 
utilitatis  dignitatisque  operi  accessit)  et  posse  aliquando  fieri  ut 
accuratior  castigatio  adhibeatur.Similia  seripsit  Johannes  Baptista 
Bandinus  Præfectus  Typographiæ  Vaticanæ,  litteris  jussu  Illmi 
Card.  Baronii  ad  Moretum  Romæ  datis,  pridie  Kal.  Augusti  anno 
1604.  In  Bibliornm  editione , inquit,  laudo  diligeniiam  vestrorum 
Theologorum,  gui  accurate  multa  adnotarunt.  Ea  D . Card.  Bar onius 
mihi  fradùlit,  ut  inspicerem , et  de  iis  responderem,  ut  feci  semel  et 
iterum . Fateor  in  Bibliis  nonnulla.  adhne  snperesse,  quæ  in  meliu • 
mutari  possent  : quœdam  etiam  ncscio  qnojmdo  sic  inipressa  reperiuns 
turt  ut  exempli  gratia  1 Beg.  cap.  2.  v.  17.  Retrahebant  homines  a 
8acrificio:cum  libri  omnes  et  impressi  et  manuscripti  liabeant,  Detra - 
hebant  homines  sacriûciof  et  caetera  plura  in  hanc  rem.  Priori  itaque 


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libello  meo,  recensui  loca  præcipua  jam  correcfca:  posteriori  hoc, 
loca  præcipua  quæ  adhuc  corrigi  possent,  meo  aliorumque  judicio. 
Hune  non  minus  quam  priorem  Romanis  Patribus  aliisque  viris 
doctis  gratum  fore  confido,  si  ut  prior  vestræ  approbationis  calcu- 
lum  mereatur,  Rme  et  Amplissime  Domine  : quetn  nt  Deus  O.  M. 
nobis  et  Ecclesiæ  pergat  servare  diu  incolumem,precibus  inpetrare 
obnixe  contendo. 


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TABLE  DES  DOCUMENTS. 


Correspondance. 

Lettre  de  Jean-Baptiste  Bandinus,  préfet  de  la  typographie 
vaticane,  à Jean  Moretus  I,  n°  51. 

Lettres  du  cardinal  Baronius  : à François  Lucas,  n°  42  ; à Jean 
Moretus  I,  n08  18,  35,  38,  43. 

Lettres  du  cardinal  Bellarmin  à François  Lucas,  n°‘  44,  116. 

Lettre  de  S.  Cobellutius,  secrétaire  du  Pape  Paul  Y,  à Balthasar 
Moretus,  n°  99. 

Lettres  de  Georges  Colvenerius,  professeur  à l’Université  de 
Douai,  à Jean  Moretus  T,  n°*  16,  20,  29,  39. 

Lettre  de  Jacques  Docado,  majordome  de  l’archevêque  de  Lima, 
à François  Lucas,  n°  71. 

Lettre  de  Guillaume  Estius,  professeur  à l’Université  de  Douai, 
à François  Lucas,  n°  45. 

Lettres  de  François  Lucas:  à Balthasar  Moretus,  n0B  19,  24,  41.  47, 
58,  54,  63,  65, 67,  69,  75,  76,  78,  79,  81,83, 85,  87,  88,  89.  90,91, 
92,  93,  94,  95, 96,  97,101, 102,  104, 106, 107,  109, 113,  115,  117, 
121, 124,  130,  134;  à Balthasar  et  à Jean  Moretus  II,  n°  126  ; 
à Jean  Moretus  I,  n°8  12, 14,  22,  23,  25,  37,  40,  50,  58,  65,  68; 
70,  72  ; à Jean  Moretus  II,  n°  118  ; à Guillaume  Estius,  n°  46  ; 
à Barthélemi  Peeters,  nos  49,  56,  61,  73, 129. 

Lettres  de  Balthasar  Moretus  à François  Lucas,  n°‘  17,  27,34,  36, 
57,  59,  62,  64,  77,  80,  84,86,  98, 100, 103,105,108,110, 111, 112, 
114, 120, 122, 123, 125,  131, 133,  135, 137. 

Lettres  de  Jean  Moretns  I : à Jean-Baptiste  Bandinus,  n°  52  ; au 
cardinal  Baronius,  n°  32;  à Georges  Colvenerius,  n°  31;  à 
François  Lucas,  n®8  10,  11, 15,  21,  26,  33. 

Lettres  de  Barthélemi  Peeters, professeur  à l’Université  de  Douai, 
à François  Lucas,  n08  48,  55,  60,  66,  74,  119,  127, 128, 132, 136. 

Lettres  de  Christophe  Plantin  : au  Pape  Grégoire  XIII,  n°  1 ; à 
François  Lucas,  n08  6,  7,  8,  9. 

Epîtres  dédïcatoires  et  préfaces  des  ouvrages  publiés 
par  François  Lucas. 

Biblia  Sacra  : préfaces,  n°  139,  A,  B,  C. 

Notationes  in  Sacra  Biblia:  dédicace  au  cardinal  Guillaume  Sirlet, 
n°  140,  A;  préfaces,  B,  C. 

In  Obitum  D.  Joannis  Six...  oratio  funebris : dédicace  à Jacques 
Pamelius,  évêque  nomiué  de  Saint-Omer,  n°  141, 


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Romance  comedionis . , . loca  imigniora  : dédicace  à Jacques  Blasæus, 
évêque  de  Saint-Omer,  n°  142. 

In  sacrosanda  quatuor  Jesu  Christi  Evangelia...commentarius  (TT.  1 
^ et  2)  : dédicace  aux  archiducs  Albert  et  Isabelle,  n°  143,  A ; 
préface,  B. 

Notarum  ad  varias  lediones  in  quatuor  Evangeliis  occurentes  libellus 
duplex  : dédicace  au  cardinal  Bellarmin,  n°  144,  A ; préface,  B. 

Tradatus  de  Chaldaica  S . Scripturæ  paraphrasi  : dédicace  à Jacques 
Blasæus,  n°  145,  A ; préface,  B. 

Sermones  de  diversis  fidei  mysteriis  : dédicace  au  Magistrat  de 

Bruges,  n*  146. 

In  sacrosanda...  Evangelia...  commentariorum  T.  3:  dédicace  à 
Jacques  Blasæus,  n°  147,  A;  préface,  B. 

In  sacrosanda...  Evangelia...  commentariorum  T.  4:  dédicace  à 
M.  Vitelleschio,  général  des  Jésuites,  n°  148,  A;  préface  B. 

Concordantiæ  Bibliorum  : dédicace  (des  Moretus)  à Jacques  Blasæus, 
n°  149,  A;  préface  (de  François  Lucas),  B. 

Libellus  alter  continens  alias  ledionum  varietates  : dédicace  à Jacques 
Blasæus,  n°  150. 

Documents  de  nature  diverse. 

Collation  d’une  prébende  du  chapitre  de  Saint- Sauveur  de 
Bruges,  à François  Lucas,  n°  2. 

François  Lucas  chargé  de  la  leçon  d’Ecriture  Sainte  en  la  cathé- 
drale de  Saint-Omer,  n°  3. 

Collation  de  la  prébende  théologale  du  chapitre  audomarois  à 
François  Lucas,  n°  4. 

François  Lucas  résigne  la  prébende  Sumrnæ  Missæ  de  Saint- 
Sauveur  à Bruges,  en  faveur  de  son  frère  Paul  Lucas,  n°  5. 

L’évêque  Jean  de  Vernois  confère  à François  Lucas  la  dignité 
de  grand  pénitencier,  n°  13. 

François  Lucas  élu  doyen  du  chapitre  de  la  cathédrale  de  Saint- 
Omer,  n°  28. 

Passages  de  la  Vulgate,  éditée  à Borne  en  1593,  que  François 
Lucas  et  Georges  Colvenerius  supposent  être  entachés  d’er- 
reurs typographiques  et  que  le  cardinal  Baronius  renvoie  à 
Jean  Moretus  I,  munis  de  ses  observations,  n°  30. 

Jugement  de  François  Lucas  touchant  l’ouvrage  de  Jean-Baptiste 
ïïouwaert  : De  quatuor  extremis , n°  82. 

Testament  de  François  Lucas,  doyen  du  chapitre  de  Saint-Omer, 
n°  138. 

À.-C.  De  Schreyel. 


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TABLE  DES  MATIÈRES 

CONTENUES 

DANS  LE  TOME  II  DE  LA  CINQUIÈME  SÉRIE, 

TRENTE-NEUVIÈME  DE  LA  COLLECTION. 


Les  députés  de  la  Flandre  à Madrid.  1 

E.  Feys. 

Contes  populaires , Superstitions,  Coutumes  religieuses  (suite 
du  volume  précédent).  53 

A.- J.  Witteryck. 

Verzamelinge  van  Westvlaamsche  Volhspreuhen.  55 

A.-J.  Witteryck. 

Pourquoi  V église  de  Sainte-  Walburge  à Fumes  ne  fut  pas 
démolie  pendant  la  révolution.  155 

E.  Feys. 

Table  des  matières.  167 

Le  Beryder  de  V “ Ambacht  ” d ’ Uytherhe  au  Franc  de  Bru- 
ges et  la  Procession  de  Saint-Pierre  à Blanhenberghe.  169 

J.  OOLENS. 

Documents  pour  servir  à la  biographie  de  Fi'ançois  Lucas.  191 

A.  O.  De  Schrevel. 


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